• Des intégristes musulmans dispersent la Marche des homosexuel-les à Maurice
     
    A Port-Louis, la 13e édition de la Marche des fiertés a dû être annulée samedi après une contre-manifestation d'islamistes radicaux, scandant "Allah Akbar" et des slogans violemment homophobes. Derrière cette mobilisation intégriste, un prédicateur bien connu à l'île Maurice : Javeed Meetoo.
     
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  • Chrismondial est ouvert depuis septembre 2005 et non pas 2015

    Le titre vient de Yves Juin.

    Le blog a perduré comme blog (16 000 visites ce jour depuis le changement de propriétaire de la plate-forme) après la naissance du site de critique des dominations et oppressions débouchant sur une perspective de pluri-émancipation de type altermondialiste - dénommé : amitie-entre-les-peuples.org - en mai 2008, il y a donc 10 ans (un poil plus)

    Il y a une dominante antiraciste universaliste du MRAP sur amitie-entre-les-peuples.org car son animateur était membre du BE et du CA du MRAP. Il est redevenu membre du CN en juin 2018

    Le blog KrisDLR a disparu sans explication.

    Christian DELARUE

     


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  • La contribution de Renée FREGOSI sur "Laïcité 30" (11 juin) tend à pénaliser plus l’islam que les autres religions
    https://www.facebook.com/laicite30/posts/1937991716231378
    Mme Frégosi invite Emmanuel Macron à adopter une politique volontariste en matière de laïcité. Selon elle, il faut aller plus loin que l'interdiction des signes religieux ostentatoires, pour contrecarrer l'offensive islamiste en Occident.
    Mais elle veut modifier cette loi en banalisant la kippa (surtout portée par des hommes) par rapport au voile islamique. La petite croix, le pin's religieux sont sobres et discrets mais la grande croix, la kippa et le voile sont ostensibles ou ostentatoires (et d'autres encore)! Ces signes imposent à autrui un étendard religieux ! Cela participe d'une emprise symbolique et religieuse forte interdite à l'école publique mais libre ailleurs. Encore que le problème se pose en entreprise et à l'assemblée nationale et au Sénat.

    Elle écrit : "Les signes religieux comme les bijoux en forme de croix, d'étoile de David, de croissant ou de main de Fatma, ou encore la kippa (signe de soumission directe à Dieu et qui peut être portée par les hommes et par les femmes), en tant que manifestation d'un particularisme religieux personnel, peuvent être tolérés dans les lieux publics y compris dans les espaces d'enseignement et d'administration publique, comme sur les lieux de travail." 

    Ma réponse : Tous les signes ostensibles de religion doivent avoir le même statut sinon on abandonne l’universalisme normatif et on crée des privilèges pour des religions et une pénalisation spécifique et particulière pour une , ici de l’islam et des musulmans. Pas de favoritisme pour les uns et de stigmatisation renforcée pour une seule.

    Elle ajoute : "En revanche, devraient être interdites les pratiques, d'une part visant à la séparation des communautés dans l'espace public (menus relevant de tabous alimentaires religieux dans les cantines scolaires, ségrégation des sexes dans les lieux publics, prières sur le lieu de travail…) et d'autre part, relevant de l'atteinte au principe d'égalité hommes/femmes (voilement «pudique», refus de toucher la main des femmes ou de prendre leur suite à un poste de travail…).

    Je suis d’accord . Concernant le voile (comme pour d'autres vêtements), je suis pour la liberté de s’habiller librement par principe, étant entendu que le principe peut connaître des exceptions (nombreuses). A défaut on imiterait les intégristes religieux sexyphobiques et leur police répressive.
    Gérer

     


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  • Au Maroc, l’article 222 du code pénal interdit formellement à tout musulman de rompre le jeûne publiquement, sous peine d’une sanction pouvant aller de un à six mois de prison et de 200 à 500 dirhams d’amende (de 18 à 45 euros environ).

    Pas que la loi et la police pour faire appliquer cette règle théocratique et archaïque : une fraction du peuple s'adonne à la violence sous couvert de cet article pour imposer le jeune le plus strict !

    Les agressions de personnes ayant rompu le jeûne en public existent évidemment : en octobre 2016, un médecin s’était insurgé lorsqu’un diabétique avait été agressé pour avoir bu de l’eau dans la rue à Rabat.

     

     

    https://www.facebook.com/christian.delarue.alter/posts/10209506528139459

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  • Coexistence difficile de deux courants de l’antiracisme.

