• Voir site Bellaciao du mercredi 11 avril 2007 (20h07) :

    LES INDEPENDANTS A LA MARGE DU MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE.

    http://www.bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=46244

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  • DE L'HEBERGEMENT AU LOGEMENT .
    POUR UN SERVICE PUBLIC NATIONAL DU FONCIER ET DU LOGEMENT


    Atelier "logement" de la CNCL d'ATTAC du 10 février 2007 :
    Eléments de discussion.


    - Jean-Jacques DELUCHEY a bien décrit en introduction au débat de l'atelier que les réponses gouvernementales au mouvement de lutte des sans logis consitait à trouver des possibilités d'hébergement provisoire et peu adapté aux familles et non d'offrir des logements décents et encore moins de l'habitat confortable.

    - Dans un monde ou la religion mondiale du marché aboutit à la production de situations extrêmes en la matière à savoir des super palaces d'un côté et des bidonvilles de l'autres tant au Nord qu'au Sud, alors se pose la question de la maitrise politique et publique de l'ensemble du processus du début à la fin, du foncier (le terrain à bâtir) et du logement (la construction) . (Ce que je regroupe sous le terme d'habitat qui comprends aussi un troisième aspect environnemental. )

    - Le premier pas consite à s'en prendre à la racine du mal en luttant contre la spéculation foncière et immobilière . Deux moyens sont envisageables : d'une part la taxation (voir site ) - qui reste une méthode défensive - et d'autre part et surtout une appropriation publique du foncier et du bâti. Le service public du foncier trouve donc ici sa première justification .

    - Mais ce n'est pas tout. Lutter contre la seule spéculation financière immobilière ne suffira pas à faire reculer l'emprise du marché générateur de profondes inégalités. Il n'y a pas toujours eu spéculation financière mais la logique marchande a bien recouvert la logique de service depuis longtemps.

    - En matière de logement, il importe de réhabiliter le service public du logement social pour tous . Quant on dit pour tous on sait que les riches vont s'en passer. Par contre toutes les catégories sociales intermédiaires qui ne sont ni riches ni pauvres devraient pouvoir avoir accès à un logement confortable .

    - Cela suppose de passer de passer d'une offre marchande (prix) à une offre tariffée peu chère, qu'il s'agissent de location ou ce vente.

    - Mais vouloir un habitat réellement confortable ou l'on ne rechigne pas sur les surfaces utiles suppose aussi de passer d'une économie fondée sur le profit par une économie orientée vers les besoins. L'économie de profit, l'économie capitaliste génère fondamentalement un mal développement qui se retrouve au niveau mondial sur plusieurs plans.

    - Evoquer une économie de besoin signifie privilégier la valeur d'usage contre la valeur d'échange. En pratique il s'agit de répondre aux besoins réels des populations, lesquels besoins sont différents d'un pays à un autre. En France, disposer de chambres spacieuses, d'une arrière cuisine, d'une pièce bureau, etc ne devrait pas être considéré comme un luxe . Au niveau mondial, il se dégage une tendance universelle vers un habitat propre et salubre ce qui est inexistant dans plusieurs pays d'Afrique. Mais ce n'est pas le capital impérialiste qui doit exploiter cette tendance à des fins de profit plus que de satisfaction des besoins.

    Christian DELARUE

    Site ami : http://www.kybermath.com  de Robert PALLU DE LA BARRIERE


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  • mardi 21 mars 2006, 10h58

    Un lycée lance une "Journée de la jupe" pour lutter contre les préjugés

    VITRE (AFP) - Un lycée rural vient de lancer en Bretagne la "Journée de la jupe" pour soutenir les jeunes filles qui n'en portent pas par crainte de remarques déplacées de la part des garçons ou des autres adolescentes, et lutter ainsi contre les préjugés."Se mettre en jupe, c'était un défi à relever. Il y a les remarques négatives, les sifflets, les regards qui font mal, voire les insultes", raconte Tifenn, une élève de la classe de 1ère à l'origine de cette initiative.

