• REPONSE (complément) au texte "Libéral-libertinage et progressistes en carton" .

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article126065#forum474472

    "Que "depuis une trentaine d’années maintenant, un certain féminisme ait honteusement copulé avec son ennemi le néolibéralisme et ait engendré de monstrueux rejetons libéraux-libertaires pour lesquels droits des femmes et économie de marché sont copains comme cochons" nous sommes d’accord.

    Nous le sommes encore avec la suite "D’où à présent un certain discours soi-disant "transgressif" qui voudrait faire passer l’industrie du porno pour un modèle d’émancipation parce que c’est bien connu : rien de tel que se faire défoncer par trois culturistes dans un garage pour devenir un symbole de la lutte féministe, c’est l’évidence même voyons". A dire vrai nous approuvons toute la charge contre la pornographie à l’exception des remarques sur le court vêtu qui sent bon l’intégrisme religieux sexo-séparatiste.

    Alors que dire de plus.

    L’auteur a cru bon d’ajouter ceci : "Pour le discours libéral-libertin, le monde se divise en deux, à savoir d’un côté les gens hyper-émancipés supercools qui baisent comme lapins hystériques dans une perpétuelle orgie follement décadente et fun, et de l’autre les chiants moralisateurs coincés du derche qui font évidemment partie du retour à l’ordre moral protofasciste de droite comme de gauche, je ne doute pas que ce billet sera considéré comme une manifestation de pudibonderie en mode curé rouge, et comme je suis un garçon d’une exquise obligeance, je veux bien jouer le jeu ; il est donc bien évident que ma libido est d’une pauvreté absolue, que mon imaginaire est décharné et mon univers fantasmatique un désert misérable, et que je n’alterne que des périodes de monogamie sinistre et d’un ennui morbide avec des plages de célibat dépressif et onaniste, et d’ailleurs je ne baise qu’en missionnaire, dans le noir, et le plus rapidement possible pour me débarrasser de cette dégoûtante corvée".

    Il faut lire cela au second degré. Il faut aussi ajouter qu’aucune différence n’est faite entre l’érotisme et le porno ou entre le porno "soft" et le porno "hard". Je sais que l’on va dire que le porno c’est du sexe sans amour. Mais quand on cherche à se masturber on ne cherche pas de l’amour. Pour autant on ne cherche pas pour autant à regarder des scènes de masochisme, de viol ou de violence, ou d’apologie de la souffrance. D’après mes renseignements sur le sujet une fraction d’hommes recherchent juste des seins, des sexes féminin, des fesses et d’autres des femmes légèrement vêtues mais sexy . Certains ne donnent pas d’argent au porno mais ils regardent les photos plus que des films.

    Il est donc dommage que rien ne soit dit sur les hommes qui "mattent" et se masturbent - ils sont nombreux - sans approuver la prostitution ni même le "porno hard" ie avec la promotion du viol et des violences faites aux femmes . Ils apprécient simplement de pouvoir se masturber en regardant des femmes nues . Et en plus nombreux sont pour l’égalité entre hommes et femmes.

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article126065#forum474472



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  • Clip : Et Si Nous Pensions Autrement ....

    Clip très inspiré d'Erich Fromm très connu au Québec.

    http://www.dailymotion.com/video/xj9uot_et-si-nous-pensions-autrement-a-voir-absolument_lifestyle

    Il pointe les manques-à-être face aux "avoirs" du matérialisme vulgaire.

    Il est un brin austère et un poil caricatural - c'est "avoir" ou "être" et donc unilatéral - l'un ou l'autre" - donc maximaliste mais néanmoins positif et donc à écouter attentivement.


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  • Spiritualité *différente : valeur de l’attachement pour un athée.

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article2000

    Un athée a tendance à accorder plus de valeur à un attachement qui a représenté pour lui Amour . Si un croyant accorde de la valeur à ses parents et à son époux(se) il n’oublie pas, en principe, de placer la ressource de ce qui vaut pour lui dans Dieu. Ce n’est plus à proprement de l’ordre de l’attachement. De cela il tient sa force ; en principe. En fait, il faudrait (en France au moins) distinguer ici les chrétiens "cultuels" (les pratiquants) des "chrétiens culturels agnostiques " (ayant des liens distanciés avec la religion quoique de subculture chrétienne) . Les attitudes et comportements de ces derniers sont plus proches des athées affirmés.

    Pour un athée - dont la conception du monde est nécessairement inscrite dans l’espace et le temps et non pas en-dehors - la spiritualité prend racine dans ce que prend sens dans la vie et l’expérience vécue . L’attachement n’y est alors pas dévalorisé comme dans les spiritualités déistes ou théistes. L’attachement peut être pathologique mais aussi positif et porteur de sens . Il procède alors de ce qui a représenté un amour vécu enrichissant . Cet amour-là est pluriel car il est nourri par plusieurs personnes : les parents bien souvent ainsi que les frères et sœurs mais aussi les amours charnels, ceux qui ont pu être vécu comme temps de beauté et de transcendance (élévation). C’est dans cette perspective que je ressens positivement l’apport d’une ex (malgré la séparation lointaine) mais aussi de mes parents décédés (en 2007 et 2011). Les parents et les amis ne vous apprennent quasiment rien sur l’intimité, sur la synthèse du sexuel et du spirituel. Ce sont les amant(e)s et compagnes ou compagnons qui enrichissent la vie sentimentale personnelle. Ils peuvent aussi enrichir une vie intellectuelle ou artistique mais ce n’est pas là ce qui leur est spécifique.

    Cet amour pluriel nourrissant n’est pas divin mais d’ici puisqu’il n’y a pas d’ailleurs concevable à ce jour (nous sommes tous des membres de l’univers et pour l’heure de la planète terre) . Evoquant l’attachement comme lien d’enrichissement il faut préciser que cet amour vécu n’est plus actuel. Il a eu sa force et il la conserve.

    Il est aussi peut-être un autre domaine ou une différence est perceptible : le pardon. Ce dernier ne relève pas seulement des religions comme certains le pensent. Les athées eux aussi pardonnent mais sans doute "pas en tendant la joue gauche juste après avoir reçu un coup sur la droite". Il existe une éthique athée de la riposte autolimitée et proportionnée. Elle tient au fait que l’on ne saurait tolérer l’oppression, la violence active ou passive. Une agressivité réactionnelle mais mesurée et circonscrite est concevable. On peut se reporter ici à Erich Fromm et à son gros ouvrage sur La destructivité. Une autre conception athée est concevable, celle d’ André Comte-Sponville. Lire : Ce qui s’apprend ici c’est la miséricorde : leçon de tolérance et de pardon.

    Christian Delarue

    * Spiritualité Les rapports de la conscience et de l’existence sociale amènent à poser ces questions : — Qu’est-ce que "le corps" ou physis ? Le domaine des physiciens, des médecins et des biologistes ? — Qu’est-ce que "l’âme" ou psychée ? Le domaine des psychologues, des médecins psychiatres et des psychanalystes ? — Qu’est-ce que l’esprit, ou pneuma ? Le domaine des…


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  • Croire en soi en ses capacités, à partir de ses capacités.

    Adresse à un ami affaibli.

     

    Sur Dazibaoueb
    http://www.dazibaoueb.com/article.php?art=25089

    Source :
    http://blogg.org/blog-44839-billet-croire_en_soi_en_ses_capacites__a_partir_de_ses_capacites_-1341742.html

    Croire en soi en son potentiel, en ses capacités physiques et mentales ne va pas de soi partout, pour tous. Certains milieux ne facilitent pas cette expérience vitale de réalisation de soi. Le jeune individu est dans nombre de lieux d'emblé soumis à tout un ensemble de règles et normes très pesantes et aliénantes issues de la famille ou de la communauté. Il y a besoin de repères mais des repères qui facilitent la confiance en soi pas de repère qui inculque une soumission absurde.

    Croire en soi ce n'est pas nécessairement vivre de façon égocentrique, comme replié sur l'univers restreint de la famille (pour les femmes surtout), ou replié sur l'univers du travail productif (pour les hommes surtout), sans aucune participation à la vie collective. D'autant qu'il y a plusieurs façon de participer à la vie de la cité que se soit de façon proximale ou de façon élargie au plan national - vie citoyenne - ou continental ou même mondiale du fait de la mondialisation de nombre d'activités humaines.

    Croire en soi ce n'est pas nécessairement vivre sans idéal, sans vouloir donner un sens à sa vie. Chuter est normal, se tromper aussi mais ce n'est pas une fatalité. Croire en soi ce n'est pas non plus mépriser autrui.

