• Des types d'oligarchie aux types de République.


    La science politique, la démocratie délégataire et la formation d’oligarchies.

    Nos démocraties, les démocraties réellement existantes telles que connues par la plupart des peuples de la planète, ceux qui ne subissent pas des dictatures, font une très large place à une oligarchie ; celle installée par le mécanisme délégataire de l’élection qui est le principal mécanisme de la démocratie dite, à tort, représentative.

    Contre Platon et avec Aristote, il faut dire que l’élection permet tout à la fois de parler de démocratie et d’oligarchie. L’élection n’est nullement le critère qui pose la Démocratie avec une majuscule, dépouillée de toute entrave oligarchique. Dans toute élection, on lit une appropriation et une dépossession.

    1) Plusieurs questions concernant l'oligarchie.

    - Le phénomène oligarchique est-il un fatum politique ou peut-on le réduire fortement et même l’éradiquer ? La réponse à cette question n’est pas neutre.

    - Tous ceux et celles qui pensent que l’oligarchie est issue de la division du travail social et qu’à ce titre elle est une sorte de fatalité se pose d’emblée une autre question : quelle est la meilleure oligarchie ? La réponse à cette question interesse aussi ceux et celles qui pense que l’oligarchie peut être réduite voire éradiquée.

    - La question de la "qualité" oligarchique passe souvent par une évocation des classifications anciennes et modernes des oligarchies. C’est ici que philosophes et chercheurs en sciences politiques ont une utilité pour le débat démocratique.

    - En tout état de cause, du point de vue du peuple-classe, la qualité d’une oligarchie se mesure au niveau de pouvoir qu’elle laisse, à froid (sans rapport de force) ou à chaud (avec rapport de force) au peuple-classe ou au peuple souverain. Une oligarchie subissant un fort contre pouvoir favorise la démocratisation ainsi que la justice sociale et donc un Etat social.

    2) Le réel ou les liens de l’oligarchie.

    Une oligarchie est un petit nombre de dirigeants politiques hauts placés (moins de 1%) dans un cadre local, national, continental ou mondial. Mais ils ne tiennent pas leur place et leur pouvoir que de l’élection. Ce ne sont pas que des aristocrates élus. Système capitaliste dominant oblige, il faut aussi compter avec leur proximité avec le pouvoir économique et financier. Les oligarchies sont de nos jours des oligarchies politico-financières. Avec le néolibéralisme c’est cette terminologie qui ait devenue dominante.

    En terme ancien, on parlerait de ploutocrates. Les politiques dirigent, les capitalistes règnent. L’ensemble forme la classe dominante qui elle avoisine et même dépasse les 1% d’en-haut.

    3) Gouvernance oligarchique à légitimité démocratique.

    Nos démocraties délégataires sont largement des "gouvernances oligarchiques" (terminologie redondante un peu comme islamisme radical) car la démocratie de pleine intervention populaire n’existe pas . Nos démocraties, malgré les conquêtes du mouvement ouvrier, restent des démocraties restreintes, à champs d’intervention réduit (pas dans l’entreprise) et de basse intensité. L’essentiel n’y est pas remis en cause sauf par une minorité d’acteurs sociaux ou politiques. Une alterdémocratie est certes pensable mais elle n’est qu’une perspective d’une minorité d’acteurs à l’avant-garde de la démocratisation des sociétés.

    Evoquer globalement le fait oligarchique (pour ne rien dire ici de sa forme ploutocratique ) ne signifie pas uniformité ni absence de distinctions importantes à faire entre, par exemple, la gouvernance de l’Union européenne et la gouvernance de la V ème République en France. La critique juste doit permettre de repérer des niveaux d’intervention citoyenne qui donne une force de contre pouvoir aux oligarchies.

    4) Types d’oligarchie et types de République.

    - La République libérale montre une oligarchie forte qui agit surtout pour la classe dominante (la bourgeoise sous le capitalisme dominant).

    - La République sociale montre une oligarchie contrainte de fournir un Etat social pour le peuple-classe. Historiquement la République sociale procède à des nationalisations, crée des services publics, une Sécurité sociale, un statut protecteur pour les apporteurs de force de travail dans l’entreprise privé ainsi et surtout dans la fonction publique. Avec elle, la démocratisation avance. Le contraire de la gouvernance néolibérale qui fait reculer la démocratie et casse l’Etat social.

    - Avec la République socialiste, ce sont les biens communs qui forment le contexte mondial. Au plan national et continental, l’appropriation publique (nationalisations) passe en appropriation sociale (socialisation). La démocratisation est forte et pénètre dans les bastions protégés.

