• String ficelle ou string de plage

    A La Ciotat, ville de bord de mer, pas ville de montagne, la critique d'une publicité avec une femme de dos en string (pas le style ficelle - style plage ) et soutien-gorge - rien de choquant à mon avis - voudrait-elle au lieu et place une femme en voile et manches longues et jupe longue pour plaire aux très riches visiteurs du Golfe et aux autres intégristes venus du Sud, sans compter ceux déjà là qui voudraient qu'on adopte un "féminisme pudibond" !

    Et il y a ceux et celles qui suivent ce contre-mouvement avec des articles à charge (cf Regards) ! En tout cas un certain féminisme pro-textile pudibond monte au créneau pour couvrir !

    Faut-il suivre cette tendance qui s'accommode des publicités de burkinis mais pas du string de plage, qui répétons-le n'est pas un string ficelle ?

    Christian Delarue 

    Le string, "un vêtement comme un autre" (comme le burkini) ?

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  • Sexualité et mixité des corps valides et non valides

    Si le sexe n’est pas indispensable à l’épanouissement il y participe quand même grandement et pour de très nombreuses personnes, valides ou non valides, d’ou l’idée d’une aide à l’accomplissement d’une sexualité entravée ou empêchée (si elle l’est), aide qui peut être soit simplement masturbatoire soit d’aide à l’accouplement des corps (leur "emboitement"), quand ce n'est pas - hors de l'aide proprement dite - un recours prostitutionnel complet ou "tout est pris en charge (sic) de l'excitation au soulagement jouissif", prestation facturée à prix plus élevé proportionnellement à la difficulté. Le CLHEE refuse ce type d’aide dans son manifeste.

    Ce collectif revendique l’accès à une sexualité libre et non marchande, qui implique de la réciprocité dans le désir et un échange égalitaire qui ne peut exister ni dans le rapport marchand ni dans le rapport caritatif. Cela suppose sans doute un recul plus important de l’handiphobie (soit le peu d’attirance sinon la franche aversion pour les personnes handicapées).

    Christian Delarue

    Voici ses propositions : 

    La défense d’une sexualité libre et non marchande, incompatible avec l’instauration d’une assistance sexuelle

    Les personnes handicapées sont des êtres sexués et des partenaires potentiels à part entière au même titre que les autres, aux attentes et orientations sexuelles variées.

    S’il est vrai que des limites physiques et/ou psychiques peuvent rendre difficile l’accès de certaines personnes handicapées à une vie affective et sexuelle, elles ne peuvent expliquer, à elles seules, les obstacles rencontrés dans ce domaine.

    De multiples barrières sociales, telles que le manque d’accessibilité ou la vie en institution, mettent les personnes handicapées à l’écart de la cité et restreignent leurs libertés et possibilités de rencontres.

    A ces préjugés propres au handicap s’ajoutent les stéréotypes d’ordre général sur la sexualité, la féminité, la virilité et la beauté. Véhiculés par les médias, la publicité, la pornographie, ils confortent l’idée que le sexe est indispensable à l’épanouissement, qu’il est lié au physique, à la santé et qu’il est une performance. 

    Dans un cadre aussi étriqué et normalisant, la sexualité des personnes handicapées ne peut trouver de place.

    Comme principale réponse à ces difficultés, certaines personnes concernées demandent l’instauration d’un service d’assistance sexuelle.

    Or, nous sommes fondamentalement opposés à la mise en place d’un tel système.

    En effet, l’assistance sexuelle relève d’une approche médicale passéiste du handicap.

    L’assistance sexuelle suppose que les personnes handicapées constituent un groupe homogène avec une sexualité « spécifique » à laquelle elle serait la plus apte à répondre et associe à tort l’assistance sexuelle aux soins, dont elle serait une sorte de prolongement.

    Elle offre une réponse stigmatisante vers laquelle toutes les personnes handicapées, y compris les non « bénéficiaires », seront systématiquement renvoyées et qui les enfermera dans une sexualité de seconde zone, marginale et étrange.

    L’assistance sexuelle entretient des liens ambigus avec la prostitution.

    Dans l’hypothèse d’un service payant, l’assistance sexuelle ne serait qu’une « spécialité » au sein de la prostitution, considérée comme valorisante car s’adressant à un public «indésirable», «intouchable», totalement rejeté sans cette solution.

    Tout comme la prostitution, le système s’adresserait d’abord aux hommes handicapés qui feraient le même raisonnement que les clients de prostitués : leurs besoins sexuels sont irrépressibles et vitaux. Il doit exister un système pour les satisfaire.

    L’assistance sexuelle serait dès lors un système misogyne et archaïque de marchandisation du corps supplémentaire, mais acceptable, qui demanderait à être reconnu légalement, à titre exceptionnel.

