• A propos des stéréotypes sexistes.

    Les femmes apprécient la sexualité autant que les hommes tant en fréquence qu'en diversité de pratiques. C'est là une évolution historique liée au mouvement féministe. Et elles peuvent aussi, comme les hommes, avoir des relations en tant qu'amante au sein d'un mariage toujours en place. Ici il y a recul du poids des religions et une dédramatisation de l'infidélité mais les motivations peuvent différer selon le sexe. Mais les faits sont là. En matière de sexualité, les femmes peuvent jouer des stéréotypes (de certains du moins) tout autant que les hommes pour peu que le respect fondamental et la confiance soient là. Mais pour elles on dira parfois qu'elles sont nymphomanes alors que pour eux on dira que ce sont des Don Juan. C'est là que réside le sexisme et non pas dans l'idée d'une nature qui voudrait que les femmes soient quasiment toutes des nonnes et les hommes tous des "obsédés sexuels". Cet essentialisme est lié à une histoire obsolète.

    Voilà qui amène donc à changer de lunettes. Si l'on voyait que ce n'est ni l'un - donjuanisme - ni l'autre - nymphomanie - mais simplement une appréciation positive et sans complexe du désir et du plaisir issu des relations sexuelles - hétéro ou homo - librement consenties. Cela n'est pas tombé du ciel mais des luttes féministes. Cela est vrai - dans la vie réelle - pour les personnes - hommes ou femmes - "qui ne portent pas la sexualité comme un boulet" (cf Babin). A en croire les psychologues, sexologues et autres psychanalystes ce n'est pas le cas de tout le monde homme ou femme. Il y a là une histoire familiale qui peut être traumatisante disent-ils. Cette histoire crée des perturbations et des souffrances. Mais il y a aussi les violences sociales globales: trop de femmes sont violées. La lutte contre les violences faites aux femmes est donc essentielle.

    Les femmes jugent leur corps tantôt positivement tantôt négativement mais les hommes font de mêmes bien que le paraître soit moins fort. C'est que les femmes comme les hommes sont nécessairement soumis aux normes sociales explicites ou implicites de la beauté. Si la beauté physique est variable dans son contenu en fonction des sociétés et de l'histoire aucune société ne semble s'être libérée de toute appréciation sur le beau notamment en matière de corps et de vêtement. Mais dans de nombreuses sociétés les femmes ont à subir un poids normatif supérieur  (1) qui les empêche d'assumer pleinement leur corps. La démocratisation relative du vêtement et des techniques correctrices ne parvient évidemment pas à combler cette faille.

    L'égalité homme-femme sur ce plan n'arrive qu'au quatrième âge car même au troisième âge alors que la sexualité est pourtant moins agissante les deux sexes sont toujours victimes du "jeunisme" mais de façon inégale. Il faut attendre le quatrième âge pour que la spiritualité puisse se dégager aisément des impératifs dominants de beauté. A un âge moindre la spiritualité doit s'adapter et se greffer aux besoins sexuels des adultes.

    Christian DELARUE

    1) Les stéréotypes sexistes, leur impact sur le corps des femmes - Attac France

    http://www.france.attac.org/archives/spip.php?article12411


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  • Les marqueurs de virilité.

     


    La question des marqueurs de virilité semble plus secondaire que celle de l'ordre viril global dont ces marqueurs participent. L'ordre viril use de la force et de la puissance pour s'imposer tant dans l'entreprise (1) que dans la rue ou le foyer familial.

    Ce qui montre ou grossit les apparences spécifiquement masculines peut être nommé "marqueur de virilité". La virilité n'est pas la masculinité. On pointe ordinairement la barbe, les poils sur le torse, le crâne rasé, etc. Mais on ne saurait préjuger d'une mentalité virile portée à la domination masculine simplement du fait qu'un homme porterait de tel signes. C'est qu'il n'y a pas que ces éléments anodins. Il faut aussi évoquer des marqueurs autrement plus significatifs dont ceux plus éloignés du corps comme les grosses voitures, les grosses moto,etc... ou certaines pratiques sociales comme boire de l'alcool, rouler vite, ou un cran au-dessus encore - car il y a bien des degrés - apostropher les autres (femmes ou jeunes hommes) de façon méprisantes. Ici entre en jeux les stéréotypes sur le genre qui traversent quasiment toutes les sociétés.

