• Les bourgeoisies compradores sont-elles aussi "bountys" ?

    Les bourgeoisies compradores ou néo-compradores des pays dominés, notamment des ex-colonies africaines, sont des pièces essentielles de l'impérialisme du centre (ou du "nord"). Les dirigeants politiques et les quelques dirigeants économiques de ces pays de "sud" ne sont pas entièrement "aux ordres" des bourgoisies du nord dans la mesure ou existe une dialectique variable entre soumission et indépendance. Mais bien souvent il s'agit d'une pseudo-indépendance portant sur des éléments secondaires de la domination impériale du nord. Par contre la soumission aux intérêts économiques des firmes multinationales est réel mais moins visible. D'ou le nom de bourgeoisie compradores, classe dominante dans leur pays mais classe d'appui des stratégies impériales du centre au niveau mondial.
     
    Le culturel fait parti des ces éléments secondaires qui peuvent être instrumentalisés dans un sens (maintien)ou dans un autre (folklorisation). Des lors la notion de bourgeoisie bounty peut trouver à s'appliquer de façon pertinente quand l'occidentalisation s'opère dans tous les domaines en ignorant les spécificités culturelles. Ce n'est pas nécessaire ou systèmatique . Mais si telle ou telle bourgoisie compradores se met à imiter les modes de vie et les réflexes socio-culturels de la bourgeoisie occidentale alors elle est aussi un bourgeoisie bounty, ie noir dehors, blanche dedans.
     
    Je lis dans cet extrait de de Mohamed Tahar Bensaada une façon de voir qui confirme mon propos.
    "La dépendance des bourgeoisies libérales et bureaucratiques « néo-compradores » ne relève pas seulement de l'instance économique. Bien entendu, la dépendance politique et militaire de ces bourgeoisies renvoie à leur intégration organique au système capitaliste mondial et ne peut qu'être renforcée par la crainte qu'inspire la montée de la contestation sociale. Cependant l'analyse socio-économique sous-estime le plus souvent le rôle de l'aliénation culturelle des élites dirigeantes dans les pays périphériques dans ce qu'il convient d'appeler une perméabilité structurelle au processus de recolonisation en cours. D'un point de vue culturel et idéologique, l'échec des régimes arabes et musulmans post-coloniaux ne pouvait qu'apparaître comme celui d'une tentative d'occidentalisation ou d'importation d'un schéma de développement étranger au mépris des valeurs morales et culturelles qui assuraient le lien social et ne pouvait dans ces conditions que favoriser l'éclosion de réactions de type fondamentaliste."
     
    Christian DELARUE
     
    "Les théologies islamiques de la libération" de Mohamed Tahar Bensaada sur le site oumma;com
     

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  • Aurélie TROUVE co-présidente d'ATTAC et Christian DELARUE Secrétaire national du MRAP et membre du CA d'ATTAC
     
    LE TRAITE DE LISBONNE : UN TRIPLE SCANDALE

    Le Collectif pour une Europe sociale, solidaire et démocratique du Pays de Rennes a organisé une réunion publique le jeudi 31 janvier à 20h30 en présence d'Aurélie TROUVE co-présidente d' ATTTAC France qui s'est employée à une mise en perspective historique avant d'aborder le contenu de ce traité de Lisbonne.

    Ce dernier est triplement scandaleux : 1) il bafoue la démocratie, celle qui s'est exprimée le 29 mai 2005 ; 2) il est volontairement illisible
    et les médias n'ont pas démenti l'annonce officielle d'un traité "simplifié", 3) alors que son contenu reprend bien le projet refusé en 2005 voire il l'aggrave. C'est donc devant une salle bondée de citoyens mais aussi de divers représentants politiques (de gauche), syndicaux et associatifs expressément invités qu'Aurélie TROUVE a lancé le débat en vue de l'action contre le traité, notamment en exigeant à Versailles le 4 février prochain un nouveau référendum.



