• A Francfort en mai 2012, première étape, contre la BCE de la finance, pour une BCE des peuples-classe !

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article2294

    (500 ème billets du blog)

    Tenons une perspective socialiste pour l’Europe . Contre la dictature de la finance construisons une fédération des gouvernements des peuples-classe ! A la dimension sociale et même socialiste il importe plus que jamais d’ajouter la nécessaire transition écologique.

    I - Les forces de transformation sociale et écologique vont devoir assumer un probable soulèvement d’un peuple-classe avec extension à d’autres.

    La crise économique et sociale monte en puissance de façon très inégale en Europe mais la tendance lourde est toujours de poursuivre des politiques favorables à la finance. On va au clash !

    Le peuple-classe grec, le plus frappé à ce jour, réagit et réclame l’euthanasie des rentiers en Europe . Il veut la fin des politiques de défiscalisation des classes possédantes et des riches et plus généralement l’arrêt des politiques d’hyper-austérité !

    Les forces révolutionnaires et celles diverses de transformation sociale et écologique doivent s’unir en favorisant les luttes. Rien ne sera conquis en dehors des luttes. L’orientation du gouvernement issu de ces luttes sera importante contre l’anarchie contre-révolutionnaire qui risque de monter. Mais ce qui est décisif c’est la grève général en lien avec l’appropriation des usines et des entreprises

    Ni en Grèce, ni dans les autres pays de l’Union européenne il ne peut y avoir une souveraineté avec les pleins pouvoirs de la bourgeoisie. Il importe d’imposer par la grève générale et les occupations d’usine dans chaque pays des gouvernements des peuples-classe en lien avec une expropriation des capitalistes.

    II - Changer la politique et les animateurs de la BCE !

    Les lignes qui suivent sont issues d’un texte de Jean-Marie HARRIBEY (Conseil scientifique d’ATTAC)

    L’euro et la Banque centrale européenne (BCE) ont été mis au service exclusif de la globalisation du capital. La création monétaire avait été pratiquement réservée aux restructurations financières et absolument pas à l’investissement productif 
et donc à l’emploi.

    1 - Socialisation de tout le secteur bancaire avec la mise sous contrôle démocratique de l’institution au sommet qu’est la BCE. Et ainsi retrouver la capacité de création monétaire et la mettre au service d’une politique véritablement sociale et écologique. Car il faudra des investissements massifs pour amorcer cette transition écologique que l’on ne pourra accomplir que si on maîtrise le levier monétaire.

    2 - Deuxièmement, l’annulation de la partie de la dette publique que l’on peut considérer comme illégitime. Autour d’Attac s’est d’ailleurs constitué un collectif pour la réalisation d’un audit citoyen sur la dette publique.

    3 - Troisième point, une réforme fiscale radicale remettant en cause le déclin de la progressivité et frappant les hauts revenus, la restauration d’une égalité de traitement 
entre petites entreprises et grandes sociétés qui, elles, 
ne paient pratiquement pas d’impôt.

    4 - Quatrièmement, 
une revalorisation forte de la force de travail et des conditions salariales en instaurant progressivement un salaire minimum décent dans tous les pays européens et un revenu maximum pour en finir avec les écarts d’un à mille. Je pense que d’un à dix serait déjà un immense progrès dans les entreprises.

    Ces quatre propositions mettraient en échec les programmes politiques libéraux qui ne peuvent qu’aggraver la récession. Il n’y a pas d’exemples historiques où l’austérité ait permis de sortir d’une crise majeure… au contraire.

    http://www.humanite.fr/monde/jean-marie-harribey%C2%AB-mettre-la-bce-sous-controle-democratique-%C2%BB-486786

    Christian DELARUE


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  • LA CIVILISATION CAPITALISTE FAIT DES MORTS, pas partout tous les jours
    LES INTEGRISMES FONT DES ESTROPIÉ(E)S DE LA VIE partout ou ils sévissent !
    LE MACHISME ET LE PATRIARCAT aussi !



