• CLASSISME : Richesse d’en-haut et fossé avec le peuple-classe.

     

    Pointer le 0,1% des ultra-riches est positif mais très insuffisant pour évoquer les riches et le pouvoir qu’ils détiennent. Faire silence sur le 1% pour évoquer alors les 10% d’en-haut n’est pas plus satisfaisant simplement du fait de l’hétérogénéité du dernier décile, que l’on dira « aisé », en terme de patrimoine détenu entre ceux proches du 1% (disposant très souvent d’une ou des résidences secondaires ou immeubles de rapport) et ceux proches des 90% (qui n’ont pas tous une résidence principale pour eux et n’ont pas plus de portefeuilles d’actions). Il convient donc de montrer un rapport classiste entre le 1% et le peuple-classe. Nous sommes le peuple-classe est alors, depuis dix ans, l’équivalent francophone de « We are the 99% » sans être absolument calé partout sur le 1%, sans dire non plus que le peuple-classe est homogène car à l’évidence les « non riches » le sont diversement.

     

    Il convient aussi pour « faire société » (ou « faire nation » si l’on veut) de rompre « l’entre-soi des riches », de réduire fortement le grand fossé (et donc les inégalités économiques et patrimoniales) entre le 1% et le peuple-classe. Il convient au plan social d’engager une RTT sans perte de salaire pour les moins de 15 000 euros par mois, voire moins pour certains 12000 ou 10 000. Ces niveaux sont à débattre et fonction des formations sociales de référence : France ici, Belgique possiblement.

    Classisme, racisme, sexisme, intégrisme, etc ...mais impérialisme, néocolonialisme, mépris de l'environnement, de la souffrance animale.

     

    Si le « classisme » (domination de classe) est à faire reculer fortement, le racisme (sous toutes ses formes) et le patriarcat (le capitalo-patriarcat ou l’hyper-patriarcat des intégrismes religieux) sont aussi à combattre.

     

    Christian Delarue
    (CADTM France)

     

     

    sur CADTM :
    1- La concentration de la richesse en faveur du 1 %
    http://www.cadtm.org/La-concentration-de-la-richesse-en-faveur-du-1

    2 - L’évolution des inégalités de patrimoine au cours des deux derniers siècles
    http://www.cadtm.org/L-evolution-des-inegalites-de-patrimoine-au-cours-des-deux-derniers-siecles

    lire article plus développé sous
    « Penser l’oligarchie, la classe dominante et le peuple-classe »

    https://www.cadtm.org/Penser-l-oligarchie-la-classe-dominante-et-le-peuple-classe

     


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  • Altermondialisme et altermondialisation - Attac 35 Ille et Vilaine

     
    EXTRAIT 
     
    ATTAC entre altermondialisation et altermondialisme. L’altermondialisation fait référence au processus, à la construction du mouvement réel. L’altermondialisme fait plus référence au but au projet, à la perspective d’un autre monde. L’altermondialisation concerne les pratiques sociales alors que l’altermondialisme porte sur les conceptions du monde , celles portée par le mouvement tant en contre qu’ en pour. L’altermondialisme, qui ne se nomme plus antimondialisme, a néanmoins maintenu sa nécessaire composante de résistance à la mondialisation marchande, financière et d’appropriation privée. Le mouvement s’est dans son évolution doté d’une perspective positive matérialisée par une série dee tryptiques : une autre France, une autre Europe, un autre monde. On peut aussi dire un alterdéveloppement, une alterépublique, une alterdémocratie. On peut enfin y ajouter les luttes transversalles contre les dominations et oppressions sexistes, racistes et intégristes religieuses. 
     
    Altermondialisme et altermondialisation - Attac 35 Ille et Vilaine

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  • L’Unédic et le piège de la dette

    Lundi 16 avril, le Groupe d’Audit Citoyen de l’Assurance Chômage (GACDAC) sort son rapport sur l’Unédic, comme le Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM) l’avait fait en Grèce. En exclusivité, Regards a pu y avoir accès. Dette, évasion fiscale et problèmes structurels : cocktail explosif en prévision de la réforme présentée en conseil des ministres mercredi prochain.