    La "Journée de la jupe" est programmée pour jeudi dans son établissement, l'institut privé secondaire, supérieur et agricole (Ipssa) d'Etrelles à une
    quarantaine de km à l'est de Rennes. L'idée a déjà fait des émules en Ille-et-Vilaine: le lycée public de Saint-Aubin-du-Cormier prend le relais vendredi, tandis que l'opération a fait ses preuves jeudi dernier à quelques kilomètres de là dans les Ipssa de Vitré et de La Guerche. Quelques garçons s'y sont même mis.

    Environ la moitié des filles avait troqué le pantalon pour la jupe à La Guerche et un tiers à Vitré, alors que les volants se comptent habituellement sur les doigts de la main dans ces deux établissements.

    "C'est beau une fille en jupe. C'est vraiment bête de leur faire des remarques. C'est galère pour elles", lancent à l'unisson les garçons de 1ère d'Etrelles qui travaillent depuis plusieurs semaines sur le projet. "L'idée est née lors d'ateliers sur la sexualité, au cours desquels les filles ont expliqué qu'il était impensable de mettre une jupe", explique Thomas Guiheneuc, de l'association Liberté Couleur qui encadre l'opération.

    Les organisateurs de la Journée espèrent convaincre des établissements plus urbains. Car les préjugés de type "jupe égale fille facile" ne sont pas propres aux lycées de campagne, assure M. Guiheneuc qui a travaillé depuis six ans avec plusieurs établissements de Rennes.

    "La jupe est un symbole. La journée de la jupe, c'est l'occasion d'instaurer une discussion avec et entre les adolescents dont le vocabulaire est de plus en plus cru et influencé par le porno et qui ne se rendent pas compte à quel point ils blessent", explique M. Guiheneuc.

    Le problème ne se limite pas aux sections où les garçons sont majoritaires. "Les filles sont très dures entre elles. Elles se traitent souvent de prostituées", relève Monique Vivien, directrice de l'Ipssa de La Guerche.

    Mais la peur des insultes ne suffit pas à expliquer que la jupe ait déserté les salles de classe."C'est aussi une question de mode, de confort ou de complexes", rappelle une professeur, observant que les jeunes filles sont beaucoup moins hésitantes sur les décolletés, plus à la mode.

    Gardant en mémoire la bataille menée par les femmes il y a quelque quarante ans pour avoir le droit de porter un pantalon, certaines enseignantes ne cachent pas qu'elles auraient préféré un autre vêtement que la jupe pour symbole.


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  • Extraits « De l'agonie des identités au métissage »

    Chapitre 3 du livre « L'échelle du monde » de Philippe ZARIFIAN

     

    L'identité collective qui explose

    C'est un lieu commun de parler de « crise des identités ». Le problème est bien présent, cependant... Il est possible que nous soyons dans une période de mutations telles que sont mises en cause et dépassées les différentes formes sociales que l'on rangeait soigneusement sous le concept d'identité.

    Ce ne sont pas l'appartenance et le sentiment d'appartenance qui sont en cause, mais le fait que l'appartenance se boucle sur elle-même, se fige, s'assure sur une identité, qui n'est pas autre chose au fond , qu'un mode de délimitation, par opposition terme à terme, entre un intérieur (ceux qui partagent la même identité) et un extérieur (les étrangers, les autres).

    On a longtemps pensé et pratiqué le fait que les relations authentiques, les communications profondes, les affinités affectives se nouaient préférentiellement au sein de chacune des identités, qu'elle soit « religieuse », « de classe », « de métier », ou « nationale », ou de toute autre espèce.

    .../...

    Ce n'est pas tel ou tel type d'identité qui est en crise. C'est le concept même, et les manières d'être qu'il prétendait recouvrir, qui explosent. Nous vivons, de ce point de vue, une époque formidablement prometteuse, en même temps qu'hyperdangereuse. Dans une société désormais ouverte au vent du grand large...lorsque les individus deviennent bigarrés et fluides, les identités collectives en péril peuvent s'exacerber, se radicaliser, résister. Et elles peuvent le faire avec d'excellentes raisons, car, face à elles, c'est le néant qui s'avance.

