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Altermondialiste : Refus : Ni classisme, ni sexisme, ni racisme - Pour : le social, l'écologique, le démocratique

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A propos des stéréotypes sexistes.

A propos des stéréotypes sexistes.

Les femmes apprécient la sexualité autant que les hommes tant en fréquence qu'en diversité de pratiques. C'est là une évolution historique liée au mouvement féministe. Et elles peuvent aussi, comme les hommes, avoir des relations en tant qu'amante au sein d'un mariage toujours en place. Ici il y a recul du poids des religions et une dédramatisation de l'infidélité mais les motivations peuvent différer selon le sexe. Mais les faits sont là. En matière de sexualité, les femmes peuvent jouer des stéréotypes (de certains du moins) tout autant que les hommes pour peu que le respect fondamental et la confiance soient là. Mais pour elles on dira parfois qu'elles sont nymphomanes alors que pour eux on dira que ce sont des Don Juan. C'est là que réside le sexisme et non pas dans l'idée d'une nature qui voudrait que les femmes soient quasiment toutes des nonnes et les hommes tous des "obsédés sexuels". Cet essentialisme est lié à une histoire obsolète.

Voilà qui amène donc à changer de lunettes. Si l'on voyait que ce n'est ni l'un - donjuanisme - ni l'autre - nymphomanie - mais simplement une appréciation positive et sans complexe du désir et du plaisir issu des relations sexuelles - hétéro ou homo - librement consenties. Cela n'est pas tombé du ciel mais des luttes féministes. Cela est vrai - dans la vie réelle - pour les personnes - hommes ou femmes - "qui ne portent pas la sexualité comme un boulet" (cf Babin). A en croire les psychologues, sexologues et autres psychanalystes ce n'est pas le cas de tout le monde homme ou femme. Il y a là une histoire familiale qui peut être traumatisante disent-ils. Cette histoire crée des perturbations et des souffrances. Mais il y a aussi les violences sociales globales: trop de femmes sont violées. La lutte contre les violences faites aux femmes est donc essentielle.

Les femmes jugent leur corps tantôt positivement tantôt négativement mais les hommes font de mêmes bien que le paraître soit moins fort. C'est que les femmes comme les hommes sont nécessairement soumis aux normes sociales explicites ou implicites de la beauté. Si la beauté physique est variable dans son contenu en fonction des sociétés et de l'histoire aucune société ne semble s'être libérée de toute appréciation sur le beau notamment en matière de corps et de vêtement. Mais dans de nombreuses sociétés les femmes ont à subir un poids normatif supérieur  (1) qui les empêche d'assumer pleinement leur corps. La démocratisation relative du vêtement et des techniques correctrices ne parvient évidemment pas à combler cette faille.

L'égalité homme-femme sur ce plan n'arrive qu'au quatrième âge car même au troisième âge alors que la sexualité est pourtant moins agissante les deux sexes sont toujours victimes du "jeunisme" mais de façon inégale. Il faut attendre le quatrième âge pour que la spiritualité puisse se dégager aisément des impératifs dominants de beauté. A un âge moindre la spiritualité doit s'adapter et se greffer aux besoins sexuels des adultes.

Christian DELARUE

1) Les stéréotypes sexistes, leur impact sur le corps des femmes - Attac France

http://www.france.attac.org/archives/spip.php?article12411

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