    Derrière toute la civilisation humaine indifférenciée, il y a plusieurs logiques dont une est aujourd'hui. dominante celle de l'accumulation capitaliste. Il s'agit d'une logique concurrentialiste, privatiste, marchande et financière qui entend maxisimiser les profits des capitalistes. Il y a aussi d'autres logiques particulières néfastes et mortifères qui sont pour partie détachées du capitalisme tel le patriarcat, le sexisme, les différentes formes de racisme, les intégrismes religieux. La civilisation humaine charrie donc du positif mais aussi du négatif : Thanatos y cotoie Eros !

    Le capitalisme mode de production et de distribution fondé sur le profit est de plus en plus nommé civilisation capitaliste pour montrer qu'il est plus que cela encore. A débattre. La propriété privée des grands moyens de production tend à s'étendre. Mais il reste des services publics fonctionnant sur une logique de valeur d'usage. Néanmoins, la logique de rentabilité étendue partout, typique du néolibéralisme et de la logique du capital tend bien à recouvrir toute la société. Recouvre-t-elle la démocratie? les services publics ? De plus en plus même si l'Etat démocratique et l'Etat social ont encore une place réelle.

    A ces réserves près on peut mettre au compte du capitalisme, rien que pour le vingtième siècle, les morts des deux guerres mondiales, des guerres coloniales, des famines du tiers-monde, du nazisme et du fascisme, et des guerres civiles déclarées ou larvées, soit un nombre vertigineux de morts ! A-t-on bien mesuré cela ? Doute-t-on qu'il s'agisse de la responsabilité des oligarchies chargées de la défense des grands intérêts capitalistes ?

    Ajoutoons que le capitalisme ne démarre pas au XX ème siècle et qu'il va se poursuivre au XXI ème siècle. Déjà la crise de 2008 / 2009 a fait de nombreux morts en Afrique . Il faut ajouter que la civilisation capitaliste déborde largement la zone occidentale. Elle a fait plus de morts que la civilisation chrétienne qui a pourtant un montant élevé à son compte. Les régimes staliniens et assimilés sont des "petits joueurs" à côté.

    Néanmoins, il est temps de changer de civilisation et de passer à l'écosocialisme !

    Christian DELARUE



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  • SPOLIATION : Les banques contre les petits porteurs.

    1 - Petits épargnants ou petits porteurs : qui sont-ils ?

    Evoquer les "petits épargnants" se réfère à la fois à ceux qui épargnent sur livret A ou livret populaire et ceux qui placent de l'argent sur les marchés financiers via leur banque et que l'on nomme "petits porteurs". Ce n'est pas tout à fait les même catégories de personnes. On trouve les premiers chez des travailleurs prolétaires ou chez les travailleurs plus aisés mais néanmoins proches de la condition prolétarienne alors que c'est plutôt le contraire pour les petits porteurs. Ils sont en général plus aisés, membre de la petite-bourgeoisie (1) sans être nécessairement riches. On trouve aussi des riches. Ce peut être des retraités imprudents, qui se laissent trop aisément convaincre par les "marchands d'argents" que sont les banquiers et les sociétés d'assurance.

    2 - Un grand classique : L'abus de confiance des banques contre les petits porteurs.

    En 2008, on pouvait lire ceci : "Beaucoup d'entre eux ont été incités par leur banquier à investir dans des produits financiers. On leur a promis une bonne rémunération, ils se sont alors réfugiés sur ces contrats au détriment de placements plus sécurisés, comme les livrets d'épargne populaire. Ils ignoraient pourtant tout de la façon dont leur argent allait être utilisé, ces produits sont de véritables bouteilles à encre! Des personnes de plus de 85 ans ont parfois accepté d'investir en Bourse, sur des placements très risqués. Certaines banques promettaient de doubler son patrimoine. Mais de fait, ces actifs ont perdu énormément de valeur."

