• FSM 2008 : DE TOUT SANS TABOU

    PARLER AUSSI D'UN NOUVEAU SOCIALISME

    Tribune libre;


    *ACCROCHE* : « FSM 2008 : Altermondialisme : de la résistance au socialisme ! »
    http://www.france.attac.org/spip.php?article8036

    Ce texte reprends pour une part certaines remarques écrites pour défendre les collectifs mixtes individus / organisations (à propos du combat contre le traité simplifié) :
    L'ALTERMONDIALISME ET LES INTERNATIONALES COMMUNISTES ENSEMBLE

    Bellaciao : mardi 8 janvier 2008 (03h15) : *
    http://www.bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=58960

     



    PLUSIEURS DEFIS: D'abord évoquer un autre monde quand nous subissons jour après jour la politique néolibérale de Sarkozy c'est vouloir décoller fortement des questions du présent. Mais les forum peuvent laisser place à divers débats. Ensuite et surtout, il n'est pas évident ni facile d'avancer sur ce nouveau monde que l'on pense à partir des expériences de luttes des socialistes critiques du monde présent et ancien. D'une part, il n'y a pas nécessairement dans les FSM décentralisés des personnes ressources qualifiées pour baliser le terrain . D'autre part le mot même de « socialisme » peut apparaître provocateur, voire repoussant. Il constitue donc un obstacle épistémologique à la pensée critique et dialectique.



    DEBATTRE : Mon propos n'est pas ici « scientifique » mais citoyen, citoyen altermondialiste car toute pratique sociale nouvelle n'est pas en soi altermondialiste c'est à dire débouchant sur un autre monde et que donc il faut débattre de ce qui fait réellement « rupture franche » qui a évoquer une convergence de ruptures partielles. Personne n'a la vérité assurée. Pour autant il faut quand même avancer des hypothèses, des lignes d'orientation qui méritent approfondissements.



    APRES <st1:PersonName w:st="on" productid="LA CRISE">LA CRISE</st1:PersonName> : Pour le dire d'emblée l'autre monde que nous voulons se veut nouveau. Des éléments de l'ancien subsisteront après la crise opérant le passage de l'ancien au nouveau. Nouveau car les rapports sociaux capital / travail, propriétaires/locataires, appareil d'Etat / citoyens devront être largement réduit et transformer de même que les rapports à la nature. Cela est d'une nécessité absolue pour éradiquer les dégâts sociaux et environnementaux. Ce monde nouveau n'est pas abouti, car nous avons ne pas savoir le penser intégralement : il n'est plus capitaliste dominant, il n'est pas socialiste hyper-productiviste mais éco-socialiste. Il construit un développement économe et harmonieux respectueux des humains et de la nature.


    Pour certains altermondialistes, il ne faut pas nier l'existence de différences entre L'altermondialisme et les internationales communistes (<st1:PersonName w:st="on" productid="la III Internationale">la III Internationale</st1:PersonName> de Lénine et <st1:PersonName w:st="on" productid="la IV Internationale">la IV Internationale</st1:PersonName> de Trotski ) mais ils faut aussi mettre l'accent sur les points de convergence possibles, notemment sur l'autre monde nécessaire et possible.



    I – ADMETTRE LES DIFFERENCES ENTRE ALTERMONDIALISME ET INTERNATIONALES COMMUNISTES


    Elles sont visibles au plan de l'organisation comme au plan des contenus.

    A) DES MODELES ORGANISATIONNELS DIFFERENTS


    Les Forum « alter » se veulent un espace horizontal ouvert aux personnes et organisations engagées dans des luttes pour « un autre monde ». Un Forum Social Mondial se veut sans construction pyramidale et même sans leader ce qui suppose une organisation démocratique, l'égalité des participants étant un construit et non un état naturel.

    Reprenons alors la distinction de Raoul JENNAR (1) pour mieux saisir la différence.

    « Par nature, l'altermondialisme est une forme nouvelle d'internationalisme dont la particularité par rapport aux quatre internationales qui l'ont précédé est de ne pas être soumis à un centre qui dicte la pensée et les actes. L'altermondialisme est en soi un rejet de la forme d'action proposée par le léninisme et pratiquée par les deux internationales qui s'en sont réclamés. Les altermondialistes récusent les organisations hiérarchiques pyramidales. Ils fonctionnent en réseaux.

    L'altermondialisme est né d'une convergence : celle d'associations et d'ONG, issues de la société civile - au sens gramschien et non pas anglo-saxon de l'expression - chacune active dans un domaine bien précis (genre, enfance, droits humains, écologie, développement, actions humanitaires,...) et découvrant progressivement qu'elles se heurtent au même mal : la mondialisation, nom donné à la phase présente du développement du capitalisme caractérisée par une dérégulation et une financiarisation à l'échelle de la planète. »



    B) DES NOTIONS FONDATRICES DIFFERENTES MAIS EN DEBAT

    La différence de contenu programmatique saute au yeux d'emblée car la référence au communisme et même au socialisme est marginale. Le marxisme s'il n'est pas rejeté n'est pas la base de tout sur lequel on ajoute un arbre doctrinal qui porte le nom des grandes figures du mouvement ouvrier international : Lénine, Rosa Luxembourg, Gramsci, puis ici Staline, Trotski ou Mao ou autre chose. Dans l'altermondialisme Marx sera évoqué avec beaucoup d'autres penseurs contemporains ou anciens. Par exemple, la sociologie de la domination de Bourdieu y voisine avec la sociologie de la contradiction de Marx. Il en va de même en économie.

