• Contre l'hiver réactionnaire, le printemps des émancipations

    Ni classisme, ni sexisme, ni racisme, ni intégrisme religieux

    http://amitie-entre-les-peuples.org/Contre-l-hiver-reactionnaire-le-printemps-des-emancipations-Christian-DELARUE


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  • URGENCE ANTIRACISTE - Pour une démocratie inclusive. - Amitié entre les peuples

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  • ISLAM POURRI : les "campagnes d'hidjabisation" | Le Club de Mediapart - Christian DELARUE

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  • RACISME SYSTEMIQUE et contexte

    Au-delà des comportements racistes visibles, individuels ou de groupes, condamnés ou non, il y a le système discriminatoire caché, celui qu'il faut découvrir derrière la complexité et l’anonymat des grosses structures impersonnelles et de leurs politiques ou pratiques .

    Le racisme systémique produit des situations désavantageuses pour les personnes raciséesL’évaluation et l’élimination de la discrimination systémique peuvent être très complexes. Il dépend du type de pays considéré, de sa culture dominante. Si il est à dominante musulmane avec charia adoptée et campagne systémique d’hidjabisation ce sera différent que dans un pays laïque , de culture sécularisée , Les deux pourront connaitre du racisme systémique.

    CD


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  • Pluri-émancipation : Classisme et impérialisme plus racisme, sexisme et intégrisme religieux

    PREALABLE :

    Individu-e-s engagé-e-s et cadre militant d’élaboration théorique : Ici celui qui a suivi les années 1998 dans ATTAC et au MRAP. Ce cadre militant implique effectivement divers individus engagés sur 20 ans. Certains militaient ensemble auparavant.

     

    I - Le cadre historique inter-organisations de débats depuis 1998 : MRAP et ATTAC. (et autres)

    1) - Il s’agit ici de poursuivre avec le MRAP mais aussi ATTAC ainsi que moindrement le CADTM (MRAP jadis lié à la plateforme contre la dette) et aujourd’hui la Fondation Copernic la TACHE D ARTICULATION DES LUTTES (et des champs et problématiques de lutte) .

    Elle a été explicitée (notamment) en 2010 avec : MRAP : La transversalité des luttes contre le classisme, le sexisme et le racisme. posté sur amitié-entre-les-peuples.org et sur Le Grand soir :Retour ligne automatique
    https://www.legrandsoir.info/MRAP-La-transversalite-des-luttes-contre-le-classisme-le-sexisme-et-le-racisme.html

    Trois membres du MRAP également membres d’ATTAC (à titre individuel mais aussi comme représentant co-fondateur et ayant participé à des Forum alter) se sont attachés à théoriser peu ou prou cette articulation des luttes. Citons successivement d’abord Claudie GARNIER (décédée), puis Christian DELARUE et Augustin GROSDOY actuel co-président du MRAP et membre du CA d’ATTAC. Il est apparu insuffisant que les acteurs militants se trouvent à débattre côte à côte au sein d’ATTAC (les co-fondateurs) et dans les Forum altermondialistes. D’autant que dans l’altermondialisme il n’y a pas de doctrine critique et pratique uniforme. Il y a des processus démocratiques horizontaux d’émancipation, des processus d’altermondialisation.

    2) - Cette tâche d’articulation des luttes pouvait plus ou moins se rattacher à une « STRATEGIE ALTERMONDIALISTE ». 

    Venu des luttes anti-colonialistes (il y a plusieurs générations de militants dans l’altermondialisme) Gustave MASSIAH a écrit en 2011 (à la Découverte) un ouvrage qui porte ce titre. Avantage : Je n’ai plus guère besoin de m’auto-citer puisque cet ouvrage sert désormais utilement de référence à de nombreux altermondialistes.

    - La place de l’intégrisme religieux montant.

    Cependant, il y a un « blanc » dans le livre de Gus Massiah, comme d’ailleurs dans celui d’Edwy Plenel sur les Musulmans, c’est tout ce qui se rattache à l’intégrisme religieux, aux intégrismes religieux . Gustave Massiah avait l’occasion de se rattraper plus récemment, en 2017, dans la conclusion du livre inter-organisations (ses représentants) coordonné par Martine BOUDET « Urgence antiraciste - pour une démocratie inclusive » qu’il a rédigé mais il ne l’a pas fait. En fait, c’est Martine BOUDET qui est membre d’ATTAC (CA et CS et groupe « culture et sociétés » - pas au MRAP), impliquée dans les rapports Nord-Sud depuis longtemps (notamment France-Afrique), qui a fait récemment le point. Je ne dirais pas que j’ai aucun point de désaccord sur ce texte mais je l’estime nécessaire aujourd’hui pour agir de façon non campiste.

