• Contre le sexo-séparatisme : Pour s'habiller librement.

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1184

    jeudi 22 juillet 2010

    La défense de s’habiller librement s’entend, sans pudibonderie obligée, ni respect des traditions religieuses.

    Par principe, les hommes et les femmes de tous âges doivent pouvoir s’habiller librement, y compris de façon gaie et séduisante, sans subir d’injures et de discriminations . Il y a des exceptions qui relèvent de la laïcité (dans les administrations, dans les écoles) et des exceptions qui relèvent des coutumes professionnelles. La plus grosse exception, ne l’oublions pas, reste encore l’interdiction du nu alors que le nudisme existe réellement. Le sein nu et le string ne sont pratiqués sur les plages que depuis quelques années en France et encore pas partout. C’est que l’on observe un retour rigoriste.

    Contre le rigorisme des mœurs et celui des lois.

    D’ailleurs les mêmes qui sont pour la loi interdisant la burqa sont parfois aussi pour des mesures interdisant le string apparent (le bout de string qui dépasse du pantalon ou de la jupe). Citons ici Darcos (2003) et Ségolène (1999). Comme démarche, c’est autre chose que d’interdire par réciprocité des situations extrêmes le "totalement caché" au nom de l’interdiction du "totalement nu".

    Néanmoins on peut penser que ces exceptions sont circonscrites et valident donc la prévalence du principe du "s’habiller librement". Qu’il y aient des contraintes professionnelles qui pèsent sur nos choix est une évidence mais néanmoins le droit de s’habiller librement doit pouvoir être défendu . Il suppose de pouvoir changer sa façon de s’habiller. S’habiller librement relève heureusement du relativisme culturel dominant en occident, pas toujours en orient, du moins dans certains pays musulmans.

    Ce relativisme culturel est combattu sur deux bords ; d’un côté par les intégristes qui stigmatisent violemment les jeunes filles séduisantes et de l’autre, en réaction, par les féministes pro-loi contre la burqa . Les défenseurs de la liberté - en troisième voie - sont pour le droit de s’habiller (ou non) librement. Mais cela n’implique pas la naïveté et d’ignorer la force d’intolérance des intégristes religieux.

    La violence du sexo-séparatisme.

    Ces derniers n’hésitent pas à recourir à la violence verbale et même à la violence physique pour contraindre les jeunes filles. Les familles laissent faire voire approuvent les frères qui agissent ainsi. Ces pressions ne s’arrêtent pas là : d’autres pertes de droits et libertés sont à ajouter.

    C’est ce qui m’a amené à défendre de façon particulière la publicité du string (1), et autres petits artifices allant du soutien-gorge wonderbra, aux boucles d’oreilles, au rouge à lèvre et au rouge sur les ongles et tous les signes divers et variés de séduction que haïssent les forces de thanatos, les fondamentalistes. Contre ces intégristes qui ne rêvent que de recouvrir les femmes de noir certaines féministes ont préconisé la loi d’interdiction totale du voile intégral alors que pour ma part je m’y suis refusé. On ne saurait oublier qu’il y a des femmes qui portent librement cet instrument. A ces femmes, on peut juste leur demander de lever le voile dans certains lieux ou certaines occasions mais sans doute pas interdire totalement le port de ce voile.

    Ceci étant dit, on ne saurait non plus oublier que ces femmes comme d’ailleurs celles qui portent le voile islamique ordinaire se font en quelque sorte les complices des intégristes, ceux qui travaillent à l’enfermement sexo-séparatiste des femmes, ce qui signifie des pertes réelles de droits.

    Christian Delarue

    Nu : Essai pour une publicité "correcte" du string

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php ?article1179

    La burqatitude est la mauvaise réponse à la publicité sexiste.

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php ?article1173



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  • Transcroissance du sexuel intégré en respect humain .

    http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14337&rech=24895#24895

    La spiritualité athée concerne la tendance réflexive et active à construire un au-delà porteur de sens au sein d'un monde dépourvu de sens ou au contraire porteur d'une foule se sens très divers . Alain Bhir parle de "foire des sens" .

    Il s'agit de faire prévaloir le respect fondamental du à l'être humain sans ignorer ou refouler notre animalité, notamment au plan sexuel. Nous avons une face animale et instinctive largement conditionnée par la culture qu'il nous faut admettre et reconnaitre au lieu de la réprimer . La seule chose a exiger est le consentement de l'autre.

    Tout être humain a deux aspects l'un de genre (homme et femme) l'autre d'humanité commune (la personne humaine). Il faut apprendre à voir la femme séduisante et excitante mais aussi l'être humain qu'elle est comme vous et comme des millions d'être humains sur terre.

    Le double regard transforme le regard sexuel objectivant au profit du regard reconnaissant l'être humain comme tel.

    Ce regard de respect fondamental ouvre à d'autres connaissances de l'autre.

    Mais comment pase-t-on de l'un à l'autre ?

