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Chrismondial

Alltermondialiste - Antiraciste - Antisexiste - Laïc ( http:// Krismondial.blogg.org )

Présentation






Christian




DELARUE





http://www.tlaxcala.es/images/auteur_294.jpg






MILITANT






ALTERMONDIALISTE




 




 




MRAP / ATTAC






 






Fonctionnaire aux Finances

Licencié en droit Rennes


né le 20 juillet 1955






Activités politiques





Membre de la LCR de 1985 à 2006





Candidat de la LCR aux élections de mai 1997





Soutien Maintenant à gauche !


www.maintenantagauche.org





 







Activités antiracistes :





Secrétaire national du MRAP





Membre du Bureau exécutif du MRAP et de son Conseil d'Administration.





Responsable de sa commission Mondialisation.





Représentant / délégué du MRAP auprès d'ATTAC au titre de membre fondateur d'ATTAC




MRAP =



Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples
Movement against Racism and for Friendship among Peoples
Movimiento contra el Racismo y por la Amistad entre los Pueblos

Statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social de l'ONU

43, Boulevard Magenta, 75010-Paris, France
Tel : 33 1 53 38 99 99
Fax : 33 1 40 40 90 98
e-mail : accueil@mrap.fr
web : http://www.mrap.asso.fr/





 

Activités altermondialistes




Membre du Conseil d'Administration d' ATTAC France




Association pour la Taxation des Transactions pour
l'Aide aux Citoyens
http://www.france.attac.org/



Participation au FSE de Paris St Denis en 2003



Membre du CA d'ATTAC Rennes






Activités syndicales :





Elu à la CE de l'UL CGT Rennes en dec. 1993 comme responsable de l'activité "jeune"





Elu à la CE du SNADGI-CGT 35 en juin 1993




Membre de l'UGFF-CGT 35




 




Militant associatif à AC! (Agir ensemble contre le chômage)




de nov 93 à 98 (Travaillons tous, travaillons moins, travaillons autrement)




 





Militant antisexiste - féministe





Représentant de la LCR Rennes aux Assises de la CNDF de mars 1997





Signataire :




- de "Des hommes s'engagent : Faire l'amour, pas la haine - Non à la virilité machiste !"




- du Manifeste "Encore féministe"





 

*



Les conférences et contributions sont publiées sur divers sites :


- rennes-info.org (rubrique contributions)


 


- amitie entre les peuples,


http://www.amitie-entre-les-peuples.org/




- Bellaciao,


http://bellaciao.org/fr/spip.php?mot157




- PAG69




- alternativeunitaire2007.org/


 


- pour la République sociale PRS


- ATTAC FRANCE, ATTAC 35, ATTAC 89...

http://www.france.attac.org/spip.php?auteur1353




- MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples)



- altermonde-sans-frontière


http://www.altermonde-sans-frontiere.com/


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- Europe solidaire sans frontière


http://www.europe-solidaire.org/


http://www.europe-solidaire.org/spip.php?auteur3200%E2%8C%A9=fr




 




- Egalité d'abord






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LES BLASPHEMES DU MECREANT | 30 juin 2007

LES BLASPHEMES DU MECREANT

 

Blasphème, démocratie et émancipation : un sujet délicat.

Courte contribution à débat pour la commission nationale DEMOCRATIE d'ATTAC France

 

 

- Le blasphème d'abord.
Il possède une dimension émancipatrice, qui dépasse le cadre de « la liberté de critique des religions », thème que j'ai abordé récemment à partir de la problématique du MRAP. Pour conserver cette fonction critique et libératrice il ne saurait couvrir une forme quelconque de racisme . En fait, il a une dimension anti-autoritaire que l'on ne saurait évacuer et plus largement encore on peut y déceler une dimension anti-fétiches . Et, à lire Alain BIHR par exemple, ils sont nombreux les processus contraignants échafaudés hors de l'intervention citoyenne ainsi que les dispositifs abstraits ou institutionnels déifiés fétichisés, placés au-dessus des humains rabaissés par le même coup au rand d'objet ou de serviteurs dociles.

La question du blasphème suppose donc une première réflexion sur l'amour et le respect mais aussi sur la place de l'humain dans son environnement institutionnel. Elle suppose à la suite d'admettre avec prudence que l'amour et la tolérance n'est pas possible partout. En somme il convient de savoir sûrement ce que l'on n'aime pas, ce que l'on ne saurait tolérer. Je donne une indication de Max PAGES sans la poser comme modèle : « Aimons ceux qui se laissent aimer et qui aiment de façon non-répressive et combattons les autres, c'est-à-dire toutes les autorités, sans les aimer ».


