• LA STRATEGIE DE LA PUNITION DES FONCTIONNAIRES

    LA REFORME DE L'EVALUATION POUSSEE AU TERME DE SA LOGIQUE

    NEOLIBERALE ET SPENCERIENNE

     

     

    Rebond sur « Riposte syndicale contre la Casse du statut de la Fonction Publique » vendredi 2 mai 2008 (16h04) :

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article65632#forum238377

     

    Arrière plan :

     

    Le Livre blanc sur l' « avenir de la Fonction Publique » ou Comment en finir avec le Statut Général des Fonctionnaires .

     

    Silicani et d'Aubert : deux rapports qui mettent en danger la fonction publique et la recherche scientifique et technologique

     

    L' évaluation des fonctionnaires peut aboutir demain à l'exclusion . Ainsi l'aguichante «  stratégie de la récompense » (1) d'une minorité va déboucher sur une double punition : le moindre salaire généralisé et le licenciement au-dessus des têtes pour tous. L'inverse du nécessaire pour une "politique de civilisation", thème que Nicolas SARKOZY a emprunté à Edgar MORIN ;.

    Dans le privé la précarité, la précarisation et les licenciements vont bon train le tout sur fond de chômage structurel maintenu ce qui signifie une très très forte insécurité économico-sociale d'une grande partie du salariat qui constitue grosso modo 90 % de la population des pays capitalistes du Nord, les 10 % restant formant la paysannerie, la petite bourgeoisie libérale et la bourgeoisie. Comme le capital connaît une crise de rentabilité sans précédent l'Etat français et son gouvernement veulent instaurer une forme de licenciement dans les administrations.

    C'est donc par le biais de l'évaluation et sous couvert de performance et de  récompense des meilleurs que l'on instaure à la fois le mécanisme d'exclusion - après avoir organisé en mars 2002 l'exploitation accrue par sous-paiement de la force de travail - et que ce faisant l'on bafoue le principe selon lequel "chacun et chacune doit apporter sa contribution à la production sociale de l'existence". Cette nouvelle contre-réforme va n'être que l'aboutissement logique de ce qui a été entrepris en 2002 pour accroître l'exploitation du travail salarié public, pour le rendre "performant". Il y aura enfin une unité logique qui va en faire la vérité néolibérale du système de gestion de la force de travail salarié dans le public.

    Un nouveau pas contre le statut et vers l'insécurité économico-sociale.

    Si l'entretien d'évaluation est mauvais il sera proposé une mutation à l'agent et en cas de deux refus consécutifs ce dernier sera licencié. Le système d'évaluation qui s'inscrivait dans le cadre de l'individualisation des postes de travail et d'une rémunération au mérite notamment depuis le décret de mars 2002 va connaître une nouvelle étape réactionnaire, ie d'un retour vers la vérité du capitalisme incapable. Un nouveau pas est bien franchi puisque le "payer moins" pour les travailleurs du public ne suffit plus, il importe aussi de pouvoir licencier. Ce faisant la Haute administration d'Etat qui n'est que la classe d'appui de la bourgeoisie fait coup double : d'une part elle jette à la rue ses "bras cassés" au lieu de trouver des lieux d'intégration, d'autre part elle instaure la menace de licenciement pour les autres agents travailleurs . Car ce qui est insupportable pour un certain patronat c'est de pouvoir travailler "debout" sans craindre le licenciement à la moindre parole de travers, à la moindre journée de grève faite, au moindre retard dans le travail, etc...

    Un autre modèle pour travailler en paix et vivre bien

    Apporter sa contribution ne signifie pas travailler intensément avec des journées de travail de 10 H 00 et ce 6 jours sur 7 ce que rêve Nicolas SARKOZY et tous les patrons qui veulent mettre la France (salariée) au travail. Le principe selon lequel "chacun et chacune doit participer à la production sociale de l'existence" est plus compatible avec un système de RTT généralisé qui fait travailler tous les salariés pendant 30 heures par semaine sans annualisation. Evidemment un tel principe est appelé à être oublié tant par le patronat que par le salariat puisque ces derniers sont soumis au principe de la marchandisation contrainte : ils doivent impérativement vendent leur force de travail pour vivre. Dura lex sed lex ! Le mode de production capitaliste dominant dans la société instaure un salariat très majoritaire avec les rapports sociaux antagoniques qui lui sont consubstantiels.

    Entre Spencer et Darwin il faut choisir !

    L'unité logique comme vérité néolibérale du système de gestion de la force de travail salarié dans le public est une "vérité" calée sur celle qui prévaut dans le privé, là ou les rapports sociaux sont part en part soumis à la logique capitaliste. Les services publics ont en principe une logique de base non capitaliste mais la tendance du néolibéralisme -nommée crise du service public par les juristes libéraux dans les années 80 - a été de les soumettre de plus en plus à une logique marchande et à ce qui se fait dans le privé conçu comme modèle. Il y a eu inversion du modèle . Le modèle du privé et des néolibéraux est hobbésien - l'homme est un loup pour l'homme - et spencérien celui de la survie normale des plus aptes dans un monde ou règne nécessairement la loi de la jungle économique. Nous préférons le modèle darwinien fondé sur les "instincts sociaux", la sympathie pour les faibles et dit de façon plus moderne la protection de tous, l'égalité et la laïcité, le tout dans une perspective marxiste d'émancipation sociale du salariat à l'encontre du capital.

    Le statut du fonctionnaire devrait être défendu comme étant sous le capitalisme dominant le modèle du travail sous des conditions de travail relativement pacifié ou chacun travaille en fonction de ses qualifications sans être soumis au zèle et à la sur valorisation de ses capacités mais le néolibéralisme comme idéologie du capital en crise de rentabilité veut le faire voler en éclat. Chaque année qui passe connaît une attaque contre lui. Les générations à venir vont ainsi connaître la vérité du capitalisme qui n'a pu connaître qu'un temps pendant 30 ans sous la pression du camp dit "communistes" un système de protection des salariés relativement avantageux.

    Christian DELARUE

    syndiqué CGT Finances

    1) « Stratégies de la récompense » ESF 1990 est un ouvrage de Concetta Carestia LANCIAUX une DRH d'entreprises transnationales nord-américaines qui développe la problématique sur plus de 230 pages.

    En 1994 un haut fonctionnaire publiait dans une revue juridique (AJDA) un bilan de la modernisation de la fonction publique indiquant que l'on en était resté « au milieu du gué ». Depuis la régression sociale - qui pourrait se nommé désaffiliation généralisée et exploitation salariale maximale - s'est poursuivie sans faiblir avec la droite et la gauche, y compris d'ailleurs pendant la période RTT, la RTT la plus perverse du siècle.

    LA MISE EN CONCURRENCE DES COMPETENCES ou LES DEVOIEMENTS DE LA RECONNAISSANCE LIBERALE

    http://www.france.attac.org/spip.php?article6574

    Une défense de la qualification contre la compétence

    Pas d'augmentation de salaires ! Nous n'iront pas aux entretiens-évaluation.

    http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article61818

     

     


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  • PAS D'AUGMENTATION DE SALAIRES,

    NOUS N'IRONS DONC PAS AUX ENTRETIENS D'EVALUATION

     
     

    On devine dès le titre que ce billet va prendre une forme différente de ce que qui a pu être écrit soit dans un cadre collectif et syndical soit comme citoyen ou membre d'ATTAC .

     

    - Dites aux « robots du travail » que les fainéants n'existent pas !

     

    Le capitalisme passe volontiers de la guerre réelle à la « guerre économique » et pour se faire il se forge une doctrine, une « pensée unique » largement diffusée par les médias dominants . Cette pensée est intégrée au point de devenir une quasi religion . Cette religion particulière colonise le vécu et produit des esprits serviles et mesquins toujours en guerre contre l'insuffisance quantitative et qualitative du travail. Ces esprits mesquins usent d'une fausse morale ainsi que la démontré Christophe DEJOURS pour taper toujours plus fort sur les fainéants et ce faisant se faire reconnaître ainsi par les directions pour monter dans la hiérarchie de la firme ou de l'administration. C'est clair, il faut combattre la religion du patronat et des élites qui en ces temps de crise de la rentabilité du capital est celle de la concurrence, de la performance et in fine de l'individualisation et du mérite productiviste.

     

    - Qu'avons nous fait de nos combats pour la RTT ?

     

    La société doit assurer du travail à tous et toutes. C'est d'ailleurs inscrit dans la Constitution ! Nous devons y veiller ! Nous devons continuer de revendiquer la réduction du temps de travail hebdomadaire . Nous sommes à contre courant . Pourtant chacun sait que  nous devons tous participer à la production sociale de l'existence et que ce n'est pas le cas. Certes, une vie décente doit être assurée à ceux qui le peuvent pas ou plus, à ceux que la vie débridée de la productivité à laissé sur le bas côté de la route ! Nous voulons travailler tous, mais pas devenir des travailleurs compulsifs. Nous voulons être bien payés et que nos salaires augmentent avec le temps passé dans la « boite », surtout quand les riches s'enrichissent simplement en participant à des conseils d'administration de sociétés anonymes cotées en bourse . Nous voulons être reconnu pour nos qualifications .

