• LA GAUCHE CE N'EST PLUS LE PS !
    Du moins ce n'est pas assez le PS !



    Réponse à La Louve et à mes autres contradicteurs sous:
    *MAINTENANT POUR UNE FORCE POLITIQUE A GAUCHE PLURIELLE HEGEMONIQUE *
    http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article65456

     

    <st1:PersonName productid="LA GAUCHE C" w:st="on"><st1:PersonName productid="LA GAUCHE" w:st="on">LA GAUCHE</st1:PersonName> A UNIR C</st1:PersonName>'EST LE PCF, <st1:PersonName productid="la LCR" w:st="on">LA LCR</st1:PersonName>, LO, LE PT, LES VERTS, ... MAIS PAS LE PS !

    Il existe un courant « à gauche » dans le PS qui mérite de nuancer ce titre. Mais Filoche ne représente pas le PS ! Le PS n'est pas pour autant la droite. Mais dans certains domaines il est allé plus loin qu'elle (exemple : la réforme de l'Etat). Disons que le PS est trop peu la gauche car trop inscrite dans la fin de l'histoire et dans l'alternance sans autre perspective. Mais quid des autres forces politiques? Doivent-elles s'allier sans principe ni rapport de force avec ceux qui pratiquent "le baiser qui tue" (de Mitterrand à Marchais) depuis si longtemps? Non Ne peuvent-elles pas s'unir ? L'expérience des collectifs anti-libéraux est-elle inutile?


    1 – L'absence de ligne politique du PCF : la politique « historique » des zig zag

    Patrick TORT stigmatisait cela dans un de ces livres (pas sur Darwin) à propos de la politique du PCF dans les années <st1:metricconverter productid="80. A" w:st="on">80. A</st1:metricconverter> défaut de stratégie le PCF se complait dans les tactiques, ce qui nuit à la cohérence et à la visibilité de ce que veut un parti qui se veut communiste.

    Ligne sectaire : <st1:PersonName productid="La Louve" w:st="on">La Louve</st1:PersonName> évoque ici la stratégie et là le socialisme. Moi aussi. C'est essentiel. C'est pourquoi tous les partis qui se réclament du communisme – PCF, LCR, LO, PT ... - doivent perdurer pour faire valoir une histoire riche pour l'émancipation. Mais pour aller vers le socialisme le solo du PCF comme le solo de <st1:PersonName productid="la LCR" w:st="on">la LCR</st1:PersonName> mène à l'impasse. Le solo de chaque boutique politique nuit à la mise en application du projet politique. On n'arrête pas d'aller droit dans le mur depuis 25 ans ! C'est le bilan tiré de l'Appel Ramuleau de juillet 2003 qui de ce point de vue n'a pas pris une ride. Parfois il faut se différencier, se démarquer. Mais les partis de gauche (à gauche du PS) n'arrête pas de reproduire la « tare du trotskysme » : à deux on forme un parti, à trois on fait une scission !

    Ligne opportuniste : La tendance lourde du PCF est de s'acoquiner régulièrement avec le PS après quelques déclarations de congrès à grandes envolées révolutionnaires. La ligne du PCF se résume-t-elle à cette récurrente ligne opportuniste pro-PS ? Oui et non. Le PCF c'est aussi une politique de classe pour le monde du travail. Que fait le PCF de cette fraction de son patrimoine historique ? Essentiellement un axe à lui, sans alliance ni unité.

    Le sectarisme d'une période débouche sur l'opportunisme du lendemain. Or entre sectarisme et opportunisme n'y a-t-il pas une ligne politique ?

    2 – A gauche : Construire maintenant un front permanent pour riposter.

     

    La « gôôôôche » disait <st1:PersonName productid="La Louve" w:st="on">La Louve</st1:PersonName> faisant semblant de ne pas voir dans mon propos *
    MAINTENANT POUR UNE FORCE POLITIQUE A GAUCHE PLURIELLE HEGEMONIQUE *
    http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article65456

    que précisément la gauche ce n'est plus le PS:.

