• Thèmes d'intervention de Christian DELARUE 

     

     

    L'intervenant 

     

     

    Ni économiste (« atterré »), ni sociologue (« critique ») mais juriste de formation 

    (licence en droit avec droit international et philosophie du droit) 

    Participation à l'ouvrage collectif d'ATTAC : Pour une politique ouverte d'immigration 

    Travaux théoriques et formation de concept : peuple-classe, travaillisme, sexoséparatisme. 

    Militant altermondialiste et antiraciste. 

    Ex membre du bureau exécutif et du conseil d'administration du MRAP 

    Ex représentant du MRAP auprès d'ATTAC comme membre co-fondateur, 

     

    Aujourd'hui 

    Membre du MRAP 35 et d'ATTAC 35 

    Animateur du site alter : amitie-entre-les-peuples.org 

    Membre du groupe "société" du Conseil scientifique d'ATTAC France. 

    A ce titre, il intervient, suivant la demande, sur les thèmes suivants qui peuvent se combiner 

    diversement. 

     

    Ses deux grands thèmes d'intervention 

     

    I - « ALTERMONDIALISME et PEUPLES » 

    RENNES Beaulieu : Cadre FSM 2013 Tunis « étendu » 

     

     

     

     

    1) - Altermondialisme et conflictualité des peuples. 

     

    A) Cadre théorique introductif. 

    Concepts : gouvernance, oligarchie, peuple-classe, nature. 

    Catégorisation des peuples : peuple nation, peuple classe, peuple ethnique et d'autres. 

    Montée revendicative des peuples en 2011 et 2012. 

    Montée des revendications de l'écologie contre le « capitalisme vert » 

     

    B) Altermondialisme contre les dominations et prédations : 

    1 - Contre le sud (impérialisme), 

    2 - Contre la démocratie (gouvernance) 

    3 - Contre le social (privatisations) et les biens communs. 

    4 - Contre les femmes, les homosexuels, bi et trans (sexisme, patriarcat) 

    5 - Oppression ; ajouter le racisme. 

    6 - Contre la nature (productivisme, travaillisme, refus de la transition écologique) 

     

    2) - Altermondialisme ou les peuples-classe « pour un autre monde » 

     

    A) Des solidarités et des luttes. 

    Mobilisation horizontale es membres des peuples-classe. 

    Les exclusions de l'altermondialisme. 

    Les différents cadres géographiques de ces mobilisations. 

    National, continental (ex FSE), mondial (FSM et FSM étendu) 

     

    B) Des droits contre les dominations. 

    a) Individu et citoyenneté : contre une dépossession démocratique 

    - droit des migrants 

    - droits dans l'entreprise et dans la société 

    b) Individu et réponse au classisme, sexisme, racisme : : contre les dominations et 

    oppressions. 

    droits face à l'emploi, au logement, à la santé. 

    droits aux services publics et aux biens communs 

    droits face aux marchés des biens : revenus. 

     

     

    II - « SOCIETE, DOMINATIONS ET OPPRESSIONS ». 

    A recycler pour « NANTES 5ème FMDH » 

    Quelle égalité des êtres humains en temps de crise ? 

     

     

     

     

    1) Les différentes dominations & oppressions 

     

    Cadre théorique introductif. 

    Concepts : gouvernance, oligarchie, peuple-classe, nature. 

    Catégorisation des peuples : peuple nation, peuple classe, peuple ethnique et d'autres. 

     

    Altermondialisme contre les dominations et prédations : 

    contre le sud (impérialisme), la démocratie (gouvernance), 

    contre le social (privatisations), l'écologie (productivisme). 

    contre les femmes, les homosexuels, bi et trans (sexisme, patriarcat) 

    Oppression ; ajouter le racisme. 

    Contre la nature (productivisme, travaillisme, refus de la transition écologique) 

     

    2) Différences culturelles, diversité et interculturalité 

     

    La laicité en lien avec l'interculturel. 

    La laïcité en lien avec la tolérance et le relativisme culturel. 

    La défense des minorités sexuelles. 

    L'antiracisme et l'antisexisme : le double regard. 

     

    3) Lutter contre le racisme et de sexisme. 

     

    Générique : L'antiracisme et les formes de racisme. 

    En extension : L'antiracisme, la laicité et le blasphème. 

     

    4) L'antifascisme 

     

    A) L'antifascisme et le populisme: 

    Populisme, alternance et alternative. 

    le "cercle de la raison" ou le refus de l'alternative pour l'alternance. 

    populisme de droite, de gauche : peuple-nation et peuple-classe 

    Plus de démocratie, plus de social, plus de transition écologique 

     

    B) Les combats de l'antifascisme. 

