• HAINE & INQUISITION :

    Il y a 780 ans, le début de la barbarie chrétienne

    • le 03/11/12 sur blog autre monde politis 

    Il y a 780 ans débutait ce que l'on peut appeler la barbarie chrétienne.

     

    Pour certains la date est 1231 et pour d'autres 1232. Bataille d'historiens.

     

    Pour nous, un dénommé Jésus a existé historiquement mais il n'a jamais rien écrit. 

     

    Ceux qui écrivirent les Evangiles n'écrivirent pas que des tendresses. L'époque était cruelle. Cela fut pire encore.

     

    En fait le responsable indirect et lointain est Constantin qui en 313 a fait passé d'un coup, sans transition, le vaste 'Empire romain d'une société paienne et juive à une société chrétienne et ce alors que les chrétiens persécutés étaient minoritaires. Les persécutés deviennent sans combat les nouveaux dominants. Moins d'un millénaire plus tard les effets sont catastrophiques.

     

    1231. En février, la constitution Excommunicamus établit officiellement l'Inquisition. 13 avril, bulle Parens scientiarum universitas accorde les principaux privilèges qui consacrent l'indépendance juridictionnelle et intellectuelle de l'Université de Paris. Grégoire IX munit l'inquisiteur allemand, Conrad de Marburg, de l'ordre de Prémontré, de pouvoirs très étendus pour poursuivre les hérétiques, et particulièrement la secte cathare extrémiste des lucifériens.

    cf Compilhistoire - Grégoire IX

    http://compilhistoire.pagesperso-orange.fr/GregoireIX.htm

     

    1232 : D'autres font remonter l'Inquisition au 8 février 1232 avec la bulle Ille humani generis de Grégoire IX qui confie l'Inquisitio (enquête) aux Dominicains. L'année suivante, les franciscains sont associés. En 1244, la bulle Ad extirpanda d'Innocent IV instaure la torture dans la procèdure mise en place par l'Eglise, et en 1261, Urbain IV autorise les Inquisiteurs à procéder eux-mêmes à la torture. 

     

    Les conversos (convertis) après torture - ceux et celles qui n'en sont pas mort - ne sont pas pour autant considérés comme des chrétiens à part entière. Leur traque reste autorisée car ils restent "juifs de coeur", ce qui est un "crime contre la foi".

     

    Aujourd'hui, le moindre athée un peu altruiste sans être sage (la sagesse est inaccessible) a sa place assurée au ciel à côté de ces cathos là.

     

    Christian DELARUE


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  • Nique le prophète" ou "nique la France" se dit en France
    Respect des personnes, pas des fétiches !

    jeudi 20 septembre 2012

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article2718

     

    Cette façon de désacraliser les fétiches - en écrit, en vidéo ou en dessin - est d’ailleurs conforme à toute une vieille tradition critique en France. Et ce n’est pas les défenseurs rigides d’une conception trop extensive de la notion d’islamophobie qui pourront l’empêcher. Pas plus d’ailleurs, côté "nik la france", pour les adeptes de Riposte laique qui s’offusquent eux des "blasphèmes" (si l’on peut dire ainsi) de potaches contre la France.

    On reproche à Caroline Fourest de critiquer les fondamentalistes et les intégristes de toutes les religions. Une minorité de musulmans radicaux sont visés. Il y a aussi les autres intégristes juifs ou chrétiens également réactionnaires. Elle y ajoute Tariq Ramadan. Moi aussi. Et cela est insupportable à certains, ceux d’oumma.com ou ceux des Indigènes de la République et d’autres encore qui gravitent avec ces racialistes anti-blancs. Les attaques pleuvent sur la toile (le web).

    Pourquoi est-ce insupportable ? Ces radicaux communautarisent tous les musulmans. Une forme d’essentialisme. Et tous les musulmans ainsi que les textes de l’islam doivent alors être protégés au nom de l’isllamophobie. La bataille fait rage au niveau de l’ONU.

    Ces individus mettent dans un même sac la ou le musulman qui souhaite l’égalité homme-femme, qui refuse le sexo-séparatisme dans les pays du Sud, qui défend la laïcité, qui n’entend nullement imposer des dogmes religieux archaiques à autrui avec les plus autoritaires et les plus obscurantistes des musulmans. Ceux filmés par Fitna en début de clip (1) C’est comme si on mélangeait en France les catholiques intégristes avec les défenseurs de la théologie de la libération.

