• Prostitution et relativisation des rapports sexuels.
     
    Je prends bien prostitution au sens strict : vendre son corps comme une marchandise à quelqu'un et non pas les actes de séduction que l'on peut faire pour séduire l'autre car c'est radicalement différent. Je défends la séduction mais je combats la prostitution .
     
    Mon combat tient à un positionnement personnel - qui ne m'est pas propre - que je pourrais dire brièvement : toute femme qui entre dans mon lit devient autre et va prendre une importance certaine puisque même si elle ne va pas nécessairement devenir la femme - je suis hétérosexuel - de ma vie elle va être autre chose qu'une femme ordinaire, une collègue. Cela recouvre le fait que la sexuaelité est psychosexualité mais plus encore. Le concept a besoin d'être défendu.
     
    Pour être plus clair, je dirais que je ne "baise pas", je partage un moment important de l'existence avec l'autre qui m'ouvre son intimité. Ce propos n'emporte pour autant pas fétichisme du rapport sexuel devant se faire dans le cadre du mariage .Il n'emporte pas plus un modèle de relation sexuelle si ce n'est peut-être la prise en compte de ce que l'on appelle "carte du tendre".
     
    Traces amoureuses Bisou et sédimentation affective : la joie d'aimer !
     
    Si j'ai eu une certaine chance pour l'homme que je suis (mais le propos est généralisable mais avec des variations personnelles), c'est de voir au cours de l'existence dans chaque relation amoureuse partagée un moment constructif de ma vie. C'est donc un bonheur sobre mais réel de reconnaitre - alors que je n'ai pas encore fini le parcours de ma vie - dans toutes les relations sentimentales reconnues de bons moments . Ces relations peuvent pourtant avoir été très différentes, certaines passionnelles et de faible durée, d'autres plus longues et d'un amour fort d'une complicité maintenue.
     
    Dans quasiment tous les cas ces femmes ont laissés en moi des traces de joie et de bonheur. C'est un remerciement renouvelé.
     
    - Du remerciement à l'estime 
     
    Pourtant tout pousse à dire que seule la dernière compte, ou seul compte celle qui t'a donné de beaux enfants. La morale dominante essaie de valoriser certaines relations et pas d'autres. Il est évident que toutes les relations ne se valent pas . Mais la tendance lourde est d'oublier que toutes ou preque ont apporté leur pierre à l'édifice de ce que je suis. Je sens bien que tous ne raisonnent pas ainsi.
     
    Cette vision en quelque sorte cumulative de mes relations pourrait laisser penser que je suis plus dans la multiplicité que dans l'approfondissement d'une relation inscrite dans le temps. Ce n'est pas vrai. Je ne vais pas m'en défendre. C'est de peu d'importance . Il est juste exact que j'ai connu plusieurs femmes, suffisamment pour me rendre compte de l'importance de certaines relations . Mais je ne crois pas pour autant que je sois un "collectionneur" ou un "baiseur" qui se précipite sur tout ce qui bouge de féminin (puisque je suis hétérosexuel). Chaque femme qui a mis la main sur moi a laissé des traces en moi, y compris parfois celles qui pour un raison ou pour une autre n'ont pas durablement inscrit les premiers émois dans la durée.
     
    Les relations vécues ont été diverses mais je n'en renie quasiment aucune. La vie veux - du moins selon le modèle dominant - que l'on se détache suffisamment pour engager une autre relation. Mais c'est l'autenthicité de la relation passée qui lui donne sa valeur. Et chaque relation possède ses caractéristiques qui ne ressemblent pas à la précédente . Cette valeur permet le passage à l'amitié ou quand ce n'est pas possible à l'estime de l'autre duquel on s'est séparé.
     
    - et à l'amitié
    Une autre chose est que j'aime aussi d'amitié certaines femmes que je n'ai pourtant jamais tiré à moi ni pris dans mes bras mais avec qui j'ai tant discuté des relations humaines qu'elles ont pris aussi de la valeur pour moi. Ici il ne s'agit plus de relativiser la distinction entre amour passion de l'amour oblatif le seul valorisé des philosophes et psychologues mais la distinction amour physique / amour amitié. Même cette distinction n'a pas pour moi de l'importance. J'aime les femmes car j'ai des relations avec elles différentes d'avec les hommes. Il y a quelques hommes pour qui j'ai de l'amitié mais peu.
     
    Christian DELARUE

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  • 7 avril 2007 : Doa Khalil Aswad était assassinée...