    Bourse : Les petits porteurs face à la crise boursière - L'EXPRESS
    http://www.lexpress.fr/actualite/economie/les-petits-porteurs-face-a-la-crise-boursiere_471215.html

    3 - Le système boursier est intrinsèquement pervers, cassons-le !

    Un économiste hétérodoxe y a pensé. Frédéric Lordon : «il faut fermer la Bourse!»
    Frédéric Lordon dresse un constat froid et lucide du fonctionnement des marchés financiers. Destruction de valeur, vampirisation des entreprises par les établissements financiers, le chercheur au CNRS en déduit une solution radicale mais aux conséquences positive. Chiche : qui osera lui répondre ?


    http://www.marianne2.fr/Frederic-Lordon-il-faut-fermer-la-Bourse_a189692.html


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  • Le spencérisme accommodé par le néolibéralisme.

    La pensée issue de Herbert Spencer consitue une rupture dans la pensée libérale ; une rupture qui ne veut ni démocratie ni Etat social.

    Le spencérisme a déjà été vigoureusement critiqué par Patrick TORT au titre de la falsification de Darwin (Spencer applique la sélection naturelle aux humains alors que Darwin la limite aux animaux et évoque pour les humains des instincts sociaux protecteurs et anti-sélectifs qui caractérise la civilisation) . Une première lecture au milieu des années 80 critiquait Spencer en opposition à Darwin mais aussi à la poussée de la sociobiologie. Patrick Tort a d'ailleurs participé à un ouvrage contre la sociobiologie.

    Plus tart, pour ma part, j'ai souvent et aissez facilement fait le lien entre Hobbes (Homo homini lupus), Spencer et le néolibéralisme mais plus par association évidente de thèmes - notamment celui de la concurrence effrénée - que par filiation idéologique serrée. On doit, entre autres, à Pierre DARDOT et Christian LAVAL (dans La nouvelle raison du monde Essai sur la société néolibérale) une production de cette filiation du néolibéralisme au spencérisme et non aux libéraux classiques. Le fait est d'importance.

    "Le spencérisme est un véritable tournant" (p 135).

    Pierre DARDOT et Christian LAVAL vont donc montrer en quoi le spencérisme se distingue de Tocqueville, Bentham et Mill puis ils vont montrer que le spencérisme a été repris par d'autres dont William Graham Sumner (1840 - 1910) puis Hayek mais aussi

    Le libéralisme économique met l'accent sur la spécialisation et la division du travail alors que le spencérisme va lui se focaliser sur la sélection. La lecture des propos férocement anti-sociaux de Spencer montre d'emblée toute la différence avec Tocqueville qu'avec Darwin et avec de nombreux libéraux classiques qui admettaient une intervention correctrice de l'Etat.

    Le libéralisme fonde l'échange marchand sur la nature alors que le spencérisme fonde le concurrentialisme sur un constructivisme. L Von Mises suivra ce fil constructiviste néolibéral en fondant "une science de l'agir humain".

    Le libéralisme ancien s'accommode certes des inégalités mais ne débouche pas nécessairement sur l'exclusion des faibles alors que le concurrentialisme spencérien le pose nécessairement et explicitement. Pour Spencer puis Graham Sumner, puis Hayek et d'autres l'Etat ne doit surtout pas aider les faibles - pays faibles, ou entreprises faibles ou individus faibles - ce que le libéralisme classique n'interdisait pas pour peu que le système marchand soit préservé. Contre Spencer, un libéral comme JA Hobson défendra l'intervention de l'Etat.

    "La fonction du libéralisme dans le passé a été de mettre une limite aux pouvoirs des rois. La fonction du libéralisme dans l'avenir sera de limiter le pouvoir de parlements soumis à la pression impatientes de masses incultes". C'est là le propos de Spencer (cité par PD et CL) in "L'individu contre l'Etat". Le thème de l'impatience des masses sera repris par Hayek dans La Route de la servitude.