    Elément de débat du groupe « Culture et société » du CS d’ATTACRetour ligne automatique
    cf - Réponse antiraciste multicolore des quartiers populaires.Retour ligne automatique
    http://amitie-entre-les-peuples.org/Reponse-antiraciste-multicolore-des-quartiers-populaires-Christian-DELARUE

    xx

    L’expression même de « deux courants de l’antiracisme » est problématique. Il y a les rapprochements pratiques occasionnels d’une part et les discours souvent en contradiction d’autre part. Les premiers - les rapprochements - se font plus ou moins difficilement (selon les bases proposées) mais les décalages dans le discours continuent de heurter.

    L’ouvrage collectif « Urgence antiraciste- Pour une démocratie inclusive » (1) est parvenu, grâce à Martine Boudet, animatrice, à créer une coexistence difficile voir conflictuelle (mais dans le respect maintenu) entre deux expressions de l’antiracisme : l’antiracisme universaliste du MRAP (d’origine franco-française mais qui existe aussi en Belgique et qui est mondialisé depuis 60 ans) et l’antiracisme politique d’associations de quartiers populaires ou de minorités ethniques. Ce livre a réussi a donner une légitimité à ces deux formes relativement contradictoires d’antiracisme en faisant - de part la proximité des contributions - comme si elles se complétaient.

    Pour Martine Boudet, « les deux antiracisme sont légitimes et se complètent, le premier étant surtout à base citoyenne/individuelle et le second répondant à des mécanismes d’institutionnalisation du racisme. »

    N’y a-t-il que cela ? Cette distinction qui euphémise le propos masque l'ampleur des différences et oppositions . Au plan théorique, il y a plutôt des contradictions, puisque l’un évite d’évoquer des « races », fussent-elles des « races sociales » ou des « races construites » et pas l’autre. Et dans la pratique il y a parfois - mais pas toujours - complémentarité. Antisémitisme oublié. Oppression des intégristes en sourdine. Etc.

    Pour ma part, venu de l’antiracisme universaliste « sans couleur » j’ai évoqué à Marseilles en 2015 (Université d’été d’ATTAC) un « peuple-classe multicolore ». Le terme multicolore constitue une avancée, un pas de fait. Mais j’évite comme antiraciste d’opposer constamment les Noirs (essentialisés avec une Majuscule) contre les Blancs, ou les non-Blancs contre les Blancs ou l’inverse. Par contre je cherche à avancer vers un « tous ensemble multicolore égalitaire » (sans sexoséparatisme) dans un cadre ou le « combat social » s’articule au « combat laïque ».

    « L’intégrisme islamiste est, dit-elle, effectivement un problème important dans les quartiers populaire ». Oui et l’ouvrage cité reconnait - avec ma contribution - l’intégrisme religieux sexo-séparatiste comme forme de nuisance crypto-fasciste contre les femmes. Il importe de lutter contre et de le dire. Surtout si « l’autre antiracisme » se tait sur ce plan . Ce qui crée une forme de campisme. L’antiracisme politique est un antiracisme avec des silences. Tout comme l’antiracisme institutionnel d’ailleurs !

    Il y a aussi, depuis lors, pour employer une formule ancienne, venue de l’intégrisme catholique, « l’intransigeantisme  » des musulmanes identitaires qui sont jusqu’au-boutiste quand au port du voile ostensiblement porté y compris quand il y a discordance remarquée massivement entre l’affichage et le discours syndical. Ici ce n’est pas le port du voile en soi qui est critiqué c’est le fait de ne pas savoir l’enlever momentanément, pour respecter d’autres valeurs et d’autres personnes, comme d’autres enlèvent un badge identitaire d’une autre catégorie.

    Christian Delarue

     Addendum


    Lors de son dernier congrès de juin 2018 (cf communiqué) le MRAP affirme qu'il "s'appuiera sur les forces vives qui aspirent à promouvoir le « vivre ensemble » et la solidarité citoyenne avec les migrants, objectifs fondamentaux du combat antiraciste". Ce "vivre ensemble" suppose certes plus d'inclusivité mais dans l'interculturel ou l'interculturalité. Un "vivre ensemble" authentique n'est pas la formation de communautés mise côte à côte et chacune arcqueboutée sur des différences qui font clivage dans la société. C'est là que la laïcité a son importance. Si certaines différences enrichissent d'autres suscitent la réprobation générale. Notamment celles instrumentalisées par les intégrismes religieux . Il convient donc de tenir une position équilibrée qui donne des libertés à tous et toutes sans accroître les oppressions bien au contraire. Sur ce point, le "MRAP réaffirme avec force son engagement aux côtés de celles et ceux qui construisent un avenir plus humain et participent à l'émancipation de notre société".


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