    La vidéo montre sa lapidation "pour l'honneur"

    Ces images sont difficilement supportables mais il faut montrer de quoi ces hommes, au nom d'une religion, mais en fait aussi du patriarcat, sont capables !

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    Voir toutes les infos sur le site de ICAHK – « Campagne internationale contre les crimes d'honneur »

    http://www.stophonourkillings.com/index.php

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    Amicalement

    Michèle LOUP

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    7 avril : Il y a un an, Doa Khalil Aswad était assassinée...

    A la mémoire de Doa et de toutes les victimes des prétendus "crimes d'honneur"
    et de toutes les victimes de meurtres commis "au nom de l'honneur familial".

    Le 7 avril 2007, Doa Khalil Aswad (ou Dua Khalil Aswad selon les transcriptions) était horriblement lapidée à mort par des centaines d'hommes, dont son oncle et ses proches parents. Ce meurtre était un prétendu "crime d'honneur" : Doa, étudiante en art, était accusée d'être amoureuse d'un jeune commerçant. Ce meurtre scandalisa le monde entier, puisque les assassins ont filmé la scène de violence avec leurs téléphones portables puis ont publié des vidéos du meurtres sur internet. Le monde entier a ainsi pu voir à la fois l'horreur du meurtre et la collaboration des forces de sécurité (nombreux articles en différentes langues sur ce crimes à cette adresse).

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    Venez commémorer cette journée avec nous, lors d'une conférence, le lundi 7 avril, de 18h à 19h, dans les locaux de Buddhachannel/ParisTVProd, 206 rue Lafayette Paris 10ème.

    Nous aborderons les lois internationales relatives aux crimes d'honneur, une intervention sera faite par M. Camille Boudjak, auteur du livre « Un totalitarisme contre les femmes, Répercussions des crimes et du système de « l'honneur familial » sur les conditions de vie des femmes au Moyen Orient ». Nous vous parlerons également de nos actions en faveur de la défense du droit fondamental de toute femme, en particulier contre les crimes d'honneur, puis nous vous présenterons un clip en mémoire de toutes ces femmes assassinée au nom d'un code d'honneur morbide oppressif et rétrograde.

    Merci de confirmer votre présence par email à : abysse.gipf@gmail.com


    Conférence organisée par l'ONG GIPF (Groupe international Parole de Femmes) et ICAHK (Campagne Internationale contre les crimes d'honneur).


    Afin que l'anniversaire de l'assassinat de Doa soit l'occasion de dénoncer et de combattre les meurtres et violences commis "au nom de l'honneur", nous souhaitons qu'un maximum de publications, que ce soit sur format papier ou sur internet, publient des articles sur Doa, sur les autres victimes, sur les meurtres "d'honneur" et sur ce que vivent celles qui sont soumise à cette forme d'oppression patriarcale et tribale.

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    Vu sur le site :

    Nous demandons aussi que des e-mails soient envoyés au Gouvernement Régional Kurde (à cette adresse) pour lui demander ce qu'il compte faire pour combattre les crimes d'honneur au Kurdistan irakien. En effet, depuis le meurtres de Doa, les crimes "d'honneur" persistent au Kurdistan irakien (voir un article à ce sujet). On peut aussi toujours signer la pétition, mise en ligne il y a bientôt un an et adressée au Gouvernement Régional Kurde, pour dénoncer l'horrible assassinat de Doa.

    Depuis le 7 avril 2007, les meurtres de femmes mais aussi d'hommes et d'enfants, au nom de l'honneur familial n'ont pas cessé.

    Selon l'ONU, ce sont 5 000 femmes et jeunes filles qui sont assassinées tous les ans, soit 13 victimes par jour en moyenne !

    Il faudrait aussi y ajouter celle qui, comme en Arabie Saoudite, en Afghanistan, où ailleurs se suicident pour se libérer d'une vie ou tout est interdit, celles qui sont enterrées vivantes, condamnées au mariage forcé, aux violences et à l'oppression quotidienne.

    À la mémoire de Zahra, Banaz, Reem et Hamda dans des familles musulmanes, Faten dans une famille chrétienne, Surjit Kaur Atwal et Anita Gindha dans des femilles sikhs, Gudiya dans une famille indoue, ou Samar dans une famille druze, qui sont tombées victimes de ce système d'honneur.

    Liste de femmes assassinées « pour l'honneur » depuis l'assassinat de Doa, non exhaustive bien sûr !

    Avril 2007 à Ahwaz (Iran) : Nejat, 22 ans, est enterrée vivante par son père.

