Altermondialiste : Refus : Ni classisme, ni sexisme, ni racisme - Pour : le social, l'écologique, le démocratique
1) Hypersexisme / excision :
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50 000 femmes vivant en France ont subi des mutilations
sexuelles : c'est la conclusion d'un travail mené par l'Institut
national d'études démographiques (Population et sociétés
nº438, octobre) rendu public, mardi 23 octobre. "Les excisions
sont désormais rarement pratiquées sur le sol français, les filles
étant excisées lors de séjours temporaires dans le pays d'origine de
la famille ou suite à des reconduites", constatent les deux
auteures, Armelle Andro et Marie Lesclingand.
En 1979, la
France a été le premier pays européen à intenter des procès :
poursuivis pour violences, les parents et les personnes qui
pratiquent les mutilations encourent vingt ans de réclusion
criminelle. Cette politique pénale a été complétée par des campagnes de
prévention menées par les associations. "Récemment, une étape
marquante a été franchie avec la mise au point d'un protocole de
chirurgie réparatrice remboursée par l'assurance-maladie",
souligne l'INED. Pratiquées en Afrique subsaharienne ainsi que dans plusieurs
régions du Proche-Orient et d'Asie du Sud-Est, les excisions, qui
concernent souvent des filles de moins de quinze ans, touchent de
100 à 140 millions de femmes dans le monde. "Le principal facteur
du risque de mutilation est l'appartenance ethnique et non la
religion", remarquent les auteures. Dans tous les pays, le
risque de mutilation décroît avec l'augmentation du niveau
d'instruction. Anne Chemin Article paru dans l'édition du
25.10.07. NB Ch Delarue: la religion est le second facteur qui suit de près le prermier. |
2) UNFPA : LA VIOLENCE SEXISTE EST UNE 'ÉPIDÉMIE MONDIALE'
New York, Nov 27 2007 5:00PM
Cette
année, la violence domestique en Fédération de Russie, l'esclavage
sexuel en Inde, l'immolation en Asie centrale, la violence sexiste et
le SIDA, ainsi que les mariages de `compensation´ sont les cinq thèmes
mis en exergue par le Fonds des Nations Unies pour la Population à l'occasion de la Campagne de 16 jours contre la violence à l'égard des femmes.
"UNFPA)">http://www.unfpa.org/news/news.cfm?NewsType=1&Language=3">UNFPA
En
Fédération de Russie, quelque 14.000 femmes meurent chaque année des
mains de leur partenaire, un chiffre équivalent au nombre de soldats
soviétiques tués lors de la guerre entre l'ancienne République
soviétique et l'Afghanistan.
En Inde, la sélection prénatale a
provoqué un déséquilibre entre hommes et femmes, qui a entraîné à son
tour une traite des femmes, qui sont ensuite soumises à un esclavage
sexuel.
Des études ont par ailleurs montré le lien entre la violence à l'égard des femmes et le HIV/SIDA. Confrontées au viol, à la violence domestique et à la mutilation génitale, de nombreuses femmes contractent chaque année le virus, et leur nombre dépasse toujours celui des hommes infectés.
L'UNFPA veut aussi mettre en évidence la
pratique de l'immolation en Iraq, en Iran, en Ouzbékistan et au
Tadjikistan, un drame souvent lié à la violence familiale et au
désespoir de nombreuses femmes et jeunes filles.
Quant aux mariages
forcés `à titre de compensation´, ils sont une pratique courante au
Pakistan, en Afghanistan, et dans certaines régions du Moyen-Orient et
de l'Afrique subsaharienne. De toutes jeunes filles subissent des
mariages forcés afin de payer des dettes ou de régler des disputes
entre familles. Ces filles mineures sont très souvent victimes d'abus
et condamnées à une vie « d'esclavage virtuel », dénonce l'agence.
« Depuis l'année dernière, le Fonds a marqué le début des 16 Journées d'activisme contre la violence sexiste avec cinq sujets que les médias ont, selon lui, ignoré ou minimisé, ou dont ils n'ont tout simplement pas eu connaissance », indique un communiqué publié aujourd'hui à New York.
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A l'occasion des 16 Journées, qui s'étalent symboliquement du 25 novembre, Journée mondiale contre la violence à l'égard des femmes, au 10 décembre, Journée internationale des droits de l'homme, le Fonds souhaite donc dénoncer la violence contre les femmes et offrir des recommandations pour combattre ce qu'il nomme une `épidémie mondiale´.