    Intervention de Christian DELARUE au nom du MRAP


    LE TRAITE DE LISBONNE EN RAJOUTE CONTRE LES MIGRANTS


    S'agit-il exactement de la copie conforme du TCUE ? La réponse est positive dans beaucoup de domaines (notamment liberté de circulation des capitaux, des marchandises, des travailleurs intra-communautaires...) mais s'agissant des migrants le traité de Lisbonne en rajoute pour durcir les politiques anti-immigration de l'Union européenne. Le MRAP a donc encore plus de raison qu'en 2005 de rejeter ce traité qui opère un :
    - Renforcement des moyens de lutte contre l'immigration illégale
    - Mise en place d'un "système intégré de gestion des frontières
    extérieures"
    - Renforcement des pouvoirs du Frontex
    - Reconnaissance d'Europol Office européen de police


    Les revendications du Ministère IIINCodev de Brice HORTEFEUX auprès des instances européennes ont été partiellement entendues.
    Discours de Brice Hortefeux devant la Délégation de l'Union européenne à l'Assemblée Nationale
    http://www.premier-ministre.gouv.fr/iminidco/salle_presse_832/discours_tribunes_835/discours_brice_hortefeux_devant_59022.html


    Il convient d'user de tous les moyens propres à renverser le processus tant sur le plan démocratique que du contenu social et solidaire. La
    manifestation à Paris le 2, celle à Aubagne (près de Marseille) le 3 et le rassemblement à Versaille le 4 sont des rendez vous cruciaux. Ce qui n'empêche pas les rassemblements locaux de celles et ceux qui ne peuvent se déplacer.


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  • La situation à Gaza s'aggrave, suite au blocus hermétique imposé par Israel depuis quelques jours.
     
    Pour plus de détails , lire  le communiqué de l'Association France Palestine Solidarité : 
     

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  • ELARGIR LE CHAMP DE LA LUTTE DE CLASSE: REPONDRE A LA GUERRE DU CAPITAL CONTRE LES MIGRANTS ET TOUS LES SALARIE(E)S
     

    Contribution au congrès du MRAP de janvier 2008*

    vendredi 11 janvier 2008 (23h57) : sous le titre :
    - Elargir le champ de la lutte des classes : migrants et salariés contre le capital

    http://www.bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=59237


    Même si l'ancrage du MRAP dans la sphère altermondialiste a modifié la donne, il aisé de remarquer que l'on n'évoque qu'épisodiquement chez nous la « lutte des classes » car nous somme un mouvement citoyen et laïque. Nous défendons les droits humains et le droit des peuples. D'ailleurs pour certains parmi nous les classes n'existent plus, les luttes sont fragmentées et le mouvement ouvrier une vielle histoire.



    I - LE MRAP ET <?xml:namespace prefix = st1 /><st1:PersonName w:st="on" productid="LA LUTTE DE">LA LUTTE DE</st1:PersonName> CLASSE DU CAPITAL

    Pourtant nous mettons tous et toutes les méfaits de la mondialisation néolibérale tant au Sud qu'au Nord sur le compte des grandes entreprises (que certains nomme firmes multinationales et d'autres transnationales), sur le rôle joué par les grandes institutions internationales (FMI, BM notamment) et les gouvernements des Etats les plus puissants et en premier lieu les Etats-Unis d'Amérique. Nous critiquons avec ATTAC le rôle régressif au plan social et écologique de la finance mondialisée, de la marchandisation généralisée, de l'appropriation privée des moyens de production et d'échange, le démantèlement de la forme « Etat social » dans les pays les plus avancés. Finalement, - pour ne pas être long - c'est bien le capital sous ses différentes formes (financier, productif, marchand) qui est à l'offensive depuis plusieurs années contre les peuples. A l'intensification repérée dans le temps s'ajoute l'extension dans l'espace . Le capital se déploie quasiment partout sur la planète, surtout le capital financier. Avec son extension il amène évidemment les rapports sociaux qui lui sont consubstantiels : pas de capital sans travailleurs salariés subordonnés à ses ordres pour générer les profits exigés. Dans ce processus des paysans deviennent travailleurs salariés dans les grandes métropoles comme dans les petites villes. Cette logique d'exploitation de la force de travail ne frappe pas aussi durement tous les salariés mais remarquons aussi qu'elle ne s'arrête pas aux salariés dans la mesure ou d'autres catégories sociales – paysans et autres indépendants notamment – qui sans être à proprement parler « exploitées » se trouvent néanmoins soumises à sa logique « impériale » par des moyens assez complexes que je n'aborde pas ici. Pour aller plus loin que ces quelques lignes je renvoie aux analyses du Conseil scientifique d'ATTAC mais aussi au groupe « migrations » qui lui est lié. Avant d'aller plus loin il me faut signaler une étude de Michel HUSSON qui montre que dans quasiment tous les pays le taux d'exploitation des travailleurs salariés a augmenté.


