• MEMO : DEBAT du MRAP de DEBUT FEVRIER 2006 sur les CARICATURES de MAHOMET
     
    1er février 2006 : les caricatures de Mahomet
     Après la publication des caricatures de Mahomet dans France Soir le 1er février, le MRAP exprime sa "consternation devant une inquiétante et piteuse provocation" (AFP 1er février 2006).
     
    4  février 2006 : le MRAP porte plainte contre France Soir
     Le MRAP porte plainte contre France Soir pour la publication du dessin représentant une bombe dans le turban de Mahomet au titre de "provocation et incitation à la haine raciale" (AFP 4 février 2006). Le MRAP estime qu'il s'agit d'un "détournement raciste de la liberté d'expression".
     
    7 février 2006 : 12 élus du BN opposés à la plainte contre France Soir
     
    La contestation se poursuit au sein du MRAP. Douze élus de la Direction Nationale du MRAP estiment que le fait d’engager des poursuites contre le journal France Soir est une grave erreur et demandent son réexamen :
    Frédérique Ferry (Membre du Conseil d’Administration et Présidente du Comité de Nancy), Jean-Marc Bourquin (Membre du bureau exécutif, comité de St Denis, 93),
    Nadia Kurys (vice-présidente, membre du bureau exécutif, fédération de l’Ardèche),
    Horiya Mekrelouf (Membre du Conseil d’Administration, Présidente du Comité de Marseille), Anne Savigneux ( Membre du bureau exécutif, Présidente du Comité de Bourgoin-Jallieu), Gérard Kerforn (Membre du Conseil d’Administration, Président de la fédération des Landes),
    Maya Vigier (Membre du Conseil d’Administration, Comité de Paris 5e-13e),
    Christian Delarue (Membre du Bureau exécutif et du Conseil d’Administration, Vice-président du Comité d'Ille et vilaine),
    Emmanuelle Le Chevallier (Membre du Conseil d’Administration, fédération de Paris),
    René Meyer (Membre du Conseil d’Administration, Président du Comité de Toulouse),
    Yves Loriette (Membre du Conseil d’Administration, Président de la Fédération du Val-de-Marne),
    Didier Poupardin (Membre du Conseil d’Administration, secrétaire de la Fédération du Val-de-Marne).
     
     
    8 février 2006 : des comités et des fédérations ou responsables locaux s'opposent à la plainte contre France Soir
     
    Dans un texte intitulé "Pas en notre nom ! ", des comités et des fédérations ou responsables locaux s'opposent à la plainte contre France Soir : "Les soussignés sont fondamentalement attachés à la liberté de culte. Ils affirment que la liberté de conscience comporte le droit d'être athée ou de pratiquer toute religion, mais aussi le droit de critiquer et de porter en dérision toutes les religions. [...] Mais ils se dissocient de la décision du conseil d'administration du MRAP qui a décidé de poursuivre France Soir. Cette action en justice que le MRAP voudrait placer à l'aune d'une préoccupation antiraciste, se trouve diluée dans un contexte de violence et de racisme de masse dans certains pays du monde."

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  • CLASSISME : La violence sociale d’en-haut.

     

    https://blogs.mediapart.fr/christian-delarue/blog/081022/classisme-la-violence-sociale-d-en-haut?

    Les belles âmes font silence sur la violence sociale de classe des classes dominantes. La riposte populaire multiforme vient de là !

    I

    VIOLENCES SOCIALES

    Avant d'aborder ce problème de la domination de classe et de la violence de classe il nous faut évoquer les autres formes de violence sociale.

    - La violence sociale est multiforme.

    On pense ordinairement au racisme et au sexisme et à d’autres formes encore (homophobie, xénophobie, glotophobie, intégrisme religieux, etc) qui ne viennent pas que d’en-haut puisqu’elles sont partout, trans-classe sociale, inter-classiste disait-on jadis. Rappel nécessaire ici car on ne saurait les oublier. Les violences sexuelles et sexistes - on dit VSS dans les stages - perdurent aussi gravement que les violences racistes systémiques contre - par exemple - les migrant-es venant du Sud global et restant survivre ici sous des tentes. C'est chaque jour, tous les jours !

    Mais notre propos ici est d’évoquer la violence sociale comme classisme fort, puissant, reconduit, lié au néolibéralisme, à la finance mondiale. 

    - La violence sociale de la classe d’en-haut 

    Elle a un contenu économique social et politique, plus un volet policier et judiciaire, mais ici c'est l'économico-politique qui est désigné. 

    Il s’agit d’une forme de violence souvent non dite explicitement et très liée au capitalisme dominant . Le classisme est une violence sociale de classe qui n’est pas réductible à la pauvrophobie ou au mépris de classe, ou à la discrimination de classe (trois formes réelles). Le terme classisme a donc bien deux sens : un sens large de politique de classe - comme l’austérité par exemple - et un sens restreint comme mépris et discrimination.
    Une politique est de classe lorsqu’elle frappe exclusivement ou surtout (on trouve des subtilités qui masque le caractère de classe) le peuple-classe et qu’elle épargne la ou les classes sociales dominantes liées au capitalisme national ou mondial.

    Notons que le RN (pole identitaire national) et le Macronisme (pole mondialiste financier) sont ensemble d'accords sur ces politiques pro-classes dominantes . Les divergences sont ailleurs.

    II

    RIPOSTES DU PEUPLE

    - La radicalité multiforme à gauche s’explique de deux façons :

    Toute radicalité - terme imprécis - n'est pas violence physique ou casse de vitrines. Mais il peut s'agir de séquestration d'un patron par exemple.

    Cause principale : Elle est la riposte à la violence sociale d’en-haut, celle très classiste qui vient de la classe sociale dominante capitaliste portant sur l’ensemble du peuple-classe, pas que les minorités les plus fragiles lesquelles sont les plus victimes. Mais pour autant le salariat intermédiaire n’est pas épargné. 

    Cause secondaire : Elle s'explique aussi - en toute vérité - par la couardise et la trahison ou, pour dire les choses autrement, à la faiblesse manifeste sur longue durée, de ce qu’on pourrait appeler «  la gauche de droite » et là je pense ici aux Eléphants du PS et de façon générale au social-libéralisme qui s’est détaché au fil des dernières décennies du vieux corpus social-démocrate qui pourtant n’était pas révolutionnaire, même si ses références pouvaient s’appuyer occasionnellement sur Marx, mais un Marx de lutte de classe n’ouvrant pas à autre chose qu’un autre capitalisme plus social avec, par exemple, plus de services publics bien dotés en fonctionnaires en nombre, une sécurité sociale fondée sur la cotisation sociale bien défendue tout comme un bon code du travail avec une nouvelle RTT 32 heures par semaine et sans perte de salaire ! 

    - Expliquer implique d'aller sous l'apparence des choses 

    Il s'agit de montrer ce qui est caché mais ce n'est pas pour autant justifier la violence réactionnelle ou préméditée. La riposte selon moi doit être syndicale (de classe et de masse), associative et démocratique par mobilisation populaire. Elle consiste bien en une mobilisation continue contre toutes les violences, y compris celles des oligarchies financières et des classes dominantes privées ou publiques qui, sous divers prétextes, s'attaquent aux classes subalternes des 99% pour mieux protéger les très riches.  

    Christian Delarue


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  • F. ROUSSEL : LE MOMENT REACTIONNAIRE - il enfonce "en même temps" les sans emplois et les travailleurs !
     
    Entre tactique et stratégie, entre opportunisme et orientation socialiste il y a le moment tactique et opportuniste présent qui est nuisible.
    Sur France-Info Roussel dit texto : «Ça montre qu'on a des différences de vue sur ce sujet. Il y a ceux qui défendent le droit à la paresse. Il y a ceux qui défendent de mettre le RSA à 1000€. Eh bien je défends l'idée que nous devons nous projeter dans une société qui garantisse à tous un vrai emploi, une formation».
    Métalangage obligé : Ce commentaire critique est juste de  circonstance, pas habituel - Ch DLR n'est ni foncièrement anti-PCF ni pro-Mélenchon mais simplement syndicaliste (CGTiste) et anti extrême-droite, CGT lutte de classe pro-RTT, pas juste "gauche du travail" avec l'exploitation féroce actuelle :
    Les droites et les patrons vont évidemment apprécier ce discours car il n’y a rien qui gêne et quasiment tout qui plait ! Roussel se complait ici dans les tactiques infâmes et sans principe !
    1) la critique du "droit à la paresse" (qui ?) est assimilée - on le sait (et lui aussi) - à la revendication d'une RTT (SPS) très inférieure à 35 H et cela va plaire à tous les exploiteurs qui veulent faire travailler toujours plus et encore plus les travailleurs-ses salarié-es ! Pour eux 35H c'est pas assez, pour nous c'est trop ! La CGT va faire la gueule qui elle milite pour les 32 H hebdo SPS (sans perte de salaires ou traitements) ! Elle n'est pas seule !
    2) la critique d’un RSA (ou autre dispositif public d'allocations) au moment ou il est violemment attaqué par la droite spencérienne (ie éliminationniste des faibles) pour le réduire à rien souvent est très mal venue et c’est évidemment très bon pour plaire à tous les réactionnaires haineux des "fainéants". Cette droite et extrême-droite et tous les réactionnaires veulent eux la vraie charité, celle du privé qui donne très peu (3 sous pour mourir) et pas une allocation d'Etat qui n'est pas purement charité puisque via la répartition de l'Etat - société politique ! Nul ne peut laisser crever les chômeurs en attente de la garantie de l’emploi du tartuffe !
    Par contre les entreprises assistées et les actionnaires assistés gavés de dividendes méritent critique sociale forte de celles et ceux d'en-bas car ils pompent sans vergogne de l'argent public ou non, qui ne va pas aux pauvres ! Cà c'est du vol de classe !
    3) Garantir un emploi mais comme « projection » - et çà ne peut être que çà - alors çà "ne mange pas de pain" pour le patronat et les droites, — surtout du moment que l’exploitation de la force de travail salariée - l’essentiel - puisse continuer... sous le communisme rousselien ici très social-démocrate !
    4) Roussel oublie Marx : Se déclarer simplement "Gauche du travail" (c'est déjà pris d'ailleurs) sans exiger d'abord et avant tout la RTT 32H (mini voire 30H SPS) c'est typique social-démocrate, pas communiste. Je ne dis rien ici de l'opposition réforme-révolution.
    5) Chercher du travail : Vendre sa force de travail auprès d'un patron-exploiteur en pays capitaliste c'est une NECESSITE pour vivre pour l'immense majorité ! Une minorité y échappe. Ce n'est donc qu'assez peu "de droite ou de gauche" ! Ce n'est ni de droite ni de gauche ! C'est le système capitaliste dominant qui oblige ! Quand la recherche ne débouche pas "en traversant la rue" - ce qui est normal sous MPC - alors il y a des aides publiques qui sont des conquêtes du mouvement ouvrier dont la CGT et le PCF ! Hors de ces allocations publiques, il y a eu jadis la charité privée et son hypocrisie faite de la vérité lourde de la pauvreté et de la misère perpétuée.
     
    6) --- et pouvoir le garder en faisant carrière 
    Trois points seulement pour une "gauche du travail" qui lutte aussi contre l'exploitation de la force de travail :
    - Quid de l’intensification du travail de plus en plus pénible y compris après 60 ans et la soumission féroce aux statistiques patronales privées ou publiques !
    - Quid de la souffrance au travail due aux mauvaises conditions de travail qui ne cessent de grandir partout dans le privé et le public !
    - Quid de la RTT à 32 heures (position de la CGT ) sur 4 jours si possible mais c’est surtout la RTT qui importe.
     
    Ch DLR - CGT
    Addendum :
    Laurent Brun CGT dit Gauche des Alloc OU gauche du travail ? Je dis, au moment présent les deux, avec forte RTT pour embaucher.
    RUFFIN et l'unité des composantes du peuple-classe : Opposer « la France qui bosse » à « la France des allocs », ce n’est pas le combat de la gauche, ce ne sont pas mes mots. Les assistés sont là-haut, gavés de milliards par Macron : c’est notre travail politique quotidien que d'unir le bas contre le haut.

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