• Pour faire front , place au peuple-classe de France !

    http://www.lepost.fr/article/2011/10/19/2618387_pour-faire-front-place-au-peuple-classe-de-france.html

    Avec une meilleure rédaction sur Dazibaoueb et ci-dessous. Le texte initial sur Le Post a été très rapidement rédigé et certaines formulations sont abruptes ou floues.

    http://www.dazibaoueb.com/article.php?art=26889

     

    Peuple une notion à plusieurs tiroirs.

    Il existe plusieurs notions de "peuple", même si on mettait de côté les sens trop anciens. Il y a le peuple et les peuples ;le peuple en soi et le peuple en fraction "contre" , soit contre un "eux" soit contre un en-haut (élite, classe, caste, oligarchie, etc.). Le peuple sans plus de précision est une notion beaucoup trop englobante, et pour tout dire mystificatrice de par son inter-classisme voir son nationalisme.

    Pas de peuple ethno-nationaliste !

    Riposte laïque s'adresse au peuple de France catho-laique contre l'islam, contre un "eux" externe ou resté (pour eux) étranger sur le sol français. Cette asso diffuse une vidép "peuple de France" avec une chanson qui évoque divers thèmes se rapportant à la France humilié. De qui se moquent-ils à RL ? Que des exclus bafouent le drapeau tricolore est une chose sans gravité pour quiconque sauf pour ceux qui précisément veulent conforter une notion de peuple ou le peuple-classe assujetti pactise avec la classe dominante. Il font alors du drapeau un fétiche quasi religieux et sacré ! Étonnant pour des laïques qui devraient s'en tenir à la dignité humaine stricto sensu ! Ce n'est pourtant pas le blasphème du chiffon national qui ne va pas nous donner plus ou moins d'austérité. Et c'est un français "de souche" qui le dit franchement. Le mensonge nationaliste nous prive d'accéder à la vérité. C'est une pollution de l'esprit. S'en dégager est un devoir.

    Riposte laique ne dit rien contre la finance, rien contre l'oligarchie financière et le capitalisme financier. Ce n'est pas son objet me-direz vous. Il n'empêche qu'elle est objectivement un organe de détournement du regard critique contre en-haut, contre les dominants : la bourgeoisie et ses hauts managers. Il faut être sérieusement obsédé par les intégristes pour ne pas voir que ce sont ceux d'en-haut qui nous dominent et nous oppriment bien plus que quelques fous furieux de l'islam.

    Peuple ethnique ce n'est donc pas pour la gauche que ce soit la version identitaire "saucisson-vin rouge" ou la culturelle "catho-laique". Cela ne signifie pas tout accepter de l'islam comme des autres religions mais c'est là un combat très secondaire. Il y a un raz-le-bol de voir relancer la stratégie du bouc émissaire pour camoufler les problèmes socio-économiques.

    Faut-il alors en appeler au peuple-nation, au peuple démocratique ?


    Depuis le 29 mai 2005 il est plus clair qu'avant que la droite comme hélas la gauche se moque de ce qu'il veut, du moins une part de lui. De fait, et bien avant 2005, une large fraction du peuple a toujours été assujetti par une oligarchie, dominé par une classe sociale. Cette vérité mérite d'être précisée. L'oligarchie financière n'a pas toujours existée, pas pendant les "trente glorieuses" nous dit F Chesnais mais il y avait néanmoins une bourgeoisie, une classe dominante. Elle n'avait pas la force de frappe d'aujourd'hui mais elle dominait malgré sa concession sur un Etat social aujourd'hui attaqué. Le fait n'est pas propre à la France. C'est général. Il n'y a pas de pays dans classe ou caste dominante.

    Dans tous les pays, évoquons un peuple "social", nommons un peuple-classe. Puisque les sociétés complexes fonctionnent avec des médiateurs dont les partis politiques, exigeons que la gauche s'adresse vraiment à lui et pas à la classe dominante hors de lui. Passé ce premier choix essentiel il peut décliner son discours en mettant l'accent plus sur les prolétaires que la petite-bourgeoisie ou l'inverse selon son orientation programmatique. 


    "Couches populaires" ou le solo du vieux "peuple plèbe" !