- Le mécréant ensuite :
Je ne sais si je reste ici dans l'esprit qu'en a fait récemment le philosophe Daniel BENSAID dans son ouvrage *Fragments mécréants : sur les mythes identitaires et la République imaginaire *mais celui-ci m'a inspiré.

Le mécréant passe pour un être paradoxal : il est sans Dieu ni morale (mais pas sans éthique) et pourtant il est très engagé pour se libérer et libérer le monde de ses maux privés et publics. Etrange! Le mécréant blasphème contre le sacré mais respecte et valorise les être humains réels . Ainsi un mécréant masculin ne blasphémera pas (sauf par jeu bien compris comme tel) les filles sexy, il soutiendra "la journée de la jupe" (voir sur ce blog ) et il critiquera les pub sexistes. Une publicité n'est pas une femme réelle comme la religion n'est pas le croyant. Donc point de "pétasse" ou de "pute" dans le langage ordinaire du mécréant, pourtant ces dernières peuvent à l'occasion faire fantasmer sans la moindre culpabilité. Mais l'image fantasmée n'est pas, et de loin, la vie réelle aliénée et bien souvent misérable des prostituées. Le réel n'est pas pleinement acceptable.



1 - Blasphème contre la religion et certaines pratiques des croyants.

Les blasphèmes contre la religion sont autorisés puisqu'il ne s'agit que de se moquer d'une croyance ou d'un ensemble de croyance alors que les blasphèmes contre les croyants eux-mêmes ne sont pas tolérés. Encore qu'il faille analyser plus précisément la portée critique du blasphème. Ainsi dire "Je pisse (verbalement) sur tous les signes religieux ostensibles (sans discrimination entre eux)" ce n'est pas mépriser les croyants, surtout pas les croyants de mentalité laïque qui adoptent une attitude discrète et pacifique. Ce n'est même pas mépriser les différentes religions, c'est critiquer une attitude jugée excessive, c'est blasphèmer le comportement publicitaire des personnes qui s'apparente à des "hommes sandwicht" qui font de la pub pour leur produit religieux .



2 - Blasphème contre le marché?


Le marché n'a pas de religion. Il ne porte aucune dimension sacrée susceptible d'être rabaissé à un niveau humain et terrestre. C'est plutôt ici l'inverse qui serait critiqué dans la mesure ou l'humain est rabaissé au rang infra humain d'objet. En fait, la société marchande est vide de sens ou plutôt laisse à voire une "foire au sens" (A Bihr) ou chacun prend ce qu'il veut ou ce qu'il peut (principe de solvabilité pour l'acquérir). La société marchande est aussi criticable par ce qu'elle n'offre pas, ce qu'elle empêche de produire (des services publics par exemple) mais pas par ce qu'elle impose car elle ne fait que proposer à des individus libres, qu'offrir à un demandeur potentiel. Lorsqu'elle le fait mal (pub sexiste par exemple) ou avec trop d'insistance (multitude de panneaux publicitaires par exemple) elle est aussi critiquée et bridée.



3 - Blasphème contre le républicanisme.

Faire un bras d'honneur à la messe républicaine, qu'est l'hymne national c'est refuser les embrigadements sans abandonner l'esprit citoyen, sans nécessairement méconnaître les avantages du régime républicain.
M. JérÔme RIVIÈRE député voulait que l'hymne national soit obligatoirement enseigné à l'école pour favoriser l'intégration. Il n'a heureusement pas été suivi.
http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0786.asp
Pisser (en parole) sur le drapeau tricolore ce n'est pas plus ignorer l'existence de la Nation.Je préfèrerais quant à moi qu'une réflexion soit menée sur le triptique républicain "liberté,égalité, fraternité" mais avec esprit critique, sans fétichisme ni dogmatisme.

 

4 – Blasphème contre l'autorité (le père, le chef, etc...).

« Nique ta mère » disent ceux qui provoquent le scandale contre ce qu'il y a de plus sacré après Dieu (pour ceux qui y croient) ? Pourquoi pas « nique ton père » ? Après tout si le père représente l'autorité et surtout l'autorité répressive et le pilier de la famille patriarcale alors le blasphème du père est essentiel pour grandir. Du moins à condition de ne pas oublier aussi que l'adolescent a besoin du père pour se construire et se socialiser. Max PAGES encore : « Les autorités parentales sont à la fois répressives et aimantes. Il en résulte un lien psychologique indissoluble entre l'expérience du plaisir et celle de la répression, un lien indissoluble avec les autorités qui fait que les autorités même répressives sont aimés ». Ce qui explique pourquoi certains vénèrent le père, la famille patriarcale, l'autorité policière ou militaire quand d'autres, aux esprits plus libertaires, blasphèment le patriarcat, la police répressive.