    On l'a dit, on ne saurait préjuger d'une mentalité virile portée à la domination masculine simplement du fait qu'un homme porterait de tel signes.du moins lorsqu'il s'agit de signes anodins. L'individu peut les porter comme simple signe de séduction sans pour autant se placer dans un rapport d'inégalité et de domination de genre. De même qu'on ne saurait déduire la mentalité réelle d'une femme qui dévoile les parties les plus féminines de son corps ou qui porte des bijoux, des jupes, des talons hauts et qui se maquille bien que l'on puisse dire qu'il s'agit bien là de marqueurs de féminité. Les traiter de "putes" (2) c'est baculer dans les préjugés sexistes. Pourtant on sait que de nombreux intégristes religieux se montrent méprisants et même violents au vu de ses signes qui semblent les perturber.

    Quant à l'organe sexuel masculin, souvent présenté comme le symbole de virilité par excellence, il n'y a ni à en être fier ni en avoir honte mais tout simplement d'apprécier sa turgescence lorsqu'elle est là. Il est un organe de plaisir partagé dans les relations sexuelles consenties mais pas un organe de domination.

    L'usage des marqueurs de virilité est un moyen de sauvegarde contre les agressions dans certains lieux et notamment dans les prisons (3) ou le machisme règne fortement.

    Christian Delarue

     

    1) Management viril contre la médiocrité.

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1885

    2 ) Voile islamique et séduction.

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article298

    3) Les abus dits sexuels en prison : une affaire d'hommes

    Daniel WELZER-LANG - Lilian MATHIEU

    http://www.traboules.org/text/txtpris.html

     


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  • Les « salopes » continuent de marcher

    Depuis le mois d’avril 2008, le mouvement des « Slutwalks », littéralement « marche des salopes », fait le tour du monde en réunissant à chaque fois plusieurs milliers de personnes qui s’emploient à défendre le fait qu’être sexy est un choix personnel et pas un appel au viol. Samedi prochain, les « Slutwalks » envahiront la France.


    http://www.marieclaire.fr/,slutwalk-france-marche-des-salopes,20123,431491.asp

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  • Ordre moral & intolérance sexiste :

    Seins de la Marianne du nord : que des petits ! Rien ne doit dépasser !

    Le buste en mairie a du être enlevé fin mars 2011! Motif : gros seins.

    Une personne avait-elle eu l'idée de mettre le volume de ballons de foot aux seins de notre Marianne nationale ?
    Ou s'agissait-il d'une intervention d'intégristes religieux ou de laiques coincés ?

    Pour éviter les préjugés je suis allé voir sur internet pour me faire une idée.
    Constat : Que des seins très ordinaires !

    La vérité est qu'il y a une nouvelle forme d'intolérance c'est celle des seins qui sont autrement que petits (seins). D'ailleurs à cette occasion une femme a déclaré n'aimer que les petits seins. C'est parfaitement son droit ! Mais on sentait bien qu'elle n'entendait pas en faire simplement une affaire de gout personnel.

    Il y avait ceux qui n'aiment pas les jupes au-dessus du genoux ou les chaussures à talons hauts (une école du sud a voulu interdire les talons hauts chez les élèves mais sans vouloir imposer les ballerines mais ils n'ont pas su trouver la bonne hauteur acceptable). Il y a eu aussi récemment une école qui ne voulait pas de robe longue lèche-trottoir
    mais c'était plus pour motif religieux ostensible. Il ne s'agissait évidemment pas d'imposer des mini-jupes !

    Ce que l'on serait en droit de critiquer ce serait des seins - petits ou gros - mis en avant pour vendre!

    CD


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  • USA, Irlande, etc : Ce que les femmes libres doivent encore répéter aux mecs bornés ou aux curés anti-IVG !

    Contrôler son corps est l’assise de sa liberté

    Contrairement aux hommes, la vie des femmes est lourdement hypothéquée par leur physiologie. Ce n’est pas un destin, nous dit Beauvoir, mais c’est un élément fort important de leur situation. En voulant contrôler leur corps et leur fécondité, les femmes revendiquent le droit d’être libres, le droit d’exister au même titre que les hommes, celui d’avoir des raisons de vivre et non pas simplement une vie de Pinotte ! (la chatte ndlr)

    Le droit à la contraception et à l’avortement permet aux femmes de procréer ou non en toute liberté, de s’éloigner de leur animalité et d’entrer de plain-pied dans l’humanité. Choisir d’avoir un enfant ou choisir de ne pas en avoir, c’est pour une femme devenir un être humain à part entière et c’est cela qui compte. C’est une question de liberté, d’égalité bien sûr mais aussi de dignité.

    Extrait pompé sans abus sur
    Sisyphe.org - Avortement - Mgr Ouellet et les charmes irrésistibles de Mademoiselle Pinotte
    http://sisyphe.org/spip.php?article3614


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