• RESP RESP : De nouveau, pas de bonjour, aucun signe.

    le 6 sept 2011 vers 13h30.

    Pascal et moi allions entrer dans le bar. Elle s'apprêtait à sortir avec son amie. Je l'ai vu juste face à moi et lui ai dit bonjour Pas elle, ni sur le moment et pas plus en sortant.

    Nous nous sommes assis dehors et c'est Pascal qui est allé commander les cafés. En prime, j'ai eu droit à voir la bise de l'une et l'autre à Pascal. Je ne suis pas jaloux. Je ne veux rien enlever à personne, ni prendre plus que le respect qui m'est du.

    Es-tu tjrs amoureux ? me dit-il me voyant blême. Cela fera bientôt 5 ans que nous sommes séparés (le 23 octobre 2006). J'ai une autre vie maintenant. Mais, elle, je ne l'oublierais sans doute jamais. qu'elle soit loin ou à côté. Mais çà, ce n'est pas un pbm. C'est relativement banal.

    Cpdt le fait qu'elle soit dans la même ville et pas à 100 kms modifie la donne. Mais surtout ce qui réactive la tension c'est qu'elle ne me salue pas. En 5 ans il n'y a pas eu une seule rencontre, pas d'explication. Aucune. Séparation en une minute par téléphone .

    Mais on se croise 1 fois tous les deux mois. Elle a peut-être peur que je la "colle", que je reste trop près trop longtemps. C'est une impression désagréable assez connue qui inspire une prise de distance. Une distanciation qui n'est pas fuite.

    Du coup c'est de sa part: - soit rien en passant juste à côté de moi - soit un bonjour à la va-vite ou l'on a pas le temps de répondre . Ces variations de comportements sont destructrices D'autant que ce n'est pas le positif qui est courant mais plutôt la néantisation. J'ai du user d'artifices pour me sauver de la violence, des artifices ou elle me dit bonjour symboliquement

    Ce faisant il y a des bénéfices secondaires car elle m'aide secrètement à mon combat pour la dignité humaine en général. Au bout du bout j'en arriverait à la remercier. De toute façon il y a des personnes à qui on pardonne bcp, énormément.

    Christian

    RESP RESP signie respect et responsabilité.


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  • LE CHOIX ET L’AFFIRMATION DU MEPRIS


    Le mépris n'est pas de la violence ouverte . Il peut être mondain,
    portée durablement mine souriante ou attristée pour les tiers, selon les
    circonstances. Il use de masques. Il est une force tranquille parce
    qu'insidieuse. Il est sélectif.


    I – RESSENTIMENT : UNE HAINE QUI MONTE EN FORCE !



    - Un littéraire et un philosophe en parlent : Alberto MORAVIA la décrite
    entre Riccardo et Emilia dans "Le Mépris". Riccardo doit subir
    l'indifférence des silences et la froideur des regards vides de sa femme
    Emilia. Pour le philosophe Spinoza le mépris est une forme de haine qui
    consiste à nier autrui.

    - La montée en puissance de la haine : Le mépris peut d'abord se
    manifester clairement par un discours du dégoût ou de la dévalorisation
    prononcée. Il n’est pas nécessairement accompagné d'insultes et
    d'injures . Il peut tenir d’abord dans un regard noir, franchement
    haineux puis par la suite dans l’ignorance totale de celui ou celle qui
    fait l’objet du ressentiment. Cette personne sera alors posée comme
    invisible, inexistante. C’est la néantisation de l’autre.


    II - LE STADE DE LA VIOLENCE DESTRUCTRICE



    Plus que de l'évitement issue d'une crainte - la phobie d'autrui -, le
    mépris veut la destruction symbolique de l'autre. Pour ce faire, elle ne
    jettera même pas un regard noir, elle vous ignorera totalement. La haine
    la plus puissante consiste à vous croiser sans vous saluer. Cette
    ignorance totale créé des dégâts psychologiques graves, surtout si cette
    personne avait il y a peu une grande importance dans votre vie. Cette
    violence n'est pas visible par les proches.

    Le comble de la destruction est atteint quand la question se pose : si
    je suis méprisé, n'est-ce pas parce que je suis méprisable ? Dans un
    premier temps le méprisé va travailler à sa réhabilitation car il n'y
    croit pas mais il se rend compte que rien n'y fait. C'est que la logique
    de la haine est incompatible avec celle de la compréhension, de la
    communication, du compromis, et plus encore avec celle du pardon. La
    haine prends la place de l'amour qui est parti ailleurs.


    III - LE MEPRIS EST CONTAGIEUX

    Le mépris se partage, se répand . Au lieu de créer des ponts et des
    liens comme l'amour il va créer des fossés et des frontières . Il va
    embrigader des amis afin qu'ils soient plus prompts à sortir le glaive
    qu'à favoriser les compréhensions.

    Pour que le mépris perdure il ne faut pas rompre le délire paranoïaque
    il faut au contraire le renforcer et construire ainsi une logique de
    camp. On est pour l'un et contre l'autre !

    IV – QUE FAIRE CONTRE ?

    Lutter contre le mépris passe par la parole qui brise les murs, ouvre
    les cœurs. Il s’agit de permettre de voir l'autre autrement, de ne pas
    le réduire à son stigmate. C’est le début d’une reconnaissance de son
    humanité.

    Christian Delarue



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  • La fidélité fondée sur l'amour vécu.

    Loin de se fonder sur une simple promesse détachée de toute expérience amoureuse intime le couple contemporain fonde son engagement sur l'expérience de l'amour . plus ce dernier apparaît comme réciproquement beau et authentique et plus la fidélité sera grande et longue. A vrai dire il s'agit d'une fidélité naturelle, "matérielle" car ancrée dans une activité sensible profonde et sur une expérience renouvelée de tendresse et de bonheur.

    La fidélité "matérielle" permet plusieurs amours.

    Comme la vie contemporaine assure dans les régions les plus favorisées des durées de vie plus longues il y a de fortes chances que les individus connaissent plusieurs amours au fil de l'âge et de la vie. La fidélité n'est longue que pour les grands amours moins pour les amours de moins bonne qualité. Mais des amours plus authentiques peuvent suivre des amours plus "plats". Un même individu pourra donc connaître plusieurs expériences d'amour de qualité pour peu qu'il vive longtemps.

    La fidélité peut devenir plurielle et multiforme.

     De ce processus peut germer plusieurs fidélités. Car malgré les années, les expériences amoureuses riches perdurent et valident des formes de fidélité qui se combinent, s'empilent même. Les fidélités anciennes et platoniques s'apparentent de plus en plus à de l'attachement qu'à de l'amour proprement dit au fur et à mesure que le temps coule depuis le décès ou la rupture. Mais cet attachement-là a sa propre signification, sa propre fondation. Loin d'être cette dégénérescence maligne de l'amour à réduire selon les psychologues (ci-dessous) il peut prendre la forme d'une fidélité par delà le temps et l'espace.

    Christian


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  • Christian DELARUE en 1999 à Brocéliandre

    (je tiens sa cigarette car elle fumait encore)

     


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  • Amour, tendresse, douceur, féminité

    COCOONING rue Albert Thomas à Rennes.


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