    Christian DELARUE


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  • Pour faire front , place au peuple-classe de France !

    http://www.lepost.fr/article/2011/10/19/2618387_pour-faire-front-place-au-peuple-classe-de-france.html

    Avec une meilleure rédaction sur Dazibaoueb et ci-dessous. Le texte initial sur Le Post a été très rapidement rédigé et certaines formulations sont abruptes ou floues.

    http://www.dazibaoueb.com/article.php?art=26889

     

    Peuple une notion à plusieurs tiroirs.

    Il existe plusieurs notions de "peuple", même si on mettait de côté les sens trop anciens. Il y a le peuple et les peuples ;le peuple en soi et le peuple en fraction "contre" , soit contre un "eux" soit contre un en-haut (élite, classe, caste, oligarchie, etc.). Le peuple sans plus de précision est une notion beaucoup trop englobante, et pour tout dire mystificatrice de par son inter-classisme voir son nationalisme.

    Pas de peuple ethno-nationaliste !

    Riposte laïque s'adresse au peuple de France catho-laique contre l'islam, contre un "eux" externe ou resté (pour eux) étranger sur le sol français. Cette asso diffuse une vidép "peuple de France" avec une chanson qui évoque divers thèmes se rapportant à la France humilié. De qui se moquent-ils à RL ? Que des exclus bafouent le drapeau tricolore est une chose sans gravité pour quiconque sauf pour ceux qui précisément veulent conforter une notion de peuple ou le peuple-classe assujetti pactise avec la classe dominante. Il font alors du drapeau un fétiche quasi religieux et sacré ! Étonnant pour des laïques qui devraient s'en tenir à la dignité humaine stricto sensu ! Ce n'est pourtant pas le blasphème du chiffon national qui ne va pas nous donner plus ou moins d'austérité. Et c'est un français "de souche" qui le dit franchement. Le mensonge nationaliste nous prive d'accéder à la vérité. C'est une pollution de l'esprit. S'en dégager est un devoir.

    Riposte laique ne dit rien contre la finance, rien contre l'oligarchie financière et le capitalisme financier. Ce n'est pas son objet me-direz vous. Il n'empêche qu'elle est objectivement un organe de détournement du regard critique contre en-haut, contre les dominants : la bourgeoisie et ses hauts managers. Il faut être sérieusement obsédé par les intégristes pour ne pas voir que ce sont ceux d'en-haut qui nous dominent et nous oppriment bien plus que quelques fous furieux de l'islam.

    Peuple ethnique ce n'est donc pas pour la gauche que ce soit la version identitaire "saucisson-vin rouge" ou la culturelle "catho-laique". Cela ne signifie pas tout accepter de l'islam comme des autres religions mais c'est là un combat très secondaire. Il y a un raz-le-bol de voir relancer la stratégie du bouc émissaire pour camoufler les problèmes socio-économiques.

    Faut-il alors en appeler au peuple-nation, au peuple démocratique ?


    Depuis le 29 mai 2005 il est plus clair qu'avant que la droite comme hélas la gauche se moque de ce qu'il veut, du moins une part de lui. De fait, et bien avant 2005, une large fraction du peuple a toujours été assujetti par une oligarchie, dominé par une classe sociale. Cette vérité mérite d'être précisée. L'oligarchie financière n'a pas toujours existée, pas pendant les "trente glorieuses" nous dit F Chesnais mais il y avait néanmoins une bourgeoisie, une classe dominante. Elle n'avait pas la force de frappe d'aujourd'hui mais elle dominait malgré sa concession sur un Etat social aujourd'hui attaqué. Le fait n'est pas propre à la France. C'est général. Il n'y a pas de pays dans classe ou caste dominante.

    Dans tous les pays, évoquons un peuple "social", nommons un peuple-classe. Puisque les sociétés complexes fonctionnent avec des médiateurs dont les partis politiques, exigeons que la gauche s'adresse vraiment à lui et pas à la classe dominante hors de lui. Passé ce premier choix essentiel il peut décliner son discours en mettant l'accent plus sur les prolétaires que la petite-bourgeoisie ou l'inverse selon son orientation programmatique. 