    Cet être humain que nous voyons comme femme dans le partage sexuel nous remplie d'excitation et de joie. Cette joie est source de reconnaissance, de remerciement . C'est cette reconnaissance, cette gratitude qui permet d'oublier la femelle au profit de l'être humain.

    L'instinctuel nourrit le transcendantal via le remerciement. Le plaisir issu du désir se transforme en gratitude en passant par le remerciement.

    Le remerciement est donc un aspect très important de la fin du partage sexuel ou plus globalement de la rupture amoureuse.

    CD


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  • Nu : Essai pour une bonne publicité pour les strings.

     

     

    Cet essai "politiquement correct" est une exception à une tendance "gauchiste" à résister à la publicité et à son "imaginaire capitaliste".

    Suite de : La burqatitude est la mauvaise réponse à la publicité sexiste. et notamment de l’ajout final concernant le string .

    I - SUR LA PUBLICITE en général


    1 - La publicité comme appareil productif spécialisé efficace.

    La publicité se conçoit non seulement comme une entreprise de décervelage mais aussi comme un appareil idéologique de production d’un modèle particulier de consommateur, une sorte de surconsommateur insatiable de biens marchands.

    Cet appareil est efficace car peu d’humains échappent à "l’imaginaire capitaliste" produit par l’industrie de la publicité et au-delà par certaines émissions de télévision.

    2 - Objets près du corps et objets éloignés du corps.

    On peut distinguer d’une part les biens matériels - auto, moto, maison, etc... - que certains voient comme des appendices de leur moi surtout quand ils négligent leur moi et d’autre part l’habillement qui plus naturellement cache et montre le corps. Le corps et la présentation de soi sont choses relativement importantes pour les humains hors de toute dérive narcissique. La phase du miroir ou l’on porte attention à son corps se situe ordinairement le matin et le soir pour la plupart des gens. Certaines professions sont plus astreintes que d’autres à une présentation de soi très soignée. Reste les moments ou le cacher-montrer constitue un des plaisirs de la vie même si l’essentiel à promouvoir n’est pas là mais plus de l’ordre de la culture, de la connaissance, de l’agir politique.

     

    II - SUR LA PUBLICITE DU NU.


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    3 - Le principe de congruence en publicité du nu

    Ici il peut y avoir congruence entre l’objet de la publicité et le nu. Autrement dit on comprend que l’on puisse voir en publicité une femme (ou un homme) nue portant un string Ce qui est souvent critiqué en matière de publicité c’est de mettre des femmes nues pour vendre des automobiles, des paquets de lessives, etc...

    4 - Le nu admis ici .

    Le nu en publicité n’est pas le nu total mais plutôt le dénudé. Les publicités pour le string relèvent des publicités de nu. Il suffit en général que l’on voit les fesses ou les seins pour que le regard critique cherche à savoir si c’est justifié. Pour certaines personnes le nu n’est jamais justifié. C’est une manifestation de la dégénérescence occidentale, de la lubricité des athées.

    5 - Un nu non dégradant et non humiliant.

    Pour tous les autres qui admettent le nu, une condition est à ajouter : le nu ne doit pas être dégradant ou humiliant. C’est tout à fait possible . Pour autant il ne faut pas non non plus couper pieds et têtes pour faire un zoom "technique" sur l’objet de la publicité, ici des fesses en strings. Il faut faire comme si porter un string était chose naturelle alors qu’il s’agit pour beaucoup d’un "vêtement" sexy. L’exercice suppose sans doute un peu de sensibilité. Mais les publicistes n’en sont pas dépourvus n’est-ce pas !

    Question : peut-on avoir un nu "aguichant" qui ne soit pas dégradant ? L’exercice est beaucoup plus difficile. Il faudrait aussi réciprocité entre la femme et l’homme sur le même thème. En fait, ici il convient d’éviter les connotations par trop aguichantes, car cette publicité peut se trouver près d’une école, regardée par des jeunes en général plus troublés par ce qui se rattache à la sexualité .

    Ce que l’on trouve alors ce sont des modèles retouchées. Cela pose une question qui me tient à cœur depuis longtemps , celle de la diversité des modèles.

    6 - Pour la diversité du nu.

    Il serait bon de varier doublement les types de femmes photographiées : d’une part avec des femmes minces, des moins minces, et des charnues bien proportionnées ; d’autre part, des femmes venant de continents divers, pas que des blanches.

    Il faudrait aussi des hommes en string soit à part soit avec les femmes. Les hommes seraient aussi divers dans les apparences.

    7 - Perspective

    Celles et ceux qui n’apprécient pas le string ne vont pas en avoir des pleins tiroirs !

    Il pourrait ainsi devenir pensable pour les femmes les moins minces que le string soit aussi un vêtement pour elle... et pour leur partenaire ou compagnon. Idem pour les hommes, moins adeptes cependant, semble-t-il.

    CD


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  • La burqatitude est la mauvaise réponse à la publicité sexiste.

