• Paul ARIES a cru bon de se fourvoyer dans une tribune à trois mains intitulée "Pourquoi les végans ont tout faux".

     Paul ARIES a cru bon de se fourvoyer dans une tribune à trois mains intitulée "Pourquoi les végans ont tout faux".

    https://blogs.mediapart.fr/florence-dellerie/blog/190318/veganisme-pourquoi-paul-aries-frederic-denhez-et-jocelyne-porcher-ont-tout-faux/commentaires#comment-9064809

     

    Sans être vegan, je vois que ce texte anti-végan mal ficelé est composé de poncifs grossiers . Cela a été bien dit ailleurs par une vegan (2) nb c'est vous Madame. ( lien hypertexte mis à votre texte dans mes envois)

    Ce texte veut défendre la production artisanale de viande en opposition de celle industrielle qui est hyper-massive en France et ailleurs. C'est une orientation qui aurait pu me convenir (et à bien d'autres). Comme beaucoup, les usines à viande de tout type n'inspire que le dégout, tant d'ailleurs pour les animaux que pour les humains qui entretiennent, de la base au sommet entrepreneurial, ces dispositifs de souffrance et de morts à très haut niveau.

    La production artisanale n'est d'ailleurs pas non plus sans problème : certes elle fait souffrir nettement moins les animaux pendant la vie mais la mise à mort peut être problématique si délocalisée dans des lieux spécifiques. Mais c'est bien la production industrielle dans des usines à viande qui est une barbarie sur plusieurs plans.

    Jadis, il y bien longtemps, j'ai appris en droit à distinguer la "production horizontale" à l'air libre de la "production verticale" en cages serrées, car ces deux types de productions de viande ne relevaient pas du même régime juridique. Peu importe le droit ici (qui a pu changer). Ce qui importe, c'est qu'aujourd'hui on trouve aisément des vidéos qui montrent toute l'horreur de la production verticale de viande. Tout est sordide dans ce genre de production : Bêtes malades, coincées dans les excréments, process mécanisés brutaux, hommes sans cœur pour assurer le "sale boulot". Voilà qui permet aujourd'hui d'être plus conscient qu'il y a 40 ans. A condition de ne pas être victime de la production d'ignorance par les lobbies de la viande. Bref d'entretenir un minimum d'esprit critique. Le "sale boulot" c'est le nom des persécutions faites par les dominants aux dominés, dans le travail ou hors travail. Ordinairement on souffre de faire souffrir autrui. Du moins chez les personnes saines qui conservent une certaine sensibilité à ce qui arrive à autrui. C'est valable aussi contre les animaux. Je dis cela alors que je n'ai pas de sympathie particulière pour les animaux. Ils sont dans leur espace, moi dans le miens.

    Or le texte de Paul Aries et alii est bourré de poncifs qui laissent entendre que les viandes produites et vendues sur les marchés sont bonnes pour les humains. Pourquoi ? Ne sait-il pas qu'il s'agit de mal-bouffe ? Ne sait-il pas qu'il faudrait en manger que très peu: une poule en liberté prise chez un fermier voisin, un porc mangeant bien et à l'air libre chez un agriculteur connu et tué rapidement par lui avec le moins de souffrance possible. Et vraiment très peu.

    Pourquoi ne dit-il rien sur ce qu'il faudrait faire pour que des animaux soient tués en souffrant le moins possible ? Ce n'est pas aux personnes vegan ou antispécistes de développer ce point puisqu'eux ne tuent pas. Nos auteurs, qui admettent que les animaux puissent subir la mort mais avec moins de souffrance possible d'une part à ce moment-là et une vie bonne auparavant, se préoccupent-ils un tant soit peu de la vie de ceux qui ne revendiquent pas ?

    Il faudrait parler aussi de l'argument écologique qui plaide lui aussi pour l'usage du "très très peu de viande" (poisson et fromages aussi). D'une certaine manière, c'est au moins aussi important de produire moins de viande que de rouler en vélo plutôt qu'en auto et de prendre moins l'avion !


  • Commentaires

    1
    Mercredi 31 Octobre à 23:38
    200 critères au bien-être d'un poulet… (tué), première marche ou point final ?
     
    in Les droits des animaux sur France Inter . Débat entre Schweitzer et Barrau.
     
    L'animal est-il un homme comme les autres ?, livre signé Louis Schweitzer et Aurélien Barrau
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