     II - LE CAPITAL S'ATTAQUE AUSSI AUX MIGRANT(E)S

    Le terme migrant recouvre certes plusieurs catégories que vous connaissez bien allant de l'immigration « de travail » essentiellement masculine à l'immigration « familiale ». On distingue aussi l'immigration « politique » des individus qui fuient car ils craignent pour leur vies de l'immigration « économique » de celles et ceux qui aspirent à une vie moins misérable. De façon directe (immigration de travail) ou indirecte (immigration familiale, sans papiers), de façon ponctuelle ou durable la grande majorité des migrants affrontent tant dans le pays d'origine que dans le pays d'accueil des conditions de travail souvent plus difficiles que les autres salariés. Dés lors pourquoi ne pas intégrer les migrants dans la lutte des salariés pour de meilleures condition de travail et de vie (logement, santé, éducation, etc...) ?


     III – VAINCRE LES OBSTACLES A L'UNITE D'UN COMBAT COMMUN SALARIE(E) ET MIGRANT(E)S)

    Il est bon d'avoir en tête ici une partie du : « Débat : altermondialisme, internationalisme, immigration, République et laïcité KHALFA Pierre LAURENT Matthieu, TEPER Bernard « (sur le site ESSF) 20 décembre 2006

    A) NOTRE REPUBLIQUE ET <st1:PersonName w:st="on" productid="LA LEUR. Pour">LA LEUR.

    Pour
    </st1:PersonName> une partie du mouvement altermondialiste, dont Bernard TEPER est la figure la plus incisive, la lutte en défense des « sans papiers » nous éloignerait du cœur des combats à mener. Il conviendrait de se recentrer sur le cœur de mission du prolétariat : reconquérir <st1:PersonName w:st="on" productid="la République">la République</st1:PersonName> sociale et laïque. Pourquoi pas <st1:PersonName w:st="on" productid="la République">la République</st1:PersonName> socialiste et laïque plutôt que <st1:PersonName w:st="on" productid="la République">la République</st1:PersonName> sociale et laïque ou <st1:PersonName w:st="on" productid="la VI République">la VI République</st1:PersonName> ? Mais laissons cette question pour l'instant. Car même pour une République sociale - ie offrant le plus haut niveau de citoyenneté et de garanties sociales compatibles avec le capitalisme - les migrants durablement installés sur le territoire doivent pouvoir faire cause commune avec les salariés et leurs organisations.

    A chaque fois que c'est possible il faudrait, ne serait-ce que dans le langage, éviter la division de « l'humanité combattante » (salariés nationaux et surnuméraires du sud) contre le dit capital. Camarades, le mouvement féministe nous incite toujours et encore à ne pas oublier de féminiser le vocabulaire. Eh bien je pense très souvent que le vocabulaire antiraciste ne devrait pas oublier d'ajouter des précisions telles que « résidents » ou « français ou non », « européen ou non » en fonction de la situation et à chaque fois que c'est possible.**

