• La contribution de Renée FREGOSI sur "Laïcité 30" (11 juin) tend à pénaliser plus l’islam que les autres religions
    https://www.facebook.com/laicite30/posts/1937991716231378
    Mme Frégosi invite Emmanuel Macron à adopter une politique volontariste en matière de laïcité. Selon elle, il faut aller plus loin que l'interdiction des signes religieux ostentatoires, pour contrecarrer l'offensive islamiste en Occident.
    Mais elle veut modifier cette loi en banalisant la kippa (surtout portée par des hommes) par rapport au voile islamique. La petite croix, le pin's religieux sont sobres et discrets mais la grande croix, la kippa et le voile sont ostensibles ou ostentatoires (et d'autres encore)! Ces signes imposent à autrui un étendard religieux ! Cela participe d'une emprise symbolique et religieuse forte interdite à l'école publique mais libre ailleurs. Encore que le problème se pose en entreprise et à l'assemblée nationale et au Sénat.

    Elle écrit : "Les signes religieux comme les bijoux en forme de croix, d'étoile de David, de croissant ou de main de Fatma, ou encore la kippa (signe de soumission directe à Dieu et qui peut être portée par les hommes et par les femmes), en tant que manifestation d'un particularisme religieux personnel, peuvent être tolérés dans les lieux publics y compris dans les espaces d'enseignement et d'administration publique, comme sur les lieux de travail." 

    Ma réponse : Tous les signes ostensibles de religion doivent avoir le même statut sinon on abandonne l’universalisme normatif et on crée des privilèges pour des religions et une pénalisation spécifique et particulière pour une , ici de l’islam et des musulmans. Pas de favoritisme pour les uns et de stigmatisation renforcée pour une seule.

    Elle ajoute : "En revanche, devraient être interdites les pratiques, d'une part visant à la séparation des communautés dans l'espace public (menus relevant de tabous alimentaires religieux dans les cantines scolaires, ségrégation des sexes dans les lieux publics, prières sur le lieu de travail…) et d'autre part, relevant de l'atteinte au principe d'égalité hommes/femmes (voilement «pudique», refus de toucher la main des femmes ou de prendre leur suite à un poste de travail…).

    Je suis d’accord . Concernant le voile (comme pour d'autres vêtements), je suis pour la liberté de s’habiller librement par principe, étant entendu que le principe peut connaître des exceptions (nombreuses). A défaut on imiterait les intégristes religieux sexyphobiques et leur police répressive.
    Gérer

     


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  • Représentation syndicale et comportement fétichiste identitaire - Christian DELARUE - Amitié entre les peuples

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  •  Le syndicat contre l'affichage religieux identitaire.

     

    Le syndicat se positionne pour rassembler largement ce qui va contre l’affichage religieux identitaire ostensible de son ou de ses représentant-e-s, qu’il(s) soient, catholique(s), juif(ves) ou musulman(es) ou autre religion car cela divise fatalement.

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    Le syndicat se positionne pour rassembler largement ce qui va contre l’affichage religieux identitaire ostensible clivant (voir tout autre signe identitaire ostensible) de ses représentant-e-s, qu’ils soient, catholiques, juif-ves ou musulman-nes ou d’une autre religion . Car ces signes religieux ostensibles sont nécessairement clivants, non universalistes et que cela divise fatalement.

    Le syndicat ne refuse personne sur la base de la croyance ou de la religion mais la représentation du syndicat se fait sur la base du sigle syndical ou de l’expression syndicale sans privilégier une religion ou une communauté religieuse . L’expression religieuse est hors syndicalisme.

    On a le droit de porter partout dans la société civile, le voile islamique ou une kippa juive ou autre signe religieux ostensible, sauf dans les institutions étatiques ou dans les lieux de la représentation politique (Assemblée Nationale et Sénat et autres lieux de réunion) ou dans l’école publique et les lycées (loi de 2004). Mais comme le dit le député Adrien Quaternes (FI) : « Je considère que lorsque l’on est représentant politique ou syndical en fonctions, on ne donne pas à voir ses convictions religieuses car on doit s’attacher à représenter tout le monde. »

     

     

    suite sur :

    http://amitie-entre-les-peuples.org/Le-syndicat-contre-l-affichage-religieux-identitaire-Christian-DELARUE

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article159777

     


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  • Défense des peuples-classe, classisme et autres divisions.

    http://amitie-entre-les-peuples.org/Defense-des-peuples-classe-classisme-et-autres-divisions-Christian-DELARUE

    Les élites tendent à diviser le peuple entre fractions. Souvent à tort. Pas toujours.