    Dans l’hypothèse d’un service gratuit, ou rémunéré à titre symbolique, c’est-à dire, quasiment gratuit, il s’agirait d’un acte de bienfaisance réalisé par des volontaires qui seraient persuadés de faire une bonne action qui les grandirait.

    Nous rejetons donc la solution simpliste et conformiste que constitue l’assistance sexuelle qui, selon nous :

    –      S’inscrit à la fois dans la logique économique libérale qui présente le sexe comme un service commercial, dont elle nous propose d’être consommateurs, et dans une vision judéo-chrétienne qui appréhende la personne handicapée comme objet de charité.

    –      Ne remet pas en cause le système de valeurs et les représentations en vigueur dans notre société.

    –      Ne va ni dans le sens de l’émancipation et de l’autonomie des personnes handicapées, ni de leur libération sur un plan sexuel.

    Nous revendiquons l’accès à une sexualité libre et non marchande, qui implique de la réciprocité dans le désir et un échange égalitaire qui ne peut exister ni dans le rapport marchand ni dans le rapport caritatif.

    Nous exigeons que soient favorisés :

    –      L’éducation sexuelle dès le plus jeune âge afin que les personnes handicapées puissent se percevoir comme des partenaires à part entière.

    –      Le développement des solutions techniques existantes qui pourraient aider les personnes handicapées dans leur sexualité.

    –      La déconstruction des préjugés liés aux genres, aux représentations du sexe et du handicap qui entravent la sexualité des personnes handicapées.

     

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  • LE VOILE et IMAGE DE L'ICEBERG .

    L'iceberg (comme image pédagogique pro-science) montre qu'il y a une partie visible au-dessus de la surface de la mer et une cachée sous la surface de l'eau. On parle évidemment beaucoup du visible et beaucoup moins ou plus mal du caché qui nécessite des recherches plus soutenues, plus critiques, plus scientifiques.

    LE VOILE ou LE FOULARD et le reste :

    1) D'abord le voile (ou le foulard cache cou et oreilles) n'est pas seul . Il se porte très souvent avec des vêtements amples à manches longues et robe très longue (ras du sol) ou si pantalon alors avec tunique cache-cul et cet ensemble s'apparente alors à un "bâchage hypertextile" quasi complet avec le masque - - mais ce n'est pas tout car derrière cette apparence visible (à noter) il y a

    2) un autre élément nettement plus caché, c'est l'élément d'intransigeantisme total (qui signe la définition de l'intégrisme religieux) : quand on met cet accoutrement (voile avec tout le reste, l'hypertextile donc), c'est absolument tout le temps et partout (ou c'est autorisé) sauf chez soi en famille et ce sans exception aucune ! C'est une très lourde soumission hiérocratique, dès plus aliénante !

    3 ) Enfin, s'y ajoute, en plus, à l'égard d'autrui, le souci d'emprise, d'imposition du signe-étendard des islamistes dans l'espace public ! D'ou la nécessité de poser certains interdits (plus qu'aujourd'hui en tout cas). Pas partout : restons en régime libéral mais sans autoriser là ou c'est mal venu !

    4) Face à l'hypertextile en piscine (burkini) , il faut autoriser le string seulement dans le même lieu : Ce qu'on doit cacher c'est seulement l'organe sexuel primaire !

    Christian Delarue


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  • Interdire le porno-viol 

    http://altermd-krisdlr.centerblog.net/67-interdire-le-porno-viol

     

    1 - Nous nous sommes prononcés jadis en tant qu’hommes - hétérosexuels ou homosexuels - contre le viol et toutes les violences faites aux femmes ainsi que contre la prostitution. 

    2 - Nous ne sommes donc pas que critique du voile islamique (puisqu’il y a rapprochement parfois) même si cette critique est possible (simplement possible pour certain.es mais nécessaire pour d'autres)

    3 - Nous sommes aussi radicalement contre le porno-viol, c’est à dire contre toute la production et diffusion de photos et surtout de films ou il y a des pénétrations assimilées à du viol, pénétrations dans les trois orifices féminins, tant pendant le tournage que dans les temps d’attente ou des hommes prostituteurs viennent se servir .

    4 - Mais, nous ne sommes PAS pour interdire les autres expressions photographiées ou filmées - qui ne sont pas des actes (pénétration-viol) - ou l’on peut voir des femmes (de plus de 18 ans) nues, c’est à dire avec  l’organe sexuel primaire non caché et même exhibé, y compris à des fins libidinales des adultes masculins ou féminins. Cela ne signifie nullement que tout est alors sans problème. Il peut encore y avoir des critiques et même des refus mais pour d’autres raisons : apologie d’une sexualité brutale par exemple ou apologie de l’humiliation aussi . Il existe des publicités porno-chic pour le capitalo-patriarcat . Là il y a discussion au cas par cas et pas d’interdiction d’emblée comme au point 3. 