    <st1:PersonName w:st="on" productid="la République">La République</st1:PersonName> est un thème avancé de façon progressiste face aux royalistes (jadis) et aux autres anti-républicains (aujourd'hui) mais aussi un thème réactionnaire qui vise à restaurer une république unie sinon mythique camouflant les conflits de classes et les autres conflits. Ce thème est réapparu avec force en France il y a un peu plus de 20 ans au moment de l'invention de l'Etat de droit chez les juristes constitutionnalistes. Il en est ainsi de « Notre République » parue en 1985 dans la revue Enjeu. L' Etat républicain cherche depuis au travers de la mobilisation des idéaux républicains à réhabiliter le sens de l'intérêt général national, de l'unité de la nation. Dans le même temps la forme de l'Etat changeait : nous sommes passés de l'Etat libéral social construit après 1945 à l'Etat libéral policier.



    B) SALARIES ET MIGRANTS CONTRE NATION ET ENTREPRISE !

    Luttes sociales d'en-bas contre mobilisation derrière le chef !

    http://www.bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=58716

    *Nicolas Sarkozy, PDG de l'Entreprise France, a appelé à une "nation rassemblée derrière ses entreprises"(1).

    Si la démocratie libérale ne peut perdurer que sous couvert d'une certaine hypocrisie (2) alors Sarkozy modifie la donne. Certes certains, peu d'élus, entreprirent de dire la vérité - désagréable - aux français mais avec moins de succès ! A un moment donné il est difficile de cacher pour qui on travaille ! Reste que le plus souvent les Présidents affichaient la défense du peuple dans les discours et les promesses mais assuraient la défense des puissants dans les lois et en coulisse. D'autres le font. A droite comme à gauche c'est un exercice convenu que de s'adonner aux discours variables en fonction de l'auditoire . A quelques exception près, Sarkozy serait donc le premier Président a dire la vérité.

    1 - LES ENTREPRISES A <st1:PersonName w:st="on" productid="LA PLACE DES">LA PLACE DES</st1:PersonName> ARMEES !


    Le peuple ayant disparu des discours de la gauche tout comme les rapports sociaux de production que l'on nomme capitalistes ont été remplacés par l'entreprise dans les années 1980 il n'est guère étonnant qu'un Président de <st1:PersonName w:st="on" productid="la République">la République</st1:PersonName><st1:PersonName w:st="on" productid="la Nation. Ordinairement">la Nation. Ordinairement</st1:PersonName> le rassemblement de <st1:PersonName w:st="on" productid="la Nation">la Nation</st1:PersonName> se fait derrière les armées. Ici ce sont les entreprises qui tiennent le drapeau.

    C'est clair, Sarkozy défend l'entreprise. Il défend l'entreprise comme il aime s'afficher avec les riches c'est à dire par en haut : tous derrière le patronat. Les bons travailleurs doivent courber l'échine et travailler plus sans gagner plus. Car l'entreprise française doit être plus performante. La concurrence éliminera les faibles. C'est ainsi avec la mondialisation ! Mais là, quand c'est l'entreprise qui est en faillite, alors c'est ceux d'en bas, les salariés, qui subiront les restructurations par éjection élimination.

    Si <st1:PersonName w:st="on" productid="la Nation">la Nation</st1:PersonName> doit se rassembler c'est derrière l'Entreprise. Fétichisme oblige, mettez la majuscule à Nation et à Entreprise car l'une et l'autre sont des entités qui représentent beaucoup plus que leurs éléments internes. Pourtant les dits éléments ne sont rien moins que des humains. Il n'ont pourtant qu'à s'agenouiller .

    2 - SALARIES ET MIGRANTS : DEUX GUERRES DIFFERENTES !