    A gauche signifie le rejet du libéralisme de droite et du socialibéralisme et donc de ce qui constitue le fond de commerce idéologique d'une grande partie du PS mais aussi d'une partie des Verts . A gauche suppose aussi l'abandon de l'alternance pour l'alternative, la convergences des alternatives.

    Un tel rejet antilibéral et anticapitaliste suppose...

    Qu'il faille être plus précis sur le contenu, j'en suis d'accord. Mais les collectif anti-libéraux avec les forces issues des trois B (BUFFET - BOVE - BESANCENOT) n'avaient-il pas produit un contenu alternatif suffisant qui méritait d'être encore mieux diffusé dans la population ?

    Christian DELARUE


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  • MAINTENANT POUR UNE FORCE POLITIQUE A GAUCHE PLURIELLE HEGEMONIQUE

    Le même jour l'appel en lien était publié:

    samedi 29 mars 2008 (01h39) :
    Après la sanction, une gauche d'alternative !

    http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article63974

     

    MAINTENANT POUR UNE FORCE POLITIQUE A GAUCHE PLURIELLE HEGEMONIQUE


    - Que vient faire l'altermondialisme dans cette galère?

    Mon propos n'est pas un soutien au post-altermondialiste qui d'après Bernard CASSEN réunirait les altermondialistes classiques, les forces politiques de gauches et les gouvernements révolutionnaires. Dans mon propos l'altermondialisme sert de fédérateur politique pour construire le pôle hégémonique de rupture contre le libéralisme et le capitalisme mais ne participe pas comme tel à un gouvernement, ni même à des élections. Le post-altermondialisme tel que je le comprends au moment ou il sort à peine la tête des fonds baptismaux n'exclue pas nécessairement l'altermondialisme comme force autonome indépendante. Il s'agit de deux sphères indépendantes mais qui peuvent se concevoir de façon complémentaire : les individus et les organisations peuvent se vouloir acteur dans un champ - l'altermondialisme indépendant - à un moment donné et éventuellement acteur dans un autre - le post-altermondialisme - à un autre moment en fonction de leurs logiques propres et des dynamiques sociales à l'oeuvre.

    - Pour une fédération permanente des forces politiques de gauche - vertes, rouges, noires - et des citoyens altermondialistes

    Il s'agit de construire une force de contestation et de proposition qui soit hégémonique à gauche ce qui suppose qu'elle soit à gauche et qu'elle admette une variété de positions en son sein . A gauche signifie le rejet du libéralisme et du socialibéralisme et donc de ce qui constitue le fond de commerce idéologique d'une grande partie du PS mais aussi des Verts . A gauche suppose aussi l'abandon de l'alternance pour l'alternative, la convergences des alternatives.

    Un tel rejet antilibéral et anticapitaliste suppose une mise en mouvement du salariat exploité tant dans les lieux de production (mais les marges de manoeuvre y sont restreintes) que dans la société elle-même sous forme de grèves massives à dimension insurrectionnelle (peu ou prou comme en 2003, 1995 ou 1968) ce qui implique de construire un syndicalisme interprofessionnel transversal et  non sectaire (1) de luttes conséquentes sur les décombres du syndicalisme d'accompagnement du socialibéralisme . Un tel syndicalisme doit créer des liens avec les paysans refusant le productivisme capitaliste et ainsi lier combat social et combat écologique .

    Un tel rejet implique de favoriser une participation la plus active et la plus éclairée possible des citoyens dans tous les champs de la société. Les mécanismes de la domination systémique sont complexes mais la complexité ne doit servir d'alibi à la démarcation de repères clairs qui permettent une orientation des dominés, exploités et opprimés de toutes sortes.