    Pour ce faire, il ne faut pas sauter du peuple "social" très englobant à une version "plèbe" d'en-bas . Le solo des "couches populaires" soit une alliance des ouvriers et des employés est sans danger faute de nombre, d'organisation et surtout d'alliances avec d'autres couches sociales dominées. C'est pourquoi cet "en-bas" populaire est très souvent objet de politiques publiques compassionnelles ou paternalistes qui ne les sauvent pas de la sous-consommation et de la mal vie. Ils sont pourtant les producteurs principaux de la richesse marchande et non marchande (en services publics ici). Entre le peuple tout entier (qui fait place à la bourgeoisie) et les dites couches populaires il y a place pour un cercle intermédiaire large, pour un peuple-classe en capacité de vaincre. Et cela dérange car il dispose de la force du nombre mais aussi d'une aspiration potentielle à plus d'Etat social et plus de démocratisation. Tel est l'enjeu.

    Combiner peuple démocratique et peuple-classe : Comment?

    Large fraction de peuple assujetti plus que peuple tout entier ou "couches populaires", il ne s'agit donc pas pour autant d'abandonner le mot peuple - notamment à propos du peuple démocratique - mais de penser surtout en temps de crise au peuple-classe qui exige ou à défaut qui rêve d'un Etat social reconstruit sur le recul de la finance et de tous les prédateurs qui veulent le privatiser, le marchandiser,le libéraliser,le financiariser contre la société productive tout en demandant que l'Etat en cas de pourrissement toxique des avoirs "recapitalise" les banques privées.

    Il faut comprendre, à gauche surtout, que la bourgeoisie est dans le peuple comme l'oligarchie est dans la démocratie. Les jolis mots de peuple et de démocratie ont été phagocytés par une minorité d'en-haut. Ils sont devenus des fétiches. Contre cette réification il ne s'agit pas de dire que peuple et démocratie n'existent plus. Mais nous devons dire de quel peuple il s'agit ?De quelle démocratie parlons-nous ? Poser la question c'est déjà dévoiler qu'une autre appropriation est possible. Par qui ? Par le peuple-classe précisément et pour une autre démocratie radicalement différente de celle-ci.


    Les qualités d'une notion.


    La notion de peuple-classe est non seulement critique et dérangeante socialement mais ouverte théoriquement car non dogmatique sur son contenu interne, car suffisamment englobante pour accueillir les diverses théories de classes sociales (ou couches sociales ) internes et les diverses formes de dominations. Le peuple-classe c'est l'ensemble des citoyens qui ne décident pas y compris les petits patrons, y compris les cadres (sauf le niveau managérial ou de commandement).

    Le peuple-classe est "assujetti à des décisions sur lesquels il n'a pas prise - sauf en des circonstances exceptionnelles de réussite d'une action syndicale ou de référendum . On peut dire qu'il est exploité économiquement, dominé politiquement et influencé idéologiquement".

    Bref ce peuple-classe bien que très largement majoritaire (largement plus des 93 % des résidents) n'est pas souverain. On ne peut tout à la fois être souverain et assujetti . Les dominants n'ont nul besoin d'un peuple souverain et d'un peuple-classe qui décide, qui imprime son pouvoir aux dominants au point que ces derniers doivent reculer et céder du pouvoir, des droits économiques et politiques. Ils ne cèdent jamais longtemps. Il faut donc conserver l'idée d'un peuple-classe offensif, en capacité de s'émanciper pour peu qu'il ait accès aux théories critiques qui dérangent les dominants.

    Les dominations sont multiples : de classe (classisme), de racisme, de sexisme, de sécuritarisme, de néocolonialisme. Le peuple-classe n'est donc pas pur et exempt de conflits internes. La classe dominante use de tout son appareil d'influence idéologique pour accroître ces divisions qui ne sont pas toutes intrinsèquement capitalistes mais que le capital
    a renforcé.

    Christian DELARUE


    1 commentaire
  • En défense de la "petite-bourgeoisie intellectuelle salariée d'Etat" !


    Contre la "trahison des élites" du sommet de l'Etat !

    

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1823

    Cette position opère un choix entre l’élite d’appui du peuple-classe et élite de soutien de la bourgeoisie. Cette distinction recoupe le plus souvent une autre : l’élite pour l’émancipation et l’élite pour la domination de la classe dominante.

    D’autres dominations et oppressions seraient à intégrer. On ne le fera pas ici.

    1) Petit détournement des thèses de Jean-Claude Milner

    Jean-Claude Milner sur France Culture le vdi 2 sept 2011

    http://www.franceculture.com/player...