    Source : http://www.regards.fr/societe/article/l-unedic-et-le-piege-de-la-dette


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  • Thèmes d'intervention de Christian DELARUE 

     

     

    L'intervenant 

     

     

    Ni économiste (« atterré »), ni sociologue (« critique ») mais juriste de formation 

    (licence en droit avec droit international et philosophie du droit) 

    Participation à l'ouvrage collectif d'ATTAC : Pour une politique ouverte d'immigration 

    Travaux théoriques et formation de concept : peuple-classe, travaillisme, sexoséparatisme. 

    Militant altermondialiste et antiraciste. 

    Ex membre du bureau exécutif et du conseil d'administration du MRAP 

    Ex représentant du MRAP auprès d'ATTAC comme membre co-fondateur, 

     

    Aujourd'hui 

    Membre du MRAP 35 et d'ATTAC 35 

    Animateur du site alter : amitie-entre-les-peuples.org 

    Membre du groupe "société" du Conseil scientifique d'ATTAC France. 

    A ce titre, il intervient, suivant la demande, sur les thèmes suivants qui peuvent se combiner 

    diversement. 

     

    Ses deux grands thèmes d'intervention 

     

    I - « ALTERMONDIALISME et PEUPLES » 

    RENNES Beaulieu : Cadre FSM 2013 Tunis « étendu » 

     

     

     

     

    1) - Altermondialisme et conflictualité des peuples. 

     

    A) Cadre théorique introductif. 

    Concepts : gouvernance, oligarchie, peuple-classe, nature. 

    Catégorisation des peuples : peuple nation, peuple classe, peuple ethnique et d'autres. 

    Montée revendicative des peuples en 2011 et 2012. 

    Montée des revendications de l'écologie contre le « capitalisme vert » 

     

    B) Altermondialisme contre les dominations et prédations : 

    1 - Contre le sud (impérialisme), 

    2 - Contre la démocratie (gouvernance) 

    3 - Contre le social (privatisations) et les biens communs. 

    4 - Contre les femmes, les homosexuels, bi et trans (sexisme, patriarcat) 

    5 - Oppression ; ajouter le racisme. 

    6 - Contre la nature (productivisme, travaillisme, refus de la transition écologique) 

     

    2) - Altermondialisme ou les peuples-classe « pour un autre monde » 

     

    A) Des solidarités et des luttes. 

    Mobilisation horizontale es membres des peuples-classe. 

    Les exclusions de l'altermondialisme. 

    Les différents cadres géographiques de ces mobilisations. 

    National, continental (ex FSE), mondial (FSM et FSM étendu) 

     

    B) Des droits contre les dominations. 

    a) Individu et citoyenneté : contre une dépossession démocratique 

    - droit des migrants 

    - droits dans l'entreprise et dans la société 

    b) Individu et réponse au classisme, sexisme, racisme : : contre les dominations et 

    oppressions. 

    droits face à l'emploi, au logement, à la santé. 

    droits aux services publics et aux biens communs 

    droits face aux marchés des biens : revenus. 

     

     

    II - « SOCIETE, DOMINATIONS ET OPPRESSIONS ». 

    A recycler pour « NANTES 5ème FMDH » 

    Quelle égalité des êtres humains en temps de crise ? 

     

     

     

     

    1) Les différentes dominations & oppressions 

     

    Cadre théorique introductif. 

    Concepts : gouvernance, oligarchie, peuple-classe, nature. 

    Catégorisation des peuples : peuple nation, peuple classe, peuple ethnique et d'autres. 

     

    Altermondialisme contre les dominations et prédations : 

    contre le sud (impérialisme), la démocratie (gouvernance), 

    contre le social (privatisations), l'écologie (productivisme). 

    contre les femmes, les homosexuels, bi et trans (sexisme, patriarcat) 

    Oppression ; ajouter le racisme. 

    Contre la nature (productivisme, travaillisme, refus de la transition écologique) 

     

    2) Différences culturelles, diversité et interculturalité 

     

    La laicité en lien avec l'interculturel. 

    La laïcité en lien avec la tolérance et le relativisme culturel. 

    La défense des minorités sexuelles. 

    L'antiracisme et l'antisexisme : le double regard. 

     

    3) Lutter contre le racisme et de sexisme. 

     

    Générique : L'antiracisme et les formes de racisme. 

    En extension : L'antiracisme, la laicité et le blasphème. 

     

    4) L'antifascisme 

     

    A) L'antifascisme et le populisme: 

    Populisme, alternance et alternative. 

    le "cercle de la raison" ou le refus de l'alternative pour l'alternance. 

    populisme de droite, de gauche : peuple-nation et peuple-classe 

    Plus de démocratie, plus de social, plus de transition écologique 

     

    B) Les combats de l'antifascisme. 