    Christian Delarue

    Pour les développements lire : Classe dominante et oligarchie contre peuple souverain et peuple-classe. - Mouvements http://www.mouvements.info/Classe-dominante-et-oligarchie.html

    Addendum : Le couple oligarchie/peuple-classe est également pertinent pour les formations sociales issues du socialisme autoritaire et bureaucratique qui ne sont ni socialiste ni capitaliste. Il y a en Chine comme à Cuba une oligarchie spécifique qui surplombe et domine son peuple-classe.


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  • Populisme - Mélenchon : peuple-nation ou peuple-classe.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/120412/populisme-melenchon-peuple-nation-ou-peuple-classe

    Jean-Luc Melenchon a déjà gagné ! Je ne lis rien dans la boule de cristal pour son résultat dans les urnes mais j'appréhende par contre une évolution franche concernant le peuple mis en mouvement. Et ce qui est extrêmement positif est qu'il s'agit bien du peuple-classe et non du peuple-nation. Une différence capitale.

    Dans un papier (1) récent, Benoit Schneckenburger, un des intellectuels du Parti de Gauche, explique très bien cela. " Chaque populisme renvoie à une vision différente du peuple. Si l'on qualifie parfois Chavez de populiste, c'est précisément parce qu'il en appelle au peuple pour que ce dernier s'approprie les enjeux politiques : c'est ici le demos en action. En revanche, les replis identitaires de Jörg Haider eux n'en appellent pas à un peuple en mouvement, mais à une idée figée, le genos. Le Pen et Berlusconi font mine de nier les différences de classes et d'en appeler à un peuple ethnique, alors que tout leur programme social est un programme de dérégulation, eux-mêmes appartenant aux classes favorisées". Le peuple-nation à composante ethnique figée pour l'extrême-droite n'est pas la copie conforme d'un peuple-classe appelé à intervenir sur la scène publique.

    La dite scène ne saurait se réduire aux élections politiques. Ces élections ne sont d'ailleurs pas la quintessence de la démocratie. Evoquer la République sociale, c'est en filigrane ou plus nettement reposer la question de l'appropriation sociale, laquelle ne saurait se réduire à l'appropriation publique par des hauts fonctionnaires. L'appropriation sociale signifie bien socialisation et socialisation suppose l'intervention de secteurs militants, de personnes "de base" mais actives et impliquées dans la vie de la cité, dans le travail et hors travail.

    Un des autres intérêts de l'article de Benoit Schneckenburger est qu'il distingue explicitement le peuple-fiction  interclassiste et homogène qui permet de poser un chef mythique porteur d'un projet ethnique et un peuple nécessairement en opposition avec les élites ou les dominants et leur pouvoir oligarchique. Il ne dit pas peuple-classe mais c'est de cela qu'il s'agit. Le capitalisme présuppose cette lutte de la classe dominante. La notoriété de cet illustre spécialiste du populisme devrait permette de valider définitivement la notion de peuple-classe qui forme bien l'ensemble des classes populaires soit environ 98 % de la population sur le territoire national. Mais à ce niveau des enjeux, il importe de sortir "l'ensemble des classes populaires" du discours de l'ordre des classes pour le faire entrer dans l'ordre des peuples. Car trop souvent quand on pense "social" dans les débats sur le peuple c'est de la populace qu'il s'agit ou de la "classe populaire" réduite aux ouvriers et employés. Or ici, Benoit Schneckenburger ne réduit pas ce peuple-classe au pléthos, à la foule, au bas-peuple, à la populace. C'est une avancé dans le débat.

    Christian DELARUE

    1) Populisme : le peuple en accusation Par Benoit Schneckenburger

    http://www.jean-luc-melenchon.fr/arguments/populisme-le-peuple-en-accusation/

    En outre, l'auteur a rédigé un petit livre récemment dont j'ai fait une note de lecture.

    Note sur "Populisme Le fantasme des élites" de Benoît Schneckenburger - Amitié entre les peuples
    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article2218


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  • Face à la double humiliation subie par le peuple-classe grec organisons la solidarité et la contre-offensive des peuples-classe en Europe.

     

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1908

    Depuis des mois, par centaines de milliers, dans de nombreuses villes, le peuple-classe grec (pas la bourgeoisie grecque membre du peuple grec) se mobilise contre les divers plans d’hyper-austérité qui se succèdent . Chaque nouveau plan de la "Troika" (Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI)) avalisé par le gouvernement grec épargne la classe dominante grecque mais aussi les bourgeoisies financières dominantes de l’Union européenne.

    Ceux d’en-haut empochent, ceux d’en-bas trinquent ! Cette injustice sociale, cette "guerre de classe "est insupportable.

    Face aux fortes pressions du peuple-classe grec qui refuse la casse des services publics, les salaires de misères et le chômage généralisé, l’idée d’un référendum a été évoqué début novembre 2011 au moment du G 20. Insupportable pour l’oligarchie financière mondiale et les créanciers. L’idée d’un référendum biaisé est apparue, du style "voulez vous sortir de la zone euro ? ", ce qui d’une part diviserait le peuple-classe grec et d’autre part ce serait pas une garantie de sortie de l’austérité. Pas le temps de d’en débattre car rapidement, il n’en a plus été question ! Merkel & Sarkozy ont imposé publiquement et sans la moindre hypocrisie la "seule solution" des dominants. La classe dominante grecque et la plupart de la classe politique dirigeante sont en accord avec ce diktat qui n’est donc pas qu’externe. Quel coup de force ! Cette double humiliation (interne et externe) du peuple-classe grec choque aussi les autres peuples-classe d’Europe à commencer par l’Italie, l’Espagne, le Portugal mais bien au-delà. La tension monte en Europe. Les peuples-classe sont face à la trahison de leur élus et à la féroce domination de classe des banques, de la finance et des créanciers.

    Nous devons exprimer avec force notre colère et le rejet de la régression sociale imposée par le diktat des marchés financiers . Si les syndicats et les associations altermondialistes, anti-sexistes et antiracistes ne le font pas alors nous assisterons à une nouvelle montée de la peste brune en Europe faite de xénophobie, de racisme mais aussi de sexisme. Outre les migrants les femmes sont particulièrement frappées par le chômage, les réductions budgétaires et d’effectifs. Le retour de la "femme au foyer" monte à grande vitesse en pratique et dans les discours en Grèce (cf. Sonia Mitralias du CADTM). Une triple domination est à repousser : Anticlassisme, antisexisme et antiracisme sont des combats encore plus liés aujourd’hui qu’hier.

    Voici en réponse, par exemple, "Huit propositions urgentes pour une autre Europe" par Eric TOUSSAINT

    Christian DELARUE

    Altermondialiste (ATTAC), antiraciste (MRAP), syndicaliste (CGT Finances)


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  • DETTE : Raffarin défend l'oligarchie contre la démocratie

    JP Raffarin défend la place des créanciers face aux citoyens-électeurs.

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1821

    Contrairement à Joseph Schumpeter qui défendait (1) le principe de non immixtion (d’une fraction du peuple) dans l’orientation choisie par les élus et le gouvernement JP Raffarin admet bien lui une certaine immixtion. Mais ce n’est pas celle d’un peuple-classe venant rectifier l’expression tronquée ou manipulée des citoyens, du peuple-souverain.

    Ecoutons-le :

    « Au fond, dans le passé, l’élection présidentielle dépendait d’un seul facteur : l’avis des électeurs. Maintenant, l’élection présidentielle dépend de deux facteurs : l’avis des électeurs, mais aussi l’avis des prêteurs. Nous sommes endettés comme tous les pays endettés. Pour que notre pays marche, il faut que certains lui prêtent de l’argent. Ce “certains”, ce sont des fonds de pension, ce sont des retraités, ce sont des acteurs mondiaux, ce sont surtout des acteurs hors de France. Ces acteurs-là, ils ont leur avis sur l’économie française. » Puis « Il va falloir faire des promesses de bonne gestion, des promesses d’équilibre budgétaire, de rigueur budgétaire, de réforme » (2)

    Contrairement à Schumpeter qui défendait le principe de "non immixtion" il importe que le peuple-classe défende dans la rue une orientation que l’oligarchie ne mettra jamais en œuvre d’elle-même.

    C’est une combinaison "rue" et "urnes" qui convient au peuple-classe et à la gauche politique alors que la classe dominante (la bourgeoisie) et la droite politique préfèrent nettement une combinaison pouvoir de la finance et urnes. Une variante en somme de la gouvernance et d’une démocratie rabougrie.

    Cette démocratie déformée par la finance ne saurait convenir à la gauche, même à une "gauche modérée" (en débat à La Rochelle) qui se doit de repousser avec des mesures concrètes le pouvoir des banques et des grands créanciers. Encore un effort les ténors du PS !

    Christian DELARUE

    1) "Les électeurs situés à l’extérieur du Parlement doivent respecter la division du travail entre eux-mêmes et les politiciens qu’ils élisent..." écrit Schumpeter in Capitalism, Socialism et démocratie (1942).

    2) Jean-Pierre Raffarin, RTL, 7 juillet

    http://www.marianne2.fr/Raffarin-avoue-tout-en-plus-des-electeurs-il-faut-seduire-les-fonds-de-pension-_a208206.html


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  • "Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple" :

    du demos au laos (III) C Delarue

    samedi 18 juin 2011 sur AELP
    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1736

    Lire "Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple" Quelle démocratie(I) et Revendication des "indignés" (II)

    1) Hypothèse :

    Si le peuple-classe est bien un moderne "laos" et que l’on accepte la traduction de Gabriel Galice qui écrit "Par le peuple, c’est demos, pour le peuple, c’est laos" (1) alors le "gouvernement du peuple" doit avoir pour rapport démocratique et forme démocratique une réalité bien tangible ou le peuple est présent et écouté au-delà des procédures comme s’il s’agissait d’un "gouvernement AVEC le peuple" (formule assurément révolutionnaire) et ou les gouvernants-mandatés construisent un Etat social qui est vraiment la chose du peuple-classe dans sa diversité.

    Ainsi compris, le lien entre le démocratique et le social est consubstantiel au démocratique. Le social se construit avec le démocratique. Pour reprendre les mots anciens, on dira qu’ "il n’y a pas de vrai demos s’il n’y a pas un authentique laos". Les gouvernants doivent donc construire un Etat social fort au lieu de le démanteler. Ils ne doivent pas se cacher derrière des besoins de sécurité pour casser le social donc le démocratique.

    2) Recherche et arguments.

    Le mot grec laos a donné à valider le mot laïcité mais historiquement laos se traduit en français par peuple. C’est ce qu’explique Gabriel Galice (1)qui précise que "le laos, pour les anciens Grecs, c’est la foule, ce que les Romains nomment turba, plebs (qui donne plèbe), vulgus. On retombe ici sur le sens donné par Yves Meny et Yves Surel dans "Par le peuple, pour le peuple" (2) à propos de la signification économique et sociale du mot peuple.

    Mais d’une conception trop englobante du type "peuple tout entier" on tombe dans une acception économico-sociale très étroite qui n’a aucune chance d’accéder à une quelconque souveraineté, ce qui signifie rester subordonnée et dominée . En effet la plèbe contemporaine c’est soit le lunpenprolétariat, les sous-smics et les salariés précaires et pauvres soit un cran au-dessus ce que l’on nomme parfois aujourd’hui les "couches populaires" (ouvriers et employés) ou plus généralement les prolétaires au sens de ceux qui épuisent leur salaire dans le mois.

    A suivre G Galice on dira qu’effectivement "Laos est plutôt le peuple social, demos le Peuple politique". Mais G Galice choisit de mettre un P à peuple politique. Ce qui est problématique car cela signifie qu’une domination est acceptée car légitime alors que le peuple politique cache tout le poids de la classe dominante (la bourgeoisie décomplexée) sur le peuple-classe. Et ce poids est très lourd. Avec la montée en puissance de la finance l’Etat social s’est réduit et corrélativement les inégalités sociales se sont accrues.

    On répondra que le peuple politique c’est le peuple souverain l’entité citoyenne la plus respectable en démocratie. Mais quelle démocratie ? Le peuple souverain n’est pas réductible au "Peuple politique" qui semble plutôt l’avatar de la classe politique, ou au mieux le synonyme des de la volonté générale des gouvernants si l’on veut s’inspirer de JJ Rousseau. Mais alors ce "P" est celui de la Volonté générale qui écrase la diversité culturelle et surtout cache la domination socio-économique et donc l’injustice sociale.

    Si le peuple-classe est bien un moderne "laos" alors il aspire à la libération et à l’égalité et il aspire à la souveraineté contre l’oligarchie et la classe dominante. Il sera pleinement "souverain" au sens marxiste que lorsque la bourgeoisie aura disparue comme classe dominante sans que pour autant une autre classe dominante soit apparue.

    Ici il ne faut pas confondre les "élites" et la classe dominante car on imagine mal la disparition des premières (qui peuvent se servir ou servir le peuple-classe) mais pas celle de la seconde. Les premiers pas pour faire disparaitre la classe dominante consiste à démocratiser la démocratie existante et à renforcer l’Etat social pour en faire la chose du peuple-classe. On poursuivrait alors la tâche politique des Résistants à la sortie de la deuxième Guerre mondiale en allant vers le socialisme.

    Christian Delarue

    1) Gabriel Galice par ailleurs auteur d’un ouvrage sur le peuple-nation .

    http://peuple-nation.blogspirit.com/archive/2006/08/index.html

    2) Yves MENY et Yves SUREL : le peuple comme peuple classe. JJ LAKRIVAL

    http://www.legrandsoir.info/yves-meny-et-yves-surel-le-peuple-comme-peuple-classe.html

    A noter que G Galice se montre très critique de ’usage idéologique du populisme contre le peuple-classe. Il note que le populisme russe n’avait pas un sens négatif.


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