    Avec JC Milner on peut distinguer au cœur de l’Etat une "élite intellectuelle critique" et une "élite technique et gestionnaire" mais ce n’est pas là ses propres termes. L’élite technico-gestionnaire se démarque de l’autre car non seulement elle ne passe pas globalement - il ne fait pas dans la nuance ici - les mêmes alliances de classes et elle n’est pas pareillement récompensée puisque la première ne sera que "petite-bourgeoise" quand la seconde sera "bourgeoise". Ce qui signifie que la première est juste "bien payée" alors que la seconde est "sur-rémunérée".

    Avec le néolibéralisme le sommet de la grille des rémunérations des fonctionnaires atteint des niveaux très élevés qui enlèvent toute pertinence à la notion de "cohésion sociale" de la République. Cette évolution donne plutôt un appui à la thèse de l’oligarchie.

    Pour reprendre les termes (que je ne partage pas) de JC Milner, il y aurait d’une part une "petite-bourgeoisie intellectuelle salariée d’Etat" qui serait "déstabilisante" car elle défendrait les intérêts matériels et moraux des prolétaires (ouvriers et employés) et plus largement du peuple-classe (ce qui intègre donc les couches moyennes) et d’autre part au-dessus d’eux une "bourgeoisie d’Etat sur-rémunérée" qui est "stabilisante".

    Il ne dit pas que cette dernière défend la classe dominante mais on le suppose. Il ne dit pas non plus ici qu’elle en est sa branche publique, puisque la classe capitaliste est privée (les firmes transnationales sont privées) mais cela semble aller de soi.

    La petite-bourgeoisie salariée d’Etat (PBE) serait composée des professeurs agrégés de l’Education nationale alors que la Bourgeoisie d’Etat concernerait les hauts fonctionnaires de l’Etat et des collectivités territoriales.

    En France l’Etat néolibéral ne s’appuie plus sur les intellectuels fonctionnaires de l’Etat depuis longtemps. Bien au contraire ce sont, dit JCM, les Hauts fonctionnaires issus de l’ENA qui les méprise et qui entendent les destructurer. Ceux qui pratiquent le pantoufflage à haut niveau y sont particulièrement actifs. C’est toute la fonction publique qu’ils cassent. Il faudrait ajouter à ce groupe les juristes administrativistes qui dans les années 80 a sapé les fondations théorique du service public par une nouvelle doctrine qui valorisait les privatisations et la marchandisation (cf Caillosse). Satisfaire la logique de profit et satisfaire l’intérêt général devenait compatible. On ignorait que cela permettait de constituer dans la décennies suivante l’écart néolibéral grandissant entre profit et salaire (cf Husson)

    2) En défense du Conseil scientifique d’ ATTAC et de quelques autres intellectuels !

    Les autres intellectuels sont ceux des partis de la gauche critique ou des écologistes sociaux ou écosocialistes.

    Le Sarkozysme semble avoir réactiver le vieux et traditionnel ressentiment des "petits" contre les "gros". Mais il ne faut pas ici tout mélanger comme le font certaines critiques afin d’éviter la critique de la montée des inégalités et de l’enrichissement indu.

    Car contrairement à ce qu’écrivent certains comme Conspiracy Watch (1) ou Hélène L’Heuiller (2) il s’agit pas d’un ressentiment général et global mais plutôt d’une colère ciblée contre la domination interne et externe et donc contre une élite précise pas toute. Ce n’est pas les élites en tant qu’élite qui sont attaqués mais une déviation du système méritocratique ou même un type de méritocratie qui permet un trop gros enrichissement des uns quand les autres gagnent peu.

    Car si il y a bien des élites qui cherchent à s’enrichir toujours plus en se mettant au service de la classe dominante et notamment de la finance ( y compris parfois en se parant de l’intérêt général) il y a aussi des intellectuels qui ne cherchent pas des hauts revenus qui mettent leur savoir au service du social et de l’écologie. Dans ATTAC on doit aux membres du Conseil scientifque en collaboration avec d’autres acteurs les recherches sur les taxes sur les transactions financières, les mesures pour créer un pôle public bancaire, celles pour combattre les paradis fiscaux. Toutes ces mesures sont favorables au peuple-classe contre la finance et la classe dominante.