    9 avril 2007 au Camp de la Plage (Bande de Gaza, Palestine) : Amna Maher Kalloub, 19 ans, est assassinée par son frère.>

    9 Avril 2007 en Jordanie :Nom inconnu, une femme de 26 ans est assassinée par son père après avoir été forcée d'avorter et emprisonnée deux semaines par sa famille.

    10 Avril 2007 à Sobdar Jatoi (Pakistan) :Sohani et son amant supposé Sheral Jatoi sont assassinés.

    25 avril 2007 à Zarqa (Jordanie) : Nom inconnu, une femme de 30 ans, assassinée par son frère qui la soupçonne d'être amoureuse.

    5 Mai 2007 à Gullo Pitafi (Pakistan) : Rasheeda, 20 ans, est assassinée ainsi que Akbar Pitafi, son supposé amant.>

    5 Mai 2007 à Erbil (Kurdistan d'Irak) : Amina Fakhir Kroy, 12 ans, est assassinée par son père. Article en anglais sur le site de KWRW

    8Mai 2007 à Rafah (Bande de Gaza, Palestine) : Khawla Ahmed Owaida, 35 ans, assassinée par son frère.>

    11Mai 2007 à Manchester (Grande-Bretagne) : Sana Ali, 17 ans, est assassinée par son mari après un mariage forcé.

    12 Mai2007 sur le site du lac Dokhan (Kurdistan d'Irak) : Shwbo Rauf Ali est torturée et assassinée par sa famille, son bébé de neuf mois est porté disparu.

    14 Mai 2007 à Thul Taluka (Pakistan) : Bakhtawar est assassinée par son frère qui tue aussi Rano Khan.

    22 Mai 2007 à Ameer Bux Solangi (Pakistan) : Mai Kundal est tuée par son mari qui assassine aussi Arz Mohammad Gopang (son supposé amant) et son frère Allah Dad Gopang.

    24 Mai 2007 à Alep (Syrie) : Sahar, 25 ans, est assassinée par son frère.

    25 Mai à Bahoo Sabzoi (Pakistan) : Shabana Naseerani, 25 ans, est assassinée par son mari.

    31 Mai 2007 à Kaboul (Afghanistan): Shakiba Sanga Amaj, 22 ans, est assassinée.

    9 Juin 2007 àMardan (Pakistan) : Nom inconnu, une femme est lapidée par des membres de sa famille et son mari.

    10Juin 2007 à Sukkur (Pakistan) : Nazir Ahmed Lund, 18 ans, est tué par son cousin qui l'accuse d'avoir une liaison avec sa fille.

    Juin 2007 en Turquie :Hülya Taş et son petit amid Ömer Karaboğa sont assassinés.

    Juin 2007 à Lakarna (Pakistan) : Khairan est grièvement blessée à coups de hache par son mari et meurt peu après à l'hôpital.>

    Juin 2007 à Cologne (Allemagne) : Nom inconnu, une femme de 23 ans, mariée de force, assassinée par son mari.

    19 Juin 2007 à Jundo (Pakistan) : Zaibun Nisa est assassinée par son père.
    23 Juin 2007 à Bello Banglani (Pakistan) : Zarina, 25 ans, et son amant supposé Gahi, 15 ans, sont assassinés. Deux autres femmes présentes, Jamali et Jannat Khatoon, et Zahina, une fillette de huit ans, sont sérieusement blessées.

    29 Juin 2007 à Bazigar Pul (Pakistan) : Shabnam, 22 ans, et sa soeur Sharifan, 29 ans, sont assassinées.

    12 juillet 2007 à Badarash (Kurdistan d'Irak) : Ronak Khalel Abdullah, 23 ans, est assassinée.

    12 Juillet 2007 à Jalandhar (Inde) : Baljit Kaur et son mari Ashwini Kumar sont enlevés et assassassinés par la famille de Baljit qui s'opposait à

    leur mariage.

    15 juillet 2008 à Hundjarwal (Pakistan) :Sumaira Bibi, 35 ans, et sa fille Saba sont assassinées.

    Juillet 2007 à Urfa (Turquie) :Yasemin K. est assassinée par son père.

    20/21 Juillet 2007 à Deir Elbalah (Bande de Gaza, Palestine) : Nahed, Suha et Lina Hidscha (qui avaient 16, 19 et 22 ans), trois soeurs, ont été

    égorgées.

