VERSAILLES 4 FEVRIER 2008 : Pire qu'une faute, c'est une trahison...
Le vote d'un certain nombre de parlementaires de gauche, au Congrès de
Versailles, ce 4 février, aura permis à Nicolas Sarkozy de s'affranchir du plus
élémentaire respect de la souveraineté populaire.
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Dans ce désastre, il n'est qu'un élément positif : la gauche du « non »,
quoique handicapée par ses échecs des deux années écoulées, aura su reconstituer
son unité dans une bataille aussi symbolique qu'essentielle. Le résultat n'aura
d'ailleurs pas été sans importance, comme en auront témoigné le succès militant
des meetings organisés un peu partout, celui du rassemblement de la Halle
Carpentier à Paris, le 2 février, ou encore celui de la manifestation organisée
aux portes du Congrès de Versailles. Voilà qui, au passage, infirme les analyses
intéressées selon lesquelles sa campagne commune de 2005 n'était qu'affaire de
circonstances.
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Christian PICQUET