 

- Au-delà du blasphème.

En fait au-delà du blasphème et de sa dimension individualiste c'est une critique théorique et pratique sérieuse qui est requise ici. Il y a certes besoin de police et de sécurité mais l'évolution de la police en France disons depuis le rapport Bonnemaison et l'ouvrage « Le désordre policier » inquiète les personnes éprises de liberté. La question de la société de contrôle est posée et elle dépasse désormais le simple cadre du comportement de la police.

 

Christian DELARUE

 

Notes:

1) SUR LA LIBERTE DE CRITIQUE DE TOUTE RELIGION
http://www.bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=41768

2) Du « grand soir » à lAlternative – Le mouvement ouvrier européen en crise d'Alain BIHR Editions ouvrières 1991. Lire notamment le chapitre sur la crise culturelle.

3) Le travail amoureux – Eloge de l'incertitude de Max PAGES Dunod

4) « Le désordre policier » Jean Jacques GLEIZAL PUF et contribution personnelle:

Du SOCIAL au POLICIER ou LE "DESORDRE POLICIER" AGGRAVE samedi 19 mai 20
http://www.bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=48521

30 juin 2007

Publié par ockren à 09:34:58 dans 4 - LAÎCITE | Commentaires (0) |

Voile, une rupture d'égalité | 26 juin 2007

VOILE, UNE RUPTURE D'EGALITE

J'appuie Nadia KURYS et Emmanuelle LE CHEVALIER, membres de la direction du MRAP, qui viennent de publier le texte ci-dessous, pour se démarquer et même s'opposer à l'initiative intempestive du MRAP, initiative qui relance la polémique interne.

Sans nécessairement partager l'intégralité du texte "Femmes, droit de l'homme et Islam" ci-dessous mais en tant que signataire de l'appel "l'égalité d'abord", je considère le voile dans les lieux privés, école ou entreprise, comme une rupture d'égalité et l'instauration d'un rapport supplémentaire de domination et d'oppression.

Le voile en tant que "signe" ostensible est là objectivement (donc quelque soit le degré de prosélytisme de la femme qui le porte) pour te rappeler constamment et faire "enter dans les têtes" que :

1 - Dieu existe : en quelque sorte, il est parmi nous, il vous regarde, vous ne pouvez l'oublier à cause de nous (un peu comme un crucifix sur un mur). Ce que l'on peut supporter au titre de la tolérance (lorsque le fait est rare et non massif) mais pas dans un endroit clôt ou l'on ne peut sortir : il y a alors imposition d'une conception du monde.

2 - tu es un mec - pour les hommes - fondamentalement concupiscent dont il faut non seulement se cacher mais anticiper le défaut congénital de manque de maîtrise de soi . Je ne saurais donc rester durablement dans une pièce ou travaillent devant moi à longueur de journée des femmes voilées.

L'égalité passe par la laïcité et l'instauration de relations à égalité entre les sexes, non empreintes d'une conception inégalitaire et patriarcale.

Par ailleurs, la mentalité laïque chez tous les croyants de toute religion sera plus forte et plus génératrice de paix et d'égalité partout lorsque les signes discrets du religieux seront préférés partout dans le monde aux signes religieux ostensibles. C'est là le noyau dur de la philosophie implicite de la loi du printemps 2004 interdisant les signes religieux ostensibles à l'école.

lire 14 theses contre le patriarcat

http://www.blogg.org/blog-44839.html.

Christian DELARUE

Secrétaire national du MRAP Membre du CA d'ATTAC France

- - - - - - - - -

Combat Féministe

Femmes, droit de l'homme et Islam

Nous, membres du Conseil d'Administration du MRAP, sommes particulièrement attachées au principe de laïcité dans l'espace public, et en particulier à l'école.

Dans la poursuite de sa politique de défense des femmes voilées, le MRAP national a saisi la HALDE des cas de refus opposé aux femmes voilées d'accompagner les sorties scolaires et d'encadrer des activités extra-scolaires. Il se félicite de la récente délibération de la HALDE sur le sujet.

Pour nous, le voile est et reste un signe de l'oppression des femmes par la loi religieuse.

Nous constatons avec regret que le port du voile se développe chez les femmes de culture musulmane en France. Cette évolution, impulsée par les mouvements fondamentalistes, est relayée par les pressions sociales et familiales. Le port du voile est présenté par les islamistes et est vécu comme une revendication identitaire. Il prospère sur le terreau de la relégation sociale et territoriale et des discriminations.

Comment renverser cette évolution ? Comment faire tomber ces voiles, véritables murs qui se dressent entre communautés et entre sexes ? Le voile est l'étendard des militantes fondamentalistes. Il est à la mode chez certaines jeunes filles musulmanes. Symbole de l'islam fondamentaliste, le voile est et reste une prison pour l'identité féminine.

Les femmes qui se disent discriminées sont-elles dans une démarche revendicatrices de cet étendard, ou au contraire sont-elles des femmes qui cherchent à s'ouvrir sur l'extérieur ? Face à ces femmes, quelle attitude avoir ?

Il appartient à la société française et aux pouvoirs publics de réfléchir et d'agir pour faire évoluer la société pour que chacun y ait sa place, sans discrimination, et pour que toutes les identités soient reconnues, y compris la culture musulmane, sans que les uns et les autres aient besoin de faire pousser barbes et voiles.

Le principe de laïcité est posé à l'école, pour les personnels comme pour les enfants scolarisés.

Et, quoi qu'on en dise, le bilan de la loi Stasi est positif. Il a permis à de nombreuses jeunes filles de poser leur voile, et de mettre à distance, le temps de leur scolarité, le joug religieux.

Pourquoi ce principe ne serait-il pas appliqué aux accompagnants ?

Pourquoi accepterions-nous que les jeunes filles scolarisées aient pour modèles ces femmes voilées, emmurées ? Et, non seulement qu'elles accompagnent, mais aussi qu'elles encadrent des activités périscolaires...d'enseignement religieux ou de couture de foulards ?

Il est vrai que le risque existe de stigmatiser ces femmes, si on leur refuse d'intervenir dans le cadre des activités péri-scolaires. Mais le voile n'est-il pas en lui-même un marqueur social et communautaire qui les stigmatise ?

Si la question des femmes voilées est particulièrement sensible, nous regrettons que le MRAP se pose une nouvelle fois du côté de la défense des religions. Le MRAP ne peut se réjouir d'une décision de la HALDE qui reconnaît implicitement le symbole d'oppression de la femme, et le transmet comme symbole aux enfants. Prendre fait et cause pour les femmes voilées est-il d'ailleurs un service à leur rendre ?

Au-delà du cas particulier des accompagnements péri-scolaires, c'est la question du vivre ensemble qui est posée.

Comment une société peut-elle supporter que des femmes portent une burka complète, masquant le visage, comme on en croise en banlieue? Quel espace de liberté pour ces femmes au sein de notre société ? Alors que c'est à la société de garantir les mêmes libertés pour tous.

Il y a aussi cette violence observée dans certains services de gynécologie obstétrique en région parisienne et dans plusieurs grandes villes. Des maris fondamentalistes refusent que leurs femmes soient examinées, soignées, accouchées par un homme. Ils l'exigent avec vigueur, quitte à mettre en danger leurs épouses et à s'en prendre physiquement aux praticiens et aux personnels hospitaliers. Ces faits sont inacceptables.

Le voile, la burka, et ces pratiques de refus de soins sont avant tout des violences faites aux femmes, même si celles-ci, sous l'effet de la mode et de la pression communautaire et sociale, peuvent être consentantes.

La lutte contre le racisme et les discriminations doit s'articuler avec une lutte contre tous les intégrismes, avec en particulier la revendication d'une égalité réelle des droits entre les sexes.

Car la société française ne peut faire l'économie d'un travail sur elle-même pour aller vers plus de liberté, d'égalité et de fraternité. C'est le vivre ensemble d'une société laïque qu'il s'agit de refonder.

Nadia Kurys Vice-présidente du MRAP

Emmanuelle Le Chevallier membre du Conseil d'Administration du MRAP

http://www.gaucherepublicaine.org/lettres/546.htm

Publié par ockren à 09:00:28 dans 5 - Voile islamique | Commentaires (0) |

Peux-t-on embrigader Eric FROMM dans l'abstinence sexuelle? | 22 juin 2007

posté le dimanche 27 mai 2007 (12h13) sur Bellaciao:
Peux-t-on embrigader Eric FROMM dans l'abstinence sexuelle?

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=48841

 

Voici un exemple pris sur doctissimo ou l'abstinence sexuelle ne semble pas signifier absence de masturbation mais chasteté autrement dit absence de rapports sexuel avant le mariage. Ce qui revient à survaloriser à fétichiser l'intitution du mariage et derrière le patriarcat.
http://www.doctissimo.fr/html/sexua...

Je cite le passage en cause : Dans "L'art d'aimer", le psychiatre américain Erich Fromm ne dit pas autre chose : "Parce que la plupart des gens associent en esprit le désir sexuel et l'idée de l'amour, ils en arrivent facilement à la conclusion erronée qu'ils sont mutuellement amoureux lorsqu'ils se désirent physiquement" (...), or "le désir sexuel peut être stimulé par l'angoisse de la solitude, par l'espoir de conquérir ou d'être conquis, par la vanité, par le souhait de blesser et même de détruire". Préserver sa virginité avant le mariage réserve aux partenaires la découverte commune de l'autre et la construction d'une sexualité épanouie. Fin de citation.

Les propos d'Eric FROMM dans son ouvrage "l'art d'aimer" prennent il est vrai une tournure rigoriste . Une lecture superficielle pourrait y trouver une apologie des couples simplement cohabitants . C'est qu'Eric FROMM se réclame de Spinoza pour critiquer la passivité du "tomber amoureux" au profit d'une démarche active du "prendre soin" véritable signification de l'amour. S'il distingue assez classiquement l'amour du désir, il ne va pas cependant pas jusqu'à dire que le "prend soin de " ou "avoir de l'attention et de la sollicitude pour" ne doit pas passer par une sexualité épanouie.

Je crois que le "tomber amoureux" (1) peut avec le temps et une démarche active déboucher sur un réel amour et non sur le clone des cohabitants sans tendresse (2) Reste la question de la sexualité et du désir : le désir est là tant mieux, il est absent tant pis mais le désir et la sexualité fait partie de la vie. Une absente totale et durable de désir et de sexualité peut déboucher - ce n'est pas une fatalité - sur une dépression c'est à dire une forme de vie limitée, rabougrie. Or Eric FROMM a fait l'apologie d'une philosophie de la vie. Il ditingue même dans "le coeur de l'homme" les caractères biophiles - amour de la vie - et nécrophiles - amour de la mort. Se protéger à tout prix de ses désirs sexuels peut entrainer un "durcissement du coeur" que Fromm stigmatise comme d'orientation nécrophile et sadique.

suite sur Bellaciao


Christian DELARUE


Autres références :

1) Le "tomber amoureux" sur ce blog et sur bellaciao

2) "Les cohabitants : sans passion et peu d'amour" sur ce blog et sur bellaciao

Aimer d'amitié. L'amour véritable commence avec l'amitié de Jacqueline KELEN - Robert LAFONT

"Libres extraits de "Qui est l'autre ?" (de Robert MISRAHI) par Christian Delarue (sur la rencontre amoureuse véritable) http://rennes-info.org/Libres-extraits-de-Qui-est-l-autre


Publié par ockren à 09:38:47 dans 3 - ANTISEXISME Féminisme | Commentaires (0) |

IL Y A 10 ANS : LES MARCHES CONVERGENTES SUR AMSTERDAM | 18 juin 2007

IL Y A 10 ANS : LES MARCHES CONVERGENTES SUR AMSTERDAM

Dix ans après ces marches qui ont sillonnées la France et l'Europe, les revendications sociales perdurent

Dix ans après les marches contre le chômage et la précarité (dont celle partie de Brest le 12 avril 1997) qui ont convergé vers Amsterdam le 14 juin 1997 il importe toujours de vouloir mettre en place querlques mesures du type interdiction des licenciements mais aussi récupération des
subventions publiques accordées aux entreprises qui licencient. Au regard du long processus de compression des salaires évoqué par Michel HUSSON dans le Monde Diplomatique de ce mois d'Avril 2007 il faut toujours et encore revendiquer une augmentation des salaires (300 euros), des minima sociaux, et des pensions de retraite.

Dix ans après les marches contre le chômage et la pécarité c'est aussi le MANIFESTE d'ATTAC qu'il faut propulser contre la même régression sociale qui perdure . Le Manifeste dispose en effet d'un volet social conséquent . Ce Manifeste mérite bien d'être porté haut et fort contre le libéralisme économique, surtout contre les ultralibéraux de plus en plus dangereux mais aussi contre les sociaux-libéraux . Notamment le néo CPE nommé « contrat première chance » proposé pour l'emploi des jeunes est une nouvelle récidive du socialibéralisme. Il s'agit bien d'un nouveau contrat spécifique alors que les jeunes veulent très majoritairement un CDI et un emploi stable.

