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Altermondialiste : Refus : Ni classisme, ni sexisme, ni racisme - Pour : le social, l'écologique, le démocratique

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DE L INFLUENCE PREGNANTE DE L INTERPRETATION REACTIONNAIRE PATRIARCALE SUR LES RAPPORTS HOMMES / FEMMES

 

DE L 'INFLUENCE PREGNANTE DE L' INTERPRETATION REACTIONNAIRE- PATRIARCALE SUR LES RAPPORTS HOMMES/FEMMES

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ou UN OUBLI DANS LE DEBAT DU "VOILAGE / DEVOILAGE".

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Voici deux textes qui se complètent sur les rapports hommes/femmes en lien avec l'interprétation réactionnaire des religions, historiquement dominante de part le monde. Concernant le voile, il s'agit d'un certain islam, mais l'histoire accuse d'autres religions instrumentalisées par le patriarcat, par le pouvoir des hommes. Mais par ailleurs il est important de voir - malgré les critiques ci-dessous - l'islam comme varié, comme divers .

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Dans le même registre du réel divers mais du côté des individus croyant et non de la religion diffusée, il existe et c'est heureux des musulman(e)s qui se sont dégagées du fatras idéologique décrit ci après . Le fait de pouvoir rencontrer des musulmanes croyantes (arabes ou non) qui étaient aussi laiques (au sens ici de sobre d'apparence sur les signes religieux) et même parfois marxistes (à l'instar de la théologie chrétienne de libération) et surtout libres par rapport aux coutumes religieuses-patriarcales est une chance pour la lutte contre les préjugés.

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Au total, la certitude de la diversité de l'islam et la présence de ces femmes admirables constituent deux obstacles qui discréditent une islamophobie globale et sans nuance... mais ces deux faits n'empêche pas la critique des courants réactionnaires comme tendance lourde historique. Bien au contraire !

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Il s'agit d'une version courte d'un texte plus long qui citent les auteurs et reproduit les passages en cause. Ce texte trop long n'était pas lu . Il figure en réponse à Pascal Hilout qui a publié une diatribe sévère sur son site intitulé : LE MRAP ATTAC

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- Pudeur et concupiscence ou égalité et réciprocité

- Corps à soi, corps pour soi ou corps à cacher pour les uns, à dénuder pour les autres.

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VOILE 1 : PUDEUR ET CONCUPISCENCE ou EGALITE ET RECIPROCITE

 

Les "modernes" interprètes de l'islam (qui dégage le sens au-dela du texte ) semblent bien plus hypocrite encore que les "classiques" (ceux qui s'en tiennent à la lettre du texte) : le voile islamique peut être enlevé disent-ils... mais il faut pouvoir conserver d'une autre manière sa signification profonde (pudeur, contre la concupiscence, etc...).

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A) UN DISCOURS DE <st1:PersonName productid="LA FATALITE." w:st="on">LA FATALITE.</st1:PersonName>

 

Avec de telles théologies, qui aboutissent à entériner dans la fatalité l'agression sexuelle et sexiste de certains hommes, l'égalité hommes-femmes n'est pas pour demain. Le désir et la séduction vont donc rester de l'ordre du mal et les mauvais comportements masculins incorrigibles . Les femmes se voient assigner au devoir de non provocation et au respect de la sobriété vestimentaire de pudeur maximale . En cas de non respect de la sobriété, c'est la violence masculine qui survient fatalement .La violence masculine est incoercible. Donc c'est le défaut de sobriété vestimentaire, le défaut de voilage en tout genre qui empêche la "paix entre les sexes". La charge de la responsabilité (et de culpabilité le cas échéant) est renversé et ce faisant le changement est impossible. La manifestation du désir, le droit à la séduction est interdit pour les femmes et les hommes vivent dans la frustration et la culpabilité leur désir à l'égard des femmes car l'idée d'égalité et de réciprocité est exclu.

