• CLASSISME : La violence sociale d’en-haut.

     

    https://blogs.mediapart.fr/christian-delarue/blog/081022/classisme-la-violence-sociale-d-en-haut?

    Les belles âmes font silence sur la violence sociale de classe des classes dominantes. La riposte populaire multiforme vient de là !

    I

    VIOLENCES SOCIALES

    Avant d'aborder ce problème de la domination de classe et de la violence de classe il nous faut évoquer les autres formes de violence sociale.

    - La violence sociale est multiforme.

    On pense ordinairement au racisme et au sexisme et à d’autres formes encore (homophobie, xénophobie, glotophobie, intégrisme religieux, etc) qui ne viennent pas que d’en-haut puisqu’elles sont partout, trans-classe sociale, inter-classiste disait-on jadis. Rappel nécessaire ici car on ne saurait les oublier. Les violences sexuelles et sexistes - on dit VSS dans les stages - perdurent aussi gravement que les violences racistes systémiques contre - par exemple - les migrant-es venant du Sud global et restant survivre ici sous des tentes. C'est chaque jour, tous les jours !

    Mais notre propos ici est d’évoquer la violence sociale comme classisme fort, puissant, reconduit, lié au néolibéralisme, à la finance mondiale. 

    - La violence sociale de la classe d’en-haut 

    Elle a un contenu économique social et politique, plus un volet policier et judiciaire, mais ici c'est l'économico-politique qui est désigné. 

    Il s’agit d’une forme de violence souvent non dite explicitement et très liée au capitalisme dominant . Le classisme est une violence sociale de classe qui n’est pas réductible à la pauvrophobie ou au mépris de classe, ou à la discrimination de classe (trois formes réelles). Le terme classisme a donc bien deux sens : un sens large de politique de classe - comme l’austérité par exemple - et un sens restreint comme mépris et discrimination.
    Une politique est de classe lorsqu’elle frappe exclusivement ou surtout (on trouve des subtilités qui masque le caractère de classe) le peuple-classe et qu’elle épargne la ou les classes sociales dominantes liées au capitalisme national ou mondial.

    Notons que le RN (pole identitaire national) et le Macronisme (pole mondialiste financier) sont ensemble d'accords sur ces politiques pro-classes dominantes . Les divergences sont ailleurs.

    II

    RIPOSTES DU PEUPLE

    - La radicalité multiforme à gauche s’explique de deux façons :

    Toute radicalité - terme imprécis - n'est pas violence physique ou casse de vitrines. Mais il peut s'agir de séquestration d'un patron par exemple.

    Cause principale : Elle est la riposte à la violence sociale d’en-haut, celle très classiste qui vient de la classe sociale dominante capitaliste portant sur l’ensemble du peuple-classe, pas que les minorités les plus fragiles lesquelles sont les plus victimes. Mais pour autant le salariat intermédiaire n’est pas épargné. 

    Cause secondaire : Elle s'explique aussi - en toute vérité - par la couardise et la trahison ou, pour dire les choses autrement, à la faiblesse manifeste sur longue durée, de ce qu’on pourrait appeler «  la gauche de droite » et là je pense ici aux Eléphants du PS et de façon générale au social-libéralisme qui s’est détaché au fil des dernières décennies du vieux corpus social-démocrate qui pourtant n’était pas révolutionnaire, même si ses références pouvaient s’appuyer occasionnellement sur Marx, mais un Marx de lutte de classe n’ouvrant pas à autre chose qu’un autre capitalisme plus social avec, par exemple, plus de services publics bien dotés en fonctionnaires en nombre, une sécurité sociale fondée sur la cotisation sociale bien défendue tout comme un bon code du travail avec une nouvelle RTT 32 heures par semaine et sans perte de salaire ! 

    - Expliquer implique d'aller sous l'apparence des choses 

    Il s'agit de montrer ce qui est caché mais ce n'est pas pour autant justifier la violence réactionnelle ou préméditée. La riposte selon moi doit être syndicale (de classe et de masse), associative et démocratique par mobilisation populaire. Elle consiste bien en une mobilisation continue contre toutes les violences, y compris celles des oligarchies financières et des classes dominantes privées ou publiques qui, sous divers prétextes, s'attaquent aux classes subalternes des 99% pour mieux protéger les très riches.  

    Christian Delarue


    votre commentaire
  • EXTREMES-DROITES-TRANSNATIONALES-PRO-CLASSES-DOMINANTES

    http://amitie-entre-les-peuples.org/EXTREMES-DROITES-TRANSNATIONALES-PRO-CLASSES-DOMINANTES?var_mode=calcul


    votre commentaire
  • Le MRAP constructeur d’ATTAC et d’un autre monde possible

    Le MRAP - Mouvement contre le Racisme et l’Amitié entre les Peuples - association antiraciste historique a été et reste encore quoique moindrement un élément de construction d’ATTAC et de l’altermondialisme .