     

    Le problème est que les syndicats des travaillleurs sont passé du combat des années 90 pour la RTT au combat pour la sécurisation du travail sans mener les deux revendications de front. Dans la CGT on a discuté du nouveau statut du travail salarié qui a donné lieu a de nombreux débats en abandonnant la poursuite du combat pour la RTT qui loin se s'affermir commençait à être « récupéré » sous forme d'intensification ou d'annualisation. La segmentation des luttes n'est pas possible car le capital attaque sur tous les fronts. Le bilan de la RTT en France a été fait en 2004, notamment par Michel HUSSON mais depuis la situation s'est dégradé notamment avec la « mise au travail des Français » de N. Sarkosy. Nous devons donc reprendre le débat et la lutte mais en la généralisant me semble-t-il à l'Europe et au monde par une grande campagne altermondialiste. Il ne faut pas faire « petit » !

     

    La haine du sociologue vendu au patronat !

     

    C'est bien connu même luttes ne sont pas permanentes, les salariés travaillent et ne se mobilisent pas constamment contre leur exploiteur. Dans les grandes unités de production publiques ou privés les conflits du travail se trouvent donc circonscrits et concentrés dans un cadre qui met face à face les représentants du personnel et les dirigeants. Les salariés mandatent des camarades qui emploient leur temps et leur énergie à argumenter les revendications pour leur donner plein effet, pour obtenir satisfaction. De l'autre côté les directions s'emploient à démonter cet argumentaire en usant de l'appareil statistique dont elles disposent. Quand cela ne suffit pas elles recrutent divers experts chargés de l'analyse qualitative des conditions de travail. Grosso modo leurs tâches consiste à montrer la diversité des situations dans les divers secteurs et sous secteurs en relativisant les contraintes qui pèsent sur les travailleurs, en ignorant les effets du management à la pression. Ils se font les complices de l'exploitation salariale.

     

    - Rebondir sur la dégradation des conditions de travail

     

    Après avoir manifesté et revendiqué des augmentations de salaires dans le public comme dans le privé, pour les actifs, les retraités (qui sont autrement actifs) et les chômeurs (augmentation des minimas sociaux) . Après avoir répété avec mes camarades syndicalistes dans divers lieux, militants ou non, les arguments sur les évolutions du partage profit/masse salariale tant en France qu'à l'étranger vient le moment de s'intéresser à nouveau aux conditions de travail.

    Pourquoi ?

     

    Bien souvent, la baisse prolongée des salaires accompagne une intensification du travail, un allongement des journées de travail et l'ensemble s'accompagne de mauvaises conditions de travail. Le « bien souvent » signifie que l'expérience syndicale et la lecture de certaines études montrent qu'il y a des exceptions liées à des luttes sociales qui aboutissent un moment à des situations contrastées, des situations en décalage. Il y a dix ans on gagnait une RTT mais on perdait en terme d'intensification du travail et d'organisation du travail (plus de contrats d'objectifs, plus de précarité, plus de taylorisation, plus de soumission). Mais dans la période actuelle tous les clignotants de l'exploitation salariale sont allumés.

     

    - L'entreprise archaïque assistée par ordinateur !

     

    Certes, les situations de travail sont variées. Les méthode tayloriennes subsistent et même s'étendent là ou elles ne s'appliquaient pas. Ce n'est pas nouveau . Le contrôle constant, en temps réel, constitue l'un des facteurs déterminants des conditions de travail. Ce contrôle s'exerce soit par l'informatique soit par le regard directe du contremaître. Mais il n'y a pas que le regard du chef qui crée du contrôle il y a aussi le regard de ses pairs, de ses collègues de travail. C'est pourquoi les grandes aires de travail et même les bureaux non individualisés sont ressentis comme un monde totalitaire ou chacun surveille chacun. Ce qui accroît plus la lutte des places que la solidarité de classe. Michèle GROSJEAN et Michèle LACOSTE  observent (1) que « l'orientation vers le justification de soi devant le groupe est caractéristique d'un métier où l'on ne se soustrait pas au contrôle par ses pairs. »

    Mais cela n'est pas ressenti pareillement selon les métiers ou les fonctions . Les métiers comme celui d'infirmière ou l'erreur peut coûter la vie d'un patient produit plus de compréhension et de solidarités que de mesquineries des bureaux ou des usines ou la productivité par travailleur est contrôlée chaque jour voire heure par heure.

     

    - « La France que se lève tôt » (ou qui se couche tard) en a marre d'être sous pression !