    5 - Nous sommes aussi contre l’interdiction du sein nu en piscine et favorable au string seulement homme ou femme. C’est l’organe sexuel primaire qui doit être caché (sauf zone nudiste). Si le burkini est autorisé alors le string seins nus aussi doit pouvoir l’être et ce au nom de la réciprocité textile : si hypertextile libre (sauf zones interdites) alors hypotextile libre (sauf zones interdites). Evidemment les intégristes religieux sexyphobes ne l’entendent pas ainsi.

     

    Christian Delarue 

     

    2015 : "Les élus français doivent se montrer à la hauteur dans la lutte contre la prostitution" | L'Humanité

    https://www.humanite.fr/les-elus-francais-doivent-se-montrer-la-hauteur-dans-la-lutte-contre-la-prostitution-565130

    Plus tard : Toujours contre la prostitution et le viol avec Zéromacho - Christian Delarue | Le Club de Mediapart

     
    Vive l'érotisme, pas la prostitution ni le porno hard ! - Le blog de JJ Lakrival
     
    Caractères sexuels secondaires : seins et fesses

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  • Fiche de Christian Delarue de 1955 à 1985 ou les 30 premières années en quelques repères. sur blog Chrismondial 2005.

     

    Christian Delarue est né le 20 juillet 1955 à Coblence (RFA) d’une famille très catholique avec un père militaire Marcel Delarue (né en 1926 et décédé en 2011) qui a participé aux guerres coloniales d’Indochine et l’Algérie mais qui a ensuite, en signe de protestation symbolique, brulé ses médailles à l’Eglise.
    Outre Coblence (Allemagne) tout petit, il a vécu au sein de villes avec casernes militaires à Perigueux, St Maixant l’Ecole, Carnoux en Provence puis Aubusson (ville d'art de la tapisserie) en 1972 avant d’aller lui-même à l’armée dans la Marine Nationale à Hourtin, Cherbourg, Brest, Lorient pour embarquement et en outre-mer surtout.
    Vers l’âge de 11 ans il désirait faire prêtre mais à l’adolescence il remis en cause cette orientation du fait du célibat imposé et des rigueurs catholiques concernant la sexualité à l’époque, avant 1968. Une large fraction du monde catholique était alors très conservatrice en moeurs, notamment sur la sexualité, qu’il s’agisse d’homosexualité ou d’hétérosexualité. Aujourd’hui ces positions passeraient pour de l’intégrisme religieux.
    A l’âge de 18 ans (et 3 mois) en octobre 1973, au moment de la guerre du Kippour, il s’est engagé dans la Marine Nationale pour 5ans comme électromécanicien. Amateur de plongée sous-marine (mais pas plongeur démineur ), il a participé au déminage du canal de Suez sur le BB Liseron avec la mission Décan de l’ONU. Il était aussi à Djibouti en juin 1977 avec l’AE Protet au moment de l’indépendance de ce territoire français colonisé. Il a été aussi à Mayotte sur ce même aviso et a terminé sa carrière après nettoyage de la mer souillée par l’Amoco Cadiz en 1978. Il a quitté la Marine en octobre 1978.
    Il a rencontré, fin 77 début 78, Annie Landuré à Brest, étudiante en lettres modernes et sa future épouse (décédée d'un cancer en 2014 après divorce en 1998), qui l’a encouragé à passer une capacité en droit (en 1980) puis à poursuivre ses études juridiques en faculté de droit, à Brest d’abord puis à Rennes ensuite, après 1984, puisque le droit sous la forme de la « critique du droit » (d’inspiration matérialiste) l’intéressait vivement avant d’aborder le droit de façon plus pragmatique pour entrer dans la vie active. Il a préparé l’IPAG à Rennes (en 1986 - au moment de la réforme Devaquet et de la mort de Malik Oussékine) pour entrer dans la Fonction publique comme Inspecteur. Il est actuellement contrôleur principal des finances publiques en fin de carrière.
    Il a adhéré au MRAP à Brest en 1979 (auprès de Jeanne Le Draoulec - incertitude sur la personne ici) et a participé aux activités antiraciste du comité brestois du MRAP entre 79 et 84. Il a rédigé alors un mémoire d’étude (de DEUG) sur les conditions de vie des étudiants étrangers à Brest . Mais c’est à Rennes, arrivé en septembre 1984, à 29 ans, qu’il fut plus actif.
    Il a eu (avec son épouse), 4 fils, dont en premier des jumeaux nés et décédés en 1986.
     
    Il a fait une "conversion idéologique, politique et culturelle" dans les années 78, 79 et 80 pour devenir athée et passer dans le camp des émancipations.  
     
     
    Christian DELARUE, des engagements, un parcours militant - Amitié entre les peuples

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