    Un tel rejet ne signifie pas - puisque la question a été posée - refus d'intégrer des PS ou Verts modérés à un gouvernement clairement à gauche ie disposant à la fois d'un programme alternatif bien débattu et connu et de l'appui des masses populaires . Cependant ces sociolibéraux ne doivent pas être en position majoritaire, en position de donneur d'ordre. La gauche accédant au pouvoir d'Etat doit pouvoir impérativement faire valoir ses choix antilibéraux et anticapitaliste contre le PS et les Verts-roses qui doivent se contenter d'un strapontin. Tout est là : faire en sorte que le PS et son socialibéralisme soit marginalisé dans un front ou il occupe le strapontin. Ce qui n'est évidemment pas le cas. Car une gauche de transformation sociale radicale ne saurait accéder au pouvoir sans entreprendre toute une série de réformes de structures qui affrontent directement les intérêt du capital et de la bourgeoisie.

    Une telle force, quelqu'en soit la forme - partidaire ou autre - , suppose une méthode de débat qui permette tout à la fois la libre expression des différents courants de pensée de la gauche, de l'écologie, de l'anti-productivisme, de l'anticapitalisme, etc.. et l'accord sur une base minimale qui fasse de cette force politique une vraie force qui ne succombe pas aux premières manoeuvres de la droite ou des sociaux-libéraux roses ou verts.

    Une telle force doit soutenir et prolonger politiquement les luttes contre le sexisme, le racisme, les discriminations, les dégâts écologiques en les articulant aux luttes des travailleurs pour fonder un nouveau un nouveau projet hégémonique à gauche. » Toute la difficulté réside sans doute dans les modalités de cette articulation.

    Christian DELARUE

    1 donc sans exclusive à l'encontre de SUD ou de la FSU pour mieux intégrer la CFDT

    Hégémonie difficile mais à conquérir.

    Je recours à Daniel BENSAID non pour l'argument d'autorité mais simplement pour ses compétences car on ne peut guère parler d'hégémonie de façon trop naïve, simplement en ressortant ce qu'en dit le Larrousse.

    Dans la gauche la notion d'hégémonie a été instrumentalisée à des fins diverses qui incitent à l'exploration non dogmatique. Reste qu'il ne s'agit pas pour autant de se taire. Il s'agit d'avancer en admettant de se tromper . Par ailleurs, point d'auteur fétiche, d'autres auteurs peuvent et doivent être sollicités sur cette question .En attendant voici donc ce que j'ai retenu de Daniel BENSAID sur l'hégémonie et Gramsci. Il s'agit d'extraits d'un exposé de formation à l'université d'été de la LCR conservés sous forme de thèses (ou de positions) dégagées des arguments qui les soutiennent.

    Christian DELARUE

     

    Au cours des années 1970, la notion d'hégémonie servit de prétexte théorique à l'abandon sans discussion sérieuse de la dictature du prolétariat par la plupart des partis « eurocommunistes ». Comme le rappelait alors Perry Anderson, elle n'élimine pourtant pas, chez Gramsci, la nécessaire rupture révolutionnaire et la transformation de la défensive stratégique (ou guerre d'usure) en offensive stratégique (ou guerre de mouvement).

    Gramsci élargit la question du front unique en lui fixant pour objectif la conquête de l'hégémonie politique et culturelle dans le processus de construction d'une nation moderne. Cette compréhension élargie de la notion d'hégémonie permet de préciser l'idée selon laquelle une situation révolutionnaire est irréductible à l'affrontement corporatif entre deux classes antagoniques.

    En opposant à la dictature du prolétariat une notion d'« hégémonie » réduite à une simple expansion de la démocratie parlementaire ou à une longue marche dans les institutions, les eurcommunisstes édulcoraient la portée des Cahiers de Prison.

    Elargissant le champ de la pensée stratégique, en amont et en aval de l'épreuve de force révolutionnaire, Gramsci articule la dictature du prolétariat à la problématique de l'hégémonie. Dans les sociétés « occidentales », la prise du pouvoir est inconcevable sans une conquête préalable de l'hégémonie, c'est-à-dire sans l'affirmation d'un rôle dominant/dirigeant au sein d'un nouveau bloc historique capable de défendre, non seulement les intérêts corporatifs d'une classe particulière, mais d'apporter une réponse d'ensemble à une crise globale des rapports sociaux.