Une autre politique est possible pour construire un autre monde vraiement social et solidaire.
Christian DELARUE militant à AC! (d'oct 1993 à 1997)

Publié par ockren à 20:17:36 dans - po | Commentaires (0) |

14 theses contre le patriarcat | 16 juin 2007

Changer la société : c'est aussi une question de vocabulaire

http://www.ecologielibidinale.org/fr/miel-vocabulaire-fr.htm


Jetons à la poubelle de l'histoire les concepts et le vocabulaire
du patriarcat et de la répression sexuelle

Notes : certains mots peuvent avoir plusieurs sens, nous ne considérons ici que le sens pertinent par rapport à notre problématique.
La liste qui suit est loin d'être exhaustive. N'hésitez pas à nous fournir d'autres définitions.

1 *MARIAGE*, divorce, époux(-se), conjoint(-e), fiancé(e), entremetteur(-teuse), devoir conjugal
Le mariage est l'institution clé du système patriarcal, capitaliste
et réactionnaire. C'est l'union de deux personnes de sexe opposé,
mais aussi l'union de deux familles ou clans.
Les caractéristiques originales du mariage patriarcal sont les
suivantes : Les partenaires sont choisis par les familles (on parle de mariage
arrangé, généralement par le biais d'un ou une entremetteuse). Le
mariage fait l'objet d'une transaction financière (dot ou achat)
impliquant les familles.
Il est un contrat financier (permettant la mise en commun de biens
et leur transmission, donnant droit à des avantages fiscaux), un
contrat moral (les époux s'engagent à une exclusivité sexuelle, un
partenaire ne se peut refuser sexuellement à l'autre, il doit
accomplir le "devoir conjugal") et un sacrement religieux qui
renforce l'engagement moral (l'engagement est contracté pour la
vie). Les futurs époux (les fiancés), au moins la femme, doivent
être vierges* avant leur mariage. Les enfants portent le nom du père.

Les règles du mariage se sont parfois assouplies en fonction de
l'évolution des sociétés (choix des futurs époux, possibilité de
divorce, de remariage, abandon de la virginité, caractère facultatif
du sacrement, répression du viol au sein du mariage, transmission du
nom de la mère, extension à des personnes de même sexe...).
Toutefois ces aménagements ne peuvent changer la nature
fondamentalement réactionnaire de cette institution.

2 MONOGAMIE(-andrie), polygamie(-andrie)
Ces termes n'ont de sens, pour l'être humain, que dans le cadre du
mariage*, il définissent les possibilités pour l'un des partenaire
de contracter plusieurs mariages simultanément. Dans ce cas
l'exclusivité sexuelle est à sens unique.
Les défenseurs du mariage hétérosexuel monogamique prétendent que
l'exclusivité sexuelle à vie est naturelle et s'appuient sur
l'exemple d'espèces animales ayant ce comportement. Or tous les
types de comportements sexuels se rencontrent chez les animaux y
compris l'homosexualité.
Quand à la polygamie rencontrée dans les sociétés patriarcales, elle
est l'application d'une domination sexuelle des hommes sur les femmes.

"La vie sexuelle monogamique exige un dur labeur de préparation.
Tout le plaisir érotique extra et prégénital est canalisé dans
les voies de la procréation, c'est à dire de la reproduction de
la force de travail , nécessaire au capital." Jean-Marie Brohm,
in l'introduction à "La lutte sexuelle des jeunes" de Wilhelm Reich

3 FAMILLE

La famille patriarcale autoritaire est la structure de base du
système social. Toutes les forces politiques réactionnaires ont pour
priorité de défendre la "Famille" et la natalité.
Cette famille se compose d'un couple hétérosexuel marié et de ses
enfants. Le père est dépositaire de l'autorité, il a parfois droit
de vie et de mort sur son épouse et ses enfants. Les époux se
doivent d'avoir des enfants qu'ils devront élever dans le "droit
chemin", c'est à dire de leur transmettre les règles et les valeurs
de la société. La famille est le lieu privilégié de la reproduction
de la structure sociale autoritaire ainsi que de la névrose.