    Pour rebondir, retrouver ses capacités il importe après l'épreuve de la détresse, de l'envie de mourir, de reconstruire modestement ses propres bases personnelles. Il faut donc dégager du temps à ce qui participe à la reconstruction de soi.
    - Soigner son corps et essayer de pratiquer une activité physique régulière car respirer c'est vivre. Il faut se souvenir de ce qui est élémentaire. Le corps a besoin de manger si possible sainement et de respirer pleinement. 
    - Au plan mental reprendre des activités intellectuelles : lire, écrire. Ne pas lire que des ouvrages psychologiques qui ramènent constamment au problème personnel. S'ouvrir aux questions politiques, sociales et écologiques du moment.
    - Au plan relationnel  choisir des amis connus pour leur relative congruence entre principes et pratique de vie, pour leur vie saine et qui tout en te respectant pourront t'accompagner vers une vie plus riche plus authentique.

    Croire en soi et en ses capacités participe d'un humanisme mesuré, sans orgueil, qui n'ignore pas les pesanteurs sociales, historiques et même biologiques mais qui pense qu'une part de liberté est donné à chacun pour grandir, s'élever.

    Il y a des humanismes qui refusent tout fétiche au-dessus des humains et toutes transcendances. D'autres qui place l'humain sous Dieu. Il existe cependant deux sortes de transcendances humaines sans Dieu : celle amoureuse et celle sociétale.

    Distinguons le domaine de l'incroyance en Dieu du champ des croyants. Il ne s'agit pas d'être contre Dieu mais pour se reconstruire d'éviter les verbiages avec des majuscules tous les dix mots et du Dieu à chaque paragraphe. Dieu peut éventuellement participer à la contruction de soi il peut aussi être aliénant. Tout dépend du Dieu de référence. Pour d'autres Dieu est vraiment facultatif, une "béquille" non nécessaire, alors que pour d'autres il est nulle part, invisible.


    I - LES INCROYANTS

    A) L'agnosticisme

    La vraie connaissance est impossible, tout est relatif et incertain.

    Oscille entre  deux tendances :
    - une incroyance radicale et généralisée
    - une croyance vague en Dieu sans implication particulière car Dieu est juste possible. Débouche souvent sur un athéisme pratique fait d'indifférence quant à Dieu

    Mais certains agnostiques acceptent un dieu très abstrait, un "dieu minuscule" ouvert et tolérant
    D'autres se disent agnostiques tout en croyant en un dieu créateur initial qui n'est présent dans la création que par sa puissance. Il n'y a pas de révélation, pas de miracles pas de providence. Dieu laisse le monde se débrouiller.
    Les témoins de Jéhova s'adressent à ces croyants par ailleurs agnostiques pour les amener à plus de religion.

    B) L'athéisme

    L'athéisme affirme l'absence de Dieu . On ne le voit pas.


    L'athéisme ne signifie pas d'absence d'idéal, d'éthique ou de morale

    On distingue plusieurs formes
    * un athéisme humaniste - E Fromm - d'un athéisme anti-humaniste - Lacan ou Althusser
    * un athéisme spirituel - recherche du sens : André Comte-Sponville - d'un athéisme nihiliste : Cioran
    * un athéisme collectiviste - communisme classique - d'un athéisme individualiste : Nietzsche, Onfray

    * un athéisme philosophiquement défendu par un matérialisme et un athéisme par défaut (il n'y a rien)

    II - LES CROYANTS

    A) Le déisme abstrait

    a) Croyance au Dieu des philosophes : Dieu n'est pas visible mais concevable comme esprit ou idée.
    b) Dieu de nature, Dieu de cosmos
    Celui de Spinoza par exemple : Pantheisme : DIEU et l'univers sont un: Dieu est tout, tout est Dieu
    c) Dieu abstrait et impersonnel hors tout corpus textuel religieux et hors tout appareil religieux.

    B) Le théisme religieux

    Il recouvre 4 formes:
       1. Polythéisme : Croyance en plusieurs dieux. Syncrétisme doctrinal possible.
       2. Croyance en un dieu unique impersonnel.
       3. Croyance en un Dieu personnel unique transcendant et immanent (résidant dans) qui existe en une seule personne. C'est la conception juive, musulmane et unitarienne de Dieu s'opposant à l'athéisme, au polythéisme, au panthéisme et au déisme.
       4. Croyance en un dieu personnel unique, transcendant et immanent, qui existe en 3 personnes: Père Fils et Saint Esprit: c'est le théisme chrétien. C'est une forme de monothéisme trinitaire.

    Souvent il n'est pas choisi mais issu de l'éducation familiale ou communautaire. On est chrétien, musulman, protestant, juif, catholique, orthodoxe, adventiste, raélien, etc. en fonction de son cadre de naissance et d'évolution. La religion est issue d'un conformisme ambiant.

    Christian Delarue

    Lire : La triple aliénation d’ A BIHR

    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article813


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  • ELITE & CONDITION HUMAINE ORDINAIRE

    "Je suis un homme fait de tout les hommes"


    Les intellectuels ne se perçoivent pas tous comme « élite » car une élite qui n’est pas une oligarchie ou qui ne possède pas un statut financier confortable dispose néanmoins d’un statut symbolique appréciable par rapport aux masses populaires. Mais les élites peuvent ne pas se reconnaître comme « élite » dans la mesure ou l’expertise n’est pas la seule chose importante de la vie et dans la mesure ou elle préfère être en rapport avec des citoyens plus qu’avec des individus-masse. On préférera alors les nommer intellectuels (généraliste) ou experts (spécialisé) ou scientifique (spécialisé).

    Poursuivons ici une modeste réflexion à partir de Sartre et Fromm concernant l'être humain quelque soit son genre, homme ou femme.

    La citation de J-P Sartre concernant son rapport à l’élitisme mérite bien un rappel :

    " Ce que j'aime en ma folie, c'est qu'elle m'a protégé, du premier jour, contre les séductions de "l'élite": jamais je ne me suis cru l'heureux propriétaire d'un "talent" : ma seule affaire était de me sauver - rien dans les mains, rien dans les poches - par le travail et la foi. Du coup ma pure option ne m'élevait au-dessus de personne: sans équipement, sans outillage je me suis mis tout entier à l'œuvre pour me sauver tout entier. Si je range l'impossible salut au magasin des accessoires, que reste-t-il ? Tout un homme, fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n'importe qui "



    1 - Adopter une philosophie réaliste et modeste.

    La formule de Jean-Paul SARTRE a le mérite de rappeler que nul n'échappe à la condition humaine qu'Eric FROMM concevait comme de nature intrinsèquement contradictoire. L'homme même déterminé par ses conditions sociales de naissance et d'existence garde une possibilité de se construire à partir de choix ; des choix qui peuvent prendre plusieurs sens . Il dispose en effet d'une part d'une capacité de faire du bien, de prendre soin de l'autre, d'avoir des attentions et des égards pour lui (ou elle). Mais il a d'autre part une capacité à faire du mal à autrui, à le blesser, le faire souffrir.

    Là ou l'on retrouve la formule de Sartre - je suis un homme fait de tout les hommes - c'est que les personnes intelligentes et gentilles d'ordinaires ne sont pas évidemment pas exempt d'un basculement dans la haine. Fromm, sans se référer à Sartre, précisait que l'homme pouvait pencher vers un côté ou vers l'autre de façon variable selon l'éducation reçu, les conditions sociales d'existence, etc. Plus on " s'entraîne " à être du bon côté et plus c'est aisé d'y rester disait Fromm. Si on y arrive pas seul on peut s'y mettre à plusieurs. Il faut choisir ses amis.

    Exemple : S'engager à blesser l'autre de façon répétée c'est risquer une réponse similaire. Si comme disait Karl MARX " l'amour engendre l'amour " alors à contrario on peut en déduire que faire du mal à l'autre positivement ou par indifférence forcée (refus de salutation par exemple) c'est risquer aussi en retour que celui-ci vous fasse aussi du mal. Il y a une sorte de parallélisme des formes. Martin LUTHER KING abondait dans ce sens : " L'obscurité ne peut pas chasser l'obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut chasser la haine ; seul l'amour le peut. "

    2 - " Entreprendre c'est espérer, persévérer c'est réussir. "

    La parole doit être mis en application, devenir une pratique. Quand aucune pratique n'est possible la parole devient elle-même une pratique. Faire un "geste" puis un autre. Recommencer encore. Ecarter la haine. Rester dans la pratique positive. Si le geste a été mal fait, s'excuser. Recommencer différemment. Si le geste a été mal compris, s'expliquer. Ne jamais renoncer à se faire comprendre. Si la relation est difficile proposer un compromis. Si le compromis ne convient pas en proposer un autre.

    Christian DELARUE


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