    21 Juillet 2007 à Ali Murad Kaheri (Pakistan) : Najma est poignardée par son mari.

    24 Juillet 2007 à Janoo Shah Muhalla (Pakistan) : Naseem Khatoon est assassinée par son frère.

    26 Juillet 2007 à Maral (Pakistan) : Jamila, femme divorcée de 40 ans, est assassinée par son fils qui la soupçonne de "relations illégales"

    3 Août 2007 à Khanagin (Kurdistan d'Irak) : Sara Jaffar Nimat, 11 ans, est assassinée

    5 Août 2007à Jamra (Pakistan) :Hameeda est assassinée par son frère.

    11Août 2007 à Kocaeli (Turquie) : Noms inconnus, une femme de 47 ans qui avait quitté son mari et sa fille divorcée, 27 ans, sont assassinées.

    13 Août 2007à El T'wam (Bande de Gaza, Palestine) : En'am Jaber Deiffallah, 37 ans et mère d'un enfant, est assassinée.

    16 Août 2007 à Barota (Inde) : Saroj, 27 ans, est assassinée par son frère et son cousin.

    27 Août 2007 à Nahiyo Kando (Pakistan) : Zarina est assassinée par son fiancé qui tue aussi Saroo, une jeune fille de sa famille.

    31 août 2007 à Bangul Khan Chang (Pakistan) : Janna Bibi, 22 ans, est tuée par son oncle.

    Septembre 2007 à Lakarna (Pakistan) : Samina est assassinée par son beau-frère après avoir quitté son mari toxicomane.

    21 Septembre 2007 à Islamabad (Pakistan) : Zainab Shar est assassinée à coup de hache par son beau-frère.

    23 Septembre 2007 à Abdullah Rajeri (Pakistan) : Un homme assassine sa femme Sakrina Rajeri, sa belle-mère Budhi et son beau-frère Haji Rajeri âgé de 4 ans "au nom de l'honneur".

    23 Septembre 2007 à Haji Khan Kalhoro (Pakistan) : Shahida, 18 ans, est assassinée par son frère qui tue aussi son petit ami Zahid Kalhoro, 25 ans.

    Octobre 2007 à Marka (Jordanie) : Nom inconnu, une jeune femme de 25 ans, poignardée par son frère après avoir divorcée.

    13 Octobre2007 à Tando Masti (Pakistan) : Nosheen, 18 ans, est assassinée par son mari "au nom de l'honneur".

    Octobre 2007 à Qalqilya (Cisjordanie, Palestine) :Sima Mohammad Ali El-Adel, 27 ans, et sa soeur Eman, 25 ans, sont assassinées par leur frère.

    24 Octobre 2007 à Charleroi (Belgique) : Sadia Sheick (20 ans) est assassinée par son frère. Sa soezur Sarya, 18 ans, est blessée.

    Dans le monde, 5000 femmes assassinées chaque année "pour l'honneur"

    Sadia Sheick, 20 ans, assassinée par son frère

    Octobre2007à Qalqilya (Cisjordanie, Palestine) : WafaWahdan, 29 ans,est assassinée.

    8Novembre 2007 à Karachi (Pakistan) : Irshad Ali, 22 ans, et Nusrat, 20 ans, sont assassinés peu après leur mariage.

    Novembre2007 à Amman (Jordanie) : Nom inconnu, une femme de 33 ans assassinée par son frère.

    Novembre 2007 à Jérusalem (Israël) : Nadia Abu Amar, 22 ans, est portée disparue, son assassinat est confirmée le 16 mars 2008.

    Novembre 2007 en Syrie : Yasmine Kef aya Edleb est assassinée par son frère.

    Novembre 2007 à Surjani (Pakistan) :Mehwish et son mari Kashif son assassinés. Mehwish a été violée avant le meurtre.

    Novembre 2007 à Jhang Tehsil (Pakistan) :Une jeune fille est tuée à coup de hache par son père parce qu'elle est soupçonnée d'avoir un petit ami.

    Décembre 2007 à Marham (Illilois, USA) : Monika Rani, 22 ans, son mari Rajesh Kumar, 36 ans, et leur fils Vansh, 3 ans, sont tués dans un incendie criminel.

    Décembre 2007 à Al-Quba (Egypte) :Hoda Salem est poignardée le jour de la nuit de noce par son mari ; il la soupçonnait de n'être pas vierge.
    10 Décembre 2007 à Toronto (Canada) : Aqsa Parvez (16 ans), assassinée par son père.

    1er Janvier 2008 à Lewisville (Texas, USA) : Amina (18 ans) et Sarah (17 ans) sont assassinées par leur père

    Janvier 2008 en Jordanie : Nom inconnu, une femme de 30 ans.