     

    Tous les travailleurs salariés ne sont pas sous contraintes directe jour après jour. La pression s'exerce alors via les contrats d'objectifs. C'est sans doute plus supportable . Mais à l'heure de la crise sans précédent de rentabilité du capital il n'y a plus d'endroit protégé pour produire calmement. Les salariés qui travaillent en quasi-indépendant font des horaires de profession libérale mais avec des salaires qui n'augmentent pas ou peu.

     

    Çà suffat comme ci dit le tiers-état !

    Nous n'iront pas aux entretiens !

     

    Christian DELARUE

    Syndicaliste CGT Finances

     
     

    1 Pour un bilan des 35 h par Michel HUSSON

    2 Michèle GROSJEAN et Michèle LACOSTE  Communication et intelligence collective - Le travail à l'hôpital Ed. PUF coll. Le travail humain 1999

     
     
     
     

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  • AG DES SYNDICATS DE L'UD CGT 35
     
    Ce mardi 5 fevrier 2008 se tenait une AG des syndicats CGT de l'UD CGT 35 en présence de Maryse DUMAS secrétaire confédérale. Loic MOREL qui remplace désormais Françoise FAUCHEUX a fait son premier discours introductif au titre de nouveau secrétaire général de l'UD CGT 35. La salle a salué le départ de Françoise FAUCHEUX qui travaille désormais à la Confédération.
    La délégation du SNADGI-CGT 35 était composée d'Anouck LE CLOEREC, Christian DELARUE, Pascal FRANCHET et Jean-Michel GROISIER.
     
    Loic MOREL vient de la CGT PTT : voir sur info.net

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  • GREVE REELLE ET PAR PROCURATION CONTRE <st1:PersonName productid="LA SMICARDISATION ET" w:st="on">LA SMICARDISATION ET</st1:PersonName> LA MISERE

    8000 manifestant(e)s à Rennes ce 24 janvier

    Quelques photos de rennes-infhonet dont une : "Dieu a dit à Sarko : le pouvoir d'achat tu augmenteras..."
    http://www.rennes-infhonet.fr/reportage-culture-70-.html

     

    LE 24/1 CONTRE <st1:PersonName productid="LA SMICARDISATION ET" w:st="on">LA SMICARDISATION ET</st1:PersonName> <st1:PersonName productid="LA MISERE" w:st="on">LA MISERE</st1:PersonName>

    RECOMMENCER SANS TARDER POUR ARRETER <st1:PersonName productid="LA DEGRINGOLADE" w:st="on">LA DEGRINGOLADE</st1:PersonName>

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article60053

    Quelques photos de rennes-infhonet

    http://www.rennes-infhonet.fr/reportage-culture-70-.htm


    C'est le monde à l'envers : Nous vivons une contre-révolution en matière de risque et de garantie. Désormais c'est le capital qui exige un (haut) revenu garanti et c'est les salariés qui assument les risques de la "guerre économique" en travaillant plus mais dans la précarité et sans gagner plus ! La force de travail coûte trop cher .

    En effet, c'est l'ensemble des salaires publics ou privés qui ne cessent de chuter par rapport aux profits qui montent et qui doivent monter avec un haut niveau de rentabilité. Seul les très très hauts salaires (les TTHS) augmentent (1). Mise à part cette fine croûte supérieure le reste des salaires baisse. En terme de revenus (salariés et non salariés) la couche qui bénéficie du mauvais partage des revenus est plus large (2) et c'est tout le reste de la population qui plonge vers le bas. A cette injustice fondamentale s'ajoute le fait que quand les salaires baissent les prix eux augmentent. Et plus on est au bas de l'échelle des revenus et plus ce fait est douloureux à vivre. Combien sont-ils à vivre dans la misère sans travail ni logement décent?

    1) LES OBSTACLES A <st1:PersonName productid="LA MISE EN" w:st="on">LA MISE EN</st1:PersonName> MOUVEMENT

    Sur la base du premier considérant, ce devrait être 98% des salariés ou 80% de la population que l'on devrait trouver dans la rue! Mais deux facteurs au moins empêchent une telle mobilisation : une insensibilité et un aveuglement.

    - INSENSIBILITE d'abord des couches moyennes supérieures du salariat qui ne ressentent pas encore trop l'augmentation des prix. Il s'agit du salariat qui dispose encore en fin de mois d'une relativement bonne bonne capacité d'épargne mensuelle. Autrement dit il épuise pas la totalité de son salaire pour vivre ou faire vivre sa famille.

    - AVEUGLEMENT ensuite de la part de tous ceux qui refusent de voir l'énorme injustice systémique - celle relatée en toute première phrase - ce qui recoupe grandement mais pas seulement loin de là le salariat en capacité d'épargner chaque mois.