    <st1:PersonName w:st="on" productid="la Nation">La Nation</st1:PersonName> sarkozienne est plus que jamais une entité très englobante très unifiante du capital comme du travail mais surtout pas des migrants. Les migrants eux doivent être chassés. Le discours de la mobilisation s'adresse au peuple et plus précisément aux salariés, du privé et du public, de l'employé de base jusqu'au cadre supérieur . La mobilisation des travailleurs salariés est aussi une guerre mais différente, inclusive dans le verbe . Ce discours de guerre est un discours de mobilisation qui n'est pas mené contre eux comme la guerre de Hortefeux contre les migrants. Certes il s'agit de travailler plus longtemps et plus intensément et même - comble du cynisme - pour gagner moins ! Mais c'est pour la bonne cause. C'est pour gagner la "guerre économique" Finalement derrière le fétiche de l'Entreprise et <st1:PersonName w:st="on" productid="la Nation">la Nation</st1:PersonName> il y a une réalité : la "guerre économique" qui serait tout à la fois une guerre entre les entreprises et entre les nations.

    3 - DEUX GUERRES, DEUX CODES A REFONDRE !


    Pour mener cette double guerre - qui n'en forme qu'une seule qui profite au capital - Monsieur Sarkozy s'est employé à défaire deux codes : celui de l'ordonnance de 1945 sur l'entrée et le séjour des étranger et le droit d'asile afin de le plier à l'utilitarisme migratoire et le code du travail. Si les juristes attribuaient majoritairement une nature contradictoire à ce code mi-protecteur des travailleurs salariés et mi-protecteur de la liberté d'entreprendre alors il semble bien que désormais l'on doive évoquer un droit capitaliste du travail. La forme contractuelle doit être souple pour favoriser la marchandisation de la force de travail (embauche/licenciement) et l'exploitation de la force de travail pendant le contrat. . Le contrat de subordination doit permettre une plus grande soumission du travailleur.

    La discipline dans l'usine comme à l'école ou dans les quartiers dit "sensibles" devient un telle nécessité que la prochaine étape n'est rien d'autrre que la suppression des syndicats de classe ou/et leur domestication sous forme de syndicats "libres" dont on connait la couleur. Les exigences toujours plus fotes de soumission aux impératifs de rentabilité du capital vont venir contrecarrer les révoltes à venir, révoltes non contrôlées par les syndicats, il faudra alors encore réduire le droit de grève ! En ce cas Sarkozy et son régime politique ressemblera à celui de Salazar au Portugal, de Franco en Espagne, des colonnels en Grèce et de Pétain sous <st1:PersonName w:st="on" productid="la France">la France</st1:PersonName> de Vichy. Ici mon propos rejoint celui de Badiou (3 ) qui déjà voit des parentés avec le pétainisme.

    4 - <st1:PersonName w:st="on" productid="LA NATION NE"><st1:PersonName w:st="on" productid="la Nation">LA NATION</st1:PersonName> NE</st1:PersonName> PROTEGE PLUS !

    PAS PLUS LES SALARIES QUE LES MIGRANTS !.

    Il est urgent de défaire la vision du monde de Sarkozy. Un texte à paraitre (4) de Michel HUSSON indique que le taux d'exploitation augmente dans tous les pays corrélativement à la montée des profits d'entreprises. Les entreprises et les nations font le jeu du capital et n'opère pas la redistribution des richesses. La solidarité s'impose pour éviter le pire : "Travailleur de tous les pays unissons-nous !" Ce n'est pas un slogan d'un naif croyant que rien à changer depuis le XIX ème siècle. Non, c'est que le capitalisme néolibéral tend à ressembler sans fard à son propre "concept" (Husson) sous l'effet d'une mondialisation capitaliste qui étend les rapports de production capitaliste sur la planète en même temps qu'elle les intensifie.

    - Pour conclure,

    Il faut combatte <st1:PersonName w:st="on" productid="la Nation">la Nation</st1:PersonName> et l'Entreprise comme le Marché, à qui les libéraux, socio-libéraux et sociaux-démocrates mettent aussi une majuscule ainsi que l'a écrit si bien Jean ROUSSIE (5). Le marché sert à la "guerre économique" via la concurrence sans frein. L'Entreprise ne concerne les salariés que pour la servitude ou l'exclusion car elle fonctionne essentiellement au service du capital. Pourtant le capital a besoin du travail mais du travail compétent, du travail performant et surtout pleinement soumis à sa logique. Mais conservons un double BEMOL :

    - Pourtant <st1:PersonName w:st="on" productid="la Nation">la NATION</st1:PersonName> (6) sans majuscule mystificatrice peut et doit pouvoir servir de cadre de juste répartition des services publics, de cadre aux nationalisations, de cadre à la planification postcapitaliste.