    La notion d'hégémonie implique donc chez Gramsci

    * l'articulation d'un bloc historique autour d'une classe dirigeante, et non la simple addition indifférenciée de mécontentements catégoriels.

    * la formulation d'un projet politique capable de résoudre une crise historique de la nation et de l'ensemble des rapports sociaux.

    Ce sont ces deux idées qui tendent à disparaître aujourd'hui de certains usages peu rigoureux de la notion d'hégémonie.

    La lutte des classes n'est pas soluble dans le kaléidoscope des appartenances identitaires ou communautaires, et l'hégémonie n'est pas soluble dans un inventaire des équivalences à la Prévert.

    Les classes sont hétérogènes, déchirées par des antagonismes intérieurs, et n'arrivent à leurs fins communes que par la lutte des tendances, des groupements et des partis.

    Dans le discours léniniste, l'hégémonie désignait un leadership politique au sein d'une alliance de classes. Mais le champ politique restait conçu comme une représentation ou un reflet directs et univoques d'intérêts sociaux présupposés.

    L'ambiguïté du concept d'hégémonie doit être dénoué, soit dans le sens d'une radicalisation démocratique, soit dans celui d'une pratique autoritaire.

    Dans son acception démocratique, il permet de lier en gerbe une multiplicité d'antagonismes. Il faut alors admettre que les tâches démocratiques ne sont pas réservées à la seule étape bourgeoise du processus révolutionnaire. Dans l'acception autoritaire du concept d'hégémonie, la nature de classe de chaque revendication est au contraire fixée a priori (bourgeoise, petite-bourgeoise, ou prolétarienne) par l'infrastructure économique. La fonction de l'hégémonie se réduit alors à une tactique « opportuniste » d'alliances fluctuant et variant au gré des circonstances. La théorie du développement inégal et combiné obligerait en revanche à « une expansion incessante des tâches hégémoniques » au détriment d'un « socialisme pur ».

    La conception gramscienne de l'hégémonie jette les bases d'une pratique politique démocratique « compatible avec une pluralité de sujets historiques ».

    L'introduction du concept d'hégémonie modifie la vision du rapport entre le projet socialiste et les forces sociales susceptibles de le réaliser. Elle impose de renoncer au mythe d'un grand Sujet l'émancipation. Elle modifie aussi la conception des mouvements sociaux, qui ne sont plus des mouvements « périphériques » subordonnés à la « centralité ouvrière », , mais des acteurs à part entière, dont le rôle spécifiqyue dépend strictement de leur place dans une combinatoire (ou articulation hégémonique) de forces.

    Suivant une « logique de l'hégémonie », dans l'articulation entre anti-racisme, anti-sexisme, anti-capitalisme, les différents fronts sont censés s'épauler et se renforcer les uns les autres, pour construire une hégémonie.

    Pris dans un sens stratégique, le concept d'hégémonie est irréductible à un inventaire ou une à une somme d'antagonismes sociaux équivalents. Chez Gramsci, il est un principe de rassemblement des forces autour dans la lutte de classe. L'articulation des contradictions autour des rapports de classe n'implique pas pour autant leur classement hiérarchique en contradictions principales et secondaires, pas plus que la subordination de mouvements sociaux autonomes (féministes, écologistes, culturels) à la centralité prolétarienne.

    Le concept d'hégémonie est particulièrement utile aujourd'hui pour penser l'unité dans la pluralité de mouvement sociaux. Il devient problématique en revanche lorsqu'il s'agit de définir les espaces et les formes de pouvoir qu'il est censé aider à conquérir.