    "Couches populaires" ou le solo du vieux "peuple plèbe" !


    Pour ce faire, il ne faut pas sauter du peuple "social" très englobant à une version "plèbe" d'en-bas . Le solo des "couches populaires" soit une alliance des ouvriers et des employés est sans danger faute de nombre, d'organisation et surtout d'alliances avec d'autres couches sociales dominées. C'est pourquoi cet "en-bas" populaire est très souvent objet de politiques publiques compassionnelles ou paternalistes qui ne les sauvent pas de la sous-consommation et de la mal vie. Ils sont pourtant les producteurs principaux de la richesse marchande et non marchande (en services publics ici). Entre le peuple tout entier (qui fait place à la bourgeoisie) et les dites couches populaires il y a place pour un cercle intermédiaire large, pour un peuple-classe en capacité de vaincre. Et cela dérange car il dispose de la force du nombre mais aussi d'une aspiration potentielle à plus d'Etat social et plus de démocratisation. Tel est l'enjeu.

    Combiner peuple démocratique et peuple-classe : Comment?

    Large fraction de peuple assujetti plus que peuple tout entier ou "couches populaires", il ne s'agit donc pas pour autant d'abandonner le mot peuple - notamment à propos du peuple démocratique - mais de penser surtout en temps de crise au peuple-classe qui exige ou à défaut qui rêve d'un Etat social reconstruit sur le recul de la finance et de tous les prédateurs qui veulent le privatiser, le marchandiser,le libéraliser,le financiariser contre la société productive tout en demandant que l'Etat en cas de pourrissement toxique des avoirs "recapitalise" les banques privées.

    Il faut comprendre, à gauche surtout, que la bourgeoisie est dans le peuple comme l'oligarchie est dans la démocratie. Les jolis mots de peuple et de démocratie ont été phagocytés par une minorité d'en-haut. Ils sont devenus des fétiches. Contre cette réification il ne s'agit pas de dire que peuple et démocratie n'existent plus. Mais nous devons dire de quel peuple il s'agit ?De quelle démocratie parlons-nous ? Poser la question c'est déjà dévoiler qu'une autre appropriation est possible. Par qui ? Par le peuple-classe précisément et pour une autre démocratie radicalement différente de celle-ci.


    Les qualités d'une notion.


    La notion de peuple-classe est non seulement critique et dérangeante socialement mais ouverte théoriquement car non dogmatique sur son contenu interne, car suffisamment englobante pour accueillir les diverses théories de classes sociales (ou couches sociales ) internes et les diverses formes de dominations. Le peuple-classe c'est l'ensemble des citoyens qui ne décident pas y compris les petits patrons, y compris les cadres (sauf le niveau managérial ou de commandement).

    Le peuple-classe est "assujetti à des décisions sur lesquels il n'a pas prise - sauf en des circonstances exceptionnelles de réussite d'une action syndicale ou de référendum . On peut dire qu'il est exploité économiquement, dominé politiquement et influencé idéologiquement".

    Bref ce peuple-classe bien que très largement majoritaire (largement plus des 93 % des résidents) n'est pas souverain. On ne peut tout à la fois être souverain et assujetti . Les dominants n'ont nul besoin d'un peuple souverain et d'un peuple-classe qui décide, qui imprime son pouvoir aux dominants au point que ces derniers doivent reculer et céder du pouvoir, des droits économiques et politiques. Ils ne cèdent jamais longtemps. Il faut donc conserver l'idée d'un peuple-classe offensif, en capacité de s'émanciper pour peu qu'il ait accès aux théories critiques qui dérangent les dominants.

    Les dominations sont multiples : de classe (classisme), de racisme, de sexisme, de sécuritarisme, de néocolonialisme. Le peuple-classe n'est donc pas pur et exempt de conflits internes. La classe dominante use de tout son appareil d'influence idéologique pour accroître ces divisions qui ne sont pas toutes intrinsèquement capitalistes mais que le capital
    a renforcé.

    Christian DELARUE


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