"Ainsi par la famille se maintient et se perpétue à travers les
générations la répression sexuelle qui sert de fondement à la
soumission des masses, à l'anéantissement du sens critique, à
l'angoisse de transgresser l'ordre établi, à la culpabilité du
bonheur, toutes choses qui garantissent la solidité de l'état
capitaliste et de son appareil répressif." Jean-Marie Brohm, in
l'introduction à "La lutte sexuelle des jeunes" de Wilhelm Reich

4 FIDELITE, adultère, cocu, tromper, volage

La fidélité consiste à appliquer l'exclusivité sexuelle au sein d'un
couple (marié ou non). L'infidélité est en général un élément de
conflit essentiel au sein des couples. L'infidélité est un fait
suffisant pour obtenir le divorce dans le cas d'un couple marié, il
est aussi une circonstance atténuante (permettant parfois
l'acquittement) dans le cas ou celui qui est trompé (le cocu)
assassine son conjoint (on parle dans ce cas de "crime d'honneur*").
Volage est un synonyme d'infidèle en moins péjoratif.
L'adultère (infidélité dans le cadre du mariage*) n'est pas
seulement une rupture du contrat moral du mariage, c'est aussi un
péché* capital et parfois un crime puni de mort pour les femmes.
L'infidélité de l'homme est généralement une moindre offense que
celle de la femme et elle peut être même parfaitement admise si elle
s'exerce avec une prostituée (d'où l'age d'or des bordels européens
au XIX^ème siècle.) On admet dans ce cas un "besoin" sexuel de
l'homme qu'il ne peut toujours satisfaire avec son épouse. Ce besoin
par contre est dénié aux femmes.

"Le mariage bourgeois et le bordel sont indissociables, ces deux
institutions sont aussi exécrables l'une que l'autre." Michel
Leiris, Journal.

"Le bonheur d'un homme marié dépend des femmes qu'il n'a pas
épousées." in Une femme sans importance, de Oscar Wilde
"Les hommes se marient parce qu'ils sont las ; les femmes parce
qu'elles sont curieuses ; les deux sont déçus." in Le Portrait
de Doryan Gray, de Oscar Wilde

5 *AMANT*, maîtresse, concubine
Désigne un ou une partenaire sexuelle d'une personne vivant en
couple, en dehors du couple. Cette notion n'a de sens que par
rapport une notion de couple supposant l'exclusivité sexuelle.

6 *JALOUSIE*
Sentiment éprouvé par celui ou celle qui ne supporte pas l'idée que
son partenaire sexuel habituel puisse avoir des relations sexuelles
ou sentimentales avec une autre personne. Ce sentiment se fonde sur
le désir d'une exclusivité sexuelle c'est à dire d'une relation de
possession et de contrôle de l'autre. La jalousie est souvent la
motivation des meurtres au sein des couples (dits alors "crimes
passionnels " - à propos
du meurtre de Marie Trintignant, sur le site du MP1PM).
Lire aussi une petite chanson sur ce thème : "petit propriétaire
."

7 *HONNEUR*, déshonorer, compromettre la réputation
La notion patriarcale et puritaine de l'honneur est notamment
attachée au comportement sexuel de la femme. Une femme qui a une
relation sexuelle hors mariage* (consentie ou non) se déshonore et
déshonore également sa famille (parents) et son mari (si elle est
mariée). Elle s'expose alors a une punition allant de l'exclusion à
la mort. Il est à noter que dans les sociétés les plus patriarcales, une
femme violée est non seulement déshonorée mais aussi considérée
comme responsable (par immodestie*) et donc exécutée comme adultère*.
Être vue en compagnie d'un homme autre que parent proche ou mari
peut compromettre la réputation d'une femme, c'est à dire jeter un
soupçon d'immoralité* sur son comportement. Ceci peut suffire dans
certaines sociétés à lui faire subir le châtiment réservé aux femmes
"déshonorées".

8 **PECHE**, mauvaise vie, impure, immoral
Une femme de mauvaise vie (qui "vit dans le péché") est une femme
qui a des relations sexuelles en dehors du mariage (qu'elle soit
mariée ou non). La notion de péché introduit la morale religieuse
(le bien , le mal) dans les relations sexuelles.

9 *FILLE FACILE*, salope, pute
Insultes et qualificatifs dévalorisant visant toute femme qui
s'adonne avec plaisir à la sexualité, notamment en variant les
partenaires sexuels. Une femme ainsi dévalorisée et méprisée (sans
honneur*) sera alors l'objet privilégiée de sollicitations sexuelles
violentes de la part des machistes et peut être parfois violée
impunément.
Dans les schémas patriarcaux, la femme ne peut être que "mère"
("chaste et pure") ou "putain". ("Toutes des salopes sauf maman"
entends-on répéter dans les cours de récréations.)
A l'inverse un homme qui multiplie les "conquêtes" féminines sera
parfois valorisé comme "séducteur".

10 *VIERGE*, virginité, immaculé, pureté, souillure

Vierge se dit d'une personne n'ayant jamais eu de relation sexuelle.
L'usage du terme immaculé indique bien que la sexualité est ici
considérée comme une tâche, une souillure.