    Lorsqu'un métier auquel aucune issue n'est offerte est détruit, on comprendra que ses membres se rebellent, jusqu'à ce que, le métier ayant été défait, ils cherchent individuellement à fuir. Mais on constate tout autant sur le registre des nationalités ou des religions : parce que leur conception identitaire est soumise à de rudes tensions, voire décompositions, les comportements identitaires se radicalisent, au point que nous avons commencé à créer toute une terminologie pour en parler : intégrisme, retour aux valeurs fondatrices, respect des identités, etc. Des raidissements identitaires sont la manifestation de quelques chose qui meurt.

    .../...

    L'ouverture de l'appartenance

    L'appartenance est une approche modeste, située en amont de toute identité. Elle fournit un arrière-fond, un point d'appui, une ressource, la conscience des déterminations sociales. L'ère de l'identité a pu en discrédité la valeur propre. Il semblerait que l'appartenance ne soit qu'une identité inachevée, en amont du processus essentiel : celui de l'identification de soi dans la relation au groupe. J'appartiens à un métier, à une classe sociale, à une nation. Je suis en eux . Mais en réalité, selon les tenants de l'identité, i semblerait que ma vraie vie ne commence que lorsque je parviens à m'identifier à ces ensembles sociaux en y imprimant ma arque propre. Le culte de l'identité a masqué la valeur de l'appartenance.

    L'appartenance aide à nous situer. Elle nous permet de dire « j'appartiens à « . Elle est à la fois un cadre de déterminations, et, en amont des fixations identitaires, une ouverture sur des devenirs indéterminés.

    L'appartenance dans sa modestie, ne préjuge pas des multiplicités, des évènements, des devenirs et du sens qui peut en surgir. L'appartenance est d'abord sociale. L'être se singularise dans et grâce à l'appartenance, en se laissant traverser par ses influx et ses surprises. Elle est sans horizon. Et sans bouclage. Elle ne possède pas de fermeture.

    .../...


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  • Ouest France 13 mai 1997 – Election législatives – Canton de Fougères



    Christian DELARUE, LCR, 100 % à gauche




    Battre la droite, tel est notre premier objectif ! Nous voulons ainsi répondre à une majorité d'hommes et de femmes attaqués par la politique de Chirac-Juppé. La droite après avoir été fortement contestée par de multiples mouvements sociaux (décembre 1995, sans-papiers...) veut aujourd'hui encore durcir sa politique libérale pour satisfaire les contraintes de Maastricht.

    Pour battre la droite, nous avons proposé à la gauche et aux Verts une entente « 100% à gauche » reprenant des revendications du mouvement social. En Ille-et-vilaine cette démarche n'a pas abouti.

    Le vote « 100 % à gauche » exprime bien sûr la volonté de dépasser la frilosité de la loi Boisseau-Robien pour exiger une véritable loi-cadre instituant les 35 heures hebdomadaires afin de créer massivement des emplois. C'est, de plus, manifester l'exigence d'aller dans les deux ans vers les 32 heures, sans perte de salaire, ni flexibilité, avec embauches correspondantes et à l'échelle européenne. Ceci implique d'abolir le traité de Maastricht et de s'appuyer sur de nécessaires mobilisation populaires.

    Nos propositions « 100 % à gauche » impliquent la défense des services publics, de la protection sociale, notamment par l'annulation du plan Juppé, mais aussi le respect des droits de tous par l'abrogation des lois Pasqua-Debré et le droit de vote des immigrés. Elles traduisent aussi la volonté de construire une Europe sociale, ouverte, solidaire, respectant le droit des femmes et soucieuse de l'environnement. Tout le contraire de l'Europe de Maastricht.

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    Résultats LCR 100% à gauche en Ille-et-vilaine en 1997

    Contre Jean-Michel BOUCHERON, sur Rennes-sud, Yves JUIN 47 ans = 1,20% (494)

    Contre Yvon JACOB, sur Rennes-nord, Dominique LESEIGNEUR 45 ans = 1,10% (586)

    Contre René COUANAU à St Malo, François CAHAREL 30 ans = 0,79% (441)

    Contre Marie-Thérèse BOISSEAU à Fougères, Christian DELARUE 41 ans = 1,65% (772)


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