• Le string, l’hypotextile et le sexy face à la sexyphobie réactionnaire

    http://krismondial.blogg.org/le-string-l-hypotextile-et-le-sexy-face-a-la-sexyphobie-reactionnaire-a135305296

    http://amitie-entre-les-peuples.org/Le-string-et-le-sexy-face-a-la-sexyphobie-reactionnaire-C-Delarue

    Préalable : Sexyphobie réactionnaire c’est largement un pléonasme (comme exhibitionnisme ostensible) mais son usage vaut comme renforcement du sens négatif . On peut penser à la rigueur à une sexyphobie progressiste contre de l’imposition de vêtement très sexy aux gamines de 5 à 12 ans pour les exhiber dans les concours, mais le terme semble inadéquat, impropre. A ce sujet, notons que les intégristes religieux instrumentalisent les gamines en les voilant pour les accoutumer. Cela devrait être interdit.

    La séduction et la sexualisation du corps ne devrait être possible qu’à l’âge des rencontres adultes ou presqu’adultes, vers 15 ans. Elle suppose un minimum d’éducation pour s’exercer sans dérive. En tout état de cause il s’agit d’éduquer les jeunes adolescents au « double regard ». Cette éducation suppose une orientation de vie entre çà débridé et surmoi sévère.

     

    Le titre initial d’un texte déjà publié mais en moins développé sur altermd est :

    Le string, « un vêtement comme un autre » (comme le burkini) ?

    http://altermd.blogspot.fr/2017/08/le-string-un-vetement-comme-un-autre.html

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    homme-string@ch-delarue

    La question s’est posée ainsi dans le contexte de l’été 2016 : Le string est-il comme le burkini selon Edwy Plenel « un vêtement comme un autre » ? (voir Mediapart 2016)

    Le string est plutôt porté par des femmes mais aussi par des hommes (dont moi ci-dessus quand çà me plaît et quand j’en ai le droit). C’est donc du mixte - entendez pour les hommes et les femmes - et c’est donc bien « un vêtement comme les autres » sous cet angle, même si c’est le « vêtement du diable » pour les intégristes religieux et toutes les personnes ayant un « surmoi » sévère, prête à condamner d’emblée ce genre de vêtement trop hypotextile (chair humaine apparente) ou trop sexy (joli - beau - attirant) selon le contexte et les regards. C’est un vêtement comme les autres même s’il se porte rarement seul, sans rien d’autre au-dessus, en extérieur.

    STRING ET SEINS

    Le problème du string n’est pas tant qu’il laisse voir les fesses - rien de catastrophique ici - c’est qu’il laisse voir les seins des femmes. Et là évidemment, il y a refus autant chez beaucoup femmes que chez beaucoup hommes. Les seins ne sont pourtant pas les organes sexuels (masculins et féminins) qui sont ordinairement cachés dans toutes les civilisations (caractères sexuels primaires dit-on) sauf chez les nudistes (en zone réservées).

    Les seins (des femmes) sont jugés trop attractifs sexuellement. Pas tous sans doute mais il suffit que certains le soient pour qu’il y ait danger. Ce sexy trop fort est jugé dangereux pour la société (ce qui ne signifie pas immoral en soi - intégrisme religieux). Pas dangereux à cause du soleil (il y a des crèmes) mais à cause de l’incapacité dominante de trop d’hommes à bien se tenir, c’est à dire regarder sans insister et se taire . Malgré un mouvement de forte relativisation de cet aspect dangereux dans les années 68 - 90, grâce aux seins nus sur les plages, la banalisation ne s’est pas diffusée dans toute la société. Il reste un secteur peu ouvert, crispé et méfiant, voire agressif, tant chez les femmes que chez les hommes .

    Pire avec la montée du voile islamique un contre-mouvement plus nettement régressif de forte pudibonderie s’est avancé. Je dis régressif ou réactionnaire car il porte de l’intolérance générale à l’hypotextile et à tout ce qui peut être séduisant ou sexy, un peu ou beaucoup. De nos jours, même un décolleté ou une mini-jupe sera l’objet de critiques pour des intégristes religieux. Ce contre-mouvement porte en lui une police des moeurs qui vise plus le corps d’autrui que l’éducation de sa propre perception. Il est profondément réactionnaire.