    I - CLASSISME : trois sortes

    1)- Celui du FN se cache derrière la Nation . Le FN xénophobe défend les « bons » SdF français subissant le froid mortifère de la rue contre les « mauvais » migrants qui ont juste le tort d’être étrangers, et qui sont enfermés dans des centres de rétention (peu) « chauffés » . On a là deux catégories d’êtres humains particulièrement fragilisées par de très mauvaises conditions de vie. Une politique de civilisation pousserait à une prise en charge de ces deux catégories pour les insérer dans la société . Mais Il se trouve que les Sans domicile fixe sont victimes du classisme de certains élites (Dijon vidéo) qui trouvent appui auprès de personnes BCBG - des commerçants souvent - qui préfèrent la propreté à l’humanité et la barbarie à la civilisation. A ce classisme s’ajoute la xénophobie anti-migrants.

    2)- Celui de Macron se cache derrière le mérite et la performance. Sous couvert d’idéologie méritocratique, on distingue d’un côté les travailleurs performants des travailleurs « bras cassés » que l’on traite de fainéants. Le macronisme est une politique de « bloc social » façon Gramsci qui soude la fraction performante du peuple-classe derrière une élite bancaire et financière, censée être le fer de lance de la France-Entreprise.

    Au lieu de maintenir un double cadre de protection des travailleurs du public et du privé - hommes et femmes - avec un bon statut de la fonction publique (fondé sur la qualification reconnue par diplômes et concours, le tout complété par des formations d’adaptation des compétences au poste réellement obtenu) et un bon code du travail, M Macron (et son gouvernement) veut casser ces cadres de garanties pour mieux soumettre le paiement de la force de travail aux critères de performance et de mérite. Cela va fragiliser les travailleurs. La précarité permet de mieux soumettre les travailleurs et travailleuses aux détenteurs de capitaux ou à leur représentants. Dans la fonction publique la précarisation est un danger qui risque d’aboutir à former une République bananière peu apte à éviter la corruption, peu apte aussi à la réalisation de l’intérêt général face aux lobbies et aux puissances d’argent. C’est globalement moins de civilisation et plus de lutte des places à courte vue.

    3)- Celui d’une évolution de comportements des élites.

    - CLASSISME D’EN-HAUT & CASSE DE LA COHESION SOCIALE REPUBLICAINE
    Extrait :
    Dans une note publiée par la Fondation Jean-Jaurès, le politologue Jérôme Fourquet analyse le creusement depuis 1985 d’un « fossé béant » entre la classe supérieure et le peuple. Concentration d’élites dans les métropoles et les écoles privées, fin du brassage social, exil fiscal : le délitement du modèle républicain est implacablement diagnostiqué.

    in Comment la France d’en haut s’est coupée de la France d’en bas en une génération
    https://www.marianne.net/societe/comment-la-france-d-en-haut-s-est-coupee-de-la-france-d-en-bas-en-une-generation

    - La triche d’en-haut selon l’Observatoire des inégalité

    Extrait : « En réalité, les plus tricheurs ne sont pas là où Emmanuel Macron et Bruno Le Maire le croient. Paul Kiff (de l’université de Berkeley) et ses collègues ont systématiquement étudié l’influence de la position sociale sur la propension à tricher, mentir et enfreindre les règles [3]. Dans sept situations différentes, dans et en dehors du laboratoire, les membres des classes supérieures trichent, mentent et enfreignent davantage la loi que les membres des classes inférieures. Une plus grande complaisance des riches à l’égard de l’appât du gain explique en partie ces résultats. »

    II - AUTRES DIVISIONS du peuple-classe : sionisme et islam voileur.

    En France on trouve des élites sionistes à défendre la politique ultra-répressive d’Israel. Il faut cesser ces soutiens honteux ! Qui se met deux minutes à la place des palestiniens qui subissent une répression constante (expulsions, spoliations, emprisonnements arbitraires, assassinats) . Et si ces jeunes étaient vos enfants ? Les sionistes voient d’abord Israel comme encerclé et comme menacé par le monde arabe. Et les autres - non sionistes - me répondent deux choses : c’est loin et je ne connais pas le problème. C’est compliqué. etc...

    Ces sionistes montrent du doigt les arabes musulmans qui mènent des « campagnes de hidjabisation ». En somme, des barbares montrent d’autres barbares ! Là ils ont raison certes. Mais ce n’est pas une excuse pour valider leur propre malfaisance.