    Se reporter au texte intégral pour ne pas se contenter de l'os !

    http://www.prs12.com/article.php3?id_article=3954

    Elément de contexte antérieur à l'appel:

    L'urgence du rassemblement

    Christian Picquet 15 février 2008

    Voici une tribune publié dans l'hebdomadaire Politis

    L'urgence du rassemblement

    Christian PICQUET (courant Unir de la LCR)


    http://www.unir.asso.fr/2008/02/15/l%e2%80%99urgence-du-rassemblement/

     

     



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  • Pour une alternative à gauche en 2008 :

    rebond sur la contribution d' Armelle CHEVASSU et de Rémy JEAN

    Dimanche 30 mars 2008 (12h20) :
    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64021


    Armelle CHEVASSU et Rémy JEAN souhaitent un parti de masse antilibéral et anticapitaliste. Ils le disent dans une contribution nommée : Un nouveau parti, oui ! Mais avec tous les anticapitalistes et tous les antilibéraux .

    http://www.gauchealternative.org/spip.php?article1115

    Comme eux je crois qu'il s'agit d'une nécessité issue de la situation sociale et politique. Les divisions entre partis de gauches sont très nocives. D'une certaine manière la LCR a bien pris en compte cette nécessité mais elle n'y répond pas par un processus d'agrégation des acteurs en lutte mais par élargissement autour d'elle même. Sans doute le processus d'agrégation n'était-il pas vraiment possible. Sans doute l'élargissement est-il conçu d'une manière différente du processus PCI - MPPT - PT. Reste que l'initiative est marquée d'ambiguïté. Mais qu'elle veuille changer est déjà un signe. A chacun d'intervenir.

    Armelle Chevassu et Rémy JEAN mettent la barre haut : "Il faut viser à regrouper à la fois tous les courants de la gauche radicale et tous les citoyens, militants et acteurs des mouvements sociaux, qui veulent en finir avec ce système." Ils ont raison. Encore faut-il pouvoir proposer des moyens concrets. Certains dans les collectifs antilibéraux ont sans doute des propositions. Elles peinent à s'intégrer dans un processus réel d'agrégation.

    Par contre, on peut penser que certaines initiatives, telle celle de la liste Béziers (sous réserve du bonne campagne unitaire 1), pouvaient permettre un processus concret de construction à partir de la pluralité des appartenances. Ce genre de situation met côte à côte pendant un certain temps des militants et des citoyens qui partagent des tâches pratiques (diffusion de tracts, collages, conférences de presse, etc..) qui créent de la camaraderie mais aussi des débats programmatiques et théoriques. C'est positif.

    Par ailleurs, la LCR a une longue histoire de construction plurielle qui va en ce sens, : dans les années 80 elle oeuvrait déjà à la construction avec d'autres à " une alternative à gauche ". Plus de quinze ans de militantisme sans un débouché fructueux de cet ordre crée non seulement une certaine fatigue mais aussi une autre orientation. Elle a choisi des orientations multiples difficiles à décrire en deux lignes mais dont une combinait pluralité et élargissement autour de soi avec d'autres ; notamment en Bretagne.

    Par contre je suis dubitatif sur une proposition : "le nouveau parti dont nous avons besoin ne saurait exclure par principe toute alliance avec le PS, ni toute participation aux institutions locales ou nationales de l'Etat". On ne peut s'en tenir à cette position. Il faut rester dans le cadre de la leçon tirée début juillet 2003 par celles et ceux qui se sont mis autour d'une table dans le restaurant Ramulaud pour tirer le bilan des années social-libérales de la gauche plurielle (2).

    Ce qui signifie : Oui une alliance avec le PS est possible mais avec le PS - tel qu'il est aujourd'hui - sur le strapontin... et non sur le fauteuil central. Autrement dit dans la gauche les forces hégémoniques doivent être le PC, la LCR, le PT, les bovétistes et tous les courants antilibéraux et anticapitalistes sans exclusive. Ce qui signifie qu'il y a tout un travail à mener pour que les anticapitalistes et les antilibéraux (ce qui comprends la gauche du PS avec Filoche et ses amis) construise cette hégémonie. Pour ce que j'en sais c'est pas gagné !