    Il n'y a évidemment pas que le niveau de salaire perçu et nécessairement dépensé pour vivre qui sert de critère à la mobilisation possible. Les salariés du privé qui subissent la menace du licenciement n'ont pas la possibilité réelle de manifester. Pourtant il y a de plus en plus de salariés smicardisés qui ne perçoivent que le SMIC et depuis plusieurs années. <st1:PersonName productid="La SMICardisation" w:st="on">La SMICardisation</st1:PersonName> est une insatisfaction quotidienne pour faire vivre la famille mais aussi une indignité face au travail effectué notamment quand les riches s'enrichissent en dormant. Il n'y a que la "dictature d'usine" qui pèse pour ne pas faire grève ou plutôt pour faire la grève par procuration.

    <st1:PersonName productid="LA GREVE PAR" w:st="on"><st1:PersonName productid="LA GREVE" w:st="on">2) LA GREVE</st1:PersonName> PAR</st1:PersonName> PROCURATION

    Une nouvelle fois ce seront donc massivement des fonctionnaires qui seront dans la rue pour l'augmentation des salaires, les leurs évidemment mais aussi de tous les salaires y compris les minima sociaux et les salaires du privé. Salaires directs et indirects !

    Pour les fonctionnaires le critère est la valeur du point d'indice rapportée à l'indice INSEE des prix à la consommation. L'UGFF - la branche fonctionnaire de la cgt - mesure cette valeur chaque mois pour informer ses cotisants.

    <st1:PersonName productid="La SMICardisation" w:st="on">La SMICardisation</st1:PersonName> touche aussi les fonctionnaires (cfn°147 revue UGFF). C'est une tendance historique qu'il faut rapprocher de l'augmentation du PIB entre 1960 et 2006 qui est de l'ordre de 328% et les revenus financiers de 7413% ! Tout n'est pas à la baisse pour tout le monde ! Voyons l'évolution du côté du personnel d'exécution C B A de la fonction publique . Entre 1986 et 2006 le début de la catégorie C - le premier niveau des employés et ouvriers - a été rattrapé par le SMIC alors qu'il était de 15% au-dessus en 1986. Le premier grade du B n'est que 4% au-dessus du SMIC alors qu'il était à 24% en 1986. La baisse touche aussi les inspecteurs (catégorie A) mais les IP (catégorie A+) ne semblent pas pour l'heure ressentir collectivement la baisse constatée par Régis BIGOT. Et souvenons-nous que lorsque le point indiciaire chute il entraine avec lui la totalité de la rémunération mais aussi la totalité de la grille indiciaire.



    AUGMENTATION DE TOUS LES SALAIRES ET DES MINIMAS SOCIAUX

    CREER UN MECANISME D'AJUSTEMENT AUTOMATIQUE DES SALAIRES PAR RAPPORT AUX PRIX

    REDUIRE LE TEMPS DE TRAVAIL POUR TRAVAILLER TOUS

    VIVE <st1:PersonName productid="LA COTISATION SOCIALE" w:st="on">LA COTISATION SOCIALE</st1:PersonName> !


    Christian DELARUE

    Altermondialiste et syndicaliste CGT Finances

    1 lire : La hausse tendancielle du taux d'exploitation par Michel HUSSON
    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article8956


    2) Lire l'intervention de Régis BIGOT au colloque « classes moyennes et politiques publiques » publiée par le CREDOC .

    Régis BIGOT constate que la situation des couches moyennes ressemble davantage à celle des bas revenus qu'à celle des hauts revenus. Il considère pourtant comme haut revenu les 20% de la population percevant les plus hauts revenus, les bas revenus étant les 20% de la population percevant les plus bas revenus. En conséquence les couches moyennes salariées ou non sont les 60% de la population se situant entre ces deux groupes extrêmes.

    2 cf n°147 la revue UGFF de décembre 2007

    Plus une table ronde à l'initiative du site www.humanite.fr avec Gérard Aschieri (FSU), Jean-Marc Canon (UGFF-CGT), Brigitte Jumel (UFFA-CFDT) et Patrick Pelloux (AMUF-Urgentistes).

    http://www.humanite.fr/Le-24-janvier-la-Fonction-publique-manifeste

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  • ATTAC 92

    Vidéo sur le traité qui reconduit celui que l'on a jeté le 29 mai 2005 avec les explications de Christophe VENTURA

    A partir du même lien accès aux analyses critiques de Gérard FILOCHE sur le démembrement du code du travail. 

    http://www.dailymotion.com/attac92


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