Eklablog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Altermondialiste : Refus : Ni classisme, ni sexisme, ni racisme - Pour : le social, l'écologique, le démocratique

Publicité

ATTAC : l'Altermondialisme et l'Afrique

ATTAC : l'altermondialisme et l' Afrique

1) Nestor BIONADANURE

2) Jean NANGA

3 ) De Aimée CESAIRE à Thomas SANKARA pour l'Afrique (et non Ben Laden)

- - - - - - - - - - - - -

Nestor Bionadanure (Afrique), journaliste chercheur :


Les raisons d'espérer, en parlant de l'Afrique sub-saharienne, cela paraît un peu paradoxale car quand on voit ce qu'il se passe au Kenya et que l'on dit que c'est un des pays les plus stables du continent, voilà un pays intéressant mais le problème est le même, problème ethnique et diversité. Il y a une diversité oui, donc il y a antagonisme. Mais il est important de dire que le problème n'est pas la diversité, ce n'est pas ceux qui peuvent avoir des cultures différentes dans une nation, mais la politique d'instrumentalisation, le refus de voir les citoyens au delà des ethnies. La même politique de « diviser pour régner » qui était la politique coloniale a été intériorisée par une partie des élites post-coloniales. Il est important – on a précédemment parlé des médias – de dire que les États ne sont pas que cela, ce ne sont pas tous ses acteurs qui instrumentalisent l'identitaire, c'est le mouvement fascisant et les partisans de l'identitaire et de l'instrumentalisation des différences pour la conservation du pouvoir et contre lequel les résistances combattent.


La situation économique actuelle de l'Afrique sub-saharienne est complexe, l'espérance de vie entre 45 et 47 ans est presque la moitié de celle d'un pays comme le Canada ou l'Europe (80 ans) . Cela veut dire qu'il y a une majorité de la population qui vit déjà très mal, un véritable calvaire causé par la violence structurelle. C'est à dire, l'impossibilité aujourd'hui, à cause des politiques de la Banque Mondiale et du FMI des années 80, de satisfaire les besoins fondamentaux de la population. En 2006, il y a eu 80 milliards de dollars qui ont été injectés en Afrique. Et la même année, 500 milliards de dollars qui ont quitté le Sud. On estime aujourd'hui en Afrique à 30 milliards de dollars ce qui sort du continent notamment par l'évasion fiscale. Bien sûr, on peut parler sans peur de complicité des banques et de certaines structures du Nord puisque ce n'est pas très difficile d'investiguer pour identifier ces capitaux qui quittent le continent.


L'espérance, oui. Le mouvement alter mondialiste n'est pas né spontanément. Il vient de la longue tradition de luttes de libération nationale, la lutte anti-coloniale mais aussi toutes les luttes du mouvement ouvrier qui a repris. Une des conséquences de la situation actuelle évoquée de l'Afrique est une crise sociale qui prend une forme identitaire mais aussi des résistances de la société civile. On a vu au Burundi une grève générale qui a duré quatre jours alors que précédemment la crise avait des formes ethniques, et en Guinée, une grève générale suivie par près de 98% de la population. On voit donc que la question sociale revient au galop. La situation économique et sociale de l'Afrique est devenue intenable quant on regarde les salaires. La question sociale revient mais la question n'est plus la résistance – contre l'esclavage, contre le colonialisme... - mais les alternatives. Que peut-on faire aujourd'hui dans un pays comme le Burkina Fasso, le Burundi ? Quel est ce programme minimal que l'on pourrait mettre en place si on arrivait à fédérer toutes ces résistances ?


Je ne suis pas pessimiste et il y a des raisons d'espérer que de dire que dans un pays comme Cuba, sous l'embargo depuis tant d'années, non seulement l'espérance de vie y est estimée entre 74 et 76 ans, mais en plus, c'est un pays qui exporte des médecins, vers le Monde. C'est un défi important. L'Afrique, dont on disait qu'elle n'avait plus d'importance stratégique après la guerre froide, le redevient. Donc quand on dit que l'Afrique n'est pas importante, c'est aussi un discours idéologique. Par exemple, 30% du pétrole chinois vient actuellement du continent africain, 20% du pétrole français, 60% de l'uranium viennent de l'Afrique. D'ici 2015, 25% du pétrole américain viendra du continent. Actuellement, on a découvert beaucoup plus de matières premières que dans les années 60 où les guerres étaient aussi des guerres de matières premières. Ce ne sont ni la richesse ni les résistances qui manquent mais les alternatives. A cela, je voudrai remercier ceux qui organisent des rencontres comme celle-ci car toutes les révolutions ont été précédées de mouvement culturel de réflexion.