    Lire : De la nécessité d’articuler les combats anti-islamophobe et anti-islamiste radicale - Martine Boudet - Amitié entre les peuplesRetour ligne automatique
    http://amitie-entre-les-peuples.org/De-la-necessite-d-articuler-les-combats-anti-islamophobe-et-anti-islamiste

    - Le néo-campisme.

    Dans la citation qui suit de Gus Massiah le terme néo-campisme n’y est pas mais la nouvelle bipolarité du monde y est . On peut prendre appui sur un tel passage pour affirmer que c’est au sein de chaque Nation ou chaque Société que l’on trouve le clivage progressiste-réactionnaire ou civilisé-barbare ou force d’émancipation - force d’oppression. Page 160 de Stratégie altermondialistes : Le terrorisme comme son instrumentalisation correspond à une stratégie, fondée sur l’idée de conflit des civilisations. Celle-ci vise à forcer une représentation bipolaire, à imposer une vision de l’affrontement de l’islam et de l’Occident, bientôt ramenée à une opposition entre « Bien » et « Mal », « civilisation » et « barbarie ».

    3 - GEOPOLITIQUE de la « double impasse »

    Bien que j’ai eu mes propres théorisations - pour le MRAP et l’altermondialisme - sur le sujet depuis les années « FIS en Algérie » (comité de solidarité à Rennes), je fais référence désormais au le livre de Sophie BESSIS : La double impasse.

    Josette Trat a aussi menée une analyse critique proche de la « double impasse » de Sophie Bessis. Elle écrit :
    II - Double offensive réactionnaire sur le plan international
    1) Offensive néolibérale, guerres impérialistes et racisme.
    2) Montée de tous les fondamentalismes religieux sur le plan international.
    https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article18575

    En tant que MRAP il importe évidemment de poursuivre ce travail d’ « antiracisme relié » (cf Université d’été Marseille)

    Mais aussi intégrer la « double impasse » dans l’antiracisme spécifique du MRAP :Retour ligne automatique
    avec ce texte : MRAP : un antiracisme tenant compte de la « double impasse » - Les blogs d’Attac https://blogs.attac.org/groupe-societe-cultures/articles-cultures-anthropologie/article/mrap-un-antiracisme-tenant-compte-de-la-double-impasse

    4 -  Classisme, racisme, sexisme et rattachement à une STRATEGIE CONTRE-HEGEMONIQUE : Retour ligne automatique
    cf : La gauche, le peuple et la stratégie contre-hégémonique (Christian Delarue) - Les blogs d’AttacRetour ligne automatique
    https://blogs.attac.org/contre-hegemonie/democratisation/article/la-gauche-le-peuple-et-la-strategie-contre-hegemonique-christian-delarue

    Christian DELARUE

     

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    II - Pluri-émancipation : Classisme et impérialisme plus racisme, sexisme et intégrisme religieux

    En 2010, en même temps que Gus Massiah écrivait son livre « stratégie altermondialiste » je défendais, en tant que responsable national du MRAP , l’idée d’articuler une triple lutte d’une part contre le classisme (aspect économico-social mais aussi économico-politique et idéologie-médiatique ), et d’autre part, sur la face dite souvent « sociétale », contre le racisme et le sexisme. Nous avions là le triptyque de la domination.

    S’y rajoutaient souvent d’autres champs de dominations ou d’oppressions : l’impérialisme et le néo-colonialisme, l’homophobie et la transphobie, les intégrismes religieux, la domination de la nature (productivisme) et pour certains le spécisme.

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    Ne pas s’en tenir à des définitions trop réductionnistes, mais néanmoins ne pas les oublier.

    On ne saurait s’en tenir à des définitions réductionnistes, de type mépris (dans ces trois champs, mais surtout dans le classisme), sans voir et comprendre que chacune fait à sa façon système, système de domination et ou d’oppression.

    Reprenons les deux grands ordres qui rassemblent des problématiques et notons que le djihadisme et les intégrismes religieux permettent de les articuler de façon complexe.