    Dans la France de Sarkozy mais aussi dans l’univers néolibéral occidental il est plus aisé de critiquer les faibles, les démunis, les "bras cassés" surtout s’ils sont étrangers ou immigrés que les "gros" ou l’on ressort alors "le mythe" de Pierre Birnbaum (3). Pratique cet usage de ce scientifique ! Il fait taire, à son corps défendant (4), la critique des possédants (la bourgeoisie) et des dominants (les capitalistes notamment ceux de la finance) .

    Ce site écrit : "Cette idéologie démagogique, qui exploite les frustrations et les peurs et fait fi de toute complexité, a fait les choux gras du poujadisme (défense des « petits »), puis du lepénisme (critique de « l’establishment »). Elle a contribué à unir extrême droite et extrême gauche dans une commune dénonciation de la démocratie représentative."

    Parce que la démocratie représentative serait un dispositif "sacré" ! Le peuple peut estimé qu’il est mal représenté. Il peut même renommé la démocratie représentative en démocratie délégataire.

    La complexité a bon dos tout comme une certaine critique du populisme, celle qui met dos à dos l’extrême-droite et l’extrême-gauche. Le poujadisme ne défendait pas tous les petits contre les gros mais le petit monde de la boutique contre le fisc. Le poujadisme n’a rien à voir avec une sorte de marxisme populaire latent en France. Quand au lepènisme il externalise la critique des gros (et même y voit la main des juifs parfois) sous l’effet de la mondialisation (en oubliant la bonne mondialisation) mais c’est pour adouber et valoriser la nation bonne dans toute sa composante patronale comme ouvrière et paysanne. On sait que le nationalisme du FN a pour effet de mettre la critique virulente de l’immigration à chaque chapitre de son programme. Le FN est contre la justice fiscale et le développement des services publics.

    Alors que la classe dominante est de plus en plus dominante, que les inégalités en tout genre s’accroissent, que la part des salaires diminue face aux profits, qu’au sein des salaires on observe une montée des gros salaires quand les petits stagnent, que les services publics sont en régression (ce qui est aussi un cout supplémentaire pour les prolétaire qui se retrouve insolvable face au marché).

    Christian Delarue

    Le mythe des ’’200 familles’’ ferait-il son come-back sur Marianne2.fr ?

    http://www.conspiracywatch.info/Le-...

    Le ressentiment à l’égard des élites

    dimanche 24 janvier 2010, par Hélène L’Heuillet

    http://www.raison-publique.fr/artic...

    3) Les « petits » et les « gros » de Pierre Birbaum

    4) Serge Halimi a critiqué P Birbaum et son cercle de la raison.

    


    votre commentaire
  •  

    La France ne sera pas un pays civilisé tant que des humains y dormiront dans la rue !
    Pour un Etat social , arrêt immédiat des expulsions et mise en place d’un plan d’urgence




    L'Etat doit satisfaire d'urgence à ses obligations de relogement ou à défaut d'hébergement d'urgence.

    Un pays qui se veut social et civilisé doit respecter le principe fondamental : "Aucun humain ne doit rester dormir dans la rue".

    L'été 2011 comme d'autres été est marqué par une recrudescence des expulsions sans relogement ni hébergement.

    Qu'il s'agissent de familles pauvres habitant comme locataire des immeubles insalubres et victimes des rigueurs de la loi de part des évacuations administratives (à la suite d’arrêtés du préfet de Police de Paris de péril imminent. En cas de péril, l’État doit les héberger jusqu’à leur relogement. Ils ont des papiers et travaillent.

    Qu'il s'agissent d'occupations de places à la suite d'expulsions policières (souvent sans ménagement) de squatters.


    Il n'y a pas que les rapports sociaux locataires-propriétaires enserrés par le droit et le marché.
    L'Etat est tierce personne réparatrice face à l'insuffisance du marché (qui ne respecte que la solvabilité)

    - Les locataires ont des droits mais n'ont pas tous les droits. Ils ont des obligations.
    - Les propriétaires doivent certes pouvoir voir leurs droits respectés.
    Mais quand des expulsions surgissent légalement, l'Etat doit
    - d'une part entamer une expulsion policière qu'avec une solution d'hébergement (court terme);
    - d'autre part, veiller à créer des centres départementaux d'hébergement des sans abris (long terme).