Alors je voudrais tout simplement citer un proverbe africain: « Tant que les lions n'auront pas planté leur légende, la légende colonisera le chasseur ». Nous sommes, apparemment, les héritiers de longues luttes des peuples qui nous ont précédé, mais maintenant c'est complexe : quand on discute avec les vieux de la résistance, ou les vieux Sud Africains, je ne suis pas convaincu que la nouvelle génération ait bénéficié de leur mémoire. Chaque génération pense qu'elle est meilleure que celles qui l'ont précédée. Peut-être que parmi les réponses, nous devons retourner à ce qu'ont écrits (...) Marx, Thomas Sankara, Che Guevara, Marcos... Ce ne sont pas des Dieux mais des gens qui se battent, qui synthétisent, qui nous donnent des outils pour résister et trouver des options concrètes en dépit de notre état. En Swaali on dit, et je termine par là, « La liberté, qui la verra demain si aujourd'hui n'est pas suffisant ».
Je vous remercie.

- - - - - - - - - - -
Bilan de Bamako par Jean NANGA
Impressions sur l'altermondialisme en Afrique mardi 16 mai 2006
http://alternatives-international.net/article200.html?lang=fr
Altermondialisme

Afrique à l'heure du Forum social

Par Jean Nanga*

http://www.inprecor.org/523_524/Afrique-Jean%20Nanga.html

 

L'IMPERIALISME REPUBLICAIN

L'impérialisme français est un impérialisme prétentieux et honteux. Prétentieux parce que l'idéologie dominante sur l'expansion française se pare de l'idéologie des Lumières qui apporterait la liberté, l'égalité et la fraternité en France même et s'exporterait pour éclairer et civiliser les peuples du monde. L'expansion territoriale française et, plus tard, la domination et les interventions militaires seraient celles de la conscience éclairée et de la liberté en progrès. Honteux parce que cette idéologie doit sans cesse masquer, oublier et faire oublier les traits les plus horribles de sa domination sur le monde, les aspects les plus triviaux, les plus universellement impérialistes des ses motivations pour l'expansion. Rien n'est plus éloigné qu'une telle idéologie de la réalité historique de l'impérialisme français.

La conquête coloniale et l'expansion impérialiste, la domination sur les peuples, ne sont pas que des vestiges du passé, mais bien des traits et des rapports toujours actuels de la réalité impériale française. Si le colonialisme classique n'en est plus un élément aussi important, il reste d'actualité, et d'autres formes de domination sont venues se substituer ou s'ajouter aux anciennes. L'impérialisme n'est pas qu'un rapport aux autres peuples. Il est la poursuite de l'accumulation du capital dans ses différentes formes, économique politique et militaire à l'échelle mondiale. Il est le prolongement de la politique intérieure dans la sphère des relations internationales. L'impérialisme français trouve ses racines en France même et non à l'étranger.

Cet article se veut une première tentative d'analyse de l'évolution de ce rapport de domination impérialiste français.

- - - - - - - - -

Mieux vaut une jeunesse qui apprécie Aimé CESAIRE et Thomas SANKARA que Ben Laden qui est aussi "présent" dans les manifestations en Afrique quoique moindrement.
- Honnorer la mémoire d'Aimé CESAIRE qui vient de décéder
Aimé Césaire : Discours de Dakar, 1966
article publié le 19/04/2008 sur le site d' ATTAC France
auteur-e(s) :
Chloë Bénéteau

Le discours prononcé par Césaire le 8 avril 1966 dans la cadre d'un colloque sur "l'Art nègre dans la vie" organisé à Dakar. Césaire y rend d'abord hommage au mouvement de la négritude qui a permis de modifier la perception de l'homme noir et de créer un "humanisme universel" ; puis il y revient longuement sur le sujet même du colloque : l'art africain, son "influence" supposée sur l'art occidental et les manières de le faire perdurer de façon vivante.

- Autre grande figure très populaire en Afrique Thomas SANKARA
04 octobre 1984, Thomas Sankara prend la parole à l'ONU : Historique
30/10/2003


Figure incomparable de la politique africaine et mondiale [1949-1987], radicalement insoumis à tous les paternalismes et docilisations pourtant plus sûrs placements en longévité politique post-coloniale, Thomas Sankara a légué aux générations futures la verve et l'énergie de l'espoir, l'emblème de la probité et la conscience historique de l'inaliénabilité de la lutte contre toutes oppressions

http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=260

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article