    SEXYPHOBIE D’ETAT

    Néanmoins, en été sur les plages le string seins nus est possible en France et dans la plupart des pays non contaminés par l’autoritarisme de moeurs contre l’hypotextile ! Mais cela ne va guère plus loin que la plage car il existe une sexyphobie d’Etat (en plus d’une sexyphobie venue de certains secteurs de la population).

    Il devrait être possible de prendre un verre en string seulement à la terrasse d’un café de l’autre côté du boulevard de mer sans être en infraction !

    BURKINI - VOILE - TALONS

    Revenons au burkini. Il n’est pas plus un vêtement ordinaire que le voile de la musulmane car ces vêtements religieux ostensibles - net exhibitionnisme de sa religion en pays sécularisé - ne sont portés que par des femmes. Comme les talons hauts disent certains mais je me souviens d’avoir porté des chaussures compensés à talons moyennement hauts dans les années 72-78. Ce n’était pas des talons aiguilles ni des talons de 14 cas mais de gros talons. Moins joli mais passons ! Et cela ne faisait pas problème ni pour mon dos ni pour la société.

    Aujourd’hui les talons hauts sont portés par des femmes comme bon leur semble - regardez Cécile Duflot avec ses hauts talons de 14 cms et sa robe à fleurs bleues en Assemblée Nationale en 2012 - et il est très rare que cela soit un port obligatoire sous peine de perte d’emploi. Bien souvent, il n’en va pas de même du voile qui est porté constamment, chaque jour qui passe du matin au soir et de 5 à 75 ans. Il est prescrit de plus en plus tôt. Souvent avec une jupe ultra-longue ! Ou avec un pantalon mais alors avec une tunique cache-cul. Là est l’aliénation. Pas dans le fait de porter un voile mais de le porter constamment par soumission hiérocratique.

    SEXYPHOBIE DES INTEGRISTES RELIGIEUX

    De plus de part le monde, l’hypertextile est très fortement prescrit par les intégristes religieux musulmans et juifs haredim. Ces intégristes religieux sont sexoséparatistes et gravement sexyphobiques. Ils portent une haine incoercible contre le corps féminin, sa chair, ses formes, ses vêtements ! Ce mécanisme d’oppression sexiste vient d’une interprétation réactionnaire du Coran assez massivement diffusée. Mais tous les musulmans ne l’adoptent pas. Ils s’y soumettent plus ou moins facilement.

    LUTTES TEXTILES

    Il importe de lutter pour la liberté textile, tant l’hypertextile que l’hypotextile mais dans un cadre qui permet vraiment le port de l’hypotextile sans insulte ni agression. On en est loin.

    Par ailleurs, il est normal que ce principe de liberté textile connaisse des interdictions légales. La loi française de mars 2004 contre les signes religieux ostensible à l’école permet d’enlever en milieu scolaire ce voile comme kappa et grosses croix. Les accompagnatrices scolaires bénévoles devraient être soumises aux même règles de neutralité.

    Dans l’entreprise le port d’un signe religieux ostensible peut gêner en proximal tout comme un badge syndical ou un badge politique. La religion n’est pas neutre. Cela vaut en réception des clients.

    Quand la religion porte une conception hyper-pudibonde et hypertextile pour les femmes il y a danger ! Luttons contre l’hypertextilisation du monde ! Et l’islamisation se résume beaucoup à l’hypertextilisation du monde . Il y a aussi la nourriture halal mais cela se raccroche au débat sur la condition animale.

    Hypertextilisation de la moitié du monde : nous refusons ce contre-mouvement qui mène vers un hyperpatriarcat en lien avec le sexoséparatisme.

    Christian DELARUE

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  • Un doigt ce n'est pas un doigt d'honneur.

    La liberté textile n’est pas une insulte.

    De même, une personne habillée en string sur plage ou dans son jardin ce n’est pas une personne qui montre de façon sciemment insultante ses fesses à quiconque et en l’espèce à la Gendarmerie - la personne ne portait d’ailleurs pas de string - et ce de façon répétée (avec doigt d'honneur à l'appui), d'ou arrestation et jugement. Rien d’étonnant ! Mais pas d’amalgame avec les autres personnes citées en string.

    Tout çà pour faire passer la seule validation du voile !

    La liberté textile n’est pas une insulte même si elle peut gêner (importance su savoir vivre ici). Elle est une expression de conscience. On peut vouloir cacher ou montrer librement son corps en respectant certaines limites.

    Cette expression de conscience, rapportée au corps et aux vêtements peut et doit être limitée tant sur le volet hypertextile qu’hypotextile. J’insiste pour dire : sur les deux extrêmes du spectre textile. Souplement. Sans poser de condition(s) de l’un par rapport à l’autre.

     

    Christian DELARUE

     

    https://altermd.blogspot.fr/2017/12/un-doigt-ce-nest-pas-un-doigt-dhonneur.html


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  • Haine viscérale du féminin

    Sexyphobie contre une statue féminine à Sétif.

    La Fontaine de Ain El Fouara, monument emblématique de la ville de Sétif, a été vandalisée ce lundi 18 décembre 2017. Un individu a détérioré avec un marteau et un burin la partie du visage et de la poitrine de la statue.

    http://www.huffpostmaghreb.com/2017/12/18/fontaine-ain-fouara-setif_n_18853824.html


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  • EROS en hypotextile, THANATOS en hypertextile, morbide mortifère

    EROS c’est la pulsion de vie, le vivant et la chaleur, et c’est aussi le souffle vital du mouvement qui permet d'aller en avant et THANATOS c’est la pulsion de mort, le froid, le laid, le mécanique, le figé. C’est là plus du Fromm que du Freud. Fromm tend parfois à essentialiser en voyant les femmes aimer les fleurs et la vie quand les hommes aiment les voitures, le froid, le fer, la mécanique. Mais passons...

    Certaines femmes (pas toutes) sous hypertextile, celles en noir ou celles en marron, couleur fécale ou couleur de mort, participent de l’enlaidissement du monde. C’est plus les aspects très couvrant et informe qui déshumanise ces femmes qui importe surtout de remarquer. Cette haine du féminin et cette mise sous voile (avec tunique cache-fesse si pantalon) est voulue par les intégrismes religieux sexoséparatistes et sexyphobiques. C’est une horreur.

    Les jolies femmes en jupe et talons hauts se distinguent certes des hommes par leur tenue mais est-ce pour avilir d’emblée le monde sous le signe exclusivement négatif du sexisme ou d'un érotisme nuisible? La thèse du « double regard » du côté des hommes (qui consiste à voir la femme particulière - voilée ou sexy - et en même temps la personne humaine dans sa dignité) interdit la systèmaticité d’une telle assertion par trop unilatérale. Certes ce versant négatif de l'hypotextile peut exister mais on ne saurait en rester là . Car il y a lieu de dire aussi qu’elles peuvent magnifier le monde, qu'embellissent le monde, qu’elles l'enchantent. Mais l'esprit intégriste religieux ou celui haineux des femmes jugées féminines (chez les athées) ne le supporte pas. Ils n'admirent pas, ils haïssent. Car les hommes (et les femmes) peuvent avoir deux attitudes : être charmés voire subjugués ce qui est reconnaitre leur beauté ou au contraire dégrader et avilir et se muer en prédateur sexuel pour imposer leur virilité sans attendre le moindre consentement.
     
    Christian Delarue

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  • Question culturelle textile et multitextile : interculturel et altérité.

    SEXYPHOBIE : Intolérance de l’hypertextile (voile et voilophobie) et intolérance de l’hypotextile (string seulement et stringophobie).

    Les limites de la « réciprocité multiculturelle textile »

    http://amitie-entre-les-peuples.org/SEXYPHOBIE-d-ETAT-Intolerance-de-l-hypertextile-et-intolerance-de-l-hypotextile

     

    Ce texte met en parallèle deux types de consciences (croyantes ou non ) et leurs expressions en termes de vêtements, leurs expressions « textiles » qui tendent à vivre très couvert ou à vivre très découvert . Il y a parfois des gênes ou des rejets dans la société civile mais aussi dans les textes légaux ou leur interprétation par les autorités. D’ou sexyphobie d’Etat .

    De la réprobation de l’hypertextile (voile) à son interdit injustifié (ou non) on peut voir aussi, si on examine l’ensemble du « spectre textile », la réprobation de l’hypotextile (string seulement) et son interdit légal ici (sauf exception).

    Puisqu’on évoque le « racisme d’Etat » au lieu du racisme dans l’Etat et dans la police (selon moi) alors pourquoi ne pas évoquer la sexyphobie d’Etat .

    Si l’on trouve des licenciements illégaux d’une salariée en hypertextile, il convient de voir aussi, à cette occasion, qu’à l’autre bout du spectre textile il y a carrément interdiction large de se déplacer et de travailler en string seins nus l’été ! Sauf plage (et chez soi). Alors peux-t-on parler de sexyphobie d’Etat avec, en plus, intolérance hypotextile dans la société civile ?

    Je vous vois venir : quasiment personne ne veut venir travailler ainsi . Faux ! Cela dépend du contexte (sécurisant ou non) et des textes légaux. Car le voudrait-on là ou c’est très possible l’été que cela ne serait pas légal. On ne peut même pas sortir de plage en string seulement pour prendre un café en terrasse à 50 mètres ! C’est assez dire si l’hypotextile est peu accepté tant par la loi que par l’intolérance d’une fraction sexyphobique de la société civile.

    Par contre, l’hypertextile est lui montant et légalement autorisé (sauf si couverture du visage - l’autre extrême du spectre textile interdit lui comme le nu intégral). Et il y a des excès : on trouve des gamines de 5 ans mises sous hypertextile . Choquant ! Aussi choquant que de les mettre en star avec faux seins ! On trouve aussi du harcèlement sexyphobique de rue - des intégristes religieux surtout mais pas seulement - visant à ce que les femmes soient plus couvertes. Il ne s’agit pas seulement des musulmanes mais de toute femme . Les forces les plus patriarcales et réactionnaires ne supportent pas celles qui se promènent en mini-jupe, bras nus et décolleté . Elles subissent les injures sexistes voire pire.

    La réponse entendue par fois est : le capitalo-patriarcat ne supporte pas les femmes librement en hypertextile. Il préfère les femmes dénudées. C’est là confondre la publicité et les femmes réelles qui ont le droit de s’habiller librement .

    Plusieurs questions se posent : On peut être gêné aussi bien pas l’hypotextile que par l’hypertextile. Il faut donc poser parfois des limites. Il y a aussi une démarche éducative à entreprendre avec ce que j’ai appelé le « double regard » : savoir voir la femme particulière (voilée ou sexy) et l’être humain digne et respectable. Cela participe de la déstigmatisation et de la lutte contre les deux formes d’intolérance textile ici relatées.

    Mais le « double regard » et le souci de déstigmatisation n’épuise pas la question. Retour ligne automatiqueQuid aussi de la diversité textile, tant hypotextile qu’hypertextile ? Quid d’admettre l’un et l’autre et de les refuser l’un et l’autre aussi quand cela gêne. Et il peut y avoir gêne il faut le répéter dans les deux cas. Et il n’y a pas de raison qu’une gêne soit jugée plus respectable qu’une autre.

    Il s’agirait avec le débat sur la « réciprocité multiculturelle textile » de « respecter la diversité des modes humains d’être au monde et de leur expression » (Alain Renaut in La France doit faire le choix d’un multiculturalisme tempéré, Le Monde, 15 janvier 2015, pages Débats,) mais sans favoriser ni des privilèges de conscience (celle de la religion), ni de ce fait des impositions autoritaires . Un tel respect ne se résume pas aux vêtements, à la question textile.

    Christian DELARUE

    La France doit faire le choix d’un multiculturalisme tempéré

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/01/14/pour-un-multiculturalisme-tempere_4556162_3232.html

    String seins nus : sexyphobie française, tolérance aux Etats-Unis

    https://altermd.blogspot.fr/2017/12/string-seins-nus-sexyphobie-franca


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