    Cette façon d’englober le loup et l’agneau d’une même religion est non seulement essentialiste et source de racisme mais elle ne résiste pas à la diversité du monde musulman contemporain. Car il ne faut pas croire - ce que l’on dit à droite - qu’il n’existe pas des musulmans d’émancipation. Pas de femmes "parfaites" et pas d’hommes sages en toute occasion mais des individus nettement engagés pour l’émancipation humaine. Ils y passent du temps et de l’énergie quand d’autres défendent l’obscurantisme, l’autoritarisme religieux.

    Islamophobie certes mais laquelle ? Il ne s’agit pas ici de nier qu’il y a en France des individus, y compris haut placés dans la hiérarchie sociale, qui déploient une haine contre les musulmans parfaitement raciste et contraire aux lois françaises. Mais ce n’est pas parce qu’il faut faire reculer l’islamophobie réelle, celle qui s’attaque directement aux musulmans qu’il faut empêcher dans la même veine la critique défétichisante et désacralisante du prophète Mahomet ou d’autres textes religieux (2).

    Christian DELARUE

    1) Ce clip est islamophobe (in fine) ce qui ne signifie pas qu’il soit faux de part en part.

    2) Face à Caroline Fourest, les "Indivisibles" utilisent le terme "islamophobe" à tort

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/627688-face-a-caroline-fourest-les-indivisibles-utilisent-le-terme-islamophobe-a-tort.html


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  • L'affichage des trois grands Dieux dominants : symbole d'unité ?

     http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/220612/laffichage-des-trois-grands-dieux-dominants-symbole-dunite

     http://www.dazibaoueb.com/article.php?art=30024

    Voici le symbole de l’esprit de fraternité des croyants (en Dieu) ou plus exactement de la volonté de convergence des trois grandes religions monothéistes.

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    Les agnostiques et athées y sont le plus souvent absents. Il s’agit de se mettre d’accord entre croyants (en Dieux différents) ! L’esprit de fraternité est donc circonscrit, réduit, limité.

    - Au-delà du symbole, l’unité des grandes religions monothéistes n’est pas chose facile. Il y a de temps en temps des rencontres. Mais il n’y a pas un Dieu commun aux trois grands monothéismes. Il y a des points d’accord et des religions fondamentalement différentes. Non seulement différentes mais en concurrence voire en opposition et même en guerre !

    Ce multiculturalisme religieux épisodique s’accorde cependant aisément sur l’existence de Dieu contre l’athéisme . La même certitude vaut contre les agnostiques qui par esprit scientifique refusent que l’on évoque Dieu de façon incongrue ex abrupto sans pour autant se dire persuadé que Dieu n’existe pas. Ils laissent la question "pendante" comme étant sans réponse possible.

    Au-delà de cet accord entre les appareils religieux, vient rapidement la dispute sur le "bon" Dieu à défendre.

    Les athées qui doivent supporter les expressions incongrues ou obsessionnelles (1) de différents Dieux sont cependant sauvés par cette diversité même.

    - L’autre diversité, à ne surtout pas oublier, concernent les divisions au sein d’une même religion. Il n’y a pas que chez les catholiques que l’on trouvent un large spectre de compréhension qui va (à gauche) de la théologie de la libération (2) qui dispose d’une composante marxiste (cf aujourd’hui François Houtard altermondialiste christiano-marxiste) à l’intégrisme le plus autoritaire.

    C’est au sein des intégrismes que l’on trouve les éléments les plus réactionnaires contre les femmes, contre les homosexuels, contre la laïcité, contre la démocratie, etc. Schématiquement, il y a des courants plus préoccupés de "l’amour des humains" et à ce titre soucieux de l’émancipation des peuples-classe dominés et d’autres plus obsédés de "punir les pécheurs". Cela se voit aux USA avec les pentecôtistes (3) chez les juifs et chez les musulmans de l’autre côté de la planète.

    Christian DELARUE

    1) Obsessionnel lorsque la référence à Dieu se fait de nombreuses fois par page. Incongrue lorsqu'il surgit par hasard au détour d'une phrase.

