Altermondialiste : Refus : Ni classisme, ni sexisme, ni racisme - Pour : le social, l'écologique, le démocratique
Sortir la production de la mise sous tutelle du capital :
POUR UNE MAÎTRISE CITOYENNE DE LA PRODUCTION !
La maîtrise de la production de biens et service par le plus grand
nombre est-elle possible ? Est-ce une utopie? En fait commençons par
voir que l'on ne pourra pas éternellement continuer à faire n'importe
quoi n'importe comment. Et dire alors qu'il faut consommer autrement ne
suffit pas . Ce n'est qu'un premier pas bien insuffisant . Cela indique
en fait un abandon dramatique de la maîtrise de la production aux seules
"forces du marché", donc au capital . Pareillement dire qu'une activité
économique de production de biens ou de services est productrice de
richesses sans autre précisions ne suffit pas plus. Car il y a trop de
dégâts dans cette richesse et sur plusieurs plans.
I - LES DEGATS DE LA PRODUCTION DE "RICHESSES".
- PRODUIRE AUTREMENT ET AUTRE CHOSE !
Pour ce faire, il ne s'agit pas de mettre en avant un point de vue moral
mais une réorientation politique de la production . La production est
une question sociale et politique qui devrait normalement être intégré
au champ de l'expression démocratique . Pour l'heure c'est au niveau de
la consommation donc quand le mal est fait, une fois la production
réalisée et les appareils d'influence publicitaire mis en branle que le
choix ou le non choix peut s'opérer. C'est là une démocratie rabougrie!
C'est donc politiquement et démocratiquement qu'il faut réduire
massivement les nombreuses productions nuisibles aux humains ou à la
nature (matières polluantes) ainsi que celles socialement inutiles sans
parler des productions de biens rapidement frappés d'obsolescence, ou
ceux difficiles à entretenir ou réparer.
- QUI DECIDE DU CARACTERE NUISIBLE DE LA PRODUCTION?
Sous le capitalisme une minorité de possédants (les moyens de
productions), autrement dit le petit comme le grand patronat, décide de
produire n'importe quoi y compris ce qui a de plus destructeur pour les
humains, la nature et la planète. Or ce devrait être l'ensemble des
travailleurs-producteurs du groupe et même au-delà (pour éviter les
effets pervers de la défense de l'entreprise ) tous les
résidents-citoyens de décider des grands choix de productions des
entreprises publiques dans la cadre d'une planification démocratique.
Les techniciens et experts ne devraient se préoccuper que du détail du
processus de production pas des grands choix.
Lire "Une autre économie orientée vers le développement humain "
http://rennes-info.org/Une-autre-economie-orientee-vers.html
Il importe aussi et surtout de distinguer le cadre général de la
production. Il s'agit de distinguer alors la production marchande de la
production non marchande, la production de valeur d'échange de la
production de valeur d'usage.
II - DISTINCTION FONDAMENTALE : LA PRODUCTION MARCHANDE ET NON MARCHANDE.
La production de richesses se subdivise en production marchande et en
production non marchande.
- LA PRODUCTION MARCHANDE va produire des valeurs d'usage mais pas
seulement et surtout pas dans ce but. . La production marchande, pour
l'essentiel des entreprises privées, va surtout produire des valeurs
d'échange, autrement dit des biens et services pour le marché. Il lui
faut une demande solvable, un client relativement riche même pour des
bas prix .
- LA PRODUCTION NON MARCHANDE est le fait des services publics et de
certaines entreprises publiques assimilées, celles subventionnées pour
un certain cahier des charges précis et une politique tarifaire claire .
Ils vont eux produire des valeurs d'usage, des biens et services qui
seront utiles à la population et qui ne seront pas nuisible à
l'environnement. Ils produisent pour des usagers à égalité de prestation
partout sur le territoire et sans considération de leur richesse
patrimoniale mais dans un but de redistribution des richesses et dans le
respect du développement durable .La décision peut être fortement
bureaucratique ou très démocratique mais ce n'est en tout cas pas la
"main invisible " du marché qui normalement "décide" et derrière elle
les propriétaires privés des moyens de productions autrement dit le
patronat petit ou grand.
- LE CADRE INDIQUE LE BUT DU TRAVAIL. S'agit-il de réaliser avant tout
un profit ou s'agit-il avant tout de satisfaire un besoin ? S'agit-il de
vendre via des prix (de marché) ou s'agit-il de décider d'une politique
tarifaire avec une distribution gratuite ou peu chère à des fins
sociales et/ou écologiques et pour les mêms raisons des tarifs élevés
pour décourager la consommation.
CONCLUSION : La maitrise de la production utile, non marchande, réalisée pour un
alterdéveloppement et dans le cadre d'une alterdémocratie n'est pas une
utopie, elle la perspective de l'autre monde que nous
voulons. Elle passe par la défense et l'extension des services publics
nationaux et de la réappropriation collective des moyens de production :
municipalisation, régionalisation nationalisation (pour la planification),
nationalisation pour l'égalité sur tout le territoire et évidemment
démocratisation.
Enclencher une démocratisation sur fond de logique marchande
maintenue est une duperie mais cela constitue un projet réalisable si le
capital a été exproprié. La démocratisation ne peut s'accompagner qu'avec un mouvement introduisant des pratiques et des règles de très bonnes
conditions de travail. Il se trouve que les services et entreprises publiques
peuvent disposer d'un statut du travail contenant de meilleures garanties que
le code du travail pour les travailleurs du privé. Ce n'est pas rien si l'on
veut réduire l'exploitation du travail en vue de l'abolition du salariat !
Christian DELARUE
sur les deux conceptions de la démocratie restreinte
et de l'alterdémocratie
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=47228
Jacques GOUVERNEUR
http://hussonet.free.fr/jgfond5.pdf
QUELLE RELOCALISATION DE L'ECONOMIE ?
http://www.local.attac.org/35/Quelle-relocalisation-de-l