    L'antifascisme contre l'extrême-droite en europe 

    (le retour des identités : la subculture catho-laique islamophobe) 

    L'antifascisme contre les intégrismes dans le monde 


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  • Yves MENY et Yves SUREL : le peuple comme peuple classe.

    JJ LAKRIVAL

    http://www.legrandsoir.info/yves-meny-et-yves-surel-le-peuple-comme-peuple-classe.html

    C’est dans "Par le peuple et pour le peuple" (1) que ces deux auteurs abordent les contours du peuple-classe. Cette recherche intervient pour eux en complément d’une recherche sur le "peuple souverain" - qui est la base des sociétés démocratiques - et du peuple-nation qui prend souvent un contenu ethnique plus que culturel, fort propice à l’instrumentalisation populiste.

    Le "peuple souverain" des sociétés modernes ne saurait cacher la présence ancienne d’un autre peuple à composante socio-économique. Le peuple-nation pas plus.

    Ce complément (p 195) en terme de peuple-classe en plus ou à côté du "peuple souverain" se justifie par l’ajout constant des acceptions socioéconomique et culturelle du "peuple" comme modes alternatifs ou cumulatifs de déclinaison du populisme.

    Les auteurs commencent par évoquer sous le terme de peuple-classe la partie la plus basse de la population, la "plebs", qui est caractérisée par l’absence de biens. On dirait aujourd’hui les "couches populaires" en pensant aux ouvriers et petits employés. Jadis le peuple, entendu comme peuple-classe, était écrivent-ils "le plus souvent défini négativement comme l’ensemble des individus ne possédant ni biens ni terres" (p195). Il s’agit des miséreux. Le terme est alors proche de "populace" ou de la foule et sans connotation de lutte ou de domination.

    La configuration du peuple-classe va évoluer au XIX ème siècle. Le peuple - entendu comme peuple-classe et non peuple souverain - s’oppose à la bourgeoisie. C’est la classe la plus nombreuse de la société. Point commun avec l’acception contemporaine. Il n’y a pas que Louis Blanc a évoquer un tel peuple-classe. Dans ses Souvenirs, Tocqueville définissait le peuple comme "les classes qui travaillent de leurs mains". L’idée fondamentale des populistes historiques est d’opposer les "petits" et les "gros". P Birnbaum a d’ailleurs jugé bon de creuser cette signification dans un livre précisément intitulé "Le Peuple et les Gros" (Grasset 1979). Ce faisant à la différence des marxistes de l’époque les populistes (terme ici non péjoratif) ajoutaient les paysans aux ouvriers et petits employés. La population française était encore massivement paysanne.

    Le populisme usera du peuple-classe explicitement ou implicitement d’un sens socioéconomique pour dénoncer une minorité oisive et parasite. Ce qui est différent de la dénonciation de la classe dominante (la bourgeoisie des Pinçon-Charlot) ou de l’oligarchie (H Kempf). C’est là un aspect qui va ouvrir vers un populisme proche du fascisme. Le populisme de droite tournera son regard vers en bas pour critiquer les chômeurs assistés, les travailleurs "bras casés", les immigrés, les fonctionnaires, alors que les populistes de gauche stigmatiseront vers le haut la finance parasitaire. Néanmoins, il faut noter que la droite se lance parfois elle aussi dans une dénonciation du pouvoir de la finance et des gros rentiers. Lire J Chirac en 1995 sur Dazibaoueb : Jacques Chirac pensait à l’indignation des petites gens dès 1995 !

    JJ LAKRIVAL

    source : dazibaoueb

    1) in Fayard Coll L’Espace du politique 2000

    2) Chez ces auteurs le peuple-classe dans son acception historique et évolutive n’est pas, sauf exception ( Louis Blanc cité), le peuple dominé face à la bourgeoisie ou à l’oligarchie comme chez l’altermondialiste Christian Delarue. Pour lui le peuple-classe se compose des travailleurs indépendants et des travailleurs salariés qui disposent d’un patrimoine mobilier et immobilier modeste. Le peuple-classe se situe sous la barre des 5% les plus riches et forme donc 95% de la population.Au sein du peuple-classe il défend le bouclier social des prolétaires sous les 3000 euros net par mois en alliance avec les couches sociales aisées au-dessus mais non membre de la classe dominante ou des très riches.


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  • Quelles fractures au sein du peuple ?


