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Altermondialiste : Refus : Ni classisme, ni sexisme, ni racisme - Pour : le social, l'écologique, le démocratique

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VEGAN et VEGANISME : Pratiques mondiales variables.

 
Sous-courant de la GES (gauche écosocialiste): Propos en a-position
 
Nb : Recherches en cours (philosophie et sciences diverses assez vastes) menées sans conflit d’intérêt (pas de profit économique personnel attendu sur le carnisme)
 
XX
 
Le véganisme comme philosophie, éthique et mode de vie s'inscrit dans un mouvement historique mondial avec des pratiques légèrement différentes, selon les continents et les générations. Ces différences sont minimes et correspondent d’ailleurs, contrairement à une mauvaise compréhension courante, à la définition du véganisme qui n'est pas si stricte qu'on le croit.
 
Evidemment, si on compare avec les deux types d'animalisme (définition française) connus la différence doctrinale et comportementale est nette car on trouve d'une part les animalistes qui veulent simplement améliorer le bien-être des animaux (welfarists) et ceux beaucoup plus exigeants qui veulent abolir toute exploitation des animaux (abolitionists).
 
Véganisme : La définition de 1951 (ordinairement retenue par de nombreux Végans séniors) n'est pas celle plus précise de 1988 (mieux connue des Vegans plus jeunes).
Le véganisme (ou végétalisme intégral pour les québécois) est très ancien mais il faut attendre 1951 pour que la Vegan Society annonce une définition officielle :
« Le véganisme est la doctrine selon laquelle les humains doivent vivre sans exploiter les animaux. »
 
La définition jugée trop souple est devenue plus précise ensuite. En 1988, la définition devient:
« Une philosophie et façon de vivre qui cherche à exclure – dans la mesure du possible – toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s'habiller, ou pour tout autre but, et par extension, faire la promotion du développement et l'usage d’alternatives sans exploitation animale, pour le bénéfice des humains, des animaux et de l'environnement. En matière diététique, il désigne la pratique de se passer de tous les produits dérivés en tout ou partie d'animaux. »
 
Le "dans la mesure du possible" a toute son importance car elle permet d'adapter le comportement de chacun-e au contexte . Il ne s'agit pas de s'obliger à jeuner durablement et de devenir malade si vous êtes dans un contexte d'alimentation exclusivement carniste . Il s'agit là d'un comportement alimentaire exceptionnel qui n'enlève rien à la philosophie et à la pratique vegan . Et quand un vegan doit céder sur ses principes alimentaires en fonction du contexte car le véganisme est avant tout politique, contre l'exploitation animale comme orientation permanente . Il continuera de hiérarchiser et d'éviter le pire en quelque sorte : pas la viande mais les traces d'oeuf ou de lait par exemple si cela permet de se nourrir .
 
Christian DELARUE
35 et 22
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