Voici un fait divers qui s'est déroulé en France dans les années
80 : un garçon avait réussit à inviter chez lui une jeune fille
très timide pour prendre le thé. Lorsqu'il essaya de
l'embrasser, elle paniqua et se mit à crier. Voulant la faire
taire le garçon eu un geste violent et maladroit de la main qui
brisa la trachée de la jeune fille. A son enterrement les
parents de la jeune fille ont disposé une couronne mortuaire sur
laquelle on lisait /"morte plutôt que d'avoir été souillée"/.

La virginité est "le bien le plus précieux" d'une jeune fille, son
honneur* y est attaché (celle qui a conservé sa virginité est dite
"pure"). Lorsque la virginité est requise pour le mariage, la femme
qui a eu des relations sexuelles ne peut se marier, elle est rejetée
par la société et le plus souvent obligée de se prostituer pour
survivre. Le caractère physiquement vérifiable de la virginité chez
les femmes (hymen) les place bien évidemment en situation de
désavantage par rapport aux hommes. A noter que dans ces sociétés il
existe un métier bien particulier : celui de recouseuse de virginité !

On peut penser que l'importance accordée à la virginité avant
mariage, prolongée par l'exclusivité sexuelle dans le mariage, est
liée à l'incertitude dans laquelle se trouve l'homme par rapport à
la paternité : cette exclusivité sexuelle lui garanti en effet que
les enfants nés de sa femme sont bien les siens, ce qui est très
important pour la transmission du patrimoine.
De plus cette exclusivité sexuelle assure au mari que sa femme
n'aura pas de point de comparaison et ne sera pas ainsi tentée de
chercher un meilleur "amant".

La survivance de l'importance de la virginité dans certains milieux
de notre société (exemple : la "bonne société" Versaillaise) conduit
certaines jeunes filles à avoir des rapports sexuels basés sur la
sodomie pour préserver leur hymen : l'hypocrisie grotesque de ce
concept éclate en plein jour !

11 *PUDEUR*, modestie, honte
La pudeur consiste à dissimuler ce qui est honteux ou intime : son
corps et ses sentiments (de nature amoureuse). L'enseignement de la
pudeur (ou "modestie" pour les jeunes filles) est une des
principales façon de réprimer durablement les pulsions sexuelles
(qui sont considérées comme honteuses) des jeunes.
Les formes les plus extrêmes de pudeur (courantes au XIX^ème siècle
et jusqu'au milieu du XX^ème siècle dans certains milieux sociaux)
vont jusqu'à interdire aux femmes la vision de leur propre corps :
elles se lavent alors vêtues d'une chemise.
Les puritains désignent généralement les organes génitaux par la
périphrase "parties honteuses".
En art, la figure de la "Vénus pudique" est une représentation d'une
femme nue dissimulant à l'aide de ses mains sa poitrine et son
entrejambes. *chasteté*, abstinence
L'abstinence sexuelle est valorisée (au moins lorsqu'elle concerne
les femmes) dans les milieux patriarcaux et religieux. La chasteté
est souvent imposée aux représentants de la religion. Les
perturbations psychiques et corporelles qu'elle entraîne sont
favorables aux "délires mystiques" mais conduisent aussi aux
perversions et crimes sexuels.
Chaste est parfois utilisé comme synonyme de pudique. Est chaste une
personne ou une relation qui ne donne pas prise aux fantasmes sexuels.

12 *PLATONIQUE*
se dit d'une relation amoureuse d'où les contacts sexuels sont
volontairement absents. Les partenaires s'astreignent à la chasteté
par timidité (répression intégrée de leur propre sexualité), pour ne
pas commettre de péché* (adultère ou relations sexuelles avant le
mariage) ou pour conserver leur virginité*.

13 *LUXURE*, permissivité
La luxure est un péché* capital qui consiste à s'adonner aux
fantasmes ou activités sexuelles sans retenue. Les puritains
stigmatisent ce qu'ils appellent la "permissivité" (la liberté
sexuelle) en lui attribuant tous les maux sociaux (crimes et
perversions sexuels, violence, régression de la "morale"...)

14 *CONTRE NATURE*
Est dite "contre-nature" toute forme de sexualité non strictement
hétérosexuelle. Ce qui est évidemment absurde au regard des
situations variées rencontrées dans le règne animal.




Pour en savoir plus sur la déconstruction des catégories de genre, lire le livre de Monique Wittig "La pensée straight", 1992. Fiche de lecture sur le site de Mix-cité.

Publié par ockren à 01:04:22 dans 3 - ANTISEXISME Féminisme | Commentaires (0) |

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