• Gilets jaunes d'en-bas : Le débouché politique du « Tiers Etat » par une Constituante . - Amitié entre les peuples

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  • Au Maroc, l’article 222 du code pénal interdit formellement à tout musulman de rompre le jeûne publiquement, sous peine d’une sanction pouvant aller de un à six mois de prison et de 200 à 500 dirhams d’amende (de 18 à 45 euros environ).

    Pas que la loi et la police pour faire appliquer cette règle théocratique et archaïque : une fraction du peuple s'adonne à la violence sous couvert de cet article pour imposer le jeune le plus strict !

    Les agressions de personnes ayant rompu le jeûne en public existent évidemment : en octobre 2016, un médecin s’était insurgé lorsqu’un diabétique avait été agressé pour avoir bu de l’eau dans la rue à Rabat.

     

     

    https://www.facebook.com/christian.delarue.alter/posts/10209506528139459

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  • AG ATTAC 2018 : Expression pour avancer plus encore.

    
Contribution au débat d’AG.

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article159673

    NB : L’Assemblée générale 2018 d’Attac France se déroulera le dimanche 6 mai au CICP, 21 ter, rue Voltaire 75011 Paris.
    https://vie-interne.attac.org/ag/2018/

    XX

    ATTAC, association altermondialiste s’oppose aux régressions diverses et pose des pistes alternatives théoriques et pratiques (concrètes et pragmatiques) pour construire un autre monde. 

    Les grèves et les manifestations du premier semestre 2018 sont la réponse à l’imposture d’un président réactionnaire (1) qui, sous couvert de « modernité », casse l’Etat social, les services publics, la protection sociale, les statuts des fonctionnaires, le code du travail des travailleurs et travailleuses du privé ...

    Ce contre-mouvement vient de loin (années Reagan & Thatcher) et se nomme néolibéralisme, une forme historique de capitalisme de plus en plus nuisible à la nature et au monde du travail .

    La finance - comme pouvoir - est le fer de lance de l’oligarchisation du monde qui réduit les conquêtes démocratiques, sociales (les services publics, la protection sociale...), laïque, féministes (et anti-homophobie), pacifiques et anti-guerre, celles enfin anti-racistes et anti-xénophobie.

    Combattre la finance, les banques privées, les dettes illégitimes, les paradis fiscaux : nous le faisons. Il faut aussi promouvoir la démocratie contre son rabougrissement, les services publics contre leur atrophie. Nous défendons une alterdémocratie (élargie et participative ) avec des droits politiques économiques, sociaux et culturels pour tous et toutes.

    Notre perspective est transversale, internationale, mondiale, tout en étant aussi locale et nationale. Les hommes et femmes de progrès sont partout. Nous militons pour un « empowerment » (2) du peuple-classe et notamment des classes sociales les plus dominées face à la classe dominante. La démocratie-souveraineté contre les dispositifs agressifs des peuples (OTAN, UE, CETA,...) doit être complétée par une démocratie-socialisation . L’ouverture aux peuples-classe de l’Europe et du monde (et notamment les pays dits ACP) doit être maintenue.

    Dans une perspective de pluri-émancipation(s), il importe de mettre l’accent sur la défense des migrants – c’est fait - mais aussi contre toutes les formes de racisme. C’est le point faible. Or on voit qu’aujourd’hui un antiracisme campiste prend forme avec la défense des juifs et contre l’antisémitisme d’un côté et la défense des musulmans contre l’islamophobie de l’autre. Dans ce « binarisme intellectuel » et ce positionnement campiste c’est le silence contre les intégrismes religieux qui progressent avec tous les maux qui vont avec. L’altermondialisme ne doit donc pas - c’est notre position - se borner à défendre la dignité des migrants au travers de nouveaux droits mais aussi faire de la lutte contre toute forme de racisme un objectif primordial dans un cadre laïque (3).

    Il y a aussi à intégrer, nous le faisons déjà, à la question démocratique les principes écologiques et la lutte pour des conditions de vie plus équilibrées avec les autres pour gagner en harmonie sociétale.

    Christian Delarue & Monique Demare
    Commission Démocratie

    Christian DELARUE  a participé à deux livres en rapport avec cette contribution "Pour une politique ouverte d'immigration" en 2009 (Syllepse) et "Urgence antiraciste - Pour une démocratie inclusive" en 2017 (Le Croquant) 

     

    Ce texte est soutenu par d'autres membres de la commission dont, à ce jour, Jeanne Parreau, Jean-Michel Toulouse, Clément Jourdain, François Schalchi et Martine Boudet coordinatrice du livre Urgence antiraciste précité et par ailleurs à l'initiative d'un autre texte sur le même sujet mais de facture différente

    XX

    1) cf livre ATTAC & Fondation Copernic : "L’imposture Macron - Un business model au service des puissants"

    2 ) On évoque le « care » mais aussi « l’empowerment » à traduire par un accroissement de la puissance d’agir . En référence aux acteurs donnant dans un cadre le plus souvent collectif de la puissance d’agir à celles et ceux d’en-bas, les plus dominés, exploités, oppressés, soumis, fragilisés.

    3) La lutte pour l’égalité de traitement est un enjeu démocratique dans la mesure ou un effort est requis pour qu’elle s’exerce sans essentialisme et sans amalgame, c’est à dire de façon universaliste, non populiste, non campiste, non communautariste, sans idées préconçues mais aussi sans faiblesse face aux intégrismes religieux.


     

     


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  • Des types d'oligarchie aux types de République.


    La science politique, la démocratie délégataire et la formation d’oligarchies.

    Nos démocraties, les démocraties réellement existantes telles que connues par la plupart des peuples de la planète, ceux qui ne subissent pas des dictatures, font une très large place à une oligarchie ; celle installée par le mécanisme délégataire de l’élection qui est le principal mécanisme de la démocratie dite, à tort, représentative.

    Contre Platon et avec Aristote, il faut dire que l’élection permet tout à la fois de parler de démocratie et d’oligarchie. L’élection n’est nullement le critère qui pose la Démocratie avec une majuscule, dépouillée de toute entrave oligarchique. Dans toute élection, on lit une appropriation et une dépossession.

    1) Plusieurs questions concernant l'oligarchie.

    - Le phénomène oligarchique est-il un fatum politique ou peut-on le réduire fortement et même l’éradiquer ? La réponse à cette question n’est pas neutre.

    - Tous ceux et celles qui pensent que l’oligarchie est issue de la division du travail social et qu’à ce titre elle est une sorte de fatalité se pose d’emblée une autre question : quelle est la meilleure oligarchie ? La réponse à cette question interesse aussi ceux et celles qui pense que l’oligarchie peut être réduite voire éradiquée.

    - La question de la "qualité" oligarchique passe souvent par une évocation des classifications anciennes et modernes des oligarchies. C’est ici que philosophes et chercheurs en sciences politiques ont une utilité pour le débat démocratique.

    - En tout état de cause, du point de vue du peuple-classe, la qualité d’une oligarchie se mesure au niveau de pouvoir qu’elle laisse, à froid (sans rapport de force) ou à chaud (avec rapport de force) au peuple-classe ou au peuple souverain. Une oligarchie subissant un fort contre pouvoir favorise la démocratisation ainsi que la justice sociale et donc un Etat social.

    2) Le réel ou les liens de l’oligarchie.

    Une oligarchie est un petit nombre de dirigeants politiques hauts placés (moins de 1%) dans un cadre local, national, continental ou mondial. Mais ils ne tiennent pas leur place et leur pouvoir que de l’élection. Ce ne sont pas que des aristocrates élus. Système capitaliste dominant oblige, il faut aussi compter avec leur proximité avec le pouvoir économique et financier. Les oligarchies sont de nos jours des oligarchies politico-financières. Avec le néolibéralisme c’est cette terminologie qui ait devenue dominante.

    En terme ancien, on parlerait de ploutocrates. Les politiques dirigent, les capitalistes règnent. L’ensemble forme la classe dominante qui elle avoisine et même dépasse les 1% d’en-haut.

    3) Gouvernance oligarchique à légitimité démocratique.

    Nos démocraties délégataires sont largement des "gouvernances oligarchiques" (terminologie redondante un peu comme islamisme radical) car la démocratie de pleine intervention populaire n’existe pas . Nos démocraties, malgré les conquêtes du mouvement ouvrier, restent des démocraties restreintes, à champs d’intervention réduit (pas dans l’entreprise) et de basse intensité. L’essentiel n’y est pas remis en cause sauf par une minorité d’acteurs sociaux ou politiques. Une alterdémocratie est certes pensable mais elle n’est qu’une perspective d’une minorité d’acteurs à l’avant-garde de la démocratisation des sociétés.

    Evoquer globalement le fait oligarchique (pour ne rien dire ici de sa forme ploutocratique ) ne signifie pas uniformité ni absence de distinctions importantes à faire entre, par exemple, la gouvernance de l’Union européenne et la gouvernance de la V ème République en France. La critique juste doit permettre de repérer des niveaux d’intervention citoyenne qui donne une force de contre pouvoir aux oligarchies.

    4) Types d’oligarchie et types de République.

    - La République libérale montre une oligarchie forte qui agit surtout pour la classe dominante (la bourgeoise sous le capitalisme dominant).

    - La République sociale montre une oligarchie contrainte de fournir un Etat social pour le peuple-classe. Historiquement la République sociale procède à des nationalisations, crée des services publics, une Sécurité sociale, un statut protecteur pour les apporteurs de force de travail dans l’entreprise privé ainsi et surtout dans la fonction publique. Avec elle, la démocratisation avance. Le contraire de la gouvernance néolibérale qui fait reculer la démocratie et casse l’Etat social.

    - Avec la République socialiste, ce sont les biens communs qui forment le contexte mondial. Au plan national et continental, l’appropriation publique (nationalisations) passe en appropriation sociale (socialisation). La démocratisation est forte et pénètre dans les bastions protégés.

    Christian Delarue

    Pour les développements lire : Classe dominante et oligarchie contre peuple souverain et peuple-classe. - Mouvements http://www.mouvements.info/Classe-dominante-et-oligarchie.html

    Addendum : Le couple oligarchie/peuple-classe est également pertinent pour les formations sociales issues du socialisme autoritaire et bureaucratique qui ne sont ni socialiste ni capitaliste. Il y a en Chine comme à Cuba une oligarchie spécifique qui surplombe et domine son peuple-classe.


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  • Populisme - Mélenchon : peuple-nation ou peuple-classe.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/120412/populisme-melenchon-peuple-nation-ou-peuple-classe

    Jean-Luc Melenchon a déjà gagné ! Je ne lis rien dans la boule de cristal pour son résultat dans les urnes mais j'appréhende par contre une évolution franche concernant le peuple mis en mouvement. Et ce qui est extrêmement positif est qu'il s'agit bien du peuple-classe et non du peuple-nation. Une différence capitale.

    Dans un papier (1) récent, Benoit Schneckenburger, un des intellectuels du Parti de Gauche, explique très bien cela. " Chaque populisme renvoie à une vision différente du peuple. Si l'on qualifie parfois Chavez de populiste, c'est précisément parce qu'il en appelle au peuple pour que ce dernier s'approprie les enjeux politiques : c'est ici le demos en action. En revanche, les replis identitaires de Jörg Haider eux n'en appellent pas à un peuple en mouvement, mais à une idée figée, le genos. Le Pen et Berlusconi font mine de nier les différences de classes et d'en appeler à un peuple ethnique, alors que tout leur programme social est un programme de dérégulation, eux-mêmes appartenant aux classes favorisées". Le peuple-nation à composante ethnique figée pour l'extrême-droite n'est pas la copie conforme d'un peuple-classe appelé à intervenir sur la scène publique.

    La dite scène ne saurait se réduire aux élections politiques. Ces élections ne sont d'ailleurs pas la quintessence de la démocratie. Evoquer la République sociale, c'est en filigrane ou plus nettement reposer la question de l'appropriation sociale, laquelle ne saurait se réduire à l'appropriation publique par des hauts fonctionnaires. L'appropriation sociale signifie bien socialisation et socialisation suppose l'intervention de secteurs militants, de personnes "de base" mais actives et impliquées dans la vie de la cité, dans le travail et hors travail.

    Un des autres intérêts de l'article de Benoit Schneckenburger est qu'il distingue explicitement le peuple-fiction  interclassiste et homogène qui permet de poser un chef mythique porteur d'un projet ethnique et un peuple nécessairement en opposition avec les élites ou les dominants et leur pouvoir oligarchique. Il ne dit pas peuple-classe mais c'est de cela qu'il s'agit. Le capitalisme présuppose cette lutte de la classe dominante. La notoriété de cet illustre spécialiste du populisme devrait permette de valider définitivement la notion de peuple-classe qui forme bien l'ensemble des classes populaires soit environ 98 % de la population sur le territoire national. Mais à ce niveau des enjeux, il importe de sortir "l'ensemble des classes populaires" du discours de l'ordre des classes pour le faire entrer dans l'ordre des peuples. Car trop souvent quand on pense "social" dans les débats sur le peuple c'est de la populace qu'il s'agit ou de la "classe populaire" réduite aux ouvriers et employés. Or ici, Benoit Schneckenburger ne réduit pas ce peuple-classe au pléthos, à la foule, au bas-peuple, à la populace. C'est une avancé dans le débat.

    Christian DELARUE

    1) Populisme : le peuple en accusation Par Benoit Schneckenburger

    http://www.jean-luc-melenchon.fr/arguments/populisme-le-peuple-en-accusation/

    En outre, l'auteur a rédigé un petit livre récemment dont j'ai fait une note de lecture.

    Note sur "Populisme Le fantasme des élites" de Benoît Schneckenburger - Amitié entre les peuples
    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article2218


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