    Janvier 2008 à Jerash (Jordanie) :Nom inconnu, une jeune fille de 17 ans.

    Janvier 2008 à Sine (Kurdistan turc) :Nom inconnu, une fillette de 13 ans.

    28 janvier 2008 à Karimdad (Pakistan) : Noms inconnus, une femme et sa fille adolescente.

    30 janvier 2008 à Sadar (Pakistan) : Qaisha assassinée par son frère

    4 février 2008 à Sukkur (Pakistan) :Nom inconnu, une jeune fille assassinée par son père.

    9 février 2008 à Biskra (Algérie) :Nom inconnu, une mère de six enfants, tuée par son mari.

    17 février à Shahadara (Pakistan) :Yasmeen, 33 ans, assassinée par son frère.

    Février 2008 à Zahedan (Iran) :Samieh, 14 ans, est lapidée à mort par son père et un de ses amis.

    Février 2008 à Malmö (Suède) :Nom inconnu, une jeune fille de 16 ans, morte après être tombée du balcon.

    29 février 2008 à Sher Shar Colony (Pakistan) :Saima Ameen, 15 ans, est étranglée par son oncle.

    6 Mars 2008 à Khaipur (Pakistan) :Nom inconnu, une femme assassinée par son mari "au nom de l'honneur".

    8 Mars 2008 à Batman (Turquie) :Lahilan, 17 ans, assassinée pour avoir refusé un mariage forcé.

    9 mars 2008 à al-Azraq (Jordanie) : Noms inconnus, une jeune femme de 19 ans et son petit ami agé de 30 ans.

    Mars 2008 à Pattan (Inde) :Hilal Ahmad, 24 ans, est assassinée pour l'empêcher de se marier avec celui qu'elle aime.

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article65122

     


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  • Se refaire l'hymen avant mariage :

    le grand retour des pratiques moyenâgeuses !

     

    Voilà des jeunes femmes qui ont eu des rapports sexuels avant mariage et qui du fait des pressions du futur mari doivent se faire remettre un hymen. Pourquoi ? Pour que l'homme soit rassuré.. Autre raison complémentaire : pour exhiber le drap rouge ! Car c'est aussi une affaire familiale ! Et ce n'est pas facultatif ! Une tradition ne se discute pas !

    Vous pensiez alors qu'il s'agissait d'une pratique moyenâgeuse et patriarcale qui était en voie de disparition. Moi aussi. Faites un tour sur la toile sur les blog santé, blog jeunes musulmanes, etc... et vous verrez que les questions fleurissent, et les propositions marchandes aussi, car ce n'est pas gratuit ! Un marché en pleine croissance !

    Il est exact qu'il a eu un net reflux de la barbarie patriarcale dans de nombreux pays à partir des années 1970 mais depuis quelques années on assiste ici ou là au retour aux traditions obscures avec cette pratique sexiste qui ne refait pas surface seule. Dans le lot intégriste et machiste on retrouve aussi la virginité obligatoire et le mariage forcé.

    En fait ce sont les valeurs et les normes d'égalité, de liberté et de réciprocité entre hommes et femmes qui reculent. Dans certains milieux les forces réactionnaires sont très à l'offensive !

    Christian DELARUE


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  • Retraites : les femmes paient le prix fort !

    par Annick Coupé, Ghyslaine Richard et Sophie Zafari


    LE MONDE | 11.04.08 | 14h37  •  Mis à jour le 11.04.08 | 14h37

    Après la réforme de 1993 et celle de 2003, imposées au nom de l'équité !, le premier ministre vient d'affirmer que la durée de cotisation pour un taux plein serait portée de quarante à quarante et un ans entre 2009 et 2012. Il veut confirmer les orientations de 2003 sans qu'aucun bilan n'en soit tiré.

    Les femmes paient le prix le plus lourd pour les réformes de 1993 et 2003. Les réformes des retraites accroissent les inégalités de pensions entre hommes et femmes. Les pensions de droit direct des femmes (référence aux salaires) sont de moitié inférieures à celles des hommes. Avec la réversion, la différence est encore de près de 40 %. Les petites retraites, ce sont celles des femmes : la moitié des femmes partant en retraite dans le régime général sont au minimum contributif. Elles constituent 75 % des bénéficiaires de ce minimum.