    Elle ne s'arrête pas là : L'altermondialisme a pour figure centrale le citoyen qui veut faire valoir ses droits démocratiques et républicains dans le cadre national ou européen voire au plan mondial.

    La classe ouvrière est effacée. Mais derrière l'abstraction des marchés ce que chacun repère ou imagine c'est une « bourgeoisie », une classe sociale dominante qui agit contre le reste de l'humanité (et de la nature). Ce reste de l'humanité pourrait se nommer « le peuple » – comme je l'ai proposé après Patrick TORT (2) – mais le dictionnaire Alter ignore le mot. On y évoque pas les masses mais seulement la nation. Et la nation est un objet conflictuel (3 ).



    II – ...MAIS NE PAS NIER LES POINTS COMMUNS ENTRE ALTERMONDIALISME ET INTERNATIONALES COMMUNISTES




    Il importe d'abord de repérer l'altermondialisme de l'altermondialisation et des mouvements divers qui en sont éloignés plus ou moins. Etape nécessaire pour repérer des points communs entre altermondialisme et internationales communistes (III et IV).


    A) PREALABLE : ALTERMONDIALISATION et ALTERMONDIALISME


    Il faut distinguer les forums, les réseaux et ATTAC.

    - Le risque du réseau et des forum : la pente de l'altermondialisation...


    On pourrait penser que le risque de ce type d'organisation est l'altermondialisation, le mouvementisme sans but unique mais avec de multiples micro-projets voire parfois des pratiques purement individuelles sans actions collectives pour changer les structures. L'altermondialisation est donc le nom d'un processus multiforme de construction d'un monde qui n'est pas radicalement différent de celui-ci. On peut dire que l'altermondialisation veut aménager l'existant, le modifier plus ou moins mais pas en changer les base, notamment pour passer de la propriété privée des moyens de production et d'échange à l'appropriation publique (nationalisations) puis sociales. L'altermondialisation s'en prendra à certains effets du capitalisme sans vouloir remettre en cause la dynamique et les rapports sociaux qui en sont à la racine : la critique portera par exemple contre la concurrence, la « compétition » ou le « consumérisme » sans affronter le cœur de la logique capitaliste.


    En fait, l'altermondialisation milite pour d'autres mondes aux marges du mode de production dominant régulé. Deux choses donc dans l'altermondialisation : d'une part une croyance qu'il est possible de réguler le capitalisme et d'autre part la volonté de construire des archipels de « mondes » plus ou moins dégagés des logiques marchande avec la promotion du seul néosolidarisme, du seul coopérativisme, de la seule économie sociale et solidaire (ESS).


    - ATTAC résolument tourné vers l'altermondialisme


    Mais ce qui s'est déployé dans ATTAC notamment depuis ce qui a été nommé en 2003 « la nouvelle dynamique » et réaffirmé plus encore par la suite avec le Manifeste altermondialiste c'est la volonté de dégager des « ruptures franches » avec le capitalisme dans sa phase actuelle dite néolibérale. « L'altermondialisme milite lui pour un autre monde car « il n'y a pas de fatalité, cette mondialisation n'est qu'un choix politique auquel on peut lui en opposer d'autres, qu'il y a des alternatives et qu'un autre monde est possible. » ainsi que le dit RMJ

    Mon propos ne vise pas à délaisser les forums mais à y intervenir vigoureusement pour y donner un contenu autre que la vente du café équitable !



    B) NOUVEAU MONDE : UNE NOUVELLE PEDAGOGIE DU SOCIALISME ECOLOGIQUE


    1. DISTINGUER LES BUTS ET LES MOYENS*

    Le projet socialiste vise la satisfaction des besoins ce qui diffère de ce qui se fait sous le capitalisme dominant à savoir répondre surtout et principalement à une demande solvable via le(s) marché(s) en vu d'un profit .Le capitalisme subordonne la production de valeurs d'usage à la valorisation marchande, à la réalisation d'une valeur d'échange. Le socialisme se dégage largement de cette subordination. Une "autre démocratie" fait partie des objectifs du projet socialiste.

    Cet objectif du socialisme se réalise d'une part via une large et profonde démocratisation aboutissant à une "autre démocratie" et d'autre part au moyen d'un outil qui permet une distribution égale et rationnelle des biens et services, des accès aux droits sur tout le territoire. Cet outil qui n'est pas que bureaucratie rationnelle se nomme "Etat socialiste" puisque la démocratie économique est mise en place d'une façon impensable sous le capitalisme. Démocratisation et Etat socialiste redistributif sont des moyens important de réalisation des objectifs mais ce ne sont que des outils : Pas de fétichisme de l'Etat socialiste ! Il ne doit être désiré que pour la réalisation de l'alterdémocratie (4) qui est un but quasiment de même niveau que la satisfaction des besoins.


    2. VAINCRE LES TROIS « BETES NOIRES » OBSTACLES A <st1:PersonName w:st="on" productid="LA PENSEE DU">LA PENSEE DU</st1:PersonName> SOCIALISME


    Etat socialiste redistributif et égalitaire signifie-t-il totale planification ? totale nationalisation ? suppression total du marché ? Non. Soupir de soulagement pour celles et ceux pour qui ces termes signifient Léviathan totalitaire. Mais aussi tôt une question surgit : quel est alors cet Etat socialiste? Ne s'agit-t-il pas d'un Etat capitaliste démocratisé et fonctionnant au profit du peuple, du salariat? Non ! Un saut qualitatif très important est nécessaire pour accéder à la satisfaction des besoins et à l'alterdémocratie. De nombreuses ruptures franches avec effets cliquets sont nécessaires et in fine un basculement dans l'autre société avec notamment la planification, de nombreuses nationalisations, et une vaste démarchandisation notamment avec des services publics fonctionnant à partir de leur logique propre mais aussi démarchandisation de la force de travail.

    -

    Pour conclure, débattons bien de tout y compris de ce qui est le moins évident, le plus discutable. Car la lutte sera dure avant comme après la crise. Car crise sociale et politique il y aura ! Parions pour un autre « Mai 68 » avec transcendance des luttes au-delà des frontières et autre débouché en terme de « nouvelle société ».




    Christian DELARUE

    Membre du CA d'ATTAC France


    1 Raoul JENNAR in « L'altermondialisme et les gauches »
    http://wb.attac.be/L-altermondialisme-et-les-gauches.html


    2 Patrick TORT in Le marxisme aujourd'hui

    3 Nation

    ATTAC France n'a pas, je crois, mis à part un socle commun minimal, de positions bien développées sur la Nation. La Nation est le cadre reconnu - sous couvert de profonde démocratisation - pour un projet l'appropriation publique et de façon générale pour l'application des principes de service public partout sur le territoire. Les syndicats - comme l'UGFF CGT par exemple - y sont attachés comme cadre de mission. Mais il y débat par rapport à la citoyenneté des résidents d'origine extracommunautaires tout comme sur le rôle de la Nation comme obstacle à la mondialisation capitaliste. De même l'Etat ne fait pas l'objet d'une conception partagée : capitaliste pour les uns, contradictoire pour d'autres, républicain d'abord pour d'autres encore. Quand à la notion de peuple, plus concrète, plus en contestation des élites ou la classe dirigeante qui se cache derrière la Nation ne figure pas dans le dictionnaire Alter. C'est un manque pour avancer sue la démocratie populaire et économique que j'ai nommé alterdémocratie.

    4 Alterdémocratie sur site ATTAC 35, Bellaciao, ce blog

     

     


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  • article publié le 3/01/2008 sur ATTAC France

    http://www.france.attac.org/spip.php?article8036

    et Bellaciao
    http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=58704


    SZVF (FSM) 2008 : Altermondializmus : az ellenállástól a szocializmusig !

    : http://www.gondolkodjunkegyutt.hu/spip.php?article350

    Szombat 2008. január 5. , írta Christian Delarue

    LÖWY számára az általa írt “Az altermondialista mozgalom mint tagadás és utópia” című esszéjében [1] a mozgalom három momentumban bontakozik ki: az első volt az ELUTASÍTÁS, de természetesen mint “a létező dolgok állásával szembeni ellenállás parancsoló szükségesség”.


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    SZVF (FSM) 2008 : Altermondializmus : az ellenállástól a szocializmusig !

    2008. január 3.

    Christian Delarue

    Megjelenik-e a Szociális Világfórumon 2008-ban a Michael Löwy* által leírt három különböző és egymást kiegészítő momentum ?

    Összefoglalás

    * AZ ALTERMONDIALIZMUS HÁROM MOMENTUMA

    * AZ UTÓPIA NEVE : SZOCIALIZMUS

    * SZOCIALIZMUS VAGY KÁVÉHÁZI VITAFÓRUM

    AZ ALTERMONDIALIZMUS HÁROM MOMENTUMA

    LÖWY számára az általa írt “Az altermondialista mozgalom mint tagadás és utópia” című esszéjében [1] a mozgalom három momentumban bontakozik ki: az első volt az ELUTASÍTÁS, de természetesen mint “a létező dolgok állásával szembeni ellenállás parancsoló szükségesség”. Az első momentum nem tűnt el, miközben a mozgalom, egy második időszakban előállt a maga konkrét alternatív JAVASLATAIval, melyek nagyrésze egyszerűen “elképzelhetetlen a neoliberális gondolkodás és elfogadhatatlan a tőke képviselői számára.” Ehhez, mint harmadik momentum, jön hozzá az UTÓPIA.

    AZ UTÓPIA NEVE : SZOCIALIZMUS

    “A fórum és a tüntetések résztvevői számára ennek az utópiának a neve szocializmus. Ez az a remény, amelyben bíznak a marxisták és liberter baloldaliak, baloldali keresztények és környezetvédők, akárcsak a munkás- paraszt- feminista vagy bennszülött mozgalmak jelentős számú aktivistája.

    Egy szocialista demokrácia azt jelenti, hogy a társadalmi-gazdasági választásokat, a beruházások prioritásait, a termelés és elosztás alapvető orientációit maga a lakosság vitatja meg és dönti el demokratikus módon nem pedig egy maroknyi kizsákmányoló vagy úgynevezett < piaci törvények > (vagy egy már csődöt mondott változatában egy mindenható Politikai Bizottság).”

    SZOCIALIZMUS VAGY KÁVÉHÁZI VITAFÓRUM

    Az egyszerű altermondializmus hívei [2] – akik csak marginális változásokat akarnak a rendszerben anélkül, hogy azt magát megváltoztatnák – megnyugodhatnak, mert nincs szó arról, hogy M. LOWY a szocializmust mozgalmi programmá akarná tenni; a szocializmusról folytatott vitáról [3] van szó, amely legitim alkotórésze az alternatív gondolatok ütköztetésének.

    A vita néha “természetesen” létrejön, mert konkrét javaslatok és utópiák között mint “részvételi demokrácia” jelenik meg “mint az állampolgári gyakorlat legmagasabb szintje, túl a hagyományos képviseleti demokrácia határain”; ezt a magam részéről alterdemokráciának [4] nevezem, hogy ezzel világosan megmutassuk a különbséget a jelző nélküli demokráciától, valamint azért is, hogy ne keverjük össze azzal a részvételi demokráciával, amelyet a domináns képviseleti demokrácia egyszerű kiegészítőjének tartanak.

    Christian DELARUE

    altermondialista Az ATTAC France Adminisztratív

    Tanácsának tagja A MARP (francia rasszizmus-ellenes szervezet) vezető aktivistája

    Hivatkozások:

    [1] « Négativité et utopie du mouvement altermondialiste » a Contretemps c. baloldali folyóiratban jelent meg (Radikális baloldaliként gondolkodni)

    [2] Az altermondializálás bírálata :
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    <v:shape id=_x0000_i1027 style="WIDTH: 6pt; HEIGHT: 8.25pt" alt="-" type="#_x0000_t75"></v:shape><!--[if !vml]--><!--[endif]--> Bíráljátok a szociális és szolidáris gazdaságot, de ne merjétek magatokat ökoszocialistának nevezni !
    <v:shape id=_x0000_i1028 style="WIDTH: 6pt; HEIGHT: 8.25pt" alt="-" type="#_x0000_t75"></v:shape><!--[if !vml]--><!--[endif]--> Az altermondializmus nem oldódik fel a neoszolidaritásban

    [3] Az alterdemokrácia számára szükséges szocialista államról lásd: POUR UNE ALTERDEMOCRATIE , BESOIN D'UN ETAT ECO-SOCIALISTE ! (Az alterdemokrácia ökoszocialista államot igényel !) - chrismondial blogjában

    [4] Az alterdemokráciáról. Bevezetés a Rennes-i nagy nyugati gyűlésen kiadott demokrácia-kiáltványhoz: lépjünk tovább egy másfajta, állampolgári és népi demokrácia felé (Rencontres du Grand Ouest) vagy « alterdemokrácia / másféle demokrácia : az úttól a célig » a Bellaciao-ban bellaciao

    Az Attac kiáltványának “szakítási intézkedései”-hez képest a szuverenitás-megbizatási teória nem mutatja meg kielégítően, hogy milyen demokrácia szükséges egy olyan demokráciában, amely a gazdasági területeken és a vállalkozásokon kívül bontakozik ki (tervezet). Lásd: « La souveraineté-commission, une théorie transitoire vers l'alterdémocratie ? » lásd *Michael Löwy (1938- ) brazil születésű francia filozófus, szociológus, az “Ökoszocialista Kiáltvány” (2001) egyik szerzője, a trockista IV. Internacionálé tagja. Számos politikai és szellemtörténeti könyv szerzője. Az említett, 2004-ben megjelent írás hozzáférhető: Lowycikk

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  • Du SOCIAL au POLICIER :
    Textes sur les mutations au sein de l'Etat et de la société.


    La remise en application de la loi du 3 avril 1955 sur l'Etat d'urgence est symptômatique d'une évolution et même d'une longue mutation concernant le rôle de l'Etat. Les réformes de l'Etat se succèdent pour tansformer les services publics, les Administrations et les fonctions publiques. Parallèlement à cette casse de l'Etat social s'instaure un Etat policier connu sous le d'Etat sécuritaire qui donne un rôle nouveau et accentué de la fonction pénale et policière.

    Voici une première explication, non sur sur la crise de l'Etat Providence ou sur la fin de l'Etat social mais sur la différenciation théorique Etat / régime politique (I) . Pour cela je reproduis tel quel un passage d'un livre de Nicolas Bénies . Ensuite, pour entrer plus dans le sujet, c'est chez Alain Bertho que je vais puiser un historique de l'évolution vers un régime d'exception (II) . L'article complet est paru dans Variations printemps 2005 . Une troisième partie, personnelle, fera le lien avec l'international (III). Il complétera un de mes textes sur les "trois mondes" (site yonne.lautre) (IV) .


    I - DIFFERENCIATION ETAT / REGIME POLITIQUE.
    Nicolas BENIES in L' Après libéralisme (PEC La Brèche 1988 p 30 et 31)

    Dans les faits la politique d'austérité est contradictoire avec la nécessité pour le régime politique d'apparaître légitime aux yeux de la grande masse des citoyens . Les nécessités de l'accumulation obligent l'Etat à remettre en cause les conquêtes de la classe ouvrière, et donc à ne plus apparaitre comme l'arbitre entre les classes . C'est pourtant l'intérêts des régimes politiques.

    La différenciation Etat / régime politique est issue de l'analyse de Marx dans le Dix-huit Brumaire de Louis Bonaparte qui montre que le régime politique incarnant l'Etat à un moment donné peut se constituer contre la bourgeoisie et s'appuyer sur la classe moyenne. C'est la quintessence de cet adage : "La bourgeoisie règne mais ne gouverne pas "(1), du moins le plus souvent. La bourgeoisie délègue ses pouvoirs politiques pour conserver l'essentiel : les rapports de production capitalistes. Ainsi, et Marx en fait une brillante démonstration le régime politique apparait au-dessus des classes alors que la nature de l'Etat reste capitaliste.

    Cette analyse eminamment dialectique a été souvent mal perçue, beaucoup d'auteurs ont cru discerner deux définitions de l'Etat (2), alors que Marx part de la définition abstraite de l'Etat, "capitaliste collectif en idée", pour appréhender le régime politique qui représente la forme de l'existence de l'Etat. Il s'agit donc de deux niveaux d'abstraction différents, mais qui ne se conçoivent pas l'un sans l'autre.

    Ce qui permet de comprendre que la politique étatique qui correspond aux nécessités de l'accumuation du capital, de sa valorisation, prime sur les nécessités de la légitimation. Car pour apparaître légitime, un gouvernement doit pouvoir satisfaire quelques revendications des travailleurs ("le grain à moudre" pour parler comme les dirigeants syndicaux réformistes) et, plus généralement, être perçu comme le garant des acquis, par l'intermédiaire de lois et donc du développement du droit, en particulier du droit du travail. Toutes choses qui expliquent l'abandon des politiques de relance keynésiennes, adéquates à la longue période decroissance mais qui ne répondent plus aux nécessités de l'accumulation en période de crise. Et aussi ce que les politologues appellent "l'usure des équipes au pouvoir", qui provient directementde la mise en oeuvre de la politique d'austérité, conduisant aux attaques répétées cotre le niveau de vie et les conditions de travail de la majorité de la population. Ce n'est que pendant la période dite de prospérité (les "Trente Glorieuses", qui n'ont pas duré trente ans et n'ont pas été glorieuses, sinon pour l'accumulation capitaliste) que les impératifs de l'ccumulation et de la légitimation ont pu coïncider.


    II - LA BANLIEUE DANS LA GUERRE GLOBALE
    d'Alain BERTHO in Barbaries, résurgences, résistances - Revue "Variations" printemps 2005 . Ici juste une trame incitant à lire le texte.

    Voici longtemps que le processus qui conduit à faire du nom de "banlieue" le nom d'une vraie guerre sociale est engagé . Il y a bientôt vingt ans maintenant que la problématique du désordre a envahi l'espace du discours social . Alain Bertho en décrit les étapes :

    1) De l'Etat social à l'Etat d'exception

    La première étape est celle audébut des nnées quatre-vingt de la "découverte" que les tensions sociales contemporaines sont productrices de nouveaux désordres . (cf Minguettes 1981) . Des dispositifs expérimentaux, localisés et contractuels se mettent alors en place pour prendre le nom de "politique de la ville". Un social d'intervention et d'exception s'instlle sans ambition ni dispositif d'ensemble. Les exclus sortent du droit commun et entrent dans des dispositifs particuliers et conditionnels. Ces derniers sont vite rendus responsables de leur propre malheur et même rapidement soupçonnés d'être potentiellement coupables du malheur des autres. La différence et la disqualification sociale semblent considérées comme des maladies transmissibles. Le rejet se substitue à la solidarité. Après la stigmatisation vient la pénalisation.

    2) De l'exception sociale à l'exception policière

    Le tournant sécuritaire est franchi en 1997 avec une compréhension qui écarte l'explication sociologique des phénomènes au profit d'une analyse en terme de responsabilité donc de répression. La logique sécuritaire n'est pas "police partout" mais hiérarchisation des actions de cette police : la sécurité quotidienne avant toute chose, la vitre cassée avant la délinquance financière, l'ordre "en public" avant "l'ordre public".
    La "nouvelle raison pénale" née à New York est celle de "la tolérance zéro". Et la question n'est pas la masse ou la gravité des délits mais le niveau de leur visibilité. Il s'agit moins de faire baisser la criminalité dans son ensemble que de faire baiss er le niveau d'inquiétude de "l'opinion". Les premiers visés sont les aliens, les étrangers et considérés comme tels. Sont concernés les sans papiers (qu'il ne s'agit pas "d'intégrer", ce discours n'est pas fait pour eux!)

    3) Logiques de normalisation

    De proche en proche c'est toute la vie sociale qui est concerné. L'ultime étape, celle d'aujourd'hui, est celle du traitement policier de la question sociale, de la criminalisation des comportements hors normes et des incivilités. C'est là que l'on passe de la problématique du désordre à l'anormalité . Le glissement de la notion de délinquance à celle d'incivilité est lourd : l'incivilité est une infraction à la norme pas à la loi et au délit. On va passer de la stigmatisation des actes à la stigmatisation des personnes. Ainsi, les "inemployables" relève non d'un stage qualifiant mais d'une mise aux normes du "savoir être" de l'entreprise.
     
     
    III - UNE SOCIETE DISCIPLINAIRE.
     
     
    Le tournant sécuritaire de la campagne de 2002 n'a pas trouvé une solution "de gauche" portant sur la sécurité de l'emploi et de meilleures conditions de travail pour tous et toutes . Bien au contraire le racisme, le mépris des RMIstes et des fainéants s'est développé dans certains milieux populaires, sous l'influence des discours de la droite . Aujourd'hui cela débouche sur une solution de type bonapartiste ou un démagogue prend appui sur une fraction du peuple pour satisfaire les intérêts des dominants (1) en soumettant le peuple et le salariat. N. SARKOZY va oeuvrer à former une société d'individus assujettis par le pouvoir politique comme par les dirigeants d'entreprise. Il s'agit de soumettre, de faire plier, de faire "courber l'échine", d'avoir des travailleurs dociles en entreprise et ayant "peur du gendarme" dans les quartiers. D'ou l'émergence des résistances, d'ou la nécessité d'aller au-delà sur un projet émancipateur et rassembleur .
     

    A - LA SOCIETE DISCIPLINAIRE "HORS TRAVAIL", DANS LES QUARTIERS.
     
    l'exemple du projet de loi "prévention de la délinquance"
     
    1 - Qu'est-ce qu'une société disciplinaire?
     
    Une société disciplinaire ce n'est pas le fascisme ni l'Etat policier même si l'on y tend. C'est une société qui pratique le contrôle social (1), donc une société qui restreint la liberté d'aller et de venir en accroissant le dispositif pénal et les pouvoirs de police. C'est une société qui pénalise les problèmes sociaux, qui pénalise aussi bien les pauvres que les immigrés. C'est une société qui ne sait plus distinguer la prévention de la répression.
    Elle se met en place avec l'aval des masses (2) obsédées par la peur de l'autre et sensible au discours sécuritaire des libéraux impuissants à répondre à l'insécurité économique crée par les licenciements. En effet, au lieu de chercher une réponse économique et sociale protectrice qui s'attaquent directement aux inégalités et au chômage les artisants de la société disciplinaire choisissent au contraire les solutions économiques et sociales néolibérales qui précisément accroissent le chômage et l'exclusion . Il ne reste alors que la répression, l'excusion et l'enfermement voire l'élimination : que la "racaille crève" ! Vive l'eugénisme!
     
    2 - Danger, le pire est qu'ils n'ont pas d'autres solutions: il n'y a que la fuite en avant!
     
    La société disciplinaire met la justice et les agents des services publics sous les ordres des maires et des préfets pour faciliter les opérations de police. Fondamentalement le coeur et la raison chavire car il "faut punir les individus et non pas rechercher les causes sociales ou psychologiques de leurs difficultés".
    C'est cette ignorance volontaire des causes sociales de la délinquance qui constitue une régression considérable . Nul ne pense qu'il faut abolir les prisons. C'est tout au autre chose que de penser que la prison est la solution ! La société disciplinaire est une société carcérale ou la police et la justice enferme aisément car la prévention n'existe plus comme remplacée par tout un discours sociobiologisant et fataliste sur la délinquance . Ici l'histoire n'indique-t-elle pas qu'elle peut mener au pire. D'autres peuvent ici prolonger mon propos.
    En attendant, contre la barbarie, il va falloir s'engager et voter contre Sarkopen. Puis montrer qu'une autre orientation est possible dans le discours mais aussi dans les actes.
     
    B - AU TRAVAIL : LA GENERALISATION DE LA VIEILLE "DISCIPLINE D'USINE"
     
    Extrait d'un texte de Philippe ZARIFFIAN (3):
    Ce qui frappe d'abord, dans toute une série d'emplois, c'est la perdurance de dispositifs disciplinaires de type taylorien, à savoir : disciplinarisation des opérations de travail, contrôle direct du temps, contrôle de la présence du salarié à son poste au sein du temps dit " effectif ", contrôle des mouvements du corps. Néanmoins, la technologie informatique apporte du nouveau, non sur la visée, mais sur les moyens, dans tous les emplois pour lesquels l'ordinateur devient un outil central de travail. Plusieurs points sont à noter à ce sujet :

    - un affinement considérable du contrôle de chaque acte de travail et de sa durée, grâce à la précision des relevés d'informations, - le fait que c'est le salarié lui-même qui déclenche les informations de contrôle, tout simplement parce que l'ordinateur ou le terminal qu'il utilise est en même temps son moyen obligatoire de travail, structuré selon des procédures précises. Le salarié ne peut faire autrement que de déclencher ces opérations de contrôle (qu'il ne connaîtra pas nécessairement),

    - cela engendre, pour la direction, une forte économie de personnel de contrôle, en particulier du côté de la hiérarchie directe, donc une économie en salaire et en facteurs de tension sociale, malgré, en contrepartie, un investissement dans le système d'information et son exploitation,

    - enfin, et surtout, la technologie informatique utilisée offre une occasion, probablement sans équivalent historique, de développer un pouvoir disciplinaire qui porte à la fois sur chaque individu et sur des ensembles de population (ce que Foucault considérait comme impossible). Par exemple : l'occupation du temps de travail de chaque salarié peut être contrôlée, mais on peut aussi, à partir des mêmes données de base, établir des statistiques qui permettront, pour une population donnée (de guichetiers à La Poste par exemple) de réélaborer les normes standards de travail et de calculer les effectifs " nécessaires " (de chaque bureau de Poste) avec une extrême précision, à des fractions d'individus près. On assiste donc à un affinement considérable de la disciplinarisation, le " moule " étant défini et suivi avec une précision inédite.
    Christian Delarue

    1) L'unité dans la clarté
    Face à une droite dure construisons l'unité sur des exigences claires.
    Sur Bellaciao et Europe sans frontières
    2 ) Lire : Surveiller et Punir :
    l'exemple du projet de loi "prévention de la délinquance"

    Texte de l'intervention de Evelyne Sire-Marin,
    magistrat,
    coprésidente de la fondation Copernic
    et membre du Syndicat de la magistrature
    au colloque du 17 juin 2006

    "pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans"*.

    _____________
    publié dans COPERNIC FLASH
    le 13 Septembre 2006 (en version pdf)

    ___
    Fondation Copernic—BP 32—75921 Paris cedex 19

    Tel : 06.75.25.77.76
    Email : fondation.copernic@ras.eu.org
    www.fondation-copernic.org
    3) "Masse" car toutes les classes et couches sociales peuvent connaitre ces craintes y compris les ouvriers et employés. Mais comme pour le racisme, ce sont les élites adeptes du néolibéralisme qui alimentent ces craintes.
    4) Des sociétés disciplinaires aux sociétés de contrôle Zarifian
    http://perso.orange.fr/philippe.zarifian/page111.htm


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  • MISERE DE L'APOLOGIE DE L'ARTISANAT



    Les indépendants forment un groupe social restreint mais très hétérogène (1) hors des classes fondamentales du capitalisme. On pourrait souligner aussi la diversité du salariat mais le point commun reste que les travailleurs salariés sont tous exploités à l'exception d'une minorité de "faux salariés". Les ouvriers, techniciens, employés du privé ou du public sont exploités en intensité de travail ou en durée du travail ou en moindre rémunération par le patronat. C'est une nécessité pour le capital d'exploiter la force de travail afin de faire du profit, la plus-value est
    extraite sur leur dos à cette fin. C'est la base de l'injustice du fonctionnement capitaliste.

    Ajoutons maintenant, qu'on ne trouve pas cela de façon structurelle chez les indépendants. Bien sûr il y a les "faux indépendants" soumis via le droit commercial et les contraintes économiques marchandes à des donneurs d'ordre puissants. Bien sûr il y a des indépendants pauvres tout comme on trouve une petite bourgeoisie libérale riche et surtout soucieuse de payer moins d'impôt afin de s'enrichir toujours plus.

    Ainsi comme Tom Thomas (2) je pense qu'on ne saurait faire l'apologie de l'artisanat sans évoquer ces divers problèmes. Mais contre Tom Thomas je soulignerais volontiers qu'il y a plus d'activités parasitaires chez les
    indépendants que dans la fonction publique.


    I - QUID DE L'AUTOPRODUCTION?


    A - Les avantages mis en avant de l'auto-production.


    Pour Guy Aznar (3) malgré « l'invention du travail » (4), « ce qu'il faut retenir de l'autoproduction .../... c'est ce qu'on appelle l'économie d'usage où la richesse est produite sans transiter par l'argent ». Autre avantage de l'autoproduction est la qualité des biens produits, pas forcément beaux mais durables alors que les biens industriels sont à durée réduite et à obsolescence rapide.

    L'idée avancée par d'autres encore est qu'il vaut mieux des individus qui fassent leur pain, tissent leurs vêtements, réparent leurs voitures, cultivent leurs légumes que de multiplier les travailleurs exploités et aliénés dans les boulangeries industrielles, les usines textiles, les garages et fermes. A la place, on a des individus heureux de "faire eux-mêmes". Il paraîtrait qu'ainsi on gagne de l'argent et du temps et du bonheur.

    B - La critique de l'autoproduction.


    - La critique soft:
    Malgré ses intérêts il faut remarquer que dans le mode de production actuel la place de l'autoproduction est réduite. Le vœux du « partage du travail » avec la généralisation des mi-temps n'a pas suffit à la montée de l'autoproduction ni de l'artisanat. Ce sont les salariés pauvres qui sont apparus. Par ailleurs la valorisation d'une économie sans monnaie aboutie à passer sous silence la distinction capitale entre économie marchande (de valeur d'échange) et économie non marchande (de valeur d'usage comme celle des services publics) car ces deux types de productions ont l'inconvénient d'utiliser la monnaie comme mesure. La petite autoproduction passe en principe par le troc mais avec l'autoproduction plus massive et l'artisanat professionnel c'est bien d'économie marchande qu'il s'agit.

    - La critique hard ou l'escroquerie de l'artisanat libre.
    *Pour Tom Thomas (p135) "l'escroquerie est un peu grosse. L'artisanat est tout le contraire. Certes "faire soi-même" correspond à l'aspiration de s'impliquer, de créer soi-même, de se satisfaire dans un travail. Mais cette façon de refuser le travail parcellisé, aliéné, où le producteur est dépossédé de toute maîtrise sur ce qu'il fabrique, n'est pas une solution au problème posé! Revenir vers l'autarcie, ce serait revenir à un mode de production arriéré, ou l'homme doit passer ses journées à produire tout juste de quoi vivre. Il ne développe pas ses capacités intellectuelles, scientifiques, artistiques, mais il est voué à une production de type primitif, à une activité étroite, d'avoir à passer tout son temps à produire juste de quoi vivre. Il est limité à un petit monde individuel, replié sur lui-même, au lieu d'organiser l'avancée de la civilisation, de la libération de l'humanité".


    II - OUVERTURES CRITIQUES


    - Rien n'échappe au marché sous le capitalisme.

    Les indépendants ne sont pas inscrit dans le rapport social capital/travail mais ils ne sont pas pour autant hors du capitalisme. S'ils ne subissent pas la loi du capital industriel ils subissent celle du capital marchand et du capital financier. Les échoppes artisanales meurent face à l'extension des grandes surfaces car soit ces ventes-là coûtent plus chères (prix élevés) que celles des grandes surfaces, soit elles se transforment en petites structures capitalistes et les nouveaux patrons exploitent alors des ouvriers et employés pour survivre et parfois selon des conditions pires que dans les firmes ayant des syndicats.

    - Que veux-t-on ? La fin du travail ou l'abolition du salariat ?

    Je renvoie ici à ce texte de 1996 de Michel HUSSON « La fin du travail ou l'abolition du salariat ».(6)
    Il faut lutter dans et hors les lieux de production privée ou publique contre le capitalisme en libérant le travail salarié de l'exploitation . Le moyen le plus connu est d'engager en Europe et dans les pays riches une réduction drastique du temps de travail sans perte de salaire ni augmentation de l'intensité du travail salarié. Les politiques social-démocraties se sont arrêtées à mi-chemin avec la RTT Aubry. Il faut reprendre la revendication d'une loi cadre privé public pour aller vers les 30 heures. Les heures libres dégagées seront offertes aux privés d'emploi.


    Christian DELARUE - ATTAC

    1) cf sur Bellaciao « Les indépendants » http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=46244

    2) Crise, technique et temps de travail 1988 imprimé par l'auteur

    3) Le capitalisme a véritablement « inventé le travail » au sens du travail salarié. Guy AZNAR le reconnaît à sa façon car il écrit et à propos d'autoproduction dans « Travailler moins pour travailler tous » (Syros 1993 en page 246) : « Le principe de l'autoproduction est simple : il consiste à assurer soi-même la production de ses propres besoins. Si je vais au bureau à pied au lieu de prendre le bus, si je me rase au lieu d'aller chez le barbier, si je garde ma fille à mi-temps au lieu de la conduire à la crèche, je fais de l'autoproduction. C'est un principe vieux comme le monde qui fonctionne encore dans la plupart des pays non industrialisés où les cultures vivrières et l'économie villageoise autoproduisent une grande partie des biens vitaux. Dans nos pays industrialisés, il n'y a pas si longtemps que nous avons quitté l'autoproduction. Dans les fermes de nos arrière-grands-parents, on autoproduisait une bonne part de l'alimentation, de l'énergie, de la santé, des soins aux personnes âgées, etc. »


    4) «L'invention du travail par » Michel Freyssenet
    <HTTP: auteur379.html="" multitudes.samizdat.net=""></HTTP:>
    http://multitudes.samizdat.net/L-invention-du-travail.html

    5) Michel HUSSON « La fin du travail ou l'abolition du salariat »
    http://hussonet.free.fr/travail.pdf

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  • Présentation de "Notre Altermondialisme : Une dynamique pour un autre monde."

    http://www.france.attac.org/spip.php?article6423


    - Sa place et son importance : Le texte ici en pdf est le document de base du CL rennais. Il tient en deux pages mais d'autres documents sont plus volumineux . Le Manifeste d'ATTAC se décline en fait sous plusieurs formes et en plusieurs formats. Le CL rennais a produit - soit collectivement soit individuellement - d'autres contributions, certaines sur des thèmes plus spécialisés, d'autres en approfondissement de ce qu'est l'altermondialisme, notamment par rapport à l'altermondialisation (cf.site attac35). "Notre Altermondialisme" ne porte pas sur les valeurs du mouvement car un texte en ce sens existe déjà, il porte sur la dynamique globale à mettre en oueuvre pour ATTAC et le mouvement altermondialiste.

    - Sa généalogie : Dans le cadre de la préparation du Manifeste au printemps 2006, un premier texte écrit par Christian DELARUE pointaient plusieurs thèmes repris ici mais il avait deux défauts : d'une part il restait articulé sur deux développements, le premier "en contre", le second en "pour"; d'autre part il usait de formules pas toujours claires pour de nombreux militants. Un second texte présenté par Camille MOUROUX a donc servi de base à la discussion collective qui a produit l'actuel texte sur l'altermondialisme. Ce texte a circulé largement localement d'abord puis sur les listes nationales d' ATTAC. Il figure non seulement sur le site d' ATTAC Rennes et sur celui d'ATTAC France mais aussi sur d'autres sites comme Bellaciao.

     


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