    On trouve sur internet la liste de 1998 relative à la « Constitution du collège des membres fondateurs d’ATTAC » (le CF) : le MRAP en était.

    L’antiracisme universaliste est bien un élément actif de l’altermondialisme comme projet d’un autre monde possible (et nécessaire), un projet avec des orientations et des pratiques réelles d’altermondialisations et d’émancipations plurielles (arc-en-ciel).

    Concrètement et pratiquement, pour le MRAP au sein d’ ATTAC, ce fut d’abord Claudie GARNIER (décédée) puis Christian DELARUE (2005-2012) et enfin Augustin GROSDOY, après lui qui en furent les représentants mandatés.

    Ils participèrent très activement, outre aux instances dirigeantes (CF, CA, BE) à diverses commissions (migrations, société, démocratie) ainsi qu’à divers Forum Sociaux européens (FSE) ou mondiaux (FSM), mais aussi à des livres (1). Ils et elle se sont engagé-es, en temps, en énergie et financièrement, tant pour ATTAC que pour le MRAP (avec une participation aux deux instances nationales dirigeantes).

    Le congrès du MRAP de juin 2018 (retour de Christian Delarue au CN du MRAP depuis 2012) et celui de l’automne 2021 n’ont pas renouvelé un mandat de représentant du MRAP pour ATTAC. La question de l’altermondialisme a été évoqué (par moi) en juin 2018 sans décision adoptée mais plus du tout en 2021. Pour autant, cela ne signifie pas un abandon.

    Addendum à ce texte du 26 février 2022 : 

    Une nouvelle sollicitation du CN du MRAP en 2022 déboucha sur un mandat au nom de Christian Delarue pour représenter à nouveau le MRAP à ATTAC (CF-CA- éventuellement BE).

    Le MRAP a officiellement mandaté au printemps 2022 un de ses membres issu soit du CN (ou du CA) soit du BN (ou du BE ) pour participer à l’activité d’ATTAC. Il s’agit de Christian DELARUE qui a déjà cette expérience (entre 2005 et 2012) et qui porte depuis longtemps de souci d’arrimage du MRAP à ATTAC et à ses activités pour un « autre monde possible ». Retour ligne automatique
    Cela concerne tout à la fois le CF (collège des fondateurs) que le CA (conseil d’administration) Une autre question s’est posée hier concernant un investissement dans le BE (bureau exécutif) d’ATTAC

    Il revient à Christian D- (et à ATTAC) de décider. Le MRAP a dégagé du temps militant pour permettre à Christian de se présenter éventuellement au BE d’ATTAC. Cela ne fut pas le cas jadis pour lui.

    Christian DELARUE - Retour ligne automatique
    CN du MRAP et ATTAC

    http://altermd-krisdlr.centerblog.net/149-mrap-pour-attac-2022

    1) Deux livres : un sur les migrations en 2009 (Ch Delarue) et Urgence antiraciste : pour une démocratie inclusive en 2017 avec C Delarue et A Grosdoy


    votre commentaire
  • POPULISME D’EMANCIPATIONS PLURIELLES 

     

     

    David Cayla (présent à la CNCL d’ATTAC du février 2022) écrit : « L’objectif de cette nouvelle gauche est de rassembler les classes populaires en remplaçant l’opposition capital / travail, jugée peu compréhensible par les masses et peu efficace électoralement, par une opposition peuple / élite. » Dans l’atelier, il évoque aussi le flou du « anti-système » (lequel ?) et surtout la défiance large du peuple contre les institutions qui, sous l’effet du néolibéralisme, cassent les liens sociaux et les solidarités afin défendre les marchés et la libre concurrence, ce faisant l’Etat et les institutions empêchent de « faire société »

     

     

     

    Il n’y a pas, pour d’autres, dans le souci des intérêts du peuple, qu’un populisme droitier, autoritaire, nationaliste et xénophobe, climatosceptique et travailliste, inégalitaire, faible à l’égard des très riches et fort contre tous les autres, la grande masse du peuple. Une sorte de trumpisme à la française !

    Un autre populisme est possible !

    Avec un populisme de facture marxiste, féministe et antiraciste, s’appuyant sur le peuple-classe 99% je défends au sein d’ATTAC une articulation de ces deux oppositions capital / travail et peuple / élite. Exemple : la RTT à 32 heures sur 4 jours se fait, pour moi, sans perte de salaire - donc comme la CGT et d’autres syndicats du travail - mais jusqu’à 15000 euros que vous soyez salarié (du privé ou du public) ou pas. Ce maxi est certes discutable et modifiable mais il est posé contre ceux d’en-haut, classes dominantes bicéphales.

    Avançons sur d’autres points : Populaire comme populiste aucun de ces termes ne va de soi. Aucun ne semble satisfaisant d’emblée . Aucun n’est en soi mieux que l’autre. Mais si l’on veut garder « populisme comme force de mobilisation du peuple » , par les corps intermédiaires (syndicats, associations) plus que par un dirigeant politique, alors il faut savoir de quel peuple, le terme étant polysémique . On distinguera, après d’autres ici (aucune originalité bien que peu connu) le « peuple-tout » (communauté) et le « peuple-fraction » (ceux et celles d’en-bas) que je nomme peuple-classe (je n’ai pas inventé le terme).

    1) Ancrage à gauche 

    Si un populisme de droite s’appui sur des valeurs de droite mélangeant souci de l’ordre et valorisation du plus fort au sein de hiérarchies sociales alors un populisme de gauche va lui considérer que l’égalité entre les humains est le seul fondement légitime du lien social . Plus on va à gauche et plus on tend vers l’égalité réelle.

    2) Refus des identitarismes

    La droite s’appuie sur des identités et des communautés (famille, nation, religion) qui masquent les conflits de classe et d’autres suprématies (sexistes et racistes) . Un populisme de gauche ne lui dispute pas l’identité nationale ou d’autres communautés.

    3) Tension vers les émancipations

    Un populisme de gauche s’opposent aux menées réactionnaires des droites religieuses ou non. Un populisme de gauche fréquente les syndicats et les associations écologiques ou altermondialistes qui propulsent des discours et des projets tendus vers les émancipations en refusant classisme, racisme, sexisme mais aussi d’autres encore intégrismes religieux, prédation contre la nature, la terre, l’air, les animaux (carnisme).

    4) Refuser la domination de classe

    Un populisme de droite instrumentalise le peuple-nation au bénéfice des classes dominantes sur lesquelles il fait silence. Il fait sien, au-delà de la nation, ou de l’Europe ou autre entité la logique de profit des grandes entreprises, la concurrence et le marché . Le populisme de gauche participe à une activité de mobilisation anti-classiste qui s’oppose frontalement au système capitalisme promu et défendu par les classes dominantes (lesquelles sont bicéphales et hiérarchisées au sein du 1%)

    5) Populisme de gauche comme mobilisation et constitution d’un « pôle populaire d’émancipation » 

    Si populisme de gauche il y a, ce n’est donc pas sur la base d’une mobilisation de la nation ou du « peuple tout entier » c’est plutôt à partir des mobilisations, notamment syndicales ou altermondialistes, des fractions dominées de la nation soit du peuple-classe (« nous sommes les 99% ! »).

    6) Ouverture de conscience politique au-delà des frontières et des langues

    On ne dispute pas le populisme communautariste d’exclusion (tout le bon peuple français sauf les étrangers mais avec inclusion de tous les capitalistes) à l’extrême droite : on délégitime son emprise en lui opposant la constitution d’un « pôle populaire d’émancipation » (cf Samy Joshua ) « arc-en-ciel » (Aurélie Trouvé) de pluri-émancipations (Christian Delarue) , soit ceux et celles d’en-bas tendus vers les émancipations

    Reste encore la question de la laicité pour accompagner l’émancipation...

    Christian DelarueRetour ligne automatique
    Militant ATTAC (commission démocratie), CGT Finances (UFR), MRAP (CN)

    Syndicaliste anti-classiste, antiraciste et antisexiste

    http://amitie-entre-les-peuples.org/Syndicaliste-contre-le-classisme-le-racisme-et-le-sexisme

     

     
     

    1 commentaire
  • Bloc Arc En Ciel, antiracisme et mouvement social autonome lié au peuple-classe

    Aurélie Trouvé, dans son dernier livre " parle du Bloc Arc En Ciel pour décrire l'alliance entre le rouge des luttes sociales, du vert des mobilisations du climat et du vivant, du rose des batailles pour les droits LGBTQI et du violet des résistances féministes, entre autres !"
    La suite c'est, de mon point de vue, l'antiracisme universaliste sous toutes ses formes, sans racialisme ni identitarisme ni communautarisme (tant celui dominant de la nation que celui dominé de la religion), ni silence sur l'intransigeantisme des intégristes religieux et de leurs complices. J'estime qu'on a tort de sous-estimer la nuisance des intégrismes religieux internationalisés. Il convient de faire barrage en ce domaine avec des mesures de type laicité et ce sans passer dans une conception qui voit des intégristes partout.
    Aurélie Trouvé (que j'ai bien connu jadis avant et surtout après la mémorable AG de Rennes de juin 2006), a un parcours contraire au mien : elle est passé de porte-parole d'ATTAC à porte-parole de la gauche politique radicale alors que j'ai fais d'abord un long temps de militantisme politique (à la LCR et un peu à la GU) tout en étant syndicaliste et très actif dans les mouvements sociaux avant de choisir le mouvement social autonome : soit le syndicalisme (CGT Finances ) et l' altermondialisme (ATTAC - CADTM) -
     
    Ch DLR
    Aurelie (interv-SP)

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique