• Affaire Baby Loup. L'arrêt de la Cour de cassation encourage la discrimination envers les laïques et les non-croyants, et restreint leur liberté d'entreprendre
    par Catherine Kintzler

    En ligne le 20 mars 2013


    L'arrêt de la Cour de cassation dans l'affaire de la crèche Baby Loup (1) fait grand bruit et les laïques l'accueillent comme un coup sur la tête. Il y a en effet de quoi s'indigner. Mezetulle n'hésite pas à parler d'encouragement à la discrimination envers les laïques et les non-croyants ainsi que d'une forme d'inégalité entre les entreprises.
    Au-delà de son aspect choquant et à cause de lui (car les magistrats en principe ne font que dire le droit), cet arrêt pose des questions très intéressantes sur la constitution du concept de laïcité et pointe des lacunes dans le droit du travail, lacunes qu'il n'appartient pas au juge de corriger mais que le législateur serait fautif de laisser en l'état.


    En France, sous certaines conditions, on a le droit de créer une entreprise à caractère confessionnel, mais on n'a pas le droit, sous les mêmes conditions, de créer une entreprise qui entend faire valoir le principe de neutralité religieuse en son sein. Voilà ce que nous apprend l'arrêt de la Cour de cassation. Un petit enfant a le droit, dans une crèche privée, d'être soumis à des manifestations religieuses de la part du personnel, mais ses parents n'ont pas le droit de réclamer la neutralité pour lui, mieux : ils n'ont même pas la possibilité de trouver une crèche privée qui par son règlement le mettrait à l'abri de ces manifestations. Plus généralement, un croyant voit ses droits à la manifestation religieuse respectés au sein de son entreprise, mais un non-croyant a le devoir de subir ces manifestations sans pouvoir obtenir un moment et un lieu de retrait où il en serait préservé. La liberté de conscience se restreindrait-elle à la liberté religieuse ?

    Avant de monter sur nos grands chevaux tentons de voir en quoi cet arrêt pose des questions très intéressantes sur la constitution même du concept de laïcité. La lutte en faveur de la courageuse crèche de Chanteloup les Vignes et de son exemplaire directrice Natalia Baleato ne s'en trouvera que mieux soutenue et alimentée (2)

    Sommaire de l'article

    1. Le champ d'application du principe de laïcité en tant que principe organisateur de la cité
    2. Les entreprises privées peuvent afficher des caractères particuliers et des « tendances »
    3. La laïcité peut-elle être présentée comme une « tendance » ou une particularité ?
    4. Peut-on revendiquer et appliquer le principe de laïcité de manière privée ? Le principe de laïcité est-il un monopole d'État?
    5. Y aurait-il des entreprises moins libres que d'autres ? Qui exerce la discrimination religieuse?
    6. La liberté des non-croyants et des indifférents est-elle plus restreinte que celle des autres ?
    7. L'arrêt de la Cour de cassation encourage la discrimination à l'égard des non-croyants et des laïques en montrant que la loi protège leurs libertés moins que celles des autres
    8. Deux poids et deux mesures. Le législateur interpellé

    Notes


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  • Thèmes d'intervention de Christian DELARUE 

     

     

    L'intervenant 

     

     

    Ni économiste (« atterré »), ni sociologue (« critique ») mais juriste de formation 

    (licence en droit avec droit international et philosophie du droit) 

    Participation à l'ouvrage collectif d'ATTAC : Pour une politique ouverte d'immigration 

    Travaux théoriques et formation de concept : peuple-classe, travaillisme, sexoséparatisme. 

    Militant altermondialiste et antiraciste. 

    Ex membre du bureau exécutif et du conseil d'administration du MRAP 

    Ex représentant du MRAP auprès d'ATTAC comme membre co-fondateur, 

     

    Aujourd'hui 

    Membre du MRAP 35 et d'ATTAC 35 

    Animateur du site alter : amitie-entre-les-peuples.org 

    Membre du groupe "société" du Conseil scientifique d'ATTAC France. 

    A ce titre, il intervient, suivant la demande, sur les thèmes suivants qui peuvent se combiner 

    diversement. 

     

    Ses deux grands thèmes d'intervention 

     

    I - « ALTERMONDIALISME et PEUPLES » 

    RENNES Beaulieu : Cadre FSM 2013 Tunis « étendu » 

     

     

     

     

    1) - Altermondialisme et conflictualité des peuples. 

     

    A) Cadre théorique introductif. 

    Concepts : gouvernance, oligarchie, peuple-classe, nature. 

    Catégorisation des peuples : peuple nation, peuple classe, peuple ethnique et d'autres. 

    Montée revendicative des peuples en 2011 et 2012. 

    Montée des revendications de l'écologie contre le « capitalisme vert » 

     

    B) Altermondialisme contre les dominations et prédations : 

    1 - Contre le sud (impérialisme), 

    2 - Contre la démocratie (gouvernance) 

    3 - Contre le social (privatisations) et les biens communs. 

    4 - Contre les femmes, les homosexuels, bi et trans (sexisme, patriarcat) 

    5 - Oppression ; ajouter le racisme. 

    6 - Contre la nature (productivisme, travaillisme, refus de la transition écologique) 

     

    2) - Altermondialisme ou les peuples-classe « pour un autre monde » 

     

    A) Des solidarités et des luttes. 

    Mobilisation horizontale es membres des peuples-classe. 

    Les exclusions de l'altermondialisme. 

    Les différents cadres géographiques de ces mobilisations. 

    National, continental (ex FSE), mondial (FSM et FSM étendu) 

     

    B) Des droits contre les dominations. 

    a) Individu et citoyenneté : contre une dépossession démocratique 

    - droit des migrants 

    - droits dans l'entreprise et dans la société 

    b) Individu et réponse au classisme, sexisme, racisme : : contre les dominations et 

    oppressions. 

    droits face à l'emploi, au logement, à la santé. 

    droits aux services publics et aux biens communs 

    droits face aux marchés des biens : revenus. 

     

     

    II - « SOCIETE, DOMINATIONS ET OPPRESSIONS ». 

    A recycler pour « NANTES 5ème FMDH » 

    Quelle égalité des êtres humains en temps de crise ? 

     

     

     

     

    1) Les différentes dominations & oppressions 

     

    Cadre théorique introductif. 

    Concepts : gouvernance, oligarchie, peuple-classe, nature. 

    Catégorisation des peuples : peuple nation, peuple classe, peuple ethnique et d'autres. 

     

    Altermondialisme contre les dominations et prédations : 

    contre le sud (impérialisme), la démocratie (gouvernance), 

    contre le social (privatisations), l'écologie (productivisme). 

    contre les femmes, les homosexuels, bi et trans (sexisme, patriarcat) 

    Oppression ; ajouter le racisme. 

    Contre la nature (productivisme, travaillisme, refus de la transition écologique) 

     

    2) Différences culturelles, diversité et interculturalité 

     

    La laicité en lien avec l'interculturel. 

    La laïcité en lien avec la tolérance et le relativisme culturel. 

    La défense des minorités sexuelles. 

    L'antiracisme et l'antisexisme : le double regard. 

     

    3) Lutter contre le racisme et de sexisme. 

     

    Générique : L'antiracisme et les formes de racisme. 

    En extension : L'antiracisme, la laicité et le blasphème. 

     

    4) L'antifascisme 

     

    A) L'antifascisme et le populisme: 

    Populisme, alternance et alternative. 

    le "cercle de la raison" ou le refus de l'alternative pour l'alternance. 

    populisme de droite, de gauche : peuple-nation et peuple-classe 

    Plus de démocratie, plus de social, plus de transition écologique 

     

    B) Les combats de l'antifascisme. 

    L'antifascisme contre l'extrême-droite en europe 

    (le retour des identités : la subculture catho-laique islamophobe) 

    L'antifascisme contre les intégrismes dans le monde 


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  • Regard : Les hommes "matent" fort !...

    15 mars 2013 Par christian delarue

     

     

    Tout regard n'est pas libidinal. Un regard libidinal peut être matiné de tendresse. Ce sera alors un regard romantique. Il sera plus doux, moins fort. Il peut varié d'un instant à l'autre. Passons au regard proprement libidinal.

    On évoque souvent la concupiscence masculine ou, pour le dire de façon moins moralisante, la forte charge libidinale du regard masculin. Mais les femmes aussi "matent". Cependant, grosse différence, elles ne vont pas plus loin en général. Du moins pas dans l'agression ou l'insulte. Car les hommes eux ne se contentent pas toujours de regarder. Déjà, certains sont fort peu discrets dans le regard. Ce n'est pas le pire.

    Ce qui distingue historiquement (temps) et géographiquement (espace) les hommes des femmes c'est que les gestes, souvent prédateurs, suivent souvent le regard. Découpler le geste du regard semble bien être un grand pas civilisationnel pour la paix entre hommes et femmes.

    Remarquons qu'il existent des hommes qui ne semblent pas voir du tout les femmes. Pas nécessairement des homosexuels. Effet de sublimation ? Peut-être. Un même individu peut avoir des attitudes différentes dans le déroulé de sa vie. Il y a de nombreux hommes accablés par la surcharge ou le stress au travail. D'autres facteurs, comme l'alcool, aboutissent à une sorte d'extinction de la force de vie.

    Il existent plus généralement des hommes qui ont d'emblée un regard instinctif, qui en quelque sorte voit toute femme qui passe dans leur champ de vision. C'est là qu'une autre différence apparaît. Elle est importante . En effet, certains stoppent là ce regard alors que d'autres continuent. Dans cette différence, il y a l'effet de l'éducation. Celui que l'on a reçu, celui que l'on transmet.

    Ne pas culpabiliser son fils, ne pas se culpabiliser pour les regards que l'on porte est la première chose à faire. Inciter à ne pas se retourner pour voir la dame ou la jeune-fille vue de dos est faisable. Tout comme il est éducatif d'inciter à l'abstention de propos dégradants, sexistes ou même, comme une auteure l'a proposé, de "mec lourd" (infra-sexiste).

    Les "journées de la jupe" mise en place il y a quelques années s'inscrivent dans cette perspective d'auto-contrôle que les jeunes adolescents peuvent et doivent apprendre. La notion de "double regard" en est le principe. Il s'agit d'inciter à voir l'être humain (et sa dignité) en même temps de l'être sexué ou l'être sexy ou d'autre forme d'apparence humaine sensible qui interpèle du fait de stéréotype ou non. Bien assimilée, elle permet d'éviter le geste malheureux pour passer au discours contruit... ou à rien. 

    Bref, les jeunes hommes (et les moins jeunes) peuvent "se tenir", tout comme les (jeunes) femmes. Ils peuvent sentir leurs dispositions en termes de désirs puissament orientés vers les femmes mais apprendre à les discipliner en vue de n'avoir avec elles que des rapports de séductions contenus, admis en vue d'une rencontre source de plaisir ou d'angoisse si l'on a peur du rejet ou si l'on aspire à autre chose . Autre chose, ce sont alors que des rapports sexuels consentis. 

    Christian DELARUE


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  • Emancipation

    L'amour fait mal très mal ; mais fait aussi beaucoup de bien.

    Eva ILLOUZ auteur de Pourquoi l'amour fait mal (Seuil) remarque que "l'amour et la sexualité sont des moteurs cachés de l'économie, mais l'économie est aussi un des moteurs cachés du sentiment amoureux". Cela n'est pas toujours problématique. Un grand nombre d'individus est en capacité de bénéficier du marché et de ses effets autant qu'il en subit les pressions normatives. Tous et toutes ne sont pas au même niveau mais on ne saurait défendre une position trop unilatérale et victimisante.

    Eva ILLOUZ explique dans Psychologie magazine (dec 2012) que "l'amour a été et continue d'être un puissant facteur d'émancipation". Pas seulement l'amitié (l'Agapé) l'amour charnel (Eros) aussi. On aurait tort de le voir comme un nouvel "opium du peuple". C'est un "opium" au sens ou il fait beaucoup de bien, énormément de bien avant de faire parfois ou même souvent du mal, très mal. Une dés plus grande douleur humaine. Mais il est la transcendance quasi divine des athées comme des croyants. Quant au mal, à la souffrance, les esprits chagrins tendent à voir uniquement les souffrances de la rupture. Ils oublient les joies de l'amour vif auparavant. 

    Il y a un aspect social et historique : il faut pouvoir choisir son amant ou son compagnon. Pour pouvoir vivre une sexualité épanouie, hétérosexuelle ou homosexuelle, il faut pouvoir vivre dans une société suffisamment libre au plan des mœurs. Ce n'était pas évident jadis. Ce ne l'est toujours pas partout. Mais en occident, c'est une chose qui n'est plus minoritaire. Bien sûr, il existe toujours de la misère sexuelle et affective et même trop de violences au sein des couples. Les féministes ont raison de combattre cela. Mais il y a aussi l'autre face. Il existe énormément de femmes qui n'ont jamais connu le viol ni la moindre violence. C'est d'ailleurs heureux. Il faut pouvoir penser qu'il existe des hommes en capacité d'être de bons amants et/ou de bons compagnons. Et ils ne sont pas minoritaires. 

    Christian DELARUE


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  • SEXE : C'est tellement mieux quand elles disent oui librement

    •  

    C'est tellement bon quand elles disent Oui librement selon leur propre désir.

    Et quand elles disent Non, il faut faut alors choisir la cordialité sans sexe, sans sexisme, sans violence

    Les hommes doivent refuser beaucoup plus massivement le viol et la prostitution.

     

    Les hommes mais aussi en ce cas des femmes aussi doivent refuser les insultes et injures sexistes contre les femmes, y compris les femmes sexy.

    Il faut refuser très fermement que les personnes sexoséparatistes (pro-voile et robe-sac) hommes (l'imposant ou le désirant) ou femmes (à voile librement mis ou imposé), insultent et stigmatisent les femmes en mini-jupes, talons haut, ect...

     

    AUX ADEPTES DE LA PROSTITUTION, DU VIOL, DES INSULTES sexistes, affirmons que :

    "C'est 1000 fois mieux quand elles désirent le sexe avec vous !".

    Il faut, je le sais, le dire plus crûment : Au lieu d'avoir une "femme paillasson" (qui lit son journal pendant votre copulation) vous avez une séductrice, une femme désirante, une femme qui aime çà. C'est un cadeau, un paradis sur terre. Mais comme cela n'a pas de prix il faut donner de sa personne, de son attention. 

     Le plus grand bonheur à vivre c'est certainement, et de loin, celui du plaisir sexuel et amoureux avec les femmes, avec une femme.

    Un tel bonheur ne se vit pleinement que dans le plein consentement des parties, que dans la liberté et l'égalité entre hommes et femmes.

    Chaque viol, chaque vie traumatisée par des violences masculines, c'est plus de domination, moins d'ententes entre hommes et femmes sur fond d'égalité et de réciprocité.

     Les hommes durs doivent apprendre la tendresse du coeur la gentillesse par une éducation à la sensibilité . Une telle sensibilté peut leur donner un sentiment de faiblesse par abandon de leur carapace virile mais c'est cela qui les amèneront à la richesse intérieure et surtout à ne plus se moquer des femmes, de leurs souffrances. Cela vaut aussi au travail, et surtout dans les entreprises qui produisent du harcèlement moral, du mépris et de l'autoritarisme et non pas de la reconnaissance, de l'égalité et de la réciprocité.

    Dire "C'est 1000 fois mieux quand elles désirent" c'est pour les hommes sans principe, les hommes pressés, les hommes de pouvoir. Pour eux, il reste peut-être l'intérêt d'une meilleure qualité de vie sexuelle et affective qui puisse les orienter vers une approche moins barbare et plus civilisée.

    Cela passe, c'est l'inconvénient pour eux, par une phase d'incertitude, une période de sollicitation et d'attente de la réponse féminine. 

     

    A défaut reste la masturbation avec ou sans matériel d'excitation.

     

    Christian DELARUE - Zéromacho.

     

    VIOL en France : Chaque heure, près de 9 personnes sont violées, soit 205 viols par jour. Le nombre de viols seraient de 75.000 par an en France, dont seulement 8458 déclarés. Les tentatives de viols seraient 198 000.

     PROSTITUTION : Les hommes sont moins nombreux à user des prestations tarifées. Mais du côté des femmes et des jeunes hommes les chiffres sont importants.

    INSULTES sexistes : En quoi traiter une femme de "pute" ou de "salope" constitue une avancée ou un progrès? En rien, ni relationnellement, ni moralement ; bien au contraire. Cela ne fait que renforcer la peur des hommes. La peur conduit au repli. Et le repli incite, certains, au viol ou à la prestation tarifée.

    http://association.pour-politis.org/space/autre-monde/content/_9A0CF5B6-6ED6-4A18-9CD5-41C69172561A


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