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1173

    Sauf dans de rares endroits, les femmes ne sont pas dénudés dans la rue, ni librement ni de façon contrainte. les femmes ne sont pas dénudés dans la rue, ni librement ni de façon contrainte. Quand elles le sont en privé de façon contrainte, cela se nomme viol ou violence sexiste. Dans la rue, nous ne voyons que des femmes habillées diversement. La tendance mondiale serait plutôt la "burqatitude" (1).

    Par contre les femmes nues sont fréquentes dans la publicité. La publicité montre ce que d’ordinaire les femmes cachent. A moins que ce soit le contraire les femmes cachent ce que la publicité montre excessivement. Mais le problème n’est pas de voir un sein ou une fesse chez une femme exposée sur papier glacé.

    La publicité n’est pas sexiste parce que des femmes (ou des hommes) sont nus. La nudité n’est pas en soi condamnable (sauf pour les fondamentalistes religieux voir les religions ordinaires). La séduction ne l’est pas plus non plus. Ce qui est critiqué dans la publicité c’est l’instrumentalisation marchande du corps des femmes (et des hommes secondairement). Ce qui devrait changer impérativement c’est l’exposition humiliante ou dégradante des femmes ou des hommes.

    Un clip (2) dénonce la publicité sexiste. Une bonne pub !

    CD

    1) Contre la burqatitude. C Delarue

    2) clip "Antipublicitésexiste"

    http://www.dailymotion.com/video/x5gp3x_antipublicitesexiste_webcam


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  • Contre la burqatitude.

    Petit texte du 27 juin 2010 écrit par Christian DELARUE né le 20 juillet 1955 et dédié à Isabelle ADJANI né un 27 juin 1955 récompensée pour La journée de la jupe.

    La burqatitude a ici peu à voir avec la mode et le gout des burqas customisées. Une burqa rose fushia est plus gaie qu’une burqa noire mais c’est toujours un voile intégral. La burqatitude, au sens critique, est une forme montante de sexisme qui pousse de façon ferme ou insidieuse les femmes à se couvrir, à se cacher le plus possible, voire totalement.

    Le sexisme de burqatitude vient des hommes mais les femmes y participent aussi. Il relève du sexo-séparatisme.

    Le terme fait référence au voile intégral pour son aspect radical, maximaliste et hypersexiste mais la burqatitude ne se limite bien évidemment pas à cette extrémité. Elle ne se réduit pas plus au port du voile islamique ordinaire. Il s’agit d’un phénomène social plus profond et plus vaste qui pousse par divers moyens à prescrire pour les seules femmes un habillage couvert.

    Certains hommes disent "digne", comme si la longueur des jupes ou l’ouverture des décolletés pouvaient être le reflet d’une quelconque dignité. Ce qu’ils pensent c’est que le corps des femmes par effet d’attirance sexuelle est dangereux pour la société, pour les mœurs. Ce faisant ils placent la responsabilité du "désordre" du seul côté féminin . Ils déresponsabilisent les hommes. Le corps des femmes ou celui des hommes est digne et peu importe ici la forme ou l’âge.

    Certaines églises catholiques disposent à l’entrée d’une pancarte avec une femme dessinée qui indique la hauteur de la jupe et la longueur des manches les robes à bretelles étant interdites. Le ridicule n’a jamais tué les coincés en tout genre.

    Hors de ces interdictions, la burqatitude est l’effet d’un conditionnement social fonctionnant sur la peur ou du moins l’intimidation des femmes . Les insultes participent de ces intimidations. Qui supporte d’être traité de "putes" ? (1) Que ces femmes astreintes à se résigner à ces diktats vestimentaires veulent alors se donner des vertus spirituelles se comprend précisément comme phénomène compensatoire, comme cache-misère de ce conditionnement.

    La burqatitude concerne toutes les religions mais aussi les athées. On trouve les défenseurs psycho-rigides de l’ordre moral contre la dépravation des mœurs : la quasi nudité y est assimilée à la bestialité. C’est la question du désir et de la séduction qui n’a pas été intégrée à la maîtrise de soi de chacun ; ce qui débouche systématiquement sur des attitudes répressives .

    Ici, il n’y a pas que les hommes d’orientation conservatrice à la promouvoir, des femmes s’y montrent aussi très incitatrices. Cependant les femmes peuvent avoir une bonne raison de se couvrir : la protection contre le viol masculin ou à minima contre les insultes. Il n’y a pas toujours cet argument. C’est aussi du sexisme que de concevoir l’homme de façon essentialisée et constamment comme prédateur. Reste que le viol est l’une des horreurs que les hommes font subir aux femmes. Cela nuit à des relations libres, égalitaires et réciproques

    Christian Delarue

    1) Réplique osée : "Nous sommes tous et toutes des putes" in Voile islamique et séduction

    2) Nous sommes riches de nos différences ! Toutes ?

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php ?article1143


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