    - Pourtant le MARCHE n'est pas à abolir mais il faut réduire nettement sa place et ce n'est pas l'économie sociale et solidaire qui va accomplir cette tâche

    Arrêtons la "guerre économique" : Répondre à la la luttes de classe du capital par la lutte de classe du "monde du travail" migrants compris c'est aller vers une société pacifiée. C'est sans doute aller vers le socialisme la régulation n'est pas concevable.


    Christian DELARUE

    Secrétaire national du MRAP

    Membre du BE et du CA du MRAP

    Représentant élu à ATTAC France

    NOTES :

    1 Cf Sarkozy ou la dictature du capital

    http://www.bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=51998

    2 Démocratie libérale et hypocrisie :une combinaison nécessaire

    http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article1339

    3 Vive Le Feu ! : "Badiou Compte Encore Parmi Ce Qu'Il Nous Reste De Plus Lucide"

    http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/archive/2007/12/22/badiou-compte-encore-parmi-ce-qu-il-nous-reste-de-plus-luci.html

    4 La hausse tendancielle du taux d'exploitation
    Michel Husson,
    à paraître dans Inprecor, janvier 2008
    http://hussonet.free.fr/parvainp.pdf

    La caractéristique principale du capitalisme mondialisé depuis le début des années 1980 est la
    baisse de la part salariale, autrement dit de la part du Pib (Produit intérieur brut) qui revient aux
    salariés. Une telle tendance équivaut, en termes marxistes, à une élévation du taux
    d'exploitation. Il s'agit là d'un résultat solidement établi sur des données statistiques
    incontestables et qui s'applique à la majorité des pays, au Nord comme au Sud.

    http://hussonet.free.fr/parvainp.pdf

    5 Le marché comme horizon indépassable ? Jean ROUSSIE

    http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=58698#forum211313

    <?xml:namespace prefix = o /><o:p> </o:p>6 ELEMENTS SUR L'ALTER-REPUBLIQUE (Christian Delarue ATTAC)

    http://www.prs12.com/article.php3?id_article=3774

    I - <st1:PersonName w:st="on" productid="LA SEPARATION DES">LA SEPARATION DES</st1:PersonName> POUVOIRS : EN PRENDRE ET EN LAISSER !
    II - DE <st1:PersonName w:st="on" productid="LA NECESSITE DE">LA NECESSITE DE</st1:PersonName> SORTIR DE <st1:PersonName w:st="on" productid="LA CONCEPTION DE">LA CONCEPTION DE</st1:PersonName> L'ETAT-NATION<o:p>
    </o:p> 


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  •  Jean François VIAL de Relais étranger / Christian DELARUE MRAP

    POUR <?xml:namespace prefix = st1 /><st1:PersonName w:st="on" productid="LA RATIFICATION DE">LA RATIFICATION PAR</st1:PersonName> LA FRANCE DE <st1:PersonName w:st="on" productid="LA CONVENTION INTERNATIONALE"><st1:PersonName w:st="on" productid="la Convention">LA CONVENTION</st1:PersonName> INTERNATIONALE</st1:PersonName> SUR LES DROITS DES TRAVAILLEURS MIGRANTS

    <?xml:namespace prefix = o />

    (ONU 18/12/1990)

    Conférence de Jean-François VIAL et Christian DELARUE sur le thème: « Pour une politique d'immigration respectueuse des droits des migrants » dans le cadre de la campagne « Etat d'urgence planétaire, pour une France solidaire » le 29 mars 2007 à Rennes au cinéma ARVOR après le film AFRICA PARADIS.