    Le "peuple", mot qui désigne à la fois le sujet de la politique et la classe qui en est exclue, porte en lui la fracture biopolitique fondamentale que l'Occident tente d'éliminer. L'auteur précise : "Dans les langues européennes modernes, le même mot, "peuple" (popolo en italien, pueblo en espagnol, people en anglais) désigne soit le sujet politique (le peuple souverain, le peuple en corps), soit la partie la plus déshéritée du peuple (le peuple malheureux, le menu peuple). Cette ambiguité ne procède pas du hasard, car ce que nous appelons "peuple" n'est pas un objet unitaire. C'est une oscillation entre deux pôles opposés : le corps politique intégral, et la multiplicité des corps nécessiteux et exclus."
    http://www.idixa.net/Pixa/pagixa-1005141851.html

    L'objet de ce texte est de s'opposer à deux visions du peuples, l'une qui le voit sans fracture, l'autre qui porte une fracture seulement par rapport aux exclus, aux plus miséreux.

    1) Le peuple sans fracture à l'heure de la fracture sociale est grande.


    Le rôle de certaines élites est de "désubstantialiser" le peuple pour masquer la lutte des classes. Pour le dire plus simplement il s'agit à tout prix de cacher son épaisseur sociale sous une abstraction démocratique, "citoyenniste", pour masquer l'existence d'une classe dominante et d'un peuple-classe dominé.

    Les politiques - au sens de ceux qui font l'opinion - aiment volontier montrer un corps politique abstrait composé de citoyens sans appartenances diverses ayant pour seule activité le fait d'aller voter pour des élus au sein d'une démocratie représentative conçu comme la seule possible ou du moins comme le meilleur existant. Tout au plus admet-on une division entre individus ayant des opinions variables . On constate aussi mais pour le critiquer des divisions entre corporations (que l'on ne nomme pas lutte des classes) ou entre communautés.

    Rabattre la fête du 1 er Mai sous revendication démocratique c'est faire injure à la spécificité de cette fête internationale des travailleurs et travailleuses, c'est faire injure à la double dimension sociale (ou socio-économique) et clivée du peuple. Masquer le social c'est aussi masquer la conflictualité de classe. C'est plus exactement intégrer cette conflictualité sociale qui caractérise le capitalisme dans le système démocratique plus interclassiste quoique toujours favorable aux dominants avec la droite mais aussi avec la gauche. Ce qui ne signifie pas que droite et gauche sont similaires et que l'élection est seulement un "piège à con".

    Cette critique doit être faite et redite. Pour autant ce peuple démocratique existe et doit être défendu mais sans excès car on l'a dit il a aussi une fonction de voilage. Il a le tort de se conformer largement au peuple-nation qui comme lui se veut interclassiste et  ignore la coupure provoquée par la guerre de classe de la bourgeoisie. C'est un tort immense. Cela fait aussi le jeu de la droite et de l'extrême-droite.


    2) Le peuple-société ou la fracture admise sur un mode marginalisé donc sans danger.



    Les élites peuvent montrer un petit peuple très dominé mais pas un très gros ! Plus est important en nombre, en taille, et plus il est menaçant pour la classe dominante.

    A) Premier type de fracture sans danger : Les "in"  de la société et les "out" hors société.

    Il y a la fracture inclus-exclus qui pose une société largement intégrée sans grand problème avec à ses marges des exclus qui doivent faire l'objet d'une politique compassionnelle. Ici pas de lutte de classe, juste de bonnes politiques sociales à mener à l'égard des grands exclus et pour certains des précaires.

    Devant la réalité du fossé qui s'accroît ces élites en arrive à poser la réalité d'un peuple dominé, qu'il disent exclus ou nécessiteux ou pauvre . Qui ne voit qu'il s'agit d'une réduction. Les autres n'aurait pas à se plaindre de la domination. Les autres ce sont dans le langage contemporain les couches moyennes qui sont au-dessus des "couches populaires".

    A l'évidence il existe des couches sociales plus avantagées que d'autres eu égard à leur revenus, pouvoir d'achat et niveau de vie. Ce n'est pas rien. Ce n'est pas du "culturel". C'est de bonnes conditions de vie. De ce point de vue. C'est à dire du point du rapport social d'accès aux marchés. Par contre du point de vue de la production ces couches sociales subissent, pour certaines d'entre elles une domination. Elles doivent travailler au-delà des 35 H et souvent de façon intensive. Elles sont aussi dominantes à l'encontre des travailleurs subordonnés. Elles sont en position ambivalente.