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Or pour les hommes et les femmes en recherche de rapports d'égalité et de réciprocité, l'enfermement des femmes contraintes durablement à se cacher des hommes non seulement "concupiscents" (sic) mais potentiellement violeurs est inadmissible . Le combat à mener n'est pas contre la "concupiscence" (et pour la pudeur) mais contre le viol et pour des relations sexuelles librement consenties. Et mêmes pour des relations ou les femmes peuvent être offensive pour manifester leur désir (cf voile 2)

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B) UN DISCOURS INEGALITAIRE ET PUDIBOND

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Cette théologie pudibonde, qui n'est pas le propre de l'islam, a d'autres inconvénients : le garçon n'a pas de question à se poser . Si la séduction féminine est de l'ordre du réel et si ce réel n'est pas en soi condamnable alors quelle signification donner à la séduction (pour moi ou pour elle), quel comportement quand telle femme m'attire (question du regard) , quel comportement avec celles que je juge moins attirante ? ect. Il n'y a pas une réponse unique à donner à ces questions ni même des réponses dogmatiques à fournir mais il s'agit d'avoir un cadre égalitaire qui permet de se les poser, de poser les questions sur le rapport du regard des hommes sur les femmes, et de prendre ainsi ses responsabilités.

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Des personnes de mentalité laïque peuvent aussi partager cette idéologie de la sobriété vestimentaire pudique du corps des femmes mais ce n'est en général pas systématisé comme dans les doctrines religieuses qui sont de façon dominante beaucoup plus rigides. Ce qui ouvre à des souplesses de comportements en fonction des situations. Ce qui permet des évolutions.

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VOILE 2 : CORPS A SOI / CORPS POUR SOI ou CORPS A CACHER (pour les uns) / CORPS A DENUDER (pour les autres)

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Je discute ici de la troisième position qui défend le corps à soi des femmes comme s'opposant à la fois à ceux qui veulent voiler les femmes et ceux qui veulent les dénuder (disons les dévoiler).

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A ) UNE " DOUBLE OBSESSION " A EGALITE ?

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"Comme le remarquait Samira Bellil quelques mois avant de mourir, l'obsession des uns de nous voiler n'a d'équivalent que l'obsession des autres de nous déshabiller. Or ces deux obsessions sont deux formes en miroir de négation des femmes : l'une veut que les femmes attisent ce désir tout le temps, tandis que l'autre leur enjoint de ne pas le provoquer. Mais dans les deux cas le référent par rapport auquel les femmes doivent penser leur corps reste le désir masculin. Ce que le foulard dévoile, c'est que le corps des femmes n'est pas un corps à soi - un corps pour soi." (cf. Samira Bellil citée par Christine Delphy)

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Position qui parait juste mais abstraite car oublieuse du contexte et de l'histoire et donc d'un conditionnement profond.

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Notons d'abord le saut qui est opérer entre dévoiler la tête et déshabiller le corps. Opération qui permet de créer une troisième position en forçant le trait. Le débat n'est pas entre deux extrêmes : "voile ou à poil". Mais peu importe ici car il faut admettre qu'il y a effectivement une pression contradictoire des hommes sur les femmes.

 

Mais il faut ajouter immédiatement que la balance des pressions n'est pas égale. Le patriarcat pèse de tout son poids historique. Un patriarcat qui a investit le religieux contre le plaisir, le désir et surtout contre les femmes. Autrement dit un conditionnement sociohistorique pèse sur les femmes et sur les hommes. Ce conditionnement est loin d'être clairement perçu.

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B) <st1:PersonName productid="LA PRODUCTION D" w:st="on">LA PRODUCTION D</st1:PersonName>'UNE ECONOMIE LIBIDINALE DE <st1:PersonName productid="LA MISERE ET" w:st="on">LA MISERE ET</st1:PersonName> DE LA VIOLENCE...