    Ici figure la seule partie de l'intervention de Christian DELARUE portant sur la nécessité de revendiquer la ratification par <st1:PersonName w:st="on" productid="la France">la France</st1:PersonName> de <st1:PersonName w:st="on" productid="la Convention">la Convention</st1:PersonName> sur les droits des travailleurs migrants (et travailleuses migrantes).

    I - DE QUOI S'AGIT IL ?

    <st1:PersonName w:st="on" productid="la Convention">La Convention</st1:PersonName> internationale sur les droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille fut adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 18 décembre 1990 dans sa résolution 45/158.

    Le texte de 93 articles est disponible sur le site du HCNU aux droits de l'homme au lien suivant :

    http://www.ohchr.org/french/law/cmw.htm

    Génèse : La force de travail des migrants ont été si durement surexploité dans les pays de destination que leur conditions de travail et de vie a été assimilée à de l'esclavage, c'est assez dire que cette surexploitation devait être abolie tout comme l'esclavage par un texte contraignant faisant mondialement autorité. Ce qui explique la durée des travaux préparatoires d'un tel document : de 1980 à 1990 soit dix ans ! Mais il fallu encore 13 ans de plus pour que parvienne la vingtième ratification – celle du Guatémala - permettant l'entrée en vigueur le 1er juillet 2003 du traité (art 87). Aujourd'hui 30 Etats, majoritairement des pays d'origine, y ont adhéré. Les Etats de destination (des migrations) boude toujours ce texte.

    II - DES DROITS POUR TOUS LES MIGRANTS SANS EXCEPTION

    Des droits intangibles sont posées pour tous les migrants réguliers ou irréguliers (« sans papiers ») sans discrimination : droit à la vie, droit à la liberté d'opinion, interdiction de la torture ou des peines inhumaines ou dégradantes, interdiction du travail forcé,etc...

    - La reconnaissance d'un SOCLE DE DROITS pour les migrants irréguliers s'oppose frontalement au droit international le plus ordinaire qui reconnaît la souveraineté des Etats, au droit des Etats de reconnaître des droits en faveur de leurs seuls ressortissants.

    - Des DROITS PLUS ETENDUS sont attribués aux travailleurs migrants réguliers (cf partie 4 de <st1:PersonName w:st="on" productid="la Convention">la Convention</st1:PersonName> article 36 et suivant). On y retrouve notamment non seulement le droit de circuler librement mais aussi le droit de résidence, les droit de se syndiquer ou de se mettre en association, le droit de vivre en famille donc le droit au regroupement familial et des droits politiques comme le droit de vote.

    Une 5 ème partie prévoie les droits des travailleurs frontaliers, des travailleurs saisonniers, des travailleurs itinérants, des travailleurs admis pour un emploi spécifique

    III – DES SERVICES PUBLICS DES MIGRATIONS

    <!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]-->pour formuler et mettre en œuvre des politiques concernant les migrations

    <!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]-->pour les coopérations entre Etats

    <!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]-->pour renseigner les employeurs et les travailleurs migrants

    <!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]-->etc..

    IV - DES ENGAGEMENTS CONTRE L'IMMIGRATION CLANDESTINE

    Fournissant un socle de droits aux migrants irréguliers, <st1:PersonName w:st="on" productid="la Convention">la Convention</st1:PersonName> prévoit de mettre fin par engagement réciproque au trafic de main d'œuvre, de sanctionner les employeurs de travailleurs irréguliers, etc...

    V – 24 FEVRIER 2005, LE PARLEMENT EUROPEEN invite dans sa résolution les Etats membres à ratifier <st1:PersonName w:st="on" productid="la Convention">la Convention</st1:PersonName> des Nations unies sur les travailleurs migrants.

    Pour conclure ce thème, « notre campagne » propose que :

    - <st1:PersonName w:st="on" productid="la France">La France</st1:PersonName> ratifie cette Convention onusienne et en fasse la promotion au sein de l'UE.

    - La législation française respecte ces engagements.

    Christian DELARUE secrétaire national du MRAP

    Jean-François VIALE « Relais étranger »

    <!--[endif]-->


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