    I - CHAMP ÉCONOMICO-POLITIQUE ET SOCIAL

    Ici il s’agit d’insérer le classisme entendu comme domination de classe ou comme politique de la classe dominante dans un cadre géopolitique mondial : cf Impérialisme, colonialisme, néocolonialisme C DelarueRetour ligne automatique
    http://amitie-entre-les-peuples.org/Imperialisme-colonialisme

    - L’impérialisme est de moins en moins défini à partir de Lénine comme « stade du capitalisme ». Ce n’est pas que Lénine n’est plus rien à nous dire sur l’impérialisme, notamment avec son lien au capitalisme que d’aucuns oublient, c’est que c’est une définition plus sobre qui a été adoptée massivement dans les milieux populaire : domination d’un Etat et de sa classe dominante sur une autre société, une autre nation, au plan militaire mais aussi économique (présence des firmes - FMN ou STN), politique (présence de corps de contrôle) et enfin culturel. Le néo-colonialisme c’est un colonialisme maintenu par divers moyens après les indépendances.

    Avec le néo-colonialisme est apparu le phénomène de « compradorisation ». Les pays dominés du Sud par les Etats et ou les FMN du Nord disposaient en leur sein, à leur sommet des « bourgeoisies compradores » autrement dit des fractions de classe dominante à objet politico-économique tournée vers les classes dominantes du Nord et du monde avec lesquelles elles étaient en collusion de domination, y compris de leur propre peuple.

    -  Le classisme relève d’une politique de classe de la bourgeoisie ou de l’oligarchie ou des classes dominantes regroupées sous le chiffe 1%. Le classisme n’est donc pas que le mépris de classe, de ceux tout en haut (dans le 1%), ou des cadres (dans le 10% d’en-haut), ou, hélas, de ceux d’en-bas juste plus haut que l’autre (alors souvent pris comme bouc-émissaire), ou même du bas vers le haut, mais là ce « classisme inversé » n’est alors plus du classisme au sens de ce concept lié à la domination de classe et dans la mesure ou par définition le classisme se rattache à un ciblage de ceux d’en-haut vers ceux d’en-bas, soit le peuple-classe globalement (peuple 99%), soit des fractions plus ciblées du peuple-classe .

    - Au classisme se rattache spécifiquement des problématiques particulières comme le productivisme (produire n’importe quoi pour produire encore et vendre et faire un profit) ou le travaillisme (entendu ici comme exploitation de la force de travail publique ou privée et refus de partager le travail par RTT (SPS pour les 99%)

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    Le djihadisme et les intégrismes religieux, notamment musulman mais pas seulement, sont à l’articulation des deux ordres de distinctions le I ci-dessus et le II ci-dessous sur les problématiques dites « sociétales » ou culturelles. Il se dessine une position géopolitique non campiste.

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    II - CHAMP dit SOCIETAL ou CULTUREL

    Sans abandonner une perspective géopolitique, on va noter que la question des intégrismes religieux s’est trouvé au coeur de trois combats : celui antiraciste, celui anti-sexiste (ou féministe) et celui laïque.

    - Le racisme ne vise pas des idéologies (ex athéisme) ou des religions mais des individus, des individus qui deviennent racisés . Le racisé n’est tel que par l’action du racisme .Il n’est pas non plus que la haine et la stigmatisation des individus même si cette composante existe. Il tend à distinguer, inférioriser et exclure de façon globale. Il existe une « mécanique raciste ». Par rapport au classisme qui vient d’en-haut de nombreux observateurs évoque un racisme d’Etat ou du moins de certains appareils d’Etat plus fortement impliqués dans une répression ciblée. Et il peut y avoir plusieurs cibles : les Rroms, les Noirs, les Arabes, les Juifs, etc

    Depuis quelques années on distingue l’antiracisme universaliste lui-même divisé en diverses orientations et groupes (le MRAP n’est pas la LICRA qui n’est pas SOS Racisme) et l’antiracisme politique. Le MRAP est tout à la fois le plus proche en pratique - manifestation contre le racisme avec des jeunes racisés et discriminés qui ne viennent pas au MRAP - et avec une défense maintenue de la perspective universaliste . La critique de l’antiracisme politique portent contre plusieurs points : le (néo) campisme, l’oubli des intégrismes religieux, la distinction blanc-non blancs (quid des juifs blancs victime d’antisémitisme), etc. Ce qui ne signifie pas que la position universaliste est aisée à défendre. Malgré ces contradictions, du fait des faiblesses de l’antiracisme universaliste , deux membres du MRAP - Augustin Grosdoy (co-président) et moi-même (ex membre du bureau exécutif ) avons participé, avec des représentants de l’antiracisme politique, au livre « Urgence antiraciste - Pour une démocratie inclusive » (1) sous la médiation de Martine Boudet (qui vient d’écrire un texte d’articulation (en 2).