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Les sociétés à forte dominante religieuse se sont accommodés des sexualités violentes (le viol banalisé au quotidien). Cela découle à mon sens d'une contradiction forte bien entretenue pendant des siècles : les hommes désirent les femmes d'un côté et pas qu'en pensée et de l'autre ils "théorisent" via la religion le refus de leur désir légitime. Le drame est que ce n'est pas les uns qui veulent cacher le corps et les autres qui veulent le dénuder ce sont les mêmes hommes qui n'ont pas su longtemps ce qu'ils voulaient. La contradiction était trop dure à vivre. La religion patriarcale ne permettait pas d'intégrer le désir dans l'économie psychique des hommes sauf par la transgression et la violence.

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Les choses de ce point de vue ne sont pas améliorées partout, même si des progrès se sont relativement stabilisé ici ou là. De fait, "la paix entre les sexes" n'est pas possible en continuant ainsi. Et cette contradiction lourde perdure depuis des siècles ! La solution ne peut advenir que si, à l'échelle d'une société entière, des individus ont en commun la reconnaissance du désir sexuel mutuel et de la rencontre dans le consentement réciproque. Les deux ensemble : pas de " coincées " d'un côté mais aussi pas d'irrespect de l'autre.

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Du coup, mettre en parallèle et à égalité les deux "obsessions masculines" évoquées par Samira Bellil c'est oublier que les "injonctions" sont forts différentes en poids social et historique : l'une est obligatoire - se couvrir - alors que l'autre n'est qu'une pression toute relative à la fois circonscrite et récente de la publicité et des moeurs contemporaines.

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C) ... débouche sur UN CONDITIONNEMENT PROFOND OUBLIE .

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Pour les effets de la misère produite, je cite Isabelle FILLIOZAT : "Sous-informées, culpabilisées et convaincues qu'ils est normale pour une femme d'avoir peu d'envie, la plupart ne recherche même pas l'éveil de leur potentiel. D'autant que c'est bien connu, une femme qui éprouve trop de plaisir est une salope." (L'intelligence du coeur p 233). Je dirais pour le rapporte au sujet qu'une femme qui manifeste ouvertement son désir est vue comme une salope. Il s'agit là d'un conditionnement profond qui influe sur les comportements mais avec des différentiations.

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- Une fraction des hommes aiment les salopes au sens non seulement de femmes libres mais plus encore de femmes ouvertement offensives sexuellement et sans tabou, qui ce faisant sortent de la contrainte historique et sociale qui pèse sur elles pour manifester leur désir de relations sexuelles libres avec les hommes mais aussi avec d'autres femmes (la religion n'aime pas l'homosexualité).

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- Une autre fraction très importantes des hommes continuent dans la ligne des pesenteurs religieuses historiques de stigmatiser les femmes trop séductrices, pas assez voilées, ouvertement offensives sexuellement sous le terme de " salopes " (ou autres termes de ce genre) . C'est d'ailleurs pour cela que souvent la première catégorie d'hommes n'emploie plus publiquement le terme de salope (au profit d'autres comme " coquine " par exemple) ou avec une autre intonation de voix.

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Mais il reste une différence liée au poids énorme de la pudibonderie religieuse et patriarcale. Un homme qui veut séduire, un homme qui désire n'est pas conçu comme un salop ou une pute. Il désire. Il affirme sa sexualité. C'est vu comme normal. Et sauf absence de considération de l'autre c'est normal. Ce que les femmes demandent à l'homme désirant c'est de tenir compte du consentement et du désir des femmes.

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Ainsi la plupart des hommes réels ne prennent que rarement leurs "désirs de déshabillage" des femmes - qui n'est pas un fantasme répréhensible en soi, ni d'ailleurs propre qu'aux hommes - pour la réalité . Autrement dit, ils ne passent pas à l'acte sans consentement de l'autre. D'autre part la plupart des femmes s'habillent presque comme elles veulent. Presque car contrairement à ce qui est dit c'est l'exagération du déshabillé qui est réprimé par les forces sociales pudibondes dont le patriarcat et la religion sont les vecteurs historiques lourds.

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Christian DELARUE

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