    Christian DELARUE

    Altermondialiste qui est :

    POUR UNE AUTRE FORCE POLITIQUE HEGEMONIQUE A GAUCHE
    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article63983#forum231633

    et le même samedi 29 mars 2008 (01h39) :

    Après la sanction, une gauche d'alternative !

    http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article63974

    Notes :

    1) Un processus de rassemblement à encourager : jeudi 20 décembre 2007 (20h37) :

    PCF, LCR, PT : UN, DEUX, TROIS "BEZIERS"

    http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=58217

    2) il s'agit de l'appel dit "Ramuleau" pour une Alternative à gauche" (PAG) Nb : Ramulaud Je suis toujours aussi récalcitrant pour écrire correctement le nom de ce vénérable restaurant !



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  • LA MISERE DE LA "SOLUTION" ASSOCIATIVE ET COOPERATIVISTE

    COMME CACHE SEXE DE L'ABANDON DE LA PERSPECTIVE SOCIALISTE


    L'ETAT PAR ET POUR LE PEUPLE EST UN ETAT SOCIALISTE



    La critique radicale de l'étatisme combinée à l'apologie des coopératives ou des associations de base figure en de bonnes places parmis les thèmes de l'altermondialisme. Vu la fréquence des propos voire des slogans entendus, cette combinaison est en passe de constituer un thème fort de l'altermondialisme. Il s'appuie sur tout un corpus de textes en défense des coopératives.



    I - ETATISME / COOPERATION : OPPOSITION OU COMPLEMENT ?


    On pourrait penser d'emblée par réflexe critique que poser ainsi la question étatisme ou coopérative en terme d'exclusion systèmatique d'un d'eux au profit de l'autre relève d'une pensée binaire et trop schématique. A considérer abstraitement l'Etat - donc sans adjectif - trois positions sont possibles :
    1 - abolition de l'Etat et démocratisation-socialisation maximale de la vie locale (quartiers et entreprises notamment celles à statut de coopératives)
    2 Renforcement de l'Etat social et marginalisation - ignorance des coopératives comme de la démocratie participative
    3 Tenir ensemble Etat (lequel?) et coopération?

    - Etatisme ou coopération

    La tendance montante écolo-sociale-solidaire prone la multiplication des coopératives lié au développement de la démocratie participative un socialisme par-en-bas, surtout sous l'angle de la critique de l'étatisme et de l'apologie des coopératives de production. La critique de l'étatisme provient majoritairement du courant libertaire . Une critique récente de Patrick MIGNARD figure sur le site PAG 69.

    La tendance inverse est perceptible chez d'autres auteurs. Dans "Réformes et révolution" Yves SALESSE (4) s'est interessé au socialisme et à la transformation de l'Etat mais pas aux coopératives. Denis COLLIN s'est interessé lui aux liens entre République et socialisme (4bis ). Pour ma part j'ai aussi critiqué certaines positions apologétiques du néo-solidarisme et l'économie sociale et solidaire, celle qui emportaient critique de la voie vers le socialisme.

    - Etatisme et coopération


    Il s'agit de "tenir les deux bouts" : faire vivre le secteur coopératif tout en changeant l'Etat. La question "étatisme ou coopération" est sérieusement et explicitement posée par Thomas COUTROT membre du Conseil scientifique d'ATTAC dans son ouvrage "Démocratie contre capitalisme" mais pour y discuter des positions de Marx. Les chapîtres qui suivent portent sur "La démocratie directe des conseils ouvriers" puis sur l'expérience yougoslave et notamment "Du contrôle ouvrier au contrôle citoyen" puis sur l'intérrogation plus actuelle concernant "les coopératives de production : embryon ou avorton?" Cette dernière interrogation débouche sur l'idée que "les expérience coopératives ne sont pas forcément subversives mais demeurent précieuses". En son temps Jean-Marie HARRIBEY (6) avait déjà porté une analyse critique similaire concernant l'économie sociale et solidaire. A ces lectures qui ne débattent pas de la place de l'Etat il semble bien qu'il soit maintenu mais avec un rôle restreint.