    2) Les liens entre le communisme et le christianisme - A l’indépendant

    http://alainindependant.canalblog.com/archives/2008/03/01/8149699.html

    L’auteur présuppose de façon acritique que le christianisme ne porte que le bien et pas le mal. Dès lors qu’il y a Croisades et autres maux ce n’est plus le christianisme mais des humains spécifiques en proie au péché. Pour faire bonne mesure, il dit la même chose du communisme. Ce dernier ne peux porter que de la libération et de l’émancipation. Or, pour moi, il y a un marxisme critique de libération et un marxisme dogmatique de soutien aux entreprises bureaucratiques aliénantes.

    3) Lire La pensée enchainée de Susan GEORGE Ed Fayard 2007


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  • Paradoxe : Les pays qui tonnent contre la "diffamation des religions" sont ceux qui oppriment le plus les minorités religieuses !

    La guerre des droits de l'homme 4/4 - YouTube
    http://www.youtube.com/watch?v=yV7kFQQ1zkg&feature=related

    L'oppression sexiste et homophobe est mondiale et transversale à tout pays mais l'oppression des femmes et des homosexuels y atteint des niveaux très élevés dans les pays sous emprise religieuse. La charia va souvent contre les droits humains. C'est un combat très difficile qui est mené à l'ONU en défense des droits humains contre la charia. Dire qu'il y a plusieurs charia signifie qu'il y a plusieurs applications et c'est une complexification du problème.

    On en est arrivé au plan mondial au point ou la soit disant "diffamation des religions" (blasphème) est une activité importante à mettre en œuvre tant les pays musulmans poussent à l'interdire. C'est simplement un devoir politique en défense des droits humains réels. J'ai l'occasion de le faire à l'occasion d'une affaire ou un type a brulé un Coran.

    Évidemment la "diffamation des religions" ce n'est pas le mépris des croyants eux même. Il n'est effectivement pas plus tolérable de dire les "musulmans sont des chiens" que les "communistes sont de chiens" (Badiou je crois).

    Il y a aussi la distinction entre les croyants qui respectent les droits humains et ceux, intégristes ou radicaux , juifs ou musulmans, qui les méprisent ouvertement et qui font l'apologie de diverses formes de violence contre les femmes (sexo-séparatisme par exemple) et contre les homosexuels.

    La guerre des droits de l'homme 4/4 - YouTube
    http://www.youtube.com/watch?v=yV7kFQQ1zkg&feature=related


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  • La lutte contre l’islamophobie n’est pas là pour protéger le Coran ou Mahomet mais les Musulmans, et pas les radicaux.

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1904

    Ce matin, j’entends un journaliste dire (1) que l’islamophobie a été inventée par les mollahs. C’est en débat mais il semble bien que ce soit faux. Certes depuis le 11 septembre 2001 les islamistes de divers courants ont usé de ce terme. Mais la notion existait auparavant (2). Elle s’est distinguée peu à peu de "l’islamistophobie" (le terme serait de Daniel Pipes) qui porte lui contre l’islamisme et les musulmans radicaux.

    1 - Eléments de débat et enjeux d’une position.

    Aujourd’hui les musulmans radicaux veulent étendre la portée de la notion d’islamophobie. Ils veulent empêcher la critique d’un certains nombre de pratiques concernant les privations de liberté en matière politique et de mœurs (volontarisme sexo-séparatiste par exemple) mais aussi le blasphème contre le Coran et Mahomet. De l’autre côté la droite abonde dans la critique . Ce qui immanquablement provoque une réaction "campiste" . Ainsi l’article de Cpolitic » Charlie Hebdo : A qui profite le crime ?pose la question - A qui profite cet incendie ? (Il cite Guéant, Hortefeux, etc.... ) et aussi l’autre question : A qui ne profite pas cet incendie ? Il cite alors les musulmans amalgamés. Sortons du face à face campiste en se plaçant du côté des très nombreux musulmans progressistes contre les musulmans radicaux.

    En France, depuis fin 2003, après un grand débat avec des spécialistes, c’est le MRAP qui a surtout mobilisé cette notion non sans débats internes. L’usage du terme fut même suspendu un temps ! Son intitulé laissaient entendre qu’il devenait interdit de critiquer ou conspuer (blasphème) l’islam. Il a donc fallu circonscrire la notion. Pour le MRAP l’islamophobie ne s’exerce que dans le cadre des textes de lois qui définissent la provocation et l’injure raciste en fonction des origines ou de l’appartenance religieuse. Ce qui est visé c’est le racisme contre les musulmans par la religion elle-même.