    Ces campagnes de hidjabisation sont la manifestation de ce qu’il y a de plus contestable dans l’islam . Il s’agit d’une peste religieuse hyperpatriarcale transnationale ignoble. Il convient de lutter très fermement contre les intégrismes musulmans. Je fais aussi remarquer que les juifs haredim, beaucoup moins nombreux, sont aussi sexyphobes et sexoséparatistes que les intégristes musulmans.

    III - Unité et pluri-émancipation

    La politique d’unité des classes populaires ne saurait faire l’impasse des intégrismes religieux. C’est pourquoi, face aux menées intégristes, je suis pour l’interdiction de la kippa et du voile islamique comme tout signe religieux ostensible à l’Assemblée nationale, au Sénat, et dans toute enceinte de représentation de la Nation.

    Par ailleurs, il faut lutter aussi bien contre le classisme des élites (qui méprisent aussi bien les moins performants que les SDF) que contre la xénophobie anti-migrants, que contre l’islam autoritaire voileur de femmes. Le tout sans racisme. Les luttes sont nombreuses.

    Christian DELARUE

     


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  • Sans Dieu pas sans idéal :

    Défense d'une mentalité de lutte pour l'émancipation dans le plaisir et la joie.

     

    Etre athée ne signifie pas être sans philosophie de la vie, sans idéal, que l'orientation soit matérialiste ou spiritualiste. Il est agaçant de voir ramener les athées, pourtant si différents entre eux au sein d'une même nation et encore plus au plan mondial, à des pratiques humaines et sociales nécéssairement barbares et destructrices des humains, de la société et de la nature. 

     

    Ceux qui jugent ainsi les athées à partir de leur tribunal dogmatique, de leur conception religieuse de Dieu ou de leur conception spiritualiste de l'Esprit se posent en surplomb de tous les athées.

     

    Nombre d'athées s'emploient, certes avec des contradictions, des erreurs, des faux-pas, à faire avancer la société vers le bien, vers la justice sociale, une plus grande démocratie, un plus grand respect de la nature, une plus grande égalité entre hommes et femmes de toute ethnie, de toute nation. Faisant cela, ils n'ont pas nécessairement abandonné tout lien avec les plaisirs du monde. Avancer vers un autre monde possible ne signifie pas devenir pauvre ou sans désir sexuel.

     

    Qu'il faille réduire les inégalités sociales pour aller plus de justice sociale est chose certaine mais pourquoi le faire en ignorant les rapports sociaux de classe ? Il y a une tendance lourde des religions et des spiritualités à faire l'impasse sur le classisme sous ses deux grandes formes, celle des capitalistes contre les travailleurs salariés et celle de la finance contre les peuples-classe. 

     

    Pourquoi nombre de religions et de courants spiritualistes réduisent l'amour à la compassion et à l'agapé en méprisant l'érotisme. L'érotisme et le sexe peuvent donner du plaisir à tous et toutes à partir de la racine commune de l'amour qui est "prendre soin de" (E Fromm) ou "faire attention à". La pulsion vous pousse vers l'autre mais ce désir peut très bien prendre en compte le désir de l'autre. En ce cas la réciprocité et le partage remplace la prédation.

     

    L'être humain doit être dégagé des pressions du néolibéralisme mais ce n'est pas pour passer sous le joug des religions, celles qui fustigent la séduction trop narcissique et l'érotisme par haine des fantasmes et du sexe mais aussi celles plus autoritaires et patriarcales qui instrumentalisent les croyances et les dogmes vers un sexoséparatisme qui veut cacher à tout prix les femmes. Il ne s'agit pas de les exhiber de force. Mais chacun et chacune doit pouvoir s'habiller librement, y compris d'ailleurs de façon sexy. La règle est "comme je veux quand je veux".

     

    Le désir et le plaisir est source de frustrations très relatives qui incitent à des consommations variables en quantité et intensité. Pour d'autres, il y a fuite dans le spiritualisme. Peu décident de pratiquer à sa mesure selon ses besoins.

    Du coup certains proposent ou imposent des méthodent radicales contre le désir et le plaisir. Mais n'est-ce pas certaines addictions qui sont nuisibles plus que le simple fait de consommer? Fumer, boire de l'alcool, travailler intensément,... sont des addictions plus nuisibles que la masturbation.

     

    Christian D


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