    Ils savent faire cela. C'est que cette réalité existe. Pourquoi la nommer peuple. C'est un mystère. Pourquoi nommer peuple-classe les couches sociales les plus soumises à l'austérité et pas l'ensemble des couches sociales dominées. Après tout la notion de peuple est à priori très englobante. On ne saurait confondre l'ordre des classes et l'ordre des peuples. Chaque ordre a sa spécificité.

    B) Second type : Un peuple-classe très réduit bien différent du peuple-classe à 98%.

    La notion de peuple-classe est liée à l'étude du peuple et du populisme. Elle ne se rattache pas ici à l'étude du peuple-juif. Dans ce cadre on trouve deux formats du peuple-classe. Il y a la notion réduite de peuple-classe qui est développée par Yves MENY et Yves SUREL et la notion large excluant seulement la classe dominante qui est défendue par Christian DELARUE du MRAP et d'ATTAC.

    Par ailleurs, dans un autre cadre, des auteurs parlent de couches populaires dépossédées au cœur du peuple. On sort donc de la distinction inclus-exclus (évoquée en A). Les dites couches populaires sont les ouvriers mal payés et les petits employés précarisés. Ils peuvent être des fonctionnaires mais le plus souvent ce sont des travailleurs modestes du privé. En terme de chiffre, cela donne autour de 55% de la population. Là encore le chiffre est approximatif.

    On notera que les couches dites moyennes ou les petites-bourgeoisies ne font pas partie du peuple d'en-bas. Ce qui montre une volonté d'ignorer la classe dominante et de masquer la frontière entre elle et les couches aisées mais dominées.

    Il y a donc une critique à porter. Il y a en effet un paradoxe à évoquer sous le nom de peuple un en-bas restreint (qui est certes le plus dominé) mais de ne rien dire d'un peuple dominé plus large qui atteint aujourd'hui 98 % de la population. Le chiffre n'est pas un absolu mais une donnée approximative. Il peut être plus étroit ou plus vaste mais il tourne autour de ce niveau très important.
    Le peuple-classe a 98 % n'est pas un peuple-classe réduit à 20 ou même 55 %. Un peuple-classe large pose d'emblée la question de l'alliance des dominés contre la classe dominante intérieure (nationale) à 2%. Elle permet l'offensive contre les classes dominantes externes en Europe ou au plan mondial.

    Christian DELARUE


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  • Appel aux peuples-classe d’Europe. Francfort 17 - 19 mai.

    Appel à une action transnationale à Francfort, 17 - 19 mai * Solidarité internationale dans nos luttes communes *

    Transnational call to action in Frankfurt, May 17-19 * International solidarity in our common struggle

     

    Nous appelons à des manifestations massives à Francfort au mois de mai contre la crise de régime de l’Union européenne. Nous sommes des militants représentant une multitude de mouvements et de luttes dans différents pays d’Europe et d’ailleurs, nous nous sommes levés ces derniers mois et années pour protester contre les agressions sur nos libertés, nos emplois et nos moyens de subsistance, agressions qui se sont farouchement intensifiées avec la crise mondiale. Nous nous sommes réunis pour partager nos luttes et expériences, et nous nous sommes rendus compte qu’au travers d’une multitude de formes locales, nous menons le même combat. Comme jamais auparavant, nos mouvements commencent à se renforcer mutuellement. Une réelle opposition transnationale est en train d’émerger. A Francfort, nous allons montrer notre force !

    Immédiatement après les journées mondiales d’action des 12 et 15 mai, où nous protesterons dans nos propres villes et des régions, nous regrouperons toutes nos forces à Francfort, le centre européen du capitalisme mondial. Origine de la détresse et la misère que la dictature financière a causé à de millions de personnes.

    Nous protesterons contre la paupérisation généralisée et le refus des droits démocratiques qui se produisent dans la zone euro dans le cadre de la crise globale.

    À la périphérie de l’Union européenne, nous subissons les effets extrêmes de la politique actuelle imposée par les gouvernements de l’Allemagne et la France et adoptée par les institutions représentatives du capitalisme mondial : la BCE, le FMI, la troïka, et leurs gouvernements technocratiques imposées. Des millions de personnes sont poussées à la misère par les plans d’austérité et les programmes d’ajustement structurel, la casse des droits du travail, les coupes et la privatisation des services publics, tels que l’éducation, la santé et le bien-être. Au grand jour, nous subissons un pillage des ressources naturelles et humaines par de soi-disante institutions démocratiques !