    A noter que le MRAP a diffusé deux communiqués de presse portant contre les intégrismes (ce qui est rare). Lire le premier : "Le MRAP solidaire des victimes de tous les intégrismes".

    2 - Pourquoi ne pas employer alors "musulmanophobie" ?

    C’est que la stigmatisation des musulmans passe parfois par une critique du Coran ou de la religion qui est nettement attribuée non pas aux radicaux mais à tous les musulmans. Le "nettement" est objet d’interprétation. Ce fut le cas du philosophe R REDEKER. Outre son inscription dans la thèse du "choc des civilisations" la critique de son texte est le lien fait avec les musulmans. Le procédé peut être identique par film. Un islamophobe s’est fait connaitre par une vidéo - Fitna ( ) - ou il montrait des islamistes menaçants et vociférants dans un premier temps avant de dire à la fin que tous les musulmans venant en Europe étaient des islamistes. Cette vidéo est in fine musulmanophobe mais elle passe d’ailleurs plus par une "islamistophobie" qu’une islamopphobie.

    3 - Quid de la critique de l’islam ?

    Le contenu du Coran prête à de nombreuses critiques sur sa conception des femmes, des autres croyants, etc. De plus, de façon générale, ce livre n’a pas à être fétichisé ni par les athées, ni par les associations antiracistes. Le blasphème est possible et légal. Il est même parfois nécessaire quand le fétichisme religieux s’affiche de trop, se répand. Il s’opère alors une sorte d’équilibration des dynamiques en présence. On pourrait peut-être chercher à savoir - c’est une hypothèse - si il y a un rapport de cause à effet entre la sécularisation progressive d’une religion et la baisse de l’usage du blasphème (ou l’inverse).

    Cependant, la dégradation ou "désacralisation" du Coran ou de Mahomet ne doit pas viser les musulmans. Les choses sont simples : les humains qui croient ont le droit au respect, sauf lorsqu’ils mettent en pratique certains préceptes offensifs contre la démocratie, la laïcité ou contre les femmes ou les homosexuels ou les mécréants. Par contre les fétiches ne sont aucunement respectables. Pour valoriser la dignité humaine on peut même penser qu’il est bon de les rabaisser comme tous les dispositifs abstraits qui surplombent les humains (Jean-Marie Vincent).

    4 - Quid du lien entre le contenu de l’islam et les musulmans.

    On trouve ici 4 grandes positions.

    1 - Certains en profitent de la critique de l’islam pour la rabattre sur les musulmans. cf Robert Redeker. C’est de l’islamophobie, du racisme.

    2 - D’autres demandent qu’ils renient ce livre

    3 - D’autres encore qu’ils modifient ce livre

    4 - D’autres enfin estiment que c’est peine perdu car la majorité des musulmans ne pratiquent pas ce qui est écrit.

    Ici il y a une subdivision repérable :

    - Les thèses qui sous couvert de protéger les musulmans (cf à la "communauté musulmane") protègent aussi les musulmans radicaux, les islamistes.

    - Ceux qui distinguent les musulmans tolérants extrêmement majoritaires en Europe des islamistes ou des intégristes.

    5- Pas de mise en communauté possible !

    Il convient de refuser une pensée culturaliste et essentialiste qui enferme tous les musulmans dans une appartenance réelle ou imaginaire ou dans une entité figée.

    Il en va ici des musulmans comme des catholiques, des protestants ou des juifs , on trouve de tout allant des plus réactionnaires aux plus progressistes. Un sondage du magazine La Vie indiquait il y a peu que 41 % des catholiques étaient de droite. La tendance "théologie de la libération" combinant Jésus et Marx est très minoritaire. Néanmoins les catholiques sont divers politiquement, socialement et culturellement. Il en est de même des musulmans et des juifs.

    Christian DELARUE

    Texte complété le 4/11/2011

    1) A propos de l’attaque de Charlie Hebdo qui n’est pas un journal islamophobe.

    2) par exemple en juillet 1997 dans "Marseille ou le mythe vacillant de l’intégration" par Dominique Pons. Dans le Dictionnaire des racisme, de l’exclusion et des discriminations l’origine remonte à 1930 avec Etienne DUBET.

    http://www.monde-diplomatique.fr/1997/07/PONS/8843

    3) FITNA, un film islamophobe, anti-musulmans
    http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...


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