    - L’intégrisme religieux ou plutôt les intégrismes religieux des différentes grandes religions constituent un autre champ de domination ou d’oppression à bien appréhender de façon spécifique car il accroît la répression du fait de sa force de légitimation , dans la mesure ou c’est bien une interprétation de la religion qui sert à légitimer des faits de violence et de dominations qui autrement ne seraient pas aussi nettement ou aussi crûment assumé. Les intégrismes religieux militent pour un hyperpatriarcat. Ce sont des contre-mouvements très réactionnaires qui ne supportent pas les conquêtes féministes de la période du « patriarcat réduit » (patriarcat toujours là mais moins puissant que jadis du fait des droits conquis), celui dit de la « seconde modernité » (De Singly).

    - Le djihadisme et la question du curseur. Le fait de vouloir réduire ou éliminer le phénomène djihadisme tant au sud qu’au nord a pour effet quasi-direct avec des effets nuisibles - mais « on ne fait pas d’omelette sans casser d’oeufs » disent les cyniques - de générer une politique d’intervention extérieure (ex au Mali) et une politique sécuritaire ici dans les quartiers populaires. Comme on assiste à de véritables « campagnes d’hidjabisation » des islamistes en Algérie (2018) et en Turquie (2017 et 2018) et ailleurs, sauf en Iran (mouvement inverse du foulard blanc levé), on voit des mouvements féministes pro-égalité hommes-femmes, sur une base de combats laïque et social dirent, haut et fort, « qu’il n’est pas question de baisser la garde face aux dangers que constituent les dérives intégristes de toute religion, dont l’islam » (Alice Picard p 101 auteure d’orientation P Tévanian, V Geisser, R Liogier- 1) . C’est que ces campagnes autoritaires accompagnent tout un discours ainsi que des pratiques dès plus réactionnaires. Les propos d’Erdogan largement diffusés sont très évocatrice d’un retour à l’ordre moral islamique de facture intégriste pour ne pas dire pro-charia. Les jeunes-filles et les femmes en font directement les frais. Mais au final, c’est toute la société qui recule, qui régresse.

    Dans ce contexte la laïcité est bien un dispositif d’émancipation de l’Etat républicain universaliste et laïque qui défend la liberté de religion mais aussi et surtout la libre conscience, laquelle est menacée par les intégrismes religieux.

    - Le sexisme n’est pas seulement le lot d’injures sexistes et de violences portées par les hommes contre les femmes, il est aussi un système de domination dit patriarcal qui pose les femmes comme naturellement inégales, inférieures, soumises.

    - Au sexisme s’ajoutent l’homophobie et la transphobie. La proposition et la légalisation d’un mariage gay a provoqué en France un mouvement homophobe venu de la droite et des secteurs conservateurs des religions.

    Je n’ai rien dit de l’anti-spécisme et du mouvement VEGAN qui est montant chez les jeunes.

    Christian DELARUE

    1) Extrait Alice PICARD p 96 URG antiR : Outre l’amalgame entre musulman-e-s et maghrébin-e-s, l’islamophobie conduit fréquemment à l’homogénéisation abusive des musulman-e-s. C’est le plus souvent à leur encontre que sont formulées les accusations de communautarisme. Ce qui prouve au moins la méconnaissance répandue de ce qu’on a pris l’habitude d’appeler la « communauté musulmane ». Cette communauté n’en est d’ailleurs pas une puisqu’elle regroupe des musulman-e-s aux pratiques fort dissemblables, aussi bien en nature qu’en intensité...

    Extrait Christian DELARUE page 112 d’URG antiR. : L’intégrisme musulman va de pair aujourd’hui avec des juridictions hostiles aux droits des femmes (thème de la complémentarité). Cette tendance internationale très lourdement réactionnaire, qui vise à établir un hyper-patriarcat, est fonction des rapports de force et de l’histoire des différents pays. Dans les cas les plus extrêmes, cela peut signifier un statut personnel infériorisant pour les femmes, des mariages arrangés et imposés y compris pour les mineures, des mutilations sexuelles (féminines), voir la banalisation du viol (cite ici un article de Rébecca Chaouch - Tunisie), les institutions de la polygamie et de la répudiation (des épouses) (cite ici Rachid Boudjedra). On trouve aussi les obligations vestimentaires strictes comme le port du voile en lien avec un maintien des femmes dans la sphère privée et domestique (sexoséparatisme).


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