    Ces processus ne sont que le signe le plus évident de la précarisation des nos conditions de vie expérimentée dans toute l’Europe et au-delà. La dictature du marché est en train de privatiser nos sociétés, en essayant de nous individualisant et nous mettant face à une insécurité constante. Les soulèvements sociaux qui traversent les frontières de l’UE sont l’expression d’une indignation agissant en dehors de toute forme de représentation politique. Comme la démocratie représentative tombe en panne, nous l’abandonnons et créons nos propres pratiques démocratiques dans des luttes quotidiennes contre l’exploitation.

    En Europe et au-delà, nous sommes aussi confrontés à l’émergence de mouvements politiques qui remettent en cause le pouvoir de la finance, l’exploitation quotidienne des gens et de la terre, la fragmentation sociale, la précarisation et le racisme qui prétendent nous diviser et nous affaiblir. En créant des liens entre ces mouvements pour nous rendre plus visibles et plus forts, nous expérimentons une nouvelle démocratie. À Francfort, nous aurons l’opportunité de faire ces liens une réalité, et à de passer des luttes locales à un niveau transnational. Nous bloquerons un centre essentiel du capitalisme mondial, en mettant en application l’expérience d’Oakland et des mouvements occupy aux États-Unis, issus des révolutions d’Afrique du Nord et Moyen-Orient. Faisons en sorte que nos mouvements tous ensemble continuent la lutte ! Luttons solidairement contre leur politique de dictature financière ! Ne laissons pas passer cette occasion de réinventer notre avenir en commun !

    Le 17 mai, nous occuperons les parcs et les places principales du centre-ville avec nos tentes pour créer des espaces de discussion et d’échange. Le 18 mai, nous avancerons à partir de points différents vers le quartier financier. Notre objectif est un blocus complet de la BCE et de toutes les autres institutions financières d’importance à Francfort pour interrompre leurs activités en cours. Le 19 mai, nous allons montrer notre force avec une manifestation de masse, en indiquant que nous ne laisserons pas nos sociétés être détruites par les institutions financières. Nous allons montrer notre solidarité avec les manifestations contre le G8 et l’OTAN qui se dérouleront au même moment aux États-Unis.

    POUR METTRE FIN À LA PRÉCARITÉ ET À L’APPAUVRISSEMENT !

    contre la dictature financière et ses règles anti-démocratique !

    Participez aux luttes transnationales !

    Pour une solidarité internationale, la liberté et une démocratie réelle maintenant !

    Attac France, 21 ter, rue Voltaire - 75011 Paris (adresse postale) Villa du Moulin Dagobert - 75011 Paris (adresse physique) Tél. 01 56 06 43 63 (dir) - 01 56 06 43 60 (std)

    FOR INTERNATIONAL SOLIDARITY, FREEDOM and REAL DEMOCRACY NOW !

    BLOCKUPY FRANKFURT !/

    May 16 – arrival and actions at the ECB board meeting

    May 17 – OCCUPY the financial district, asambleas, cultural program

    May 18 – BLOCKADE the ECB and major banks

    May 19 – MASS international demonstration

    http://17to19m.blogsport.eu /

    http://european-resistance.org


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  • La critique anti-fétichiste ou la dialectique réification / déification  

     

    La critique anti-fétichiste mobilise de façon dialectique les catégories de réification et de déification


    Les décroissants auraient avantage, me semble-t-il, à exploiter la théorie critique anti-fétichiste de Marx et pas que pour la marchandise et l'économie. Elle me parait être appropriée pour les grands dispositifs technologiques ou ceux juridico-technocratiques qui surplombent les humains. Il y a là un volet anthropologique critique à exploiter, me semble-t-il.

    Les humains peuvent cesser d'adorer les 4X4 (mais on le fait tous pour autre chose : moto pour moi) et les scientifiques cesser de s'agenouiller devant de grands projets totalement démesurés pour les humains (G Azam). Le démesuré nous écrase (S Weil).

    Au travers l'analyse des thèses de Feuerbach, Marx avait pris la critique de la religion comme "critique de toute critique". Ce qui en annonçait d'autres. Mais le marxisme a assez peu exploité le fil critique anti-fétichiste qui mobilise de façon dialectique les catégories de réification (rabaissement comme chose) et de déification (élévation comme une personne - sacralisation) . Un processus se combine à l'autre.

    Comme exception on citera des auteurs comme Jean-Marie Vincent (qui parlait de dispositif abstrait en surplomb) , Antoine Artous (2006) et Alain Bihr. Ce dernier a donné récemment une intervention "La critique du fétichisme économique, fil rouge du Capital" qui mérite le détour (25 pages)

    http://actuelmarx.u-paris10.fr/cm5/com/M15_Philo_Bihr.pdf

    Christian Delarue


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