    Ces inégalités sont la conséquence logique des inégalités constatées sur le marché du travail en termes d'emploi et de salaires. Celles-ci sont encore aggravées avec la montée du temps partiel et des petits boulots chez les femmes. Mais ce n'est pas tout : les réformes des retraites qui privilégient la durée de cotisation pénalisent d'abord les carrières courtes, discontinues (chômage, retrait d'activité) et à temps partiel. Dans le secteur privé, le passage des dix aux vingt-cinq meilleures années pour le calcul du salaire de référence touche les femmes, qui ont davantage de "mauvaises années".

    Les femmes sont donc victimes d'une discrimination indirecte : une disposition (l'allongement de la durée de cotisation) apparemment neutre désavantage les personnes relevant d'un genre. Le système de décote constitue une double peine. Les droits familiaux, notamment la majoration de durée d'assurance (huit trimestres par enfant dans le régime général) et l'assurance-vieillesse des parents au foyer permettent aux femmes de valider de nombreux trimestres dans le secteur privé. Cela ne compense que faiblement les inégalités de pensions, très fortes chez les salariés du privé.

    Dans la fonction publique, la réforme de 2003 a réduit les droits familiaux dont bénéficient les femmes. Cette mesure antiredistributive n'a jamais été justifiée publiquement. Les mères d'enfants nés avant 2004 n'ont gardé leur bonification d'un an que si elles étaient fonctionnaires au moment de l'accouchement : les femmes inactives, en disponibilité, non titulaires ou travaillant dans le privé ont perdu ce droit, tout comme une partie des étudiantes. Ubuesque : les jumeaux ne comptent plus que pour un !

    SPIRALE DE LA PAUPÉRISATION

    Pour les enfants nés après 2004, le nouveau système pénalise les femmes qui poursuivent leur carrière sans s'interrompre. Le régime de retraite de la fonction publique valorise donc un modèle social qui est rejeté par les femmes. Plutôt que de chercher à faire des économies sur le dos des femmes, les régimes de retraite devraient au contraire favoriser leur activité (qui contribue au financement des retraites) et s'adapter pour répondre aux aspirations des femmes à avoir des droits propres et pour prendre en compte les mutations sociales (Pacs, concubinage, montée du divorce et de la proportion de femmes arrivant seules à l'âge de la retraite, etc.)

    Parler de l'égalité le lundi et, dès le mardi, s'appliquer à imposer des réformes qui aggravent les inégalités entre hommes et femmes, aggraver la précarisation sociale et la pauvreté pour une partie de plus en plus importante des femmes, voilà le résultat de la politique de "réforme" des retraites. Il s'agit donc bien d'une politique régressive à tous points de vue.

    Il faut stopper cette spirale de la paupérisation, et c'est possible. Garantir un niveau des retraites décent pour les femmes dans une société solidaire est possible. Le droit à une retraite à 60 ans à taux plein doit être accessible à toutes et à tous. Garantir à chacun un niveau futur de pension au moins égal à 75 % de son salaire, avec un minimum global de retraite qui ne soit pas en dessous du smic. Il est aussi possible d'agir pour le droit au travail et le plein-emploi des femmes, de s'attaquer aux inégalités salariales entre femmes et hommes, d'assurer ainsi un niveau correct de pension, enfin de reconnaître la pénibilité du travail des femmes.

    Les moyens financiers existent. Financer la retraite doit porter l'exigence d'une modification de la répartition des richesses en faveur du travail. Le recours au travail précaire et au temps partiel imposé doit être lourdement taxé. Les profits financiers doivent être mis à contribution, le système des exonérations financières en faveur des entreprises doit être revu afin d'inciter à l'investissement dans les politiques sociales. Les femmes prendront toute leur place dans les mobilisations pour refuser la dégradation systématique des acquis sociaux, pour exiger un niveau correct de pension pour toutes et tous, et pour exiger l'égalité et une vie digne.

    Annick Coupé, Solidaires ;

    Ghyslaine Richard, CGT ;

    Sophie Zafari, FSU.


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  •  Encore un beauf qui se lâche...

    Le 7/10 de France Inter ce matin vers 8H un peu avant l'arrivée de l'invitée du jour Fadella Amara à 8H20.
    Intervention de ??? en tant que Le "fou du roi" dans le journal de Nicolas Demorand (et non Demerant):
    "Nicolas, vous invitez aujourd'hui l'ex représentante de "Ni Putes ni soumises" mais je parie que vous préféreriez avoir comme invitée une pute bien soumise! [...] " Fin de citation.

    
    

    Ecrire à France Inter directement sur leur site :
    http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/


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