    L'antifascisme contre l'extrême-droite en europe 

    (le retour des identités : la subculture catho-laique islamophobe) 

    L'antifascisme contre les intégrismes dans le monde 


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  • Yves MENY et Yves SUREL : le peuple comme peuple classe.

    JJ LAKRIVAL

    http://www.legrandsoir.info/yves-meny-et-yves-surel-le-peuple-comme-peuple-classe.html

    C’est dans "Par le peuple et pour le peuple" (1) que ces deux auteurs abordent les contours du peuple-classe. Cette recherche intervient pour eux en complément d’une recherche sur le "peuple souverain" - qui est la base des sociétés démocratiques - et du peuple-nation qui prend souvent un contenu ethnique plus que culturel, fort propice à l’instrumentalisation populiste.

    Le "peuple souverain" des sociétés modernes ne saurait cacher la présence ancienne d’un autre peuple à composante socio-économique. Le peuple-nation pas plus.

    Ce complément (p 195) en terme de peuple-classe en plus ou à côté du "peuple souverain" se justifie par l’ajout constant des acceptions socioéconomique et culturelle du "peuple" comme modes alternatifs ou cumulatifs de déclinaison du populisme.

    Les auteurs commencent par évoquer sous le terme de peuple-classe la partie la plus basse de la population, la "plebs", qui est caractérisée par l’absence de biens. On dirait aujourd’hui les "couches populaires" en pensant aux ouvriers et petits employés. Jadis le peuple, entendu comme peuple-classe, était écrivent-ils "le plus souvent défini négativement comme l’ensemble des individus ne possédant ni biens ni terres" (p195). Il s’agit des miséreux. Le terme est alors proche de "populace" ou de la foule et sans connotation de lutte ou de domination.

    La configuration du peuple-classe va évoluer au XIX ème siècle. Le peuple - entendu comme peuple-classe et non peuple souverain - s’oppose à la bourgeoisie. C’est la classe la plus nombreuse de la société. Point commun avec l’acception contemporaine. Il n’y a pas que Louis Blanc a évoquer un tel peuple-classe. Dans ses Souvenirs, Tocqueville définissait le peuple comme "les classes qui travaillent de leurs mains". L’idée fondamentale des populistes historiques est d’opposer les "petits" et les "gros". P Birnbaum a d’ailleurs jugé bon de creuser cette signification dans un livre précisément intitulé "Le Peuple et les Gros" (Grasset 1979). Ce faisant à la différence des marxistes de l’époque les populistes (terme ici non péjoratif) ajoutaient les paysans aux ouvriers et petits employés. La population française était encore massivement paysanne.

    Le populisme usera du peuple-classe explicitement ou implicitement d’un sens socioéconomique pour dénoncer une minorité oisive et parasite. Ce qui est différent de la dénonciation de la classe dominante (la bourgeoisie des Pinçon-Charlot) ou de l’oligarchie (H Kempf). C’est là un aspect qui va ouvrir vers un populisme proche du fascisme. Le populisme de droite tournera son regard vers en bas pour critiquer les chômeurs assistés, les travailleurs "bras casés", les immigrés, les fonctionnaires, alors que les populistes de gauche stigmatiseront vers le haut la finance parasitaire. Néanmoins, il faut noter que la droite se lance parfois elle aussi dans une dénonciation du pouvoir de la finance et des gros rentiers. Lire J Chirac en 1995 sur Dazibaoueb : Jacques Chirac pensait à l’indignation des petites gens dès 1995 !

    JJ LAKRIVAL

    source : dazibaoueb

    1) in Fayard Coll L’Espace du politique 2000

    2) Chez ces auteurs le peuple-classe dans son acception historique et évolutive n’est pas, sauf exception ( Louis Blanc cité), le peuple dominé face à la bourgeoisie ou à l’oligarchie comme chez l’altermondialiste Christian Delarue. Pour lui le peuple-classe se compose des travailleurs indépendants et des travailleurs salariés qui disposent d’un patrimoine mobilier et immobilier modeste. Le peuple-classe se situe sous la barre des 5% les plus riches et forme donc 95% de la population.Au sein du peuple-classe il défend le bouclier social des prolétaires sous les 3000 euros net par mois en alliance avec les couches sociales aisées au-dessus mais non membre de la classe dominante ou des très riches.


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