    II - QUE FAIRE DE L'ETAT ?


    - Mais de quel étatisme parle-ton?

    Certes dans l'abstrait on peut dire que tout Etat de par sa rationalité, sa prise en compte du long terme, est en capacité d'assurer certaines missions de redistribution des richesses, de péréquation des sercices, de régulation économique. Mais ce n'est le seul aspect à considérer : l'Etat n'est pas neutre ;il a partie liée avec les forces dominantes, celles du marché, des marchés et derrière du capital.

    - Etat "transformé" nécessaire : est-ce possible?


    Donc, pour le dire avec d'autres malgré quelques divergences (5) "nous ne défendons comme perspective immédiate ni la disparition de l'État - c'est évident - ni sa réduction. Ce que nous défendons, c'est sa transformation, qui doit être de plus en plus contrôlée par la population organisée et consciente, qui se constitue de plus en plus en véritable chose publique"

    .http://www.lagauche.com/lagauche/spip.php?article461


    - Etat capitaliste ou Etat socialiste : une rupture franche nécessaire !


    Passer de l'Etat capitaliste à l'Etat socialiste est nécessaire (cf liens ci-dessous) et cela ne se fera pas sans douleur et sans crise car il y a un changement de nature. Nous sommes dans l'après révolution, dans le cadre d'un post capitalisme.

    UN POSTCAPITALISME ECOSOCIALISTE
    Christian DELARUE
    1) Thomas COUTROT Démocratie contre capitalisme page 149 La Dispute 2005
    2) LA TENTATION DE L'ÉTATISME de Patrick MIGNARD
    3) Contre le néo-solidarisme et l'économie sociale et solidaire:
    a) L'altermondialisme n'est pas soluble dans le néosolidarisme.
    b) Vous critiquez l'Economie sociale et solidaire mais n'osez pas vous dire écosocialiste!
    4) Yves Salesse, Réformes et révolution : propositions pour une gauche de gauhce, Contre-feux, Agone, 2001,

    Quelques commentaires du livres :

    - À propos de la « révolution nécessaire »

    http://www.cairn.info/article_p.php?ID_ARTICLE=MOUV_017_0165

    - J Zin http://pagesperso-orange.fr/marxiens/egep/economie/livres/salesse

    - Catherine SAMARY : De l'émancipation de chacun/e à l'intérêt général- et réciproquement Quelle appropriation sociale ?
    - Un premier pas vers une discussion programmatique François Chesnais
    4 bis De la république au socialisme par Denis COLLIN mars 2002
    5) Le socialisme comme autogouvernement solidaire du peuple organisé
    6) De Jean-Marie HARRIBEY
    L'ESS, un appendice ou un faux fuyant?
    Du grain de sable au grain de sel
    Les frontières de la solidarité





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  • VERSAILLES 4 FEVRIER 2008  : Pire qu'une faute, c'est une trahison...

    BELLACIAO - La trahison de Versailles - Christian Picquet

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article60855

     
    Le vote d'un certain nombre de parlementaires de gauche, au Congrès de Versailles, ce 4 février, aura permis à Nicolas Sarkozy de s'affranchir du plus élémentaire respect de la souveraineté populaire.
     
    .../...
     
    Dans ce désastre, il n'est qu'un élément positif : la gauche du « non », quoique handicapée par ses échecs des deux années écoulées, aura su reconstituer son unité dans une bataille aussi symbolique qu'essentielle. Le résultat n'aura d'ailleurs pas été sans importance, comme en auront témoigné le succès militant des meetings organisés un peu partout, celui du rassemblement de la Halle Carpentier à Paris, le 2 février, ou encore celui de la manifestation organisée aux portes du Congrès de Versailles. Voilà qui, au passage, infirme les analyses intéressées selon lesquelles sa campagne commune de 2005 n'était qu'affaire de circonstances.
     
    .../...
    Christian PICQUET 

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