    Sans cela, il n'accompli pas ses missions de satisfaction des besoins sociaux.
    Sans cela il penche vers la barbarie et se détourne de la civilisation !
    Il dépend de nous que l'Etat ne soit pas un simple auxiliaire du marché.
    Vive l'Etat social. Vive le socialisme, tant il parait peu probable qu'un capitalisme dominant satisfasse ces besoins de base.
    Ne soyons pas tendre avec les libéraux qui se réclament de Hayek pour laisser faire le marché ou de Spencer pour la "lutte pour la vie".
    Gardons notre tendresse pour celles et ceux qui n'ont que des coups ou du mépris.

    Christian DELARUE




    Le DAL demande
    un plan d’urgence, le respect et l’application des lois :

    • L’hébergement immédiat, sans condition, décent,et durable de toute personne à la rue, conformément à l’article L345-2 et suites du code de l’action sociale et des familles,
    • Le relogement des prioritaires DALO, dans les délais, et un programme de rattrapage sur 6 mois pour les 20 000 prioritaire DALO non relogés en ile de France, laissés pour compte par l’Etat et le Gouvernement, dont les 300 familles du square Boucicaut
    • Un grand plan de mise à disposition ou réquisition de logements et bureaux vacants appartenant aux grands propriétaires publics et privés, pour tenir ces objectif à moindre coût et dans des délais rapides.
    • L’arrêt immédiat des expulsions sans relogement, la réalisation massive de logements sociaux accessibles, la baise des loyers et des charges, l’abrogation des mesures de marchandisation du logement social...


    Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/


     


    votre commentaire
  • Pour une initiative politique nationale de transition à l'eau publique.


    Face à l'implantation prédatrices des firmes multinationales de l'eau des municipalités tentent le passage en régie publique. Cette transition n'est pas aisée. Cela nécessite la mobilisation de différents acteurs (associations, partis, citoyens, etc.) . Il serait bon que les élu(e)s et partis de gauche et ceux écologistes s'engagent nationalement pour faciliter cette transition. Cela peut prendre l'aspect au plan programmatique d'une loi cadre pour l'eau publique en France et même d'un service public national de l'eau (1).

    L'initiative fera l'objet d'un regard attentif de la part des peuples européens qui subissent les privatisations ou les partenariats public-privés (2) tant réclamés par Véolia, Suez et autres sociétés privées de l'eau.

    Au-delà de la loi-cadre, il s'agira de combiner services publics de proximité sur les zones adaptée (villes, bassin géographique) et service public de régulation pour tout ce qui relève d'un espace élargi : espace régional et national. Pour la régulation et la péréquation tarifaire l'espace national est pertinent. D'autres missions sont concevables au niveau national. Le SPNE, c'est donc plus qu'un simple "coup de pouce" au passage en régies publiques locales.

    Christian Delarue

    1) Agir ici pour un service public national de l’eau (SPNE) - C Delarue
    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article458

    2) PPP "eau" ou la stratégie du meilleur profit pour les firmes.
    http://www.attac.org/fr/blogs/delarue-christian/5-10-2010/ppp-eau-ou-la-strat%C3%A9gie-du-meilleur-profit-pour-les-firmes


    votre commentaire
  • Nationaliser, socialiser NATIXIS et le nettoyer !



    NATIXIS est né le 26 nov 2006 à partir d'un projet commun de La Caisse
    d'épargne et la Banque populaire.
    Voir ce lien pour cette naissance:

    http://www.easybourse.com/bourse/international/dossier/196/la-caisse-depargne-et-la-banque-populaire-donnent-naissance-a-natixis.html

    Comme le laisse entendre le document intersyndical de l'époque de création (en lien ci-dessous), le groupe NATIXIS avait de forte chance de devenir
    "pourri" du fait "des exigences démesurées de rentabilité". C'est ce qui est survenu.

    Les critiques des Institutions Représentatives du Personnel et des
    Organisations syndicale de NATIXIS n'ont pas été entendues. Elles furent
    même méprisées.

    Ce tract syndical se préoccupe naturellement de la situation de l'emploi
    des 22 000 salariés. C'est très légitime.

    Cela n'empêche pas de voir l'état de ce groupe totalement impliqué dans
    des opérations financières à hauts risques et toxiques.

    Pour le "nettoyer", le karcher nécessaire se nomme nationalisation et
    écoute des représentants du personnel et des syndicats.

    CD

    Document syndical portant sur le projet de fusion.

    